I. QUANTITÉ. II. QuaLriTé
Unité. Réalité.
Pluralité. Négation.
Totalité. Limitation.
CAUS
IIT. RELATION. IV. Mopazrré.
Substance et ac- Possibilité. —Im-
cident. possibilité.
Causalité et dé- Existence.— Non-
pendance. existence.
Communauté ou Contingence.
réciprocité d’action.
CATÉGORIQUE. On appelle proposition calégorique celle dont les termes sont simples, par opposition à la proposition hypothétique.
Le syllogisme catégorique est composé de cessortes de propositions.
L'impératif catégorique de Kant désigne le commandement absolument obligatoire de la loi morale (V. Impératif).
CAUSALITÉ. La causalité est l'acte dela cause entantquecause, le lien réel qui unit la cause à son effet. Ce mot s'emploie surtout dans l'expression principe de causalité. Le principe de causalité ne doit pas être formulé « Tout effet a une cause », ce qui n’est qu'une tautologie, mais « Tout ce qui commence d'exister, tout ce qui arrive a une cause ». La conscience nous fournit l’idée de cause, et la raison nous fait concevoir le principe de causalité.
CAUSE. L'idée de cause ou d'agent producteur d’un être ou d’un phénomène a son origine dans la conscience que nous avons de vouloir et d'agir, dans l'effort mus-
y eus
CAUS
culaire, disait Biran, c’est-à-dire daus l'action réelle de l'esprit sur le cerveau et sur les muscles.
C'est le seul fait où nous percevions simultanément la cause et l’effet dans leur corrélation réciproque. Dans le monde physique nous ne Ssaisissons, comme Hume l'a si bien montré, que des successions régulières qui, grâce à l’habitude que nousavons deles constater, nous semblent des connexions nécessaires de cause à effet. Nous sommes donc souvent exposés à confondre la cause avec la condition ordinaire du phénomène.
Aristote a distingué quatre sortes de causes dont les noms sont restés dans la langue philosophique :
1° La cause matérielle ou la matière (ce dont une chose est faite :
par exemple, dans une statue, le bois, le marbre ou le bronze);
20 La cause furmeile ou la forme (ce qui s'ajoute à la matière pour la déterminer : par exemple, dans la statue, la forme de l’homme ou du dieu);
3° La cause efficiente (ce qui imprime une forme à la matière : ainsi l’artiste qui a sculpté la statue);
4° La cause finale (le but que poursuit la cause efficiente : ainsi, pour l'artiste, la gloire ou le gain).
On parle aussi quelquefois, d’après Platon, de la cause exemplaire (l'idée ou l'idéal, appelé encore archétype, que larliste conçoit et qui ne se trouve jamais
CAUS
réalisé complètement, soit par la nature, soit par l’art).
Galien appelait cause instrumentale l'organe, l'instrument qui n'agit que par l'impulsion d’une autre cause, et qui est plutôt une condition nécessaire à la cause.
Les scolastiques donnaient le nom de causes secondes aux créatures, et réservaient à Dieu le nom de cause première. Ils distinguaient encore des causes extrinsèques (efficiente el finale) et des causes intrinsèques (matière et forme); des causes prochaines et éloignées, immédiates et médiates.
Spinoza dit de Dieu qu'il est « cause de lui-même », pour exprimer cette idée qu’il est parfaitement indépendant et n’a besoin de rien d'autre pour exister.
CAUSES FINALES. La doctrine des causes finales consiste à chercher dans la nature les fins poursuivies par son auteur, les intentions qu'elles semblent révéler.
On a fait un grand abus des causes finales, surtout au moyen âge, parce qu’on a nommé de ce nom de simples harmonies naturelles ou même des appropriations d’origine purement humaine au lieu de les chercher exclusivement dans le
rapport de l’organe à sa fonction.
Cependant Voltaire a pu dire que si l'œil n’est pas fait pour voir, il consent à être appelé « cause- -finalier, c’est-à-dire imbécile ».
san À Nm