GRAM
Gnomique signifie sentencieux. La philosophie gnomique est donc une philosophie qui s’enseigne par brèves maximes, qui procède par aphorismes, par exemple celle des sept sages de la Grèce.
GNOSTICISME (y&0te, connaissance, Science supérieure). Aux MA Cu#Siècies de l'ère, chrétienne, on appelle gnostiques certains philosophes qui s'inspirent du judaïsme, du christianisme el même du platonisme, et dont Île caractère commun est de professer certaines opinions plus où moins mystérieuses (la gnose), comme l’'émanation, la chute, la rédemption, la tradition d’une race sainte chargée de conserver et de propager la révélation.
L’agnosticisme est au contraire l’opinion de ceux quiregardent les causes premières comme Iinconnaissables : c'est une sorte de positivisme ou de scepticisme sur les natures et les causes. La théorie de Spencer sur l’inconnaissable est un agnosticisme et l’on désigne quelquefois l’inconnaissable par cet autre mot, l’incognoscible.
GRAMMAIRE GÉNÉRALE, COM- PARÉE. Étude comparative des langues et théorie de leurs caractères communs. Des essais de grammaire générale se trouvent déjà dans le Cratyle de Platon et les Analy'iqurs d'Aristote. Cette
exemple un nombre,
GYMN
science est intimement liée à la psychologie et à la logique.
GRANDEUR. Toute quantité a une grandeur mesurable, par une ligne.
Dans un autre sens, le mot grandeur s'oppose à petitesse. La grandeur n'est pas le résultat d’une perception, mais d'une comparaison : toute grandeur est mesurable. En soi rien n’est grand ni petit absolument : tout dépend de l'unité de mesure.
Ce mot s'emploie aussi pour désigner les degrés de la perfection ou de l’excellence : Dieu est grand; un grand homme.
GRAND TERME. Dans un syllogisme, on appelle grand terme celui qui a le plus d’extension, petitterme celui qui en ale moins, el moyen terme celui qui en a plus que le petit, moins que le grand :
mortel serait un grand terme et Pierre un petit terme par rapport à homme qui serait le moyen terme.
GYMNOSOPHISTES (yuuvss, nu).
Sages ou ascètes indiens qui vivaient nus ou à peu près nus et faisaient profession de renoncement et d’austérité. Calanus, qui se brüla solennellement sur un bûcher en présence d'Alexandre
et de son armée, était un Re <°
des <UNEMAMERRSe
HABITUDE (habitus, de habere, avoir, posséder). L'habitude est une tendance à répéter certains actes, qui s'accroît et se forlifie par leur répétition même.
Il ne faut pas faire de l’habitude l'effet de la seule répétition des actes : elle commence dès le premier acte, autrement le second se produirait dans les mêmes conditions que le premier et l’habitude ne naïîtrait jamais. Les scolastiques distinguaient même des habitudes innées, par exemple la connaissance des premiers principes.
Depuis Biran on distingue les habitudes passives et les habitudes actives, bien que l’habitude suppose toujours quelque activité, et l’on dit qu’elle émousse la passivité et fortifie l’activité : ainsi elle tend à affaiblir la sensibilité, tandis qu’elle tend à accroître l'intelligence et à fortifier la volonté. C’est une « seconde nature »
qui se surajoute à la première et quelquefois la modifie tellement qu'elle semble la détruire. Celte seconde nature, nous la voyons
A. BERTRAND. — Lexique.
naître etse former sous nos yeux:
par là nous pénétrons jusqu’à un certain point dans les natures ou les êtres.
Aristote a pu dire que les vertus sont des habitudes, c'est-à-dire des dispositions permanentes qui créent un homme nouveau. On à quelquefois regardé les instincts eux-mêmes comme des habitudes héréditaires, c’est-à-dire des habitudes qui ont leur origine, non dans l'individu, mais dans l’espèce, et qui se transmettent par voie d’hérédité.
HALLUCINATION (hallucinari, s’abuser, extravaguer). L’hallucination estune image dont l’intensité anormale égare le jugement et fait croire à la présence de l’objet, C’est donc une perception sans objet extérieur, une perception fausse ou à vide.
L'illusion en diffère en ce que l'objet qui la cause est réel et présent, mais transformé ou déformé dans l’image que l'esprit s’en forme. Voir un fantôme dans une profonde obscurité, c’est être