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litulion des naiicraries alliques a donné lieu à de nombreuses hypothèses, car les textes qui nous en parlent sont obscurs, incomplets et contradictoires. On ne peut rien affirmer de certain ni sur leur origine, ni sur la date où elles furent créées. Tout ce que nous savons, c'est que les naucraries sont des divisions territoriales et administratives de l'Atlique, au nombre de quarante-huit; chacune doit fournir à l'État un vaisseau et deux cavaliers, avec l'argent nécessaire à l'armement et à l'équipement. Elle a à sa tète un vaoxpapoç, chargé de régler toutes les questions d'armement et de payer les frais. Il dépend du polémarque. A une époque ancienne, il est question des prytanes des naucrares.
Les naucraries fournissaient aussi des subsides dans certains cas déterminés, par exemple ils contribuaient aux frais des théories qui se rendaient à Delphes.
Lorsque Clisthcnes fonda les tlèmes, les démarques furent substitués aux naucrares.
NauXov. — 1° Prix du passage sur un navire. D'où fret, c'est-à-dire prix du transport des marchandises (Voy. Naû-
xXïipo;).
20 Syn. de Nà^Xa.
NaCXoç. — Voy. NauXov 1.
Nau|JLaYÎa. — Ce mot signifie une bataille navale. Les Romains l'ont employé pour désigner une bataille simulée donnée pendant des fêtes, ainsi que l'édifice construit pour donner ces représentations.
NauiTYJYtov. — Chantier de constructions navales et de réparations. On veillait à ce que l'emplacement choisi dominât suffisamment le niveau de la mer pour rendre possible le lancement du vaisseau.
NauiTT^yÔç. — Maître charpentierconstructeur de navire.
Nauç. — Navire, et plus particulièrement vaisseau de guerre, opposé à ttXoÏov, vaisseau de commerce. La forme la plus simple du navire a été sans doute le tronc d'arbre sur lequel on se mainte-
nait à califourchon, puis le radeau, formé de troncs assemblés et liés, puis le tronc d'arbre creusé, et enfin le bateau creux formé de pièces de bois assemblées. Depuis les temps les plus reculés, les bateaux ont servi soit au transport des passagers et des marchandises, soit à la guerre; les Grecs, en particulier, ont construit des barques et canots, des navires de commerce, quelquefois de dimensions considérables, et des vaisseaux de guerre. Tous ces bateaux et vaisseaux marchaient à la rame ou à la voile, quelquefois à la rame et à la voile; mais tandis que les vaisseaux de guerre allaient presqu'exclusivementàla rame, les navi- . res marchands naviguaient plus volontiers à la voile. La chose s'explique; les navires de guerre devaient marcher rapidement, sans s'occuper du vent, droit au but; les navires de commerce pouvaient prendre leur temps et louvoyer. De là aussi la forme longue donnée aux premiers, qui cherchaient avant tout la vitesse, et la forme plutôt ronde donnée aux seconds, qui devaient contenir le plus possible de marchandises dans leurs larges Hancs.
La coque des navires et la quille étaient construites en bois de pin et de sapin, le plus souvent; mais on pouvait aussi y employer l'aulne, le peuplier, le platane, Torme, le frêne, l'acacia, etc. On ajoutait souvent une fausse quille en chêne, car on avait l'habitude de tirer les navires sur le rivage, et il fallait atténuer le danger d'usure. Le calfatage était fait avec de la filasse, et la coque était enduite de goudron et de cire mélangés; on la peignait d'ordinaire, du moins la partie au-dessus de la ligne de fiotlaison, en rouge, bleu ou autre couleur vive. La poupe se relevait d'ordinaire, et il y avait à l'arrière un petit pont ou une cabine; la poupe se relevait aussi le plus souvent et était décorée d'un grand ornement recourbé appelé acpXaTTOv. Ainsi le bordage avait une forme concave assez accentuée. La disposition des bancs de rames
— il y en avait un, deux, trois et jusqu'à quarante — a été lobjel de beaucoup de
discussions, et rien n'est encore absolument fixé sur ce point. Il est probable qu'il y avait de très nombreuses variantes, et l'on ne peut rien dire d'absolu. Sans doute les bancs étaient disposés en «scalier le long des fiancs du vaisseau; les rames, même celles du rang supérieur établi sur le pont, passaient par des sabords; elles étaient maintenues par des tolets, et des poches de cuir souple servaient à empêcher l'eau de pénétrer dans le vaisseau. On verra au mot Tii-/,pYiç la disposition des rameurs dans le navire de guerre par excellence des Grecs. La trière portait 20) rameurs; mais si Ton en croit certains auteurs, certains vaisseaux de guerre eurent jusqu'à 4.000 rameurs. Cela paraît peu vraisemblable. A la poupe étaient attachées deux grandes rames servant de gouvernail; un couplage permettait de les manier ensemble; les ancres étaient suspendues à la proue; les câbles qui les tenaient passaient par des écubiers qui quelquefois se confondaient avec les yeux peints à lavant du navire. La carène se complétait dans les navires de guerre par un éperon, arme essentielle. Cet éperon était en bronze, et avait ordinairement trois pointes; de profil, on lui donnait l'aspect d'une tête de sanglier; un petit éperon secondaire
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pouvait surmonter le premier, pour coopérer au travail de rupture et de déchirement du vaisseau ennemi. Les vaisseaux de commerce étaient pontés; mais les navires de guerre n'avaient qu'un lillac au centre, et des passavants.
Le gréement des navires était plus important pour les navires de commerce que pour ceux de guerre. 11 se composait, pour les uns et pour les autres, dun ou île plusieurs mâts, trois au plus, soutenus par des étais et des haubans attachés au bordage. La base du mât était engagée dans une douille, de façon qu'on pût l'enlever et l'abattre, par exenjple au moment d'une bataille; mais sur les grands navires de commerce il était i\\e. On pouvait placer au haut du mût, au dessus de la vergue, une hune ayant la forme d'un baril, et où pouvaient entrer deux hommes. Les mâts soutenaient les vergues et les voiles, voiles carrées d'ordinaire, faites de toile de lin, quelquefois de papyrus ou de joncs; les bords en étaient bordés de cuir ; les voiles étaient teintes de diverses couleurs et décorées d'emblèmes, d'inscriptions, de devises. On les manœuvrait au moyen de drisses, d'écoutes et de cargues. Les Grecs n'ignoraient aucune ou presque aucune des manœuvres modernes.
Le haut des mâts pouvait supporter des drapeaux et des pavillons; et l'on mettait aussi à la proue des feux dans des fanaux. Les vaisseaux de guerre étaient peu profonds, mais pouvaient être assez longs, 70, 120, 150 pieds, et avoir jusqu'à 25 pieds de large. On cite un vaisseau à 40 bancs de rameurs ayant 280 coudées de long, et :^.8 de large. Les plus grands navires de commerce étaient de 250 tonneaux environ ; exceptionnellement, par exemple pour transporter un obélisque,