‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 600 sur 664 · TRIQUETRAC — TROGNE · texte numérisé non relu

TRIQUETRAC — TROGNE

Les Espagnols sont de tout ce iripoiage. - La Rogbif., III, p. 67.

J'ai pris ce matin du tripotage de café avec du lait. - Si?., IX, p. h'jb.

Je fais ici un certain tripotage à mes mains, avec de la moelle de cerf et de l'eau de la Reine d'Hongrie. - Id. , V, p. 99.

Je ne m'entends point à ce tripùtage\k, - Rkgnard, FUln mrr,. II, 9.

if Quel est le sens exact de tripotage f — Gotgbavi le traduit par A cot^uad iunMwg of thingt together, (ju'il retraduit ^SirbarhouiiUment. — Ricbilbt (1680) : vTr^otage. Ce mot ne peut entrer que dans la conversation en plaisantant , ou dans le stile le plus bas. Il signifie sorte de commerce blâmable, sorte de désordre.» — FuBETièBB (1690) : ff Tripotage, ménage qu'on fait en brouillant plusieurs choses ensemble. Il faut laisser faire aux servantes tout leur tnpotage.n — L'Académie (169a) se borne à dire : «mélange de plusieurs choses ; il est bas. n

TRIQUETRAC, trictrac.

1697 Puis, outre cela, vous faisiez sous la table

Un bruit, un triquetrac de pieds insupportable. - Ubl,, IV, h.

Bottex à crû, les gros milourds, Armez d'épieux, en habits courts,. . .

Jouoient les uns au trique-trac^ Les autres prenoient du tabac.

ScARBOR, Virg, trav,, 1706; I, p. 989.

Prime, hombre, reversy, trictrac, eschetz et hoc, Quinquenove et piquet, allez paistre de rherbe.

Sabasih, OEuvr,, 9 in-à*, i656, p. 80.

3)c (rLe jeu du Iricque-trac , comme j'estime pour vray semblable, vient du bruit qui se fait sans remède en l'exercice du jeu, au déplacement et placement des Dames, qui, en leurs mouvemens, rendent un son continuel, qui semble dire à l'oreille trie et frac, ou bien, comme aucuns rappellent, tic et tac, qui sont paroles vrayment nées dans le son mesme; ce qui fait que cette onomatopée peut passer pour vraie définition, n

[La MARTiTiièBE], Maiton académique, i65^, p. 33-3^.

Est. Pasquier {Recherchée, liv. VIII, cbap. 6) avait donné la même étymologie.

Trogne, «t visage, mais sur tout le visage de ceux qui aiment un peu trop le vin?). - Richelet, 1680.

253 Nous Tavons, et je puis voir à Taise la trogne.

Du malheureux pendard qui cause ma vei^ogne. - Sgan. , se. 9.

Je ne pense pas que Nemrod, Hercule, Sardanapale, Héliogabale fussent de leur temps plus excelfens en ivrongnerie et gourmandise que Martin Luther. 11 ne faudrait que regarder sa trogne et considérer son visage.

Le P. Garasse, Doctr, cur,, i6aâ, p. 769.

Si bien qu'à regarder nos jambes sans nos trongnee , Un passant nous prendroit pour un balet d'yvrongnes.

J. DE ScuELAKDBB, JyT et Sidim, V, 1.

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