TRÊVE
336 Non, Famour que je sens pour cette jeune veuve
Ne ferme point mes yeux aux défauts qu on lui treitve.
Misanih. , 1 , 1 .
98 A peine en leur grand nombre une seule se trtuvê De qui la foi survive , et qui passe la preuve
Que ta Garinicc te fait. - Malh., I, p. Sg.
Je n*alme que cette sorte de vie. Tnuvom un tempérament à la nôtre
Quelqu'un veut-il treuver à redire en nous? - lo., II, p. 877.
Une si longue feinte est une ardente preuve De Testât misérable où mon âme se irtuve.
GlLIT Dl LA TlSSONlVKBlE, DettitaUê, II, 1.
La raison en peut estre prise de Textréme difficulté qu'il y a de tr«uvfr le milieu de toutes choses, ou à s'y arrêter quand on Ta tremé.
NoiL Fbahçois, Im Polttet$e de la lang.franç,, 3* édit., i663, Préf.
La troupe qui succède est pesante, et iê treuve
Couverte richement d'armures à l'épreuve. - Sarasih , Œuvr,, i656; II, p. 1 4 A.
Le Ciel ne fut jamais en Testât qu'il te treuve; On diroit qu'il a mis une parure neuve.
Bbrssbradb, Bail, d'Hère, amour., 18* Entrée; - Cf. Id., Bail, de la Naitt, de Vénus, 1'* Entrée; et OEuffr,, 9 in-ia, 1697; '* P* ^^^*
Je . . . treuve très-divertissant c«tte manière de badiner.
La Rocbbf., 1, p. 8 (Var,),
Tout change enfin. Messieurs, et, pour dernière épreuve.
Hier vous n'étiez pas le, ce jour on vous y treuve. - Quiraolt, RivaUi, V, 7.
Dans les citrouilles je la treuvê. - La Font., II, p. 876 : Fahl., IX, 4.
Les hommes sont trompeurs, et tous les jours on trewvê
Que Tamy du mary ne Test pas de la veufve. - DbtisI, Veufve à la mode, se. 9.
3|c On disait de même preuver, ipreuver, pour prouver, éprouver.
Je tasche à preuver mon dire. - Sobbl, Berg. extrav., 1697, P* ^^^*
Vaillant esclave,. . . j'ay ouy raconter de si grands miracles de ta générosité, et j'en épreuve tant de marques . . .
Sbgbais, Nouv. franc., i656; 1** Noue., p. 4 Sa.
3|c «r Trotir^f' et treuver sont tous deux bons, mais trouver avec un 0 est sans comparaison meilleur que treuver avec un e. Nos poètes néantmoins se servent de l'un et de l'autre à la fin des vers, pour la commodité de la rime. . . Mais, en prose, nos bons autheurs cscrivent trouver avec 0, et Ton ne le dit point autrement à la Cour.»
Vai'gblas, avec les Obterv. de l'Académie, \n-h% 170a, p. i5o.
Sur cette Remarque de Vaugelas, TAcadémie dit: «On a dit autrefois treuver; mais aujourd*buy, on ne dit plus que trouver, 7i - Ibid., ilnd.
Ménage (Obtei-v.^ I, p. 998-994) appuie longuement l'avis de Vaugelas.
Voir Thurot, De la Prononc, franc, , 1, p. 45 a et suiv., et le savant Lexi^ut de Racine.
Trêve : faire trêve à ... ; trêve à . . . , interjection.
47 Ah! trêve, je vous prie, à votre rhétorique.
— Mais vous, trêve plutôt à votre politique. - UÉU, I, a.
742 TRIBOUILLER — TRIÉ
Trêve aux cérémonies. Que voulez-vous? — 5ial., se. 7.
38 & De grâce, ya» trêve à tes coups.
Fais trêve à ton insolence. - Ampk.^ I, s.
/ii6 Comment! tu peux. . .7 — Ah! tout doux. Nous R\ons fait trêve aux coups. - Ibid. y ibid.
1740 Faites trêve j Monsieur, à toutes vos surprises. - Ibid., III, 5.
679 II (le Ciel) a mis cette nuit quelque trêve à mes larmes.
Ric, Théb., m, 3 (Fur.).
G^est une bonté de la Providence que nous/autoiu trevê aux tristes réflexion» qui seraient en droit de nous accabler journellement - Se?., VII, p. Ai 3.
11 faut que je me batte ? — Un peu ; trêve aux paroles.
RtGicABO, MineekmeM, lY, 5.
TRIBOUILLER.
Je me sens tout tribauiUer le cœur quand je te regarde.
G. Dand.y II, t.
J'ay seulement veu son visage ;
Le sang me tribouille partout ;
Je Taime tout de bout en bout. - Poisson, Le Zig-Zag, se. 1.
* Ce mot ne se trouve ni dans Nicot, ni dans Monet, ni dans Furetière, ni dans aucune édition du Dictionnairo de TAcadémie ; mais Colgrave, Oudin et Ricbelet Tont admis.
Cotgrave (1611, i639, etc.) : ttTriboul, trouble, vexation, moiestation. Vieux mot* ftTriboule-metnage, an unski «ruU hnsband^), un sot mari : vTribouUer,. . . to iomble, barbouiller, brouiller. 7)
Ant. Oudin, Bech, de» long, franc, et ital, (i6âa) : ^TribouiUer, romiscolaro, reméler.» Ricbelet (1680) : ^Trihowller, romuer, troubler, agiter, émouvoir. t)
Tribut, aufig.^ hommages.
907 Le plus parfait objet dont je serois charmé
Nauroit pas mes tributs, n'en étant point aimé. - Dép. am., 1, 3.
i63 N'appelez point foiblesse un tribut légitime.
La Foxt., VII, p. 606 : Achille, I, 5.
193 II vous parla pour moi. Peut-étro sans colèro
Alliez-vous de mon cœur recevoir le tribut, - Rac, Bérénice, 1,4.
Trig-trac.
♦ Voir ci -dessous, p. 7 44, Triquetrac,
Trié, choisi; TRIÉ SUR LE VOLET.
La délicatesse est trop grande, de ne pouvoir souffrir que des gens triés. - Crit. de VEc. des Fem. , se. 1 .