‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 8 sur 664 · MAIN — MAIS · texte numérisé non relu

MAIN — MAIS

Et je cherchois déjà comme je pourroLs faire

Pour soulager iow main l^excès de sa misère. - Babon , UÀndrienne ,1*1.

Je vous saurai, toiM main, pour vous voir à la mode,

De nos veuves du temps éciaircir la méthode. - Montplbubt, Trigaudin, II, 9.

D. Pedro Tavoit déjà fait avertir toiu main des paroles dures que le Roy avoit dites. - M"' DE ScuDéfiT, Mathilde, 1667, F* ^^^*

a 09 ans avant Jésus Christ, Garlhagc fut assujettie aux Romains. Annibal ne laissoit pas, êotu main, de leur susciter des ennemis par tout où il pouvoit.

BossuBT, Hiit. Univ., in4% 1681, p. 76.

Main, terme de jeu de caries; privilège de jouer le premier, ou simplement de tenir le jeu.

3o5 Au piquet je perdis hier contre un Saint-Bouvain,

A qui je donnerois quinze points et la main, - FâcL, II, q.

Quand j^avois gaigné deux ou trois mainë de suilte , je me les laissois perdre expn^s. Cbipelaiii, Trad, de Gvzm. d'Al/ar,, i63o; 111, p. i58; - Cf. Id., ibid.; UI, p. i3o.

J^achevois ma main au lansquenet. - Righabd, Coquette, I, 1.

« Ce même privilège, au jeu de billard, s^appdoit Vivet; à celui qui avait Vivet, on disait : «Voua êtes livet; jouei le premier.»

Maintenir, garder, soutenir.

8G9 Que puissiez-vous avoir toutes choses prospères !

— Le bon Dieu wons maintienne! — Embrassons-nous en frères.

Dép, am.y III, 4.

a A Ceci peut s^appliquer à la grandeur royale. . . Elle fait subsister Tartisan de ses peines. Enrichit le marchand, gage le magistrat, Maintient le laboureur. - La Fout., I, p. 908 : Fabl.y III, 9.

Mais : n'en pouvoir mais.

i536 Et puù'je mais y chétif, si le cœur leur en dit. - Dép, am,y V, 3.

1 16& Enfin, après cent tours, ayant de la manière Sur ce qui n^en peut mais déchargé sa colère . . .

Ec. des Fem., IV, 6.

1 5a 4 Est-ce que j'en ptùs mais? — Ibid. , V, 4.

994 Et puis-je mais des soins qu'on ne va pas vous rendre.

\U* Misanth.,\\], 4.

Ce pauvre Berger , . , ne peut met de tout cecy.

D*UBPé, L'Aitrée, 161 &; II, p. 689; - Cf. Id., ibid., p. 71^1, 9.3 a.

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