‹ Lexique de philosophieChapitre 38 sur 176 · BEAU · texte numérisé non relu

BEAU

sidération d'utilité ou d'intérêt personnel ;

20 Il plait universellement sans concept, c'est-à-dire sans avoir besoin d'être défini ou connu scientifiquement ;

3° Jlest une finalité sans fin, c’est-à-dire qu'il réalise la-finalité interne de l'accord des parties avec le tout sans qu'ilsoit besoin de lui assigner une finalité externe ou un but autre que lui-même ;

&o IL est l’objet d’une satisfaction non seulement universelle, mais encore nécessaire, c’est-àdire que quiconque n’a pas l'esprit gâté, non seulement le trouve beau, mais doit le trouver beau, en vertu même de la constitution intellectuelle et sensible de l'esprit humain dont les lois générales sont constantes et les mêmes pour tous les hommes. On n’en apprendra pas davantage si l’on dit, après Jouffroy, que le beau « est l'invisible manifesté par le visible » ou,

après Hégel, que le beau est « la

manifestation sensible de l’idée ».

Lesesthéticiens distinguent quelquefois le beau absolu (Dieu), et le beau idéal (parfait et toujours incomplètement réalisé dans les objets et dans les êtres que nous trouvons les plus beaux). Ils discutent cette question : Le beau est-il dans les objets (objectif) ou simplement dans l'esprit de l'homme (subjectif et relatif)? Voltaire exprime la théorie de la relativité du beau dans cette formule

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