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lastiques, qui les ont empruntées à Platon ou plutôt à toute l'antiquité par l'intermédiaire du Traité des Devoirs de Cicéron, y ajoutaient les vertus fhéologales : la foi, l'espérance et la charité.

CARTÉSIANISME. Ce mot désigne la philosophie et l’école de Descartes (en latin, Cartesius.) IL désigne ainsi d’une manière générale le mouvement philosophique qui s’est accompli au xvuie siècle sous l'influence de ce philosophe.

L'esprit cartésien est encore vivant et les principes essentiels du Discours de la méthode resteront toujours vrais.

Quand Auguste Comte met les

mathématiques à la base des scien-.

ces, il se montre pénétré de l'esprit cartésien, dont la tendance générale consiste à tout expliquer mathématiquement et à ramener le problème de l’univers à un problème de mécanique.

Cependant Leibniz a pu dire que «le cartésianisme est l’antichambre de la vérité », car il surajoutait son dynamisme au mécanisme de Descartes. C’est vers le milieu du xvire siècle, à l’époque où les doctrines de Locke et un peu plus tard, dans la préface de l’Encyclopédie, celles de Bacon firent échec aux doctrines de Descartes qu'il faut placer la fin de l’école cartésienne proprement dite.

Leibniz a dit encore que le spinozisme est un « cartésianisme

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immodéré », et, par Spinoza, Descartes a exercé une grande influence sur la philosophie allemande du xix° siècle.

CATALEPSIE (de xararzuEave, surprendre, saisir). Maladie caractérisée par la suppression de Ja volonté et par l’aptlitude qu'ont les muscles de la vie de relation à garder longtemps les attitudes qu'on leur imprime (plasticilé cataleptique). C’est un des trois étals où peuvent se trouver les personnes hypnotisées les deux autres sont la léthargie et le somnambulisme. |

CATÉGORÉMATIQUE. Les termes catégorématliques sont ceux qui ont une signification par euxmêmes,comme les susbtantifs, les adjectifs. Les termes qui n’ont de sens que joints à d’autres, comme quelque, nul, sont syncatégorématiques.

Le premier mot se disait encore de l'infini actuel ou en acte, et le second, de l'infini en puissance ou de l'indéfini. Ils sont rarement employés aujourd'hui.

CATÉGORÈME (xarnycoio, j'affirme). Les catégorèmes ou prédicables sont les cinq universaux :

le genre, l'espèce, la différence, le propre et l'accident. Ils indiquent les diverses manières dont les catégories ou prédicaments sont attribués au* choses.

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CATÉGORIE (#zrmycoie, accusation et, chez Aristote, attribution).

Catégorie signifie proprement attribution. Dans la philosophie péripatélicienne, il désigne les modes spéciaux de l'être; en d’autres termes, l'être en tout ce qu'on peut en affirmer. Les catégories sont donc les genres dans lesquels viennent se ranger toutes les choses qui tombent sous la pensée et toutes les qualités qui leur appar- Liennent et que l'esprit leur attribue. Elles sont à la fois logiques et métaphysiques, exprimant les conditions de la pensée et les lois des êtres. Aristote a quelque peu varié sur leur nombre etleur ordre, mais la\subslance est toujours pour lui la catégorie fondamentale et, dans le traité spécial des catégories, il en compte dix qu'il range dans l’ordre suivant :

diée 19 La substance (les individus qui sont les vraies substances, et les espèces, subslances secondaires); 4e 29 La quantité (discrète quand les parties ne sont point liées : le nombre ; continu quand elles sont liées : le mouvement); axdow- 30 La qualité (habitudes, les puissances physiques, les qualités sensibles, les atfections de l’âme); ww 4° La relation (rapport d'une chose à une autre, d’un être à un autre: pére et fils, maitre el valet, égal semblable) ; aile 0° L'action (marcher, courir, ‘ connaitre, aimer, etc.);

«M La passion (être battu, être éclairé, être échauffé, etc.) ;

#79 Le lieu (à Athènes, à Rome, être dans son cabinet, dans son lit);

cs 8° Le temps (hier, demain, il y

a un siècle) ;

Huls99 La situation (être debout, cou-

ché, à droite, à gauche, devant, derrire els)

4100 L'avoir (avoir un vêlement, une armul'e, elc.).

« Voilà, dit Port-Royal, les dix catégories d’Aristote, dont on fait tant de mystère, quoique, à dire vra]l, ce soit une chose de soi très peu utile. »

Il va sans dire que cette table fut souvent discutée et quelquefois remaniée pendant la scolastique.

Kant déclare « qu’il donne aux concepts, suivant le langage d’Aristote, le nom de catégories, puisque son dessein est identique, bien qu'il s'en éloigne beaucoup dans l’exécution » ; cependant on voit aisément qu'il poursuit un bul assez différent, puisqu'il s'efforce, après avoir parlé des formes de la sensibilité, le temps et l’espace, de classer lousles jugements possibles, tous les concepts purs de l’ertendement.

Voici la table des catégories kanliennes, au nombre de douze, rangées en quatre groupes :

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