‹ Lexique de philosophieChapitre 42 sur 176 · BOUD · texte numérisé non relu

BOUD

la personnalité et retour à la nature universelle. Les bouddhistes admettent Ja métempsycose et prétendent que le nirvana nous en délivre. Leur panthéisme, aux yeux de certains commentateurs, n’est qu’une forme de l’athéisme ; quant au nirvana, il est délicat de décider si c'est l’anéantissement pur etsimple ou une forme de l'immortalité analogue à celle qu'admet Spinoza, l'éternité des grandes idées dont le sage nourrit son âme.

BRAÏ

BRAIDISME. L'hypnotismes’appelle quelquefois braidisme, du nom du médecin anglais Braid qui endormait ses sujets en leur faisant contempler fixement un objet brillant et décrivit des phénomèenes (hyperesthésies ou anesthésies, hallucinations avec conservation ou même exaltaiion des facultés intellectuelles, suggestions, elc.) qui marquent une date importante dans la science de l'hypnotisme.

Son livre intitulé Neurypnologie fut publié en 1843.

CANON (xavov, règle). Mot de la langue de Kant: « J'entends par canon, dit-il, l'ensemble des principes à priori du légitime usage de certaines facultés de connaitre en général. » Ildonne pour exemple la logique, qui est un canon pour l’entendement et la raison, mais pourtant ne leur fournit qu’une règle purement formelle, puisqu'elle fait abstraction du contenu ou de . la matière de la pensée. Comme la raison pure n’a qu'une utilité toute négative dans sa doctrine, il n'y a lieu de chercher un canon ou une règle que pour la raison pratique.

Stuart Mill appelle canons les quatre méthodes d’induction, concordances, différence, résidus, variations concomilantes (V. ces mots).

CANONIQUE {xuvwv, règle). Les épicuriens appelaient ainsi leur logique. Épicure avait imaginé de substituer à l’organon d’Aristote un petit nombre de règles destinées à guider l'esprit dans toutes ses recherches. La meilleure des dix règles qu’il donnait consistait à

recommander la clarté dans l’expression.

La canonique reconnaissait trois sources de vérités : les sensalions ou perceptions sensorielles; les anlicipations ou idées générales, empreintes des sensations passées, et les passions ou impressions passives que les choses font sur nous.

GAPACITE. Les philosophes écossais distingualent les capacités des facultés proprement dites et desopérations intellectuelles. Reid appelait donc capacilé une faculté passive, une simple réceptivité.

La sensation n'implique qu’une capacité de recevoir les impressions; quand l'attention s’y joint, elle devient perception et implique une véritable faculté de connaître.

CARDINALES ({cardinalis, principal; de cardo, gond, pivot). Les vertus cardinales sont les quatre vertus essentielles qui constituent la morale : la prudence ou sagesse, la justice, la force ou grandeur d'âme et la tempérance. Les sco-

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