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RÉFL

défini : si je dis l’homme est un animal raisonnable, il faut que je puisse dire l'animal raisonnable est homme.

Kant appelle réciprocité ou communauté la troisième des catégories de relation : c’est la réciprocilé qui lie le patient à l'agent, l’action à la réaction.

RECONNAISSANCE. Dans le souvenir complet, il n'y a pas simplement retour, reproduction ou réviviscence d’un état antérieur, mais reconnaissance de l’idée avec les circonstances de temps et de lieu de sa première apparilion dans l'esprit. La réminiscence est un souvenir incomplet, un souvenir auquel manque la reconnaissance.

RÉFLEXE (Acte ou action).

L'action réflexe consiste dans ce fait qu'une impression reçue par un centre nerveux est suivie d’une réaction motrice immédiate, sans transmission aux centres plus élevés, d'ordre psychique. L'acte réflexe exclut donc la réflexion etla délibération.

La moelle épinière est le siège principal des actions réflexes, qui peuvent être simples ou coordonnées. Le cervelet, auquel on attribue la fonction d’équilibration, produit des actions réflexes très compliquées.

L'action réflexe offre trois phases : afférence transformation

RÉFL et efférence. Comme les impressions afférentes sont dites sensibles, lors même qu’elles ne sont pas senties, on peut définir l'acte réflexe une transformation nerveuse de sensibilité en motricité (V. Ac- Les réflexes).

RÉFLEXION. La réflexion, où conscience réfléchie, ou perceplion interne, est l'acte par lequel l'esprit se prend lui-même pour objet de connaissance.

La réflexion est l'instrument propre du psychologue, l'introspection. Elle implique désir ou volonté de s’étudier soi-même en devenant en quelque sorte acteur et spectateur, et par là se distingue de la conscience proprement dite ou conscience spontanée qui nest que l’aperceplion naturelle de nos états internes :

Je souffre et par là même je sais que je souffre, c’est la conscience qui m'a averli; je souffre et j'étudie ma souffrance en elle-même et dans ses causes psychologiques, c'est la réflexion qui commence son œuvre etmet en quelque sorte en opposition le moi qui éprouve la douleur et s’en afflige et le moi qui l'étudie en s’efforçcant de resler impassible.

C'est précisément de l'identité du sujet et de l'objet dans cette connaissance d’un genre parlicu-

lier que l’on a tiré des objections .

souvent répétées contre la possibilité de la réflexion ou de l’intro-

ride

RELA

spection, mais les raisonnements les plus ingénieux ne sauraient prévaloir contre un fait.

RELATION. Synonyme de rapport (V. ce mot). La relation est la troisième division des catégories de Kant et désigne le rapport de l’attribut au sujet : 4° substance et accident; 2° cause et effet; 3° réciprocité d’action ou communauté, d’où résultent les jugements catégoriques, hypothétiques et disjonctifs (V. ces mots).

RELATIVISME. Opinion des philosophes qui admettent la relativité de la connaissance. On peut considérer l’agnosticisme, le probabilisme, le scepticisme et le phénoménisme comme des formes du relativisme. Tous ces systèmes supposent une théorie de la connaissance qui nous refuse toute idée véritable de l'absolu (V. ces mots).

RELATIVITÉ. Relatif s'oppose à absolu et indique la relation d’une chose à une autre: l'accident est relatif à la substance, l'effet relatif à la cause.

La relativité de la connaissance résulte de ce que nous ne connaissons rien absolument, « nous ne connaissons le tout de rien », dit Pascal, et surtout de ce que nous ne pouvons rien connaître, comme l’a montré Kant, que relativement

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