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NATU

On oppose la nature tantôt à l’art qui l’imite ou s’en inspire, tantôt à la grâce qui lui vient en aide selon certaines théories.

On cite souvent ces anciennes formules : « La nature ne fait rien en vain; la nature ne fait pas de sauts. » La première signifie que la nature agit toujours par les voies les plus simples et semble obtenir le maximum d'effet avec le minimum d'efforts ; la seconde, qu’elle procède dans la production des êtres par gradations insensibles, de manière à ne Jamais laisser d'intervalle ou de hiatus dans leur hiérarchie.

La nature désigne, dans la langue de Jean-Jacques Rousseau, ce qui est spontané et ne porte pas la marque ou plutôt le stigmate de la tyrannie humaine et des institulions sociales.

NATURE (État de). Dans la langue de Jean-Jacques Rousseau, l’état denature estantérieur à l’état social, fondé artüficiellement sur les lois ou conventions humaines, dontla premièreestlecontratsocial qui donne naissance à l’État. Mais, à vrai dire, Rousseau ne se tient nullement à cette conception un peu naïve d’un âge d’or qui aurait précédé les sociétés, et son état de nature doit plutôt être défini par l’ensemble des instincts qui appartiennent à l’homme et lui sont inhérents, qu’il vive ou ne vive 'pas en société.

NÉCE

L'état de nature existe donc plus ou moins latent et dissimulé sous l’état social plutôt qu’il n’est antérieur à l'état social : l’homme de la nature est celui qui s’est délivré du joug des conventions arbitraires.

NATUREL. Naturel signifie souvent inné et s'oppose à acquis :

linstinct est naturel, l'habitude est acquise.

Par l'expression (loi naturelle, on désigne quelquefois la loi morale qui ordonne de faire le bien et d'éviter le mal.

NÉANT. Privation ou négation de l'être. Le néant est cependant distingué du non-étre et de la pure puissance, mais cette distinction extrêmement subtile ne peut être saisie que lorsqu'on approfondit les doctrines de Platon et d’Arislote.

Rien ne vient de rien; rien ne retourne à rien est un principe qui remonte à Démocrite : il contient à la fois, mais obscurément, le principe de causalité et le principe de la conservation de la force.

NÉCESSAIRE. On appelle nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être ni être autrement qu'il n’est. Ce mot a pour opposé contingent, ce qui peut ne pas êlre ou être autrement.

Les vérités nécessaires sont les principes de la raison.

NISU

Nécessitarisme est synonyme de fatalisme, et nécessité, de destin.

NÉGATION. La négation ne peut se définir que par l’affirmation dont elle est le contraire.

Dans un certain sens, elle peut être ramenée à l'affirmation même, puisque nier qu'une chose soit, c'est affirmer qu'elle n’est pas.

NÉO-CRITICISME. Le criticisme des disciples de Kant et, particulièrement, le crilicisme français de M. Renouvier (V. Crilicisme).

NÉO-PLATONISME. L'école d’Alexandrie,électique, panthéistique et mystique dont Plotin est le principal représentant.

NIHILISME (nihil, rien). Négalion universelle : le phénomé- nisme, qui réduit l'univers à une fantasmagorie d’apparences el le moi à une collection de phénomènes, est une sorte de nihilisme.

Le nihilisme politique est une théorie apologétique de l'anarchie.

NIRVANA. Le souverain bien des bouddhistes : retour au premier principe et anéantissement de l'existence personnelle.

NISUS (effort). On emploie quelquefois ce mot pour désigner l'effort, l'initiative d’une force qui

rat er

NOMT

se porte d'elle-même à l’action.

Nisus formativus est une expression qui désigne la force vitale, la plasticité qui régénère les lissus lésés et les organes blessés.

NOMBRE. Le nombre mathématique est une quantité discrête qui a pour élément l'unité.

Les nombres étaient, selon Pvthagore, les principes des choses : les pythagoriciens ne disaient pas seulement que toutes choses étaient failes selon les nombres, c'est-à-dire avec ordre et proportion, mais que les choses étaient réellement les mélanges des nombres.

NOMINALISME. Système de ceux qui nient la réalité des universaux (ou idées générales) el ne voient en eux que des mots et des noms.

Au nominalisme s’oppose le réalisme, qui admet la réalité, c'està-dire l'existence objective des universaux.

Le conceptualisme, qui en fait des idées ou concepts de l'esprit, ne paraît être qu'une forme atténuée du nominalisme.

Si l’on remarque que les universaux ou idées générales sont avant tout des conceplions de notre esprit, on pourra supposer, soit qu’elles répondent à quelque chose hors de nous, soit qu’elles ne sont que des produits absolument artificiels de notre faculté

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