MARQUIS
Il est cent faux marquii contre un demi faux comte.
HAunaocHB, Bourg, de fwd., V, 3.
Je trouve au^ii (Molière) a fait honneur aux Comédiens, et qu*ii les a rendus compagnons des Marquii en les jouant ensemble (dans Y Impromptu de FenôsUet)* Db ViLLiBRs, La Vengeance des Marquis, se. a ; - Cf. Id., Le$ Coêteaux ou lee Marquis Jriandê , se. 7.
Enfin, Mademoiselle, les marquis vous ont plu davantage que la Comédie? — Je trouve qu*ils sont bien faits et bien aimables, et ce qui me les fait estimer, c^eit qu^ils ont Thumcur bien douce, puisqu'ib souffrent que Ton se moque d^eux.
Id. , ibid, , se. 3.
Il (Molière) contrefaisoit d^abord les marquis avec le masque de Mascarille; il n^osoit les jouer autrement; mais à la fin il nous a fait voir qu^ii avoit le visage aaseï plaisant pour représenter sans masque un personnage ridicule. - Id., ibid,, se. 7.
Combien a-t-il (Molière) redressé de marquis à gros dosi
Dsvisé, Or.fun, de Molière, Nouv. Coll. moliér., p. 3&.
Ah I je t'aurois fait cul de jatte , Fripon, marquis du Port-au-foin ; Tu ne le porteras pas loin.
Poisson, Mégère amoureuse, acte II, à la dem. scène du Poète Basque,
Je suis en pourparler avec un ntarquis de nos cantons qui s^en va à l'armée; et, comme il a besoin d*argent , il veut me vendre sa charge de marquis, — ... En achetant une charge de marquis, n'oubliez pas. . . de vous donner les airs déhanchez de ces messieurs-Iè. - Regitabd, Coquette, II, h.
Voyez , je vous prie , cet idiot de bailli , qui va se fiaire marquis I — Pour m^eaaayer, le premier marquis qui me tombera sous la patte, je veux le faire procureur fiscal.
Id., ibid., II, 5.
Arlequin, en marquis, entre en chantant et en dansant, se donnant des airs de marquis ridicule , peignant sa perruque . . .
— Eh I bien , morbleu , Mademoiselle , ne vous avois-je pas dit qu'il n'y avoit guèrcs de marquis plus ridicule que moi? — A vous parler sincèrement, pour un marquis de nouvelle impression, vous ne jouez pas mal votre rôle. - Id., ibid,, III, 3.
Tu dois être content de toi par tout pays : On le seroit à moins. AUons, saute, marquis!, . . Que te manque-t-il donc? Allons, saute, marquis I. , , Que (on sort est heureux I Allons, saute, marquis!. , . — Hé quoil Monsieur, vous sautez de la sorte?
Id., Joueur, IV, 10; - Cf. IV, 11, 19, et V, /i (fin).
Un marquis de hasard, fait par le lansquenet.
Fort brave, à ce qu'il dit, intrigant, plein d'affaires,. . .
Qui gagne au jeu beaucoup, et qui, dit-on, jadis,
Etoit valet dé chambre avant d'être marquis, - Id. , ibid. ,1,6.
9|e (r J'ay trouvé depuis mon retour une foule de comtes et de marquis de noms obscurs et inconnus, qui me fcroit croire qu'il en est venu une recrue d'ItsJie où tout le monde porte ces titres, si je n'apprenois que la mode en est présentement si grande en France, et qu'il s'en fait tous les jours avec tant de licence et si peu de retenue , que les uns sont à peine gentilshommes et les autres ne le sont pas. . . Ces litres ont cela de commode qu'ils ne donnent en France ny rang, ny crédit, et n'obligent pas un gentilhomme à céder en rien à ces marquis et à ces comtes imaginaires.» - De CAixiâREs, mots à la mode, 1 699 , p. 199-133. (Suit l'histoire d'un marchand de la rue Saint-Denis, nommé Simon; le fils
MARRI — MARRONS il
Kcumiki, en se faisant appeler Monsieur de Saint-Simon, pois «il s^investit luy-mesme èi titre de ««rftiis de Saint-Simonn.)
On était «M^rguts soit par héritage, soit par acquêt. Ainsi le cùmU de Gensac était
pènda wurqui» de Gensac, lequel avait pu faire ériger sa terre en marquisat parce qu'elle
èéi composée de trois baronnies et de six châtcllemes unies et tenues au Roi par un seul
knonge. La terre érigée en marquisat aurait pu être acquise par im roturier; mais, en
Fmce, si, dans certaines provinces, le ventre anoblit, la terre n'anoblit pas, et le ro-
ivier, propriétaire d^un marquisat, ne pouvoit jouir des privilèges attachés au titre, à
■ans ait recevoir Tinvestiture du Roi. La première terre érigée en marquisat fut celle de
Tnns (iSo5)« en laveur du seigneur de Villeneuve. Plus tard, le titre de marquis, sans
— quisjt, fat usurpé d'abord par les Présidents des Cours souveraines, et ensuite, cet
ikm ayaot été toléré « par bien d'autres personnages, sans qu'aucune recherche fôt faite
ée ceox qui prenaient indûment cette qualité. Le titre ayant été ainsi prostitué, le Marquis
CBtn dans le domaine de la Comédie, et devint un type comique comme le Capilan ou
\t Docteur. — Voir Ldd. Lalahri, Diction, hiêtor, de la France; De la Roqdb, Traité de la
>y in'&% 1678; BBLLEonsB, Traité de la nobUsêe, in-19, 1700, etc.
Marri.
391 (C)e8t ma femme , et je suis son mari, — Son mari?
Oui, son mari, vous dis- je, et mari très marri. — Sgan,, se. 9.
On y peult dire mon-aige;
Pour mettre marri devant aige
Les iings en meurent devant aago. - Farce des Crie de Paris,
IMogenes demeuroit jour et nuit dans son tonneau, bien marry, pensez, qu'il fnst Yuide. - Gaiassi, Dœtr. eur., in-Â% 169/i, p. i35.
Doris, sans dire mot, tenoit les yeux en terre, comme ne sçachant sî elle devoit estre aise ou marrie,
D'Uni, L'Astrée, 161 à; II, p. 6a6^- Cf. Id., ibid,, I, p. Uf, ao8'•^ 376'; II, p. 6^6, 389.
On ne peut l'attaquer sans en être marry,
BouRSADLT, Pùrtr, du Peintre, i663, se. 6.
Après qu*il m'a refusée sans me connoitro, je ne suis pas marrie qu'il m'estime asseï pour croire que j'estois digne de luy.
M"* DE ScuDéar, Mathilde, 1667, p. 178.
Vous l'avei épousée? — Oui. — Vous êtes maryT
— Depuis plus de six mois. — Et n'êtes point matry T
Hacteroghe, Le Deuil, se. h,
^ vLes mots de déplaisant et de marri. . . n'ont plus guère d'usage.n - De Gallikres, Du &0a et dm may». usage, i6g3, p. 179.
Marrons : tirer les marrons de la patte du chat, locution proverbiale.
1189 (CTest) tirer les marrons de la patte du chat. - UEt., Ili, 5.
Dorinde, vostre singe est mort. . .
Il n ira plus sur le lit bleu