‹ Lexique de philosophieChapitre 140 sur 176 · RAIS · texte numérisé non relu

RAIS

mais ces idées, selon Kant, sont simplement régulatives; en d’autres termes, elles ne peuvent servir qu'à systématiser les connaissances humaines en les ramenant à leur triple unité psychologique, cosmologique, théologique. Toutes les fois que la raison considère ces idées comme ayant un objet réel transcendant, elle tombe dans les antinomies. Par la raison pratique nous pourrions au contraire nous assurer que ce monde des noumènes, seulement possible pour la raison pure, est réel et nécessaire : c’est la théorie des postulats (V. ce mot) et il est étrange qu'on ait vu dans l’œuvre de Kant, entreces deux raisons, une contradiction qui n'y est nullement puisque le réel et le nécessaire complètent le possible et, loin de le contredire, le supposent. On peut repousser cette subordination de laraison pure à la raison pratique, autrement dit, de la métaphysique à lamorale, sans y voir une contradiction, ni surtout une « sublime contradiction ».

L'école éclectique appelait raison impersonnelle la raison considérée moins comme une faculté que comme une lumière qui éclaire à la fois tous les esprits :

Dieu présent à l'âme. Cette théorie semble inspirée par les théories allemandes de lidentité de l'être et de la pensée ou plutôt par la tradition platonicienne et augustinienne : « Raison, raison,

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