EXTR
idéalistes,qui nienitle monde extérieur, prétendent qu'il n’a d’exislence que dans notre pensée; que son étre consiste à étre perçu.
Par l'expression extérioriser les sensalions, on désigne ce fait que nous les projetons hors de nous ou plutôt que nous leur assignons des causes étrangères à notre esprit, etqu'ainsi nous leslocalisons, soit dans notre propre corps, soit surtout (car c’est là spécialement le jugement d'exlériorilé) dans l’espace; les sensations du rouge ou du bleu sont en nous et pourtant nous déclarons que les objets colorés en rouge ou en bleu sont hors de nous el nous ne disons pas que notre sensation est rouge ou bleue.
EXTRÊME. Dans un syllogisme, le grand et le petit terme (celui qui a le plus et celui qui a le moins d'extension) sont appelés les extrémes par rapport au terme moyen qui sert d'intermédiaire et qui ne se trouve jamais dans la conclusion, où, au contraire, lesextrêmes sont réunis (V. Syllogisme).
EXTRINSÈQUE. Extrinsèque se dit de ce qui ne fait pas partie essentielle de la nature d’une chose.
Il signifie donc extérieur, étranger et désigne ce qui n’entre pas dans la composition et ne fait pas partie des éléments constitutifs d’un être. Il est l’opposé d'intrinsèque.
F. Cette consonne, dans les termes mnémoniques qui désignent les différents modes du syllogisme, indique que tous les modes des trois autres figures qui ont cette iniliale peuvent être ramenés au mode de la première qui commencent par la même consonne. Peuvent se ramener à Ferio : Fapesmo, Fresisomorum, Festino, Felapton, Ferison (V. À, Syllogisme, Conversion).
FACULTÉ. Une faculté est un pouvoir que l’âme se reconnait à elle-même de subir certaines modifications ou de produire certains actes. On appelle quelquefois capacités les facultés purement passives, comme la sensibilité, et l’on réserve alors le nom de facultés à celles qui impliquent une activilé plus marquée, comme la volonté.
Ce sont surtout les Écossais qui ont réduit l’œuvre presque entière de la psychologie à la détermination des facultés : leur méthode, analogue à celle des sciences naturelles, consistait à classer les
faits internes en autant de groupes qu'ils offrent de différences bien marquées et à attribuer chacun de ces groupes à autant de facultés.
Sensibilité, intelligence,volonté, ce sont les trois facultés généralement reconnues aujourd'hui, mais au xvue siècle les philosophes se contentaient généralement de distinguer les opérations sensitives et les opérations intellectuelles.
Inventer, comme fait Jouffroy, une faculté expressive etune faculté interprétative pour expliquer le langage, c'est faire un abus manifeste
de la méthode écossaise, Un autre
abus qu’onluia durementreproché consisterait à regarder les facultés comme réelles et comme séparées : elles agissent toujours de concert et ne sont distinctes que virtuellement, puisqu'elles ne sont que des formes différentes de la même activité de l’âme.
Cependant on a tort d’accuser les psychologues écossais d’avoir réalisé et personnifié leurs facultés en imaginant une sorte de gouvernement constitutionnel de l’âme