SENT
tes nos opérations intellectuelles.
La difficulté du système consiste à passer de la sensation, état passif, à l'attention, état actif, el du désir qui est falal à La volonté œui est libre (V. Sensation transformée).
SENTIMENT. Le sentiment diffère de la sensation en ce qu'il a pour antécédent une idée {claire ou confuse) et qu'il ne se localise pas dans telle ou telle région du corps. La joie et la tristesse sont des sentiments, la faim el la soif sont des sensalions.
Dans la langue du xvu® siècle, sentiment signifie acte de sentir en général et la distinction précédente n’est pas usitée : Malebranche dit que nous connaissons l'âme par sentiment.
SENTIMENTALISME. On désigne quelquefois par ce mot la morale du sentiment, c’est-à-dire cette doctrine qui fait du senliment moral le guide de la vie humaine. Rousseau et Jacobi professent cette doctrine et regardent la satisfaction et le remords comme le vrai criterium des actions bonnes ou mauvaises. Adam Smith qui fonde la morale sur la sympathie, Aug. Comte qui prend pour point de départ l’altruisme, Schopenhauer qui choisit la pifié, professent également que le sentiment doit être substitué à la loi morale comme principe de la moralité et règle de nos actions
SIMP
SÉQUENCE. Terme emprunté aux Anglais, et qui signifie succession : la science constate des séquences de phénomènes, c’està-dire des successions ‘régulières dont elle formule les lois.
SIGNE. Un signe est un phénomène dont la présence éveille ou sugoère la pensée d’un autre phénomène. Les signes physiognomiquesrévèlent nos émotions et même nos pensées.
Dans la théorie du langage, on a coutume de distinguer les signes naturels et les signes artificiels ou de convention : un cri est le signe naturel de la douleur; un mot est le signe artificiel d’une idée.
Il est assez généralement reconnu que nous ne pouvons penser sans signes, non plus que sans images : toutefois il faut remarquer que logiquement, sinon chronologiquement, l'idée précède le signe et peut seule lui donner un sens en tant que signe,
SIMPLICITÉ. La simplicité est la qualité d’un être dans lequel on ne peut distinguer de parties.
On dit que l’âme est simple et l’on en conclut qu’elle ne peut périr par décomposition.
Descartes employait l'expression notions simples pour désigner les derniers éléments auxquels l'analyse doit nécessairement s'arrêler.