‹ Lexique de la langue de Molière comparée à celle des écrivains de son tempsChapitre 81 sur 664 · MODÉRATION — MOINE BOURRU · texte numérisé non relu

MODÉRATION — MOINE BOURRU

1 5 1 ... Moiu»eigiicur d^Hocquincourt . . . Leur fut gracieux au possible , Et doucement les mitonna. - Lorbt, Muzê hiilor,, i k janWer iGSa.

Vous m*avez prétendu donner un substitut ,

Mitonner un galant. - MoicrPLinar, GentUh, de Beauce, V, 5.

Ma personne vous choque, et je vois clairement Que vous vous mitonnez un époux plus charmant.

Id., Trigaudin, UI, 8; - Cf. Crûp. gentilh., V, 3; - Coméd, poète, II, 5.

il est certains moments, pourvu qu^on la mitonne. . .

Hàutbkoche, Criep. muêic., IV, a.

11 a bien d^autres affaires qu'à me mitonner. - Si?. , V, p. 1 88.

C^est un rondeau sur une absence, que je laisse quelque temps mitonner sur le réchaud de la réflexion. - Regràrd, Coquette, III, 5.

Modération , au pluriel

197 (Test fort bien fait à vous, et vous nous faites voir

Des modéraUms quon ne peut concevoir. — Fem. sav., 1,9.

3(c Modération peut s'employer au pluriel dans le sens juridique de modération, adoucissement de peine, ou, par extension, dans le sens de adouciuement, ten^éramenL C'est dans ce sens que Corneille Ta employé , au singulier d'ailleurs :

ff Beaucoup de mes pièces en manqueront (d'unité de lieu) si l'on ne veut point admettre cette modération, - Corn. , 1 , p. 1 3 a : Disc, det Troie Dnitéi.

Disons simplement que Molière a mis le pluriel pour le singulier, comme il Ta fait pour les mots ardeurs, bontés, inclémences, maux, etc. ; — voir ces mots.

Moi-même , au pluriel.

Je pourrai me voir revivre en d'auiresmoi-mêmes. — Mar. forcé, se. t.

Moi , redondant ; emploi particulier.

676 Encore un petit mot. — Il ne me plaît pas, nwi. - TarU, II, a.

Battez, comme il faut, votre femme. • . — Il ne me platt pas, moL

Méd. malgré hd, I, 9.

* Voir Pronoms.

Moine bourru.

Sganarelle. Voilà un homme que j'aurai bien de la peine à convertir. Et dites-moi un peu, le moine bourru, qu'en croyez-vous? Eh I — D. Juan. La peste soit du fat 1 — Et voilà ce que je ne puis souflrir.

Page 1