TRAÎTRE
1091 Bien qu'Attila me traité assez confidemraeDt . . . - Gobh., AltUa, IV, 1.
9 4 Toule professioQ s'estime dans son cœur,
Traite les autres d^ignorantes. - La Fort., III, p. isS : PahL, Xi, 5.
1099 Poiynicc, est-ce ainsi que Ton traite une mère? - Ric, Théb,, IV, 3.
Traître , sorte âHnjure vague.
1689 Le trattre ne sait pas que cet Égyptien
Est déjà là-dedans pour lui ravir son bien. - VEt. , V, t .
if II s'agit de Lélic, qui est loin d'être un traître,
397 Que ne puis-je à mon iratire inspirer le souci
D'inventer quelque chose à me tirer d'ici 1 - Fâch.^ II, 4.
907 Le trattre, l'autre jour, nous rompit de ses mains Un mouchoir qu'il trouva dans une Flettr des Saints.
Tart.j I, 3.
i&55 Hc bien? Quoi? Ce papier, qu'a-t-il à démêler, Traître, avec le départ dont tu viens me parler?
Misanth., IV, b.
1&63 Laisse-là son nom, traître ^ et dis ce qu'il fa dit. — Und., Uni,
1&93 Un traître, dont on sait la scandaleuse histoire.
Est sorti triomphant d'une fausseté noire. - /iîirf., V, t.
i5s3 Puisqu'entrc humains ainsi vous vivez en vrais loups.
Traîtres, vous ne m'aurez de ma vie avec vous. - /fcîirf., ibid.
1767 Hé! le puis-je, traîtresse? — Ibid., V, 5.
Un débauché, un traître, qui mange tout ce que j'ai.
Méd. malgré lui, I, 1.
Que la peste Tétouffe avec sa disci*étion,. . . le traitre, le bourreau qu'il est! - LAv,, II, 1.
Laissez-moi faire, traître. — Ibid., IV, 5.
* Traître, non pas selon le sens étymologique, homme qui traliit, mais coquin, drôle, ou tout autre terme de mépris; on trouve constamment, dans les comédies cl les ingédics du temps, l'injure trattre adressée sans aucune idée de trahison ou de perûdie.
Floristan à Carrille, son valet :
Hé hicn, traître, qui peut souffrir ton insolence? Je rcçoy mille affronts pour ton impertinence.
D'OufiLLB, VEwpritfoUet, II, 8.
Qu'on ne s'y frotte pasi si Tattrapc le traître
Qui s*atlaque à l'honneur du parent de mon maitre!
Bois-RoBBRT, La Fclle Gageure, V, A.