SERVICES — SERVIR
On disait égalemeul, eu ce sens, gens de livrée. Nous n^avons irouvé nulle part gem de service y comme synonyme de gens de livrée; l^expression signifiait alors : gens au service du Roi, à quelque titre que ce fût, ce qui permettait une confusion, une sorte de calembourg voulu par Mascarille.
Services, soins, attentions, marques d'aiïection ; ASSURER quelqu'un de ses services, /omafe de civilité.
Leur amour vous presse de vous déclarer, et de ne plus traîner en longueur la recompense de leurs services, — Am, magnl/,, III, i.
Monsieur, nous venons faire la révérence à Votre Altesse,... et l'assurer avec respect de nos très humbles services. - Bourg, gent.j V, 4.
1181 11 n'est soins empresses, devoirs, respects, services y Dont il ne vous ait fait d'amoureux sacrifices.
Fem. sav., IV, 9.
Que ne voudroit-on pas faire, à quels services ^ à quels dangers, ne seroit-on pas ravi de courir, pour s'attirer un seul moment des touchantes douceurs d'une àme si reconnoissante ? — Mal. imag.^ II, 5.
De même, avec le sinf^ulier ou le pluriel :
Monsieur . . . , j'ay pris la hardiesse de vous venir trouver pour vous offrir mon service et vous assurer de la sincérité de mon affection.
Ia!s Complim. de la long, franc, ^ à la suite du Secrétaire de la Cour, par La Serre.
1 1 ^5 Je veux vous attirer, mais c'est par mes services.
Par des soins assidus et par des vœux constaut^i. - Corn., Psyché, HI, 3.
M. de La Roche-Foucault m'a fort priée de vous assurer de son service.
Sbv. , A ilT** de Grignan, lA juin 1G75.
Ma fille me prie de vous assurer de si>s très humbles services,
Id., a M"' de Guitauiy décembre 1696.
^ ?f Rendre des soins, des assiduitez, de bons offices à une personne. Bon office vaut mieux ffue service en quelques endroits ; par exemple , pour parler honnêtement à une personne (I autorité de qui ou a besoin, il faut lui demander un bon office et non pas un service,r>
Le P. BouHouRs, Ariste et Eugène, a* édit., 1671, p. i3i-i33.
Servir : ne servir de rien.
Tout ce que vous me faites faire ne servira de rien»
G. Dand., III, 7.
La nécessité est forte, mais elle ne Test pas asses pour me faire faire une seconde prière à un homme à qui la première n'a de rien servi, - Mal»*, IV, p. 100.
71.*) Et mon funeste avis ne serviroit de rien. - Corn*, Médée^ 111, 1.