‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 491 sur 664 · SORTABLE · texte numérisé non relu

SORTABLE

Il se présente un parti plus sortable pour elle. — Oui mais celui-ci, mon frère, est plus sortahîe pour moi. — Mah imoff., III, 3.

3 1 Si là rigueur de tes parents A quelque autre parti plus tortable Rengage. - Corn., X, p. Sa : Poét. dit,

1 89 Soit que son bel esprit me jugoât incapable

De lui pouvoir fournir un entretien tortable. - Jd., La Veuve, I, 3.

Pour un choix plus tortable il faut qu il se dispose. J'ay promis de vous trouver un party tortable quand il en seroit temps.

Segrais, Nouv, franc.; 1" Nouv., p. 3o4.

J^ay regret que son âge n'est un {)eu plus tortable k vostre extrême jeunesse. Id., ibid.; 1" Nouv., p. 3o5; - Cf. à* Nouv., p. 97, et 5* Nouv., p. 1 1.

Pour vous ma fille est un parti tortable.

Th. Corn., D. Bertr. de Cig., V, 9; - Cf. Id., t^û^., 111, 6.

Elle avoit bourré Tinlroducteur, qui avoit osé luy proposer ensuite un party si peu tortable» - Aratpe et Simandre, 167»; II, p. 148-169.

961 Pour un choix plus tortable il faut qu'il se dispose.

La Font., VII, p. 67 : L'Eim., III, 7.

6â& SORTIE — SORTIR

Sortie.

3ii Vous êtes satisfaite, et la voilà partie;

Mais je n'approuve point une telle êortte. - Fem. $av,^ II, 7.

La |iriiiâpale beauté de Tenfant est en ta 9wiit, - BIalh. , II.

776 D faut de ces périls m^aplanir la f ortie. - Goaii., Rodog,, III, i.

855 Peat-étre en ce moment je serois dans Ostic

S^il ne m^eiHt de sa cour défendu la ioriie, - Rio. , fiMi. , III , 3.

Je voy, ce me semble, la Vicomtesse qui fait son compliment de «orCît à la mère d*Hortcnse pour repasser cbex elle. - Sublignt, Folle QuêrelU, I, 5.

t Voir 1. 1, p. a8â , au mot BranU, des exemples de Brmdê de toriîf.

Sortilège, sort.

C'est un soriilige qu'il lui a donné. - Pourc.^ II!, 7.

Cet bomme donc, par prières, par larmes. Par iorlilèges et par charmes , Fait tant qu*il obtient du destin Que sa Gbatte, en un beau malin, Devient femme. - La Foirr., I, p. i85 : Fahl,, II, 18.

Sortir , conjugué avec avoir.

Je me donne au diable, si j'at sorti de la maison.

Jalousie du Barb., se. is.

a 3 Ces mots à peine ont torti de ma bouche. - Coaii., IX , p. 969; P^ pénit.

Vos dagues , claires ou rouillées , Konl point $orti de leur fourreau.

SciBB0!(, Virg, trav., i7o5; I, p. 189.

Dix pièces, ouy morbleu, dix pièces, tout autant. Ont depuis ce temps-là iorty de ma cervelle.

Le BocLAivGBB DB Ghalcssit, Elomire (Molière) kypoamirt; - Au 4* acte, Divorce com,, se. 9.

Mais jai bienlùl torti d^un doulc si funeste. - Th. Gobh., L'Inconnu, IV, A.

Dans Madrid. — Dans Madrid ! — 11 n^en a point ioriL

Id., FetJif A$trol,y I, 9.

J'ai iorli de la ville exprès pour une affaire. - Id., D. Juan, V, 1.

Le duc de La Rochefoucauld est en aussi bonne dispoâtion de santé. . . qu'on le peut souhaiter, et même il a iorti aujourd'hui. - La Rochbp., IU, p. 63.

Il na, depuis dix ans, iorti de son château.

Poisson, Baron de la Craeêe, se. 1.

SORTIR — SOT 6t5

Votre fik na point iorti de Paris, à cause de rameur qu^il a pour la fille de Monsieur Mirobolan. - Uautiiocbb, Critp, méd., III, lo.

Voilà d*adniirable8 preuves pour des gens qui tCotU jamais iorly du cabinet.

Bbzançoii, MMfe, à la Cenmre, p. 71*

¥ ttU §$t entré, U nt mirtit U nt monté, U ê$t dêêctndu, Ceai comme M. de Vaugelas tend qu'il faut conjuguer les prélërits de ces quatre verbes. Et, en effet, on parie de M)rte. Mais on peut dvK aussi U a êorti, U a monté, comme en ces exemples : Momiêur jrii ce matin. G est-à-dire qu il est sorti et revenu; car, s*il n'étoit pas revenu, on diroit : ngieur $»t torti,n - MIitage, Obterv., I, 1679, p. 386.

fJe tuiê iorti est le prétérit parfait du verbe sorftr; mais, quoiqu^on dise : J9 suû sorti If A (m pour un$ telle affaire, le P. Boubours observe qu^on dit fort bien i lly a kuiijowre je n'ai forlt. 11 est certain que, si Ton demande : Moneieur eet-il au hgieT II faut ondre : B eit torti. Mais, comme le remarque M. Ménage, on doit dire : Momiieur a ti ce matm, et non pas e$t eorti, pour faire entendre qu*y est eorti et revenu^» - . Gobu., Rem. eur VaugeUu; - Vacgblas, édit. Cbassang, I, p. 106. Dans sa 1** édiL (169&), TAcadémie française donne deux exemples de tl est sortt^ mais un de U a eorti; il en est de même dans les éditions de 1710, 1760, 176a, 1798; is les deux dernières éditions (i835 et 1878) donnent : «1/ «st eorti, mais il va rentrer; ! eorti, mais il vient de rentrer.»

IRTIR.

Sg/i Et Géralde, Madame? — 0 Tennuyeux conteur!

Jamais on ne le voit sortir du grand seigneur. — Misantk,, II, &.

¥ GW-à-dire : parier d*autre cbose que de grands seigneurs.

Ges gens ont Toreille des plus grands princes, sont de tous leurs plaisirs et de toutes leurs fêtes, ne eortent pas du Louvre ou du Gbâteau. - La Bbut., I, p. 3o3.

1^ Sot, bête.

A sot compliment, il faut une réponse de même. Je vous demande pardon, ma belle, de Timpertinence de mon fils. C'est un jeune sot y <|ui ne sait pas encore la conséquence des paroles qu'il dit.

UAv.,lll 7.

198& La science est sujette à faire de grands soU. - Fem. sav.y IV, 3.

1998 J'ai cru jusques ici que c'étoit l'ignorance

Qui faisoit les grands sots y et non pas la science.

— Vous avez cru fort mal, et je vous suis garant

Qu'un sot savant est sot plus qu'un sot ignorant. - Ibid, , ibid.

i6o3 Notre style est fort bon, et je serois un sot.

Madame, de vouloir y changer un seul mot. - Ibid. y V, 3.

(lis) sont si très savants qu'ils en sont tous eote.

Béa. Di VBaviLLB , Motfen de parcenir,

m. Ao

tHr>i«>ua B&TtaviLr.

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