‹ Lexique de philosophieChapitre 73 sur 176 · PAUL · texte numérisé non relu

PAUL

où la raison serait le président du conseil, la perception extérieure le ministre des affaires étrangères, la conscience le ministre de l’intérieur, etc. Il y aeu des abus; les disciples surtout se sont imaginés qu'il y avait une sorte de gloire à inventer une faculté nouvelle; mais c’est, au fond, la doctrine commune de ces psychologues que les facultés ne sont que les noms divers de l’âme une dans son principe, multiple par ses opérations. Il y a donc quelque puérilité à combattre aujourd’hui la théorie des facultés et à se priver, par excès de scrupule, d’un moyen commode de distinguer et de préciserles faits psychiques :

autant vaudrait condamner et proscrire l’abstraction sous prétexte que les philosophes sont trop enclins à prendre pour des choses véritables des abstractions réalisées.

On appelle localisation des facultés la recherche de leur siège dans le cerveau : ainsi, le langage est localisé dans la troisième cir-

convolution gauche frontale. On

sait que Gall et les autres phrénologistes multipliaient à l'excès les facultés et prétendaient les localiser empiriquement dans les protubérances du cerveau marquées au dehors par les bosses du crâne.

FALLACIA. Cemot latin signifie méprise, erreur, tromperie el dé-

FATA signe en logique toute une série de sophismes : sophisme de l’accident, de division, de composition (fallacia accidentis, divisionis, compositionis) (V. Sophisme).

FAMILLE.En histoirenaturelle, groupe de genres réunis par des caractères communs.

Son autresens, réunion du père, de la mère et des enfants, est assez connu : M. Paul Janet donne pour fondement à la famille le double besoin de vivre en autruiet de revivre en autrui. Les différents types de la famille sont étudiés par l’ethnologie et par la morale.

FATALISME (fatum, destin).

Doctrine de ceux qui nient la liberté humaine. Ce mot s'emploie aussi pour désigner l’opinion qui regarde tout ce qui arrive comme l'effet d’une nécessité aveugle.

On distingue quelquefois le fatalisme théologique (Dieu prévoit nos actions, donc elles ne peuvent se produire autrement qu'il les a prévues); le fatalisme physique (les lois de la nature sont nécessaires et cette nécessité extérieure, par la naissance, l’hérédité, le régime, les habitudes, etc., nous modèle à son image); le fatalisme psychologique ou détlerminisme (les motifs nous déterminent aussi fatalement que les poids font pencher la balance). (V. Déterminisme et Destin).

FIGU

FAUX. Le faux a été défini ce qui n’est pas. C’est l'opposé de vrai et le synonyme d'erreur (V. ce mot). La fausseté est donc la nonconformité de la pensée avec l'objet. Elle semble impliquer un jugement; cependant on dit aussi une idée fausse, bien que l'idée en elle-même ne soit ni une affirmation ni une négation.

FECHNER (Loi de). La loi psycho-physique de Fechner s’énonce ainsi : les sensations croissent comme les logarithmes des excitations, c’està-dire, quand les excitations croissent en progression géométrique (1, 40, 400, 1000, etc.), les sensations ne croissent qu’en progression arithmétique (0, 1, 2, 8, 4, etc.).

FÉTICHISME. Culte desfétiches, objets naturels divinisés. Suivant certains philosophes, le fétichisme serait la forme primitive de toute religion. Au fond, culte des idoles dit exactement la même chose.

FIGURE. Forme extérieure. La figure est une détermination de la quantité. Quand certain personnage de Molière discute gravement s’il faut dire la figure ou la forme d’un chapeau, il rend ridicule une distinction que les sco-

lastiques regardaient comme im-.

portante : la forme n’est pas extérieure à l’objet, c'est l’objet lui-même dans ce qui le caracté-

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