‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 590 sur 664 · TRANSPORT · texte numérisé non relu

TRANSPORT

Je ue puis plus cacher mes tran$porU amoureux.

Bois-RoBBBT, La FolU Gageure, IV, lo.

Ce qu*ordinairement on nomme poésie Est une saincte ardeur dont notre ame est saisie , Un traneport tout céleste , un pur rayon de feu , Un instinc de nature , une grâce de Dieu.

LoBBT, Poe». burL, in-/i% iGây, p. 66 ; - Cf. Id., ibid,, p. 90-91.

Que de douces fureurs me saisirent alors I

Que de rares plaisirs ! Que d'aimables tramport» t

Mallbtillb, Poét., in-/i°, 1669, p. 78.

Vous, dont Tame ici-bas, de ses tramporU guidée. Des loix de rEterncl n*a pas la moindre idée , Et, pareille à la brute, est esclave des sens. Retirez-vous de moy, perfide et noire engeance.

La Mbsr ABDiàBB , Pùét,, in-/i^ i65d, p. 455: - Cf. Id., t^., p. 199.

il se jette aussi-tost à ses pieds. La Princesse, un peu surprise de son grand transport, voulut s'en éloigner.

Sbobais, Nowf. franc,, i656; 5* Nouv., p. 119; - Cf. Id. , Und., p. 95, io3, iao-191, 199.

Ma foi , si vous saviez comment de cette offense Déjà mon pauvre maître a fait la pénitence. Comme il se désespère, et jure en son trantport Que pour perdre Lisippe il diffère sa mort,. . . Je gage qu'à l'instant vous seriez attendrie.

QuiRAULT, L'Amant indiêcret, II, 3.

Quoi que lui fasse dire un tramport de courroux,

Monsieur assurément ne veut songer qu'à vous. - Id. , Mère coquette, IV, 8.

!«LOMiBB (Molibbb). Maîs inutilement je tentay la fortune. Après Horaclius, on siffla Rodogune; Cmna le fut de même, et le Cid, tout charmant, Receut avec Pompée un pareil traitement. Dans ce terrible affront, ne sçachant où m'en prendre, Je me vis mille fois sur le point de me pendre ; Mais d'un coup d'étourdy que causa mon tramport. Où je devois périr, je rencontray le port ;

Je veux dire qu'au lieu des pièces de Corneille , #

Je jouay f Etourdy, qui fut une merveille.

Lb Boolakgbb db Chalussat, Elomire (Molière) k^pocondre, 1670; au U* acte. Divorce corn., se. 9.

k^ Leurs transport» les plus doux ne sont que phrases vaines.

Dbspb., Art poét., 11.

991 Auteurs, pour le chanter, redoublez vos transports. - Id., ihid., IV.

3 Toutefois, n'en déplaise aux transport» frénétiques. . .

Id., Éptt., XII; - Cf. Eptt., VIII, vers 78.

880 La gloire fit toujours mes transports les plus doux. - Rac, Alex., III, 6.

56 Je pris tous mes transports pour des transports de haine. - Id., Androm., K 1.

1587 D'un coupable transport écoutant la chaleur. - Id., Iphig., V, 9.

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