SERGE
Hurions comme les Menades I
Ces airs qu'en leurs $ertnade»
Les amoureux font ouyr,
Au milieu de nos carbonnades,
Ne sçauroienl nous resjouir. - SAiXT-AiiAffT, Œnvr,, I, p. 938.
Pour ce qui regarde ces festes, le reste des Européens fut long-temps avant que de pouvoir arriver à la politesse des Mores, avant que le bal, les êerenades, les courses de bagues, les combats à la barrière, et le reste de la galanterie esciatante, fust venue au point où notre Cour Ta vue du temps de la ducliesse de Valentinois.
Sarasin, Œutr,, a in-'i*, i656; I, p. aSi-aSa.
7 D a donné des iérénadei.
Des concerts et des promenades.
La Font., VIII, p. A93 : Imit, Jet Arrêté d'Amour,
Je voudrois une térénade à bon marché. — Je ménagerai votre bourse ... Il ne ne nous faudra que trente-six violons, vingt hautbois, douze basses, six trompettes, vingt-quatre tambours, cinq orgues et un flageolet. — Eh I fi donci Voilà pour donner une iérénade à tout un royaume. - Rcgnabd, La Sérénade, se. i.
Qu'il aille au diable, avec sa sérénade! Je vais songer à lui donner Taubade, moi. - Id., ibid,, ibid.
Les anciens romans espagnols sont peuplés d'amoureux qui donnent â leurs maîtresses de ces iérénade» dont la mode vint d'Espagne en Franco.
En Espagne, encore aujourd'hui, quand la nuit est venue, des hommes passent dans les rues en criant, d'heure en heure, et d'une voix très lente, l'heure qu'il est et le temps qu'il fait; à minuit, par exemple, ils crieront : Uu doce, llove ou iereno :i\ est douie heures, il pleut, ou le temps est serein. Ce dernier mot revenant le plus souvent, ces crieurs ou veilleurs de nuit sont appelés ierenoi,
La iérénade est donc un concert de voix ou d'instruments qui se donne k l'heure des eerenoi, c'est-à-dire la nuit
Ce même concert, donné à l'aube, prend le nom d'auWe.
Serge.
117 Que d'une ierge honnête elle ait sou vêtement.
kc. des Mar.y I, 9.
Le Roy . . . etoit vêtu d'une robe de iarge violette.
Malh., III, p. 177 : Leitr, à PeireiC, 96 juin 1610.
La basse cour du Louvre demeure toujours tendue de quatre ceintures de iorge et une ceinture de veloux : les iarga vont jusque devant la porte du Louvre.
Id., iltid,, III, p. 178.
Un long habit de targe ou d'estamine
Ne siéroit point tant mal dessus mon corps.
Saint-Amant, Œuvr,, bibl. elzév., I, p. 370.
11 mit en forme de ballot.
Ou bien, si vous voulez, de balle.
Ses habits de orge d'Aumale Dans un rocher baigné des flots.
ScABBON, Der/i. Œuvr,, Paris, David, 1700; I, p. 958.
r>8G SERGENT
Au jeune Ascagne elle bailla Un casaquin d étoffe fine, — C^ëtoit taffetas de la Chine — Bordé de »ergê de Beauvais.
ScABROii, Virg, trav,, Parift, David, 1706; 1, p. s/io.
16 Un grand nombre d*honnétes gens,. . . Tant de ville que courtiians.
Tant dorez que vêtus de 9erge, Tant de plume que de flamberge. . .
LoBKT, Muze hiitor, , 1 1 janvier 1 653.
On donne aujourd'huy presque partout aux hommes le rang selon leur habit : on met celuy qui est vestu de soye au-dessus de celuy qui n^est vêtu que de camelot, ot reluy qui est vestu de camelot, au-dessus de celuy qui n^est vestu que de iergt.
FuBBTiàai, Roman bourg,, édit. Jannet chez Picard, I, p. &H.
Qu'est-ce qu'il luy revient, dis-moy, de ce service? — Des amis qu'on se fait, et même un bon présent,. . . Comme d'un demi-ceint ou d'un habit de terge,
MomrLBCBT, Clrtip. gentUK, V, 3.
frL'e est plus doux que l'a, mais il n'en faut pas abuser, comme font plusieurs qui disent merque pour marque, terge pour earge. Toute la ville de Paris dit aerge, et toute la Cour Marge, fi - Vaugblas, avec les Obterv, de l'Acad,, in-h\ 1706, p. 97a.
«On ne dit plus aiijourd'huy . . . ny merque ni earge, . . D faut dire et esrrire..' marque et terge, 9 - Acad. rBAifç. , t^. , ibid,
tA l'égard de targe et de terge, M. de Vaugelas préfère le premier au second;. .. il se trompe. On dit indifféremment targe et terge à la Cour et à la Ville, et on y dit même terge plus souvent que targe. Et c'est pour cela que, contre Ta vis de M. de Vaugelas, j^ préfère terge k targe. J'avoue pourtant que targe éloit l'ancien mot françois.»
MéNAGB, Obterv,, I; 167s, p. 35-36.
Voyons les dictionnaires. Aucun ne donne ni targe ni terge avant le Diction, det Bi»et d'Odet de la Noue (1596); Jean Pallet, dans son Diction, franç.-etp. (1606), et Hier. Victor, dans son Diction, franç.-etp. (160G), donnent targe, Cotgrave dit : ff Sarge, étoffe appelée terge, et terge , étoffe appelée targen. Ant. Oudiu, Rech, Jranç,-itaL (1 64 a) donne targe et terge; le Diction, det Rimet de 1668, terge, mais non targe; le Dwlion. tervani de Biblioth. univ, de Paul Boyer, in-fol. (i6^), donne targe, puis ff terge, pour targei». En i65o. Ménage, dans ses Originet, donne fxtarge ou tergen^ mais préfère terge, en dépit de Vaugelas. En 1C60, Duez, Diction, franc. -ital, , et Oudin, Diction, franc. -etp,,donnen\ targe et terge; le P. Poniey, en 1676, Diction, franç.~lat. , ne donne ni l'un ni Taulre; en 1677, le P. Gaudin renvoie de targe à terge, qu'il oublie de donner; en 1679, dans son Diction, franç.-angl. , Guy Miège donne rt targette, a fine tergen^ mais omet terge. Ro 1680, Richelet dit : fxearge, voir tergen ; puis : ft terge, targe, Vaugelas a décidé qu'on disoit targe. On parloit de son temps de la sorte ; mais aujourd'huy, l'usage est contraire à sa Remarque; tout le monde dit et écrit terge.ii Furetière (1690) n admet pas targe ;^ terge, il dit : tr Vaugelas veut qu'on dise targe; mais l'usage est au contraire.» Enfin, en 169/1, ^^^^ '^ première édition de son Diction., l'Académie ne donne pas targe, mai-^ terge, sans observation.
Sergent.
Dans la Liste des pormnnagpfi de Tartufe, on lit : <t M. I^yal, urgtntit.