VULGAIRE - Y
](c (T Vuider se dit figuréinent en choses morale» , ot signifie teruiÎDer, finir une affaire. Il est temp de vuider tPaffaire$. Pour vuider d'affairée , il faut payer ce qu*on doit, r»
FuRETikai, Diction., 1690.
«rOn dit vuider d* affairée pour dire travailler à en sortir prompt emcnt, à les terminer.» {Aead, franc. , Diction,, 169A.) En 1718, TAcadémie ajoute : «ril est familier». Les éditions suivantes n^admettent plus cette locution.
Vulgaire, vulgairement.
Que vous êtes vulgaire! - Prie, rid., se. û.
Apprenez, solle, à vous énoncer moins vulgairement! Ibid.y se. C.
♦ SoMAizR, V* Vulgaire : «rLe procédé de ces Messieurs est tout à fait marchand,^
Cr. Diction, de» Préiieueei,
i44i Le nom de pero, AUale, est un titre vulgaire, - Rac, 77m»'A. 36.5 Dans le vulgaire oUscur si le sort Ta placé. - Id. , Ath,
Les amours qu'on nomme vulgairee, - Id., YI, p. âoâ : Lettr. Voir ci-dessus , p. 33 , Maixhand,
Y, remplaçant un pronotn de la première pei'sonney cmnme comple'ment indir^ect.
iGGo N'allez point ià-dessus me consulter ici :
Peut-être y pourriez-vous être mal adress!»o. - Misaruh., V, 3.
Y, retnplaçant un pranom de la seconde personne ^ comme complément indirect.
1 390 Je romps avecque vous, et j'y romps pour jamais.
Dép, am., IV, 3.
505 Je ne vois rien en vous dont mon feu ne s'augmente : Tout ij marque à mes yeux un cœur bien enflammé.
Amph,f I, 3.
Tous les Princes du monde seront trop peu de chose pour aspirer à vous; les Dieux seuls y pourront prétendre. — Am, magnif.. Il, 3.
Y, remplaçant un pronom de la troisième personne , comme complet ment indirect.
999 Quoi I Lucile nVst pas sous des liens sect*ets
A mon maître? — Non, traître, et i\y sera jamais.
Dép, am,, III, 8.
ni. 54
mraiMiaia a4ft*«tta
5oi Vivez, vivez contente, et bravez ma mémoire, Avec le digne époux qui vous comble de gloire.
— Oui, traître! j'y veux vivre. - Sgan., se. 20.
16 1& Si du moindre penchant eUe est pour vous capable. • .
— Je jure de n'y rien prétendre désormais. - Mis4mth,, V, 9.
i333 Je ne distingue rien en celui qui m'offense;
Tout y devient l'objet de mon courroux. - Amph. , II, 6.
Quoi? Écouter impudemment V amour d'un damoiseau, et y promettre en tnéme temps de la correspondance! - G. Dand., I, 3.
J'aime unejille, que je veux épouser; et le pendard a l'insolence de Taimer avec moi, et d'y prétendre malgré moi! - UAv., IV, i.
Qui est-ce qui parle de t accorder Marianef. • . C'est toi qui as promis d'y renoncer. . . — Point du tout. — Tu ne t'es pas départi dTf prétendre? — Au contraire, j'y suis porté plus que jamais.
/iîa.,iv, 5.
Vous savez que je suis auprès d'elle en quelque espèce de faveur, que j'y ai les accès ouverts. - Am. magni/., I, 1.
109 5 Ma gloire est établie; en vain tu la déchires.
— Oui, oui, je te renvoie à Fauteur des Satires.
— Je t'y renvoie aussi. - Fem. sav.y III, 3.
. 9|c Y pour lui. Exemple : «J'ay remis les hardes de mon frère à un tel, afin qu'il lety donner), pour dire : «rafin qu'il les luy donne». C'est une faute toute commune parmi noi Courtisans. D'autres disent : «rafin qu't/ luy donne, sans dire Ut 9,
Yaugilas, édit. Ghassang, I, p. 177.
Voir, ci-dessus f p. 898, Pronom complétnent direct supprimé. Dans son Commentaire, l'Académie française approuve Vaugelas :
(rLa phrase que M. de Vaugelas apporte dans cette Remarque et toutes les autres de mesme nature sont de véritables fautes. Si elles échappent quelquefois, ce ne peut estre que dans une conversation fort négligée où l'on ne prend aucun soin de bien prononcer les mots. V Avons fait cela» pour navez-vous fait cela» est du même genre. ?) - Id., ibid,
Y, représentant un nom de chose , de tout genre et de tout nombre.
hZ L'un et l'autre excès choque, et tout homme bien sage Doit faire des habits ainsi que du langage, N y rien trop affecter. - Ec. des Mar. , 1 , 1 .
1260 Car, pour se bien conduire en ces dijfiadtés, Il y faut, comme eu tout, fuir les extrémités.
Éc.desFem., IV, 8.
107 Ib ne manquent jamais de saisir promptement L apparente lueur du moindre attachementy D'en semer la nouvelle avec beaucoup de joie, Et d'y donner le tour qu'ils veulent qu'on y croie. -- Tart., I, 1.
715 Ils comptent les défauts pour des perfections,
Et savent y donner de favorables noms. - Misanth.y II, &.
/i35 Je vous aime, il suffit; et dans votre personne
Je vois rang, biens, trésors, états, sceptres, couronne;
Et des Rois des plus grands m'offrlt-on k pouvoir,
Je n'y changerois pas le bien de vous avoir. - Mélic., II, 3.
Cest là, belle Julie, la véritable cause de mon retardement; et si jo Youlois y donner une excuse galante, je n'aurois qu'à vous dire. . .
Escarb. , se, 1 .
Y, représentant une idée y une propositwn.
1&3 Bien que Ton pût avoir des sentiments tout autres, C'est au Prince, Madame, à se régler aux vôtres; Et dans votre billet ils sont si bien marqués. Que quand il les verra de la sorte expliqués. . .
— Je n'y veux point. Élise, employer cette lettre :
C'est un soin qu'à ma bouche il me vaut mieux commettre.
• D. Gare., I, 1.
^ G'esi-à-dirc : à expliquer mes sentiments.
7 1 i Vous me haïssez donc ? — J'y veux tâcher au moins.
/ja.,II,6.
« G*e8t-à-<lirc : à vous haïr.
796 Dès demain je t'épouse, et n'y veux appeler. . .
— Dès demain? — Par pudeur, tu feins d'y reculer,
Ec. des Mar,y II, 10.
* C'est-à-dire : tu feins de reculer a ce que je fépouse dès demain.
Je ne dirai mot, — Prends-y bien garde, au moins.
Princ. d^El,, 3* intcrm., se. 1.
* C'est-à-dire : prends garde à ne dire mol.
1 io3 Accablez-moi de noms encor plus détestés :
Je n'y contredis point; je les ai mérités. - Tart., III, 6.
* C'est-à-dire : je ne contredis point à ce que vous m'accabliez . . .
J'ose espérer que vous n'approuverez pas son action, et ne trouverez