TARDER QUE. . . NE. . . — TÂTER DE
signification qui figuraient dans certaines chansons. Tmwrt se disait pour Tarart pcmpaïf qui , probablement , pourrait se retrouver dans quelque chanson guerrière où ces syllabes rappelaient à la fois le son de la trompette et celui du canon.
Notre explication se trouve confirmée par Richelet qui, s*il n'a pas admis /Nw^mi, « donné tmrare, GW, dit-il, un «rmot burlesque qui marque, quand on 8*en sert, qu'on te moque de ce qu'on dit ou qu'on n'y ajoute point de foi. Si, par exemple, queiqirun me dit : Je ferai telle chose pour vous , et que je lui veuille faire connoltre que ce qu*il me dit est une chanêon,ie lui dirai fort bien : farors». - ùietûm,, 1680.
4c Poisson a imaginé le verbe tararer :
Sonnex bien tantarare, ailei, tout ira bien.
— Tantarare ! ah I vraiment , le marquis de Jonquille
S'en va bien autrement lorarar votre bile;
11 la fait enlever. - Faux Moêcoviim, se. i3 et t&.
Tarder que ... ne . . .
Il me tarde déjà que je n'aie des habits raisonnables, pour quitter vite ces guenilles. - Mar, forcée se. 2.
Holàl II me tarde que je ne goAte le plaisir de la voir.
SicU.y se. 9.
t65 Ne perdons point de temps. Nos masques, nos épées! Qu'il me larde déjà que, dans son sang trempées. Elles fM me font voir à mes pieds étendu Le seul qui sert d'obstacle au bonheur qui m'est du. - Coax., Qit,, 1, 6.
1A07 11 me tard» déjà qu» vous ne l'occupicx. - Rac, Théb., V, 3.
985 11 te tarde déjà qu'échappé de mes mains
Tu fia coures me perdre, et me vendre aux Romains. - Id., Mithr,, lll, 1.
TaRTUFFIER, mot forgé.
674 Fais-moi. . . — Non, vous serez, ma foi! tartujffiée.
Tart., Il, 3.
Si vous n'ctes pas ma maîtresse , Fussiez-vous autant que Lucrèce, Je sais bien ce que je ferai.
— Quoi donc î — Je vous tarqumêrai
Mo.TrrLBUBT, Mariage de rien, se. 10.
Quny donc? Elise n'aime ni n'épouse Calmar? — Non, Monsieur, elle ne sera point calmardée. - Promenadee de Paru, dans le Th. ital., 1701 ; t. VII, p. isS.
TÂTER DE ... , essayer de . . .
Vous avez voulu tàter de la noblesse. - G. Dand.j I, 3.
La grande cruche de grez, du vin de laquelle j'avois autrefois taête\
SoaiL, Polyandre, i648; II, p. i38.
tAtER (EN) — TAXER DE. . . 677
11 est saoul de sa tante et n'en veut plus uUer.
Th. Gomi., Baron d'Albikrae, 1, 3.
Franchement , aimez-vous ? Car, à moins que l'on n*aime ,
Tdtfr du mariage est la misère même. - 1d., Comtêiêê d'Orgueil, I, i.
911 Eux, sans gueres complimenter,
Dudit bal voulurent tâUr, - Lorbt, Muze kiêiar,, 9& janvier i66o.
77 Qui n'a tâtê de cette marchandise
Ne sait encor ce que c'est que tourment.
La Font., IV, p. 696 : Contei, II, 16.
Une fille coquette ressemble à ces vins pétillants dont tout le monde veut tâter^ et dont personne ne veut acheter pour son ordinaire. - Rignaid, Coquette, 1,5.
On a soif volontiers quand on vient de Falaixe. Allons tdter du vin.
Id., Le Bal, se. 8 ; - Cf. Fol, am., I, 3 ; - Hom. à b,/ort,, 111, 9.
TER (En).
F Voir t. II, p. 300, En tdter.
lXER DE. . ., accuser de. . ., reprocher, blâmer; SE TAXER DE ... 9 s accuser de . . .
58 On ne peut me taxer que ifélre trop humain. - L'Eu 9 1, 9.
Je m'offre à vous y servir, puisqu'il m en a déjà taxée.
G, Dand.y I, 6.
(Test $e taxer hautement ^un défaut, que se scandaliser qu on le reprenne. - Crit, de TÉc, des Fem., se. 6.
Comment oseriex-vous taxer rorade de mensonge?
D*Uftr^, L'Aetrée, 161/i; II, p. 161; - Cf. b., ihid.; I, p. s83\
La Reine ... lui faisoit la guerre de ce qu^il lui avoit apporté des bas de soie incarnats, jaunes et bleus, le voulant taxer «f'avoir mal choisi les couleurs propres à sa condition présente. - Malh., III, p. aao.
Ils prenoient bonne part à Tinfamie dont on le VQuloit taxer.
D'OuviLLB, Contei, i644; Paris, Jouaust, i883; 1, p. 2^6.
Et quelle pensex-vous que soit vostre arrogance De m'oser k mon nés taxer <i'extntvaganceT
Loin, Poh. burL, m-h% 1667, p. 55.
Il a aussi receu plusieurs disgrâces,. . . ayant quelquefois esté cbifflé honteusement , et d*autrefois taxé de trop d*impudence.
SoiBL, Myandre, t648; I, p. 334.
. . . Les Dieux favorables, Par qui nous autre misérables Avions pu , malgré fer et feu , Tirer noire épingle du jeu , Nous eussent taxée «f'avarice.
ScABioR, Virg, trav,, Paris, David, 170^; 1, p. 197.
678 TAXER — TErCNE
98 Quelqirun de trop de hardiesse
Ira la taxer; et moi non. - La Font., V, p. s 10 : Qmtee, m, 7.
D les taxe ii« ne pas recev<Hr TAnden Testament*
BossuR, Hiêt. de$ Var., s in-/l*, 1688; II, p. 186.
1^ vGe mot, employé par tant d^exceliens Autheurs anciens et modernes, pom* dire bhumer, noter, reprendre , n^est plus roceu aujourd*huy dans le beau iangase. H me sem- Moit fort significatif pour exprimer ce que bkumer et nrprtndrt ne semnlent dire qu'à demy. L^équivoque de ce mot, usité dans le Palais et dans les finances, est, à mon avis, ce qui nous Ta udt perdre, quoy que très-injustement, puisqu'à ce compte il en faudroit donc bannir tous les mots équivoques. n - Vauoblas, édit. Ghassang, I, p. 35/1-355.
Chapelain et La Mothe Le Yayer, d'après Th. Corneille , partagent Tavis de Yaugelas.
Ib., tèû^y p. 355.
«Le mot taxer pour dire blaemer, reprendre, ne forme point d^équivoque avec tarer, usité dans le Palais et dans les finances. Ainsi on n*a point esté de Tavis de M. Yaugelas, qui prétend qu*il ne soit plus aujourd'huy du beau langage. C'est fort bien parier que de aire taxer quelqu'un d^avarice.ii - Acad. pb.. Comment, sur Vaugela», ibid., p. 355.
Taxer, oflfeiiser, blâmer.
986 Ce que j'en dis n'est pas pour taxer votre office.
Ée.dei Mar., lll, k.
Sur la foi d*un mari, le monde s^abandonne A taxer la pudeur de celle qu'il soupçonne.
MoNTPLBUiT, Fille capitaine, III, Â.
Ces grands hommes qu'ils vouloient taxer estoîent les auteurs de la Réforme, Calvin, Beze, Zanchius, et les autres, qu*on ne leur permettoit pas de nommer, mais qu'ils n'avoient pas épargné dans leurs écrils.
BossuBT, Hiêt. de$ Var,, II, p. &ao.
Tayaut I terme de chasse.
3i3 A trois longueurs de trait, tayaut! voilà d'abord Le cerf donné aux chiens. . . - Fdck.^ II, 6.
« Dans son chapitre : tr Comme il faut parler aux chiens avec la voix, quand on voit le cerfi veuë)9, du Fouilloux, qui, nulle part, ne donne tayaut, dit : crSi les mqucurs se trouvent au devant des chiens et qu'ils voyent le cerf, ils le doivent laisser devant eux, puis forhuer et parler aux chiens ainsi :
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t Yoir. ci-dessous, p. 697, Tigne,