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biens. On employait parfois dans ce sens spécial le mot aujxêac»'.;.
*0{XcpaMiaç, 'Ojxcpàxtvoç, 'OpicpaxtXTjç [oivo;J. — Vin Apre, amer, faU avec des raisins trop verts, oy/spa; désignant les fruits verts, en particulier les raisins et les figues qui ne sont pas encore Miùrs.
'0{XCpàXtov. — Petite proéminence au centre d'im bouclier(Voy. 'Ot;.cpaXoç).
*0{JicpaXôç. — Ce mol s'applique, en pi incipe,à une saillie plus ou moins ronde sur une surface plus plate, et eu particulier à la partie centrale du bouclier, à laquelle on donnait soit simplement la forme d'une bosse ronde, soit la forme de tètes d'animaux, de monstres, etc. (Voy. 'Agtti';). Il désigne aussi, par exemple, la partie saillante d'un limon de cbar où s'attachent les traits.
Mais le sens primitif de nombril a fait nommer ô|ji.cpaXô; le nombril du monde, que Ton situait à Delphes et qui élail marqué par une pierre sacrée, appelée aussi oacpaXo;. Celte pierre était de forme ovoïde, haute de deux à quatre pieds; sur les monuments, elle apparaît ornée tanlot de bandelettes et de branches de laurier, tantôt d'un filet ou àypTjvdv. Il était placé dans l'adyton d'Apollon, à côté de la statue d'or du dieu, peut-être sous un édicule à colonnes; il y avait à cùlé de
lui deux aigles d'or, en souvenir de ceux dont la rencontre avait justement fixé le centre du monde.
II est vraisemblable que la pierre de
1 oa'^aXô; n'élail, à l'origine, que le couronnement du tombeau souterrain de Python, le serpenl tué par Appollon, et, avec Cîaia sa maîtresse, premier occuparit du sanctuaire.
"Ojxcopoç apTOç. — Pain de fine farine de froment, très bien criblée.
''Ovap/Oveipap. — Songe. Les songes jouaient un grand rôle dans la vie des anciens; ils étaient envoyés par Zeus pour avertir les hommes, mais comme les uns étaient vrais, les autres faux, la plupart difficiles à interpréter, on a\ait recours aux devins ou onirocriles (Voy.
'(^V£tpO)CpiTTjÇ).
'OvetpoxpeTT]ç , 'OvetpôjJLavTtç , 'OvetpoitôXoç. — Ces trois mots sont à peu près synonymes; le premier signifie : qui interprète les songes; le second : qui prédit l'avenir par les songes. L'arl dinlerpréler les songes élail tenu en grande estime à l'époque homérique; les plus fameux devins étaient recherchés pour cela. Cet art resta populaire pendant toute l'antiquité, mais il ne fut plus exercé que par des devins inférieurs.
"Ovojia. — Nom. Il n'y avait pas de règle en Grèce pour choisir le nom d'un enfant. Mais la coutume était ordinaire que l'on donmit au premier fils le nom de son grand père paternel et aux suivants ceux des ascendants et des parents les plus proches. D'autres fois le nom du fils était un dérivé du nom du père. Le nom des filles pouvait être un simple féminin du nom du père, ou un nom particulièrement usité dans la famille. Pour désigner officiellement un citoyen, on lui donnait ce nom, en indiquant qu'il était fils de tel ou tel; à Athènes, on ajoutait le nom du dème auquel il élail inscrit. Par exemple A'/jaoTÔévYjÇ AT|fj.0G6£vooç riaiav'.eu;. SMl s'agissait d'une femme, on lui donnait son nom suivi de celui de son père ou de son mari, et du nom du dème de l'un de ces derniers : Au(7iaà/Yj 'HpuLoy^vouç MeXiteo^;.
Quant à l'origine des noms, elle élail très variable; ils avaient rapport avec les
dieux, les villes, les peuples, les caractères, qualités ou défauts physiques ou moraux que peuvent avoir les gens, avec les métiers, etc. Les noms de femmes ressemblaient en cela aux noms d'hommes, et n'étaient souvent que les noms d'hommes au féminin ; quelques-uns, terminés en ov, étaient plus caressants, et on les réservait d'ordinaire aux courtisanes. Les esclaves étaient le plus souvent désignés par le nom de leur pays d'origine ou de leur métier.
Les Grecs ont fait un grand usage des surnoms; mais naturellement le choix des surnoms était tout à fait fantaisiste. Le père pouvait, s'il le voulait, changer le nom de son fils.
C'était le septième ou le dixième jour après sa naissance que Ton donnait officiellement son nom à un enfant.
'OvopLaxXrjTwp, — Ce mot traduit le latin nome ne la t o I- y esclave chargé de dire à son maître le nom des personnes qu'il voyait; il s'applique, en grec, à l'esclave chargé d'appeler les convives et de leur indiquer leurs places dans les festins.
"Ovoç. — L'âne. Cet animal, à cause de sa force et de sa sobriété, était apprécié des Grecs autant que des autres peuples, dans l'antiquité comme de nos jours. Il élail, avec le mulet, employé aux rudes travaux des champs et de l'industrie. On s'en servait aussi comme monture, aussi bien les hommes que les femmes. La chair de l'âne n'était pas dédaignée; le lait dànesse était employé en médecine, et on en préparait des bains. On sait enfin qu'il avait son rôle religieux dans les cultes de Dionysos, Heslia, Héphaislos, Priape, etc.
La réputation si peu méritée de bêtise qu'a làne de nos jours date de lantiquité. Aussi son nom était-il une injure. Il était donné, par dérision, dans les jeux d'enfants, à celui que sa maladresse désignait
comme la victime, exposé aux coups et aux quolibets de ses camarades. Il y avait un ovo;, en particulier, dans certaines parties de balle, au jeu de la marmite (/uTpi'voa), au jeu du Roi (fiast/a'voa), etc.
Quelques objets devaient à leur forme ou à leur emploi le nom d'ovo; :
1» La pierre inférieure du moulin s'appelait ovo; àXsTTjÇ, àXsTtôv (\oy. Mj-
/OJV).
2» Le cabestan, que l'on appelait a;ci)v, portait aussi le nom dovo; ou ovtTxo;.
3" Les fileuses plaçaient sur leur genou, étant assises, une sorte de demi-cylindre fermé par un bout, en terre cuite, en bois ou en métal, sur lequel elles tordaient
avec le pouce le fil sorlant de la quenouille. Il y en avait de 1res ornés; on en a conservé des spécimens en argile, peinl'^ comme des vases.
"OvuÇ. — 1^ Voy. 'Ovu/iov. Les objets en onyx, les boîtes à parfum ou à fard, les vases à boire, etc., prenaient le nom de la matière dont ils étaient formés.
2» Ongle, grilTe, et par suite tout objet recourbé comme une griffe, par exemple un croc, un crochet de fer ou de bois, l'extrémité dune ancre.
*OvuYtÇeiv. — Se dit du travail du sculpteur qui presse et polit l'argile avec l'ongle, pour arriver au modelé le plus fin et le plus parfait possible. Celait alors que la glaise étiit Iv ovj/i lOTav ôv o. ô -TjXo; yÉvYjTXi), au dire de Polyclèle, qiie l'artiste avait le plus de difficulté.
'Ovu^tov, Ovu^^tTTjç. — Onyx ; sous ce nom les anciens comprenaient l'albâtre et la calcédoine ou la sardoine. Ses nuau-
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ces variées et ses qualités plastiques le rendaient très appréciable pour la confection des objets d'art.
'Ovu^txtç. — Pierre analogue à l'onyx, mais qui ne doit pas être confondue avec lui ; presque bleue à l'extérieur, quand on la cassait on y voyait des veines comme celles de l'onyx. C'était une sorte de calamine (xyoy.ery.).
'OÇôt^fJi'Tj. — Sauce piquante, contenant de la saumure; on s'en servait comme vinaif^re.
'OÇCç. — Petite tasse peu profonde où l'on mettait du vinaigre ou des sauces pour assaisonner les viandes; elle servait quelquefois îi boire. C'est sans doule un synonyme d o;'Jêa'^ov, vase dont elle ne différait pas beaucoup.
"OÇoç. — Vinaigre. Les Grecs fabriquaient le vinaigre naturellement, avec du vin aigri auquel ils ajoutaient certains condiments, des fruits ou des racines.
Mais ils en tiraient aussi de certains fruits, comme les dattes, les figues.
'OÇùa. -Voy. 'Ol&f^.
'0Çu6àcptov, dim. d '0Çù6acpov. —
1» Synonyme de oçi'ç.
2<* Sorte de cymbale en forme de coupe qui servait aux danseurs pour s'accompagner en la frappant en cadence.
30 Coupe en forme de cloche, employée surtout pendant l'époque rom;iine.
'OÇuêeXrjç [xaTarÉXT/jç]. — Voy.
KaTaTTÉÂTT,;.
'OÇuyaXa. — Lait caillé, pur ou assaisonné de sel. On donnait aussi ce nom à une boisson compliquée et longue à préparer, oi!i il entrait du lait de brebis frais, de la menthe, de l'oignon, de l'origan, etc. : on faisait écouler à intervalles le petit lait, et on ajoutait d'autres ingrédients. On conservait ensuite l'oxygala en pots. Il y avait du reste d'autres recettes.
'OÇ^yapov. — Sauce piquante formée d'un mélange de vinaigre et de garum ou de saumure. Elle devait ressembler à ro;àX|jL'rj.
'OÇÙTj. — Le hêtre. Le bois de cet
arbre, d'une jolie couleur, solide et dur, avait beaucoup d'emplois, surtout celui du hêtre de montagne, plus apprécié que celui de plaine. On en faisait des poutres de charpente; on l'employait aux constructions navales ; il était d'usage en menuiserie et ébénislerie pour les meubles, lits, sièges, tables; en carrosserie, en lutherie, etc.; on en fabriquait aussi des armes, épieux, javelots, lances.
'OÇuXCitapov. — Sauce composée de vinaigre et de graisse.
'OÇ^jJ-éXt, — Boisson formée avec de l'eau de mer, du miel et du vinaigre. C'était peut-être une potion médicinale.
'OÇu^fSôStvov. — Essence de rose mélangée avec de l'huile et du vinaigre, pour former un aromate.
'Oiratov. — Sorte de lucarne percée dans les combles pour éclairer les temples ou les maisons; peut-être ce mot désigne-t-il aussi l'ouverture centrale du toit par où s'échappait la fumée dans les habitations primitives ou rustiques.
'OTcàXXtoç. — Gemme très précieuse pour ses fines nuances irisées; on s'en servait peu pour la gravure, mais beaucoup pour la bijouterie. Elle était originaire de l'Inde. Très rare, elle donnait lieu à de nombreuses contrefaçons en
verre
Oireaç. — Aiguille de cordonnier, alêne.
'Oiriq. — Le mot désigne un trou, une ouverture quelconque, et particulièrement :
l» Fenêtre dans un mur (V\>y. 0i»pt'ç).
2» Ouverture à ciel ouvert ménagée dans un mur ou dans un toit pour laisser passer la fumée (Voy. 'OraTov).
3° Sabord de nage par lequel passe l'aviron quand il n'est pas retenu sur le plat bord du navire par le lolet. Le mot a pour synonyme TûuTnrjjJia, TpvjjjLa.
*Oirtaç [rupoç]. — Fromage fabriqué avec du lait que l'on a fait cailler avec du suc laiteux de figue.
'OirtcrOÔYpacpoç. — Se dit de carac-
tères écrits ou gravés de gauche à droite, et renversés. Ce mode d'écriture se
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trouve dans des inscriptions très archaïques.
' OictaOôSofJLOÇ. — Opisthodome, salle close qui se trouvait derrière la cella des temples, placée symétriquement au pronaos, et qui servait de magasin ou de musée pour les ex-volo (Voy. Nadç).
'OictaôoffcpevBôvrj. — Coiffure de femme. Elle consistait à envelopper le chignon non pas dans une résille, un foulard ou un sac, ce qui constituait le xsxpucpaXoç, mais dans un système de bandelettes, de rubans. L'o:rtTOoGcp£v- 8dv-ri, qui concernait le derrière de la tête et la nuque, se distingue de la Qxleyyi;, de la u-irpa, et aussi de la (jcDevSdvri (Voy.
ces mots).
"OitXKJfJia. — Armure (Voy.
"OttXov).
'OlcXlTYJÇ.
Soldat d'infanterie de ligne dans les armées grecques.
Leur armure se composait de : un casque, une tunique rouge par dessus laquelle ils mettaient la cuirasse, ou une casaque de cuir garnie de feuilles métalliques, un ceinturon ou sorte de lai)lier protégeant le ventre, des jambières, un bouclier, une lance de deux
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mètres pointue par les deux bouts, une épée soutenue du coté gauche par un baudrier.
Les hoplites faisaient la force principale des armées dans les cités grecques; on les recrutait parmi les citoyens ou les métèques à Athènes, parmi les citoyens et les périèques à Sparte.
'OirXtToSpojioç, 'OirXtxûv 8p6[XOÇ. — Course en armes, appelée aussi oTT/ov, Ô'.tXi'tYiÇ, £vg~Xo; opdao;. Pratiquée uniquement par les adultes, elle avait généralement la longueur d'un diaule (deux stades . Les coureurs étaient
primitiveme[)t tout armés comme pour le combat; plus lard on ne conserva qu'un grand bouclier rond, semblable à celui des hoplites.
'OirXoSiqxTj. — Petit édifice construit sur l'Acropole d'.\lhènes pour recevoir les armes offertes en ex-voto à la déesse.
'OitXofxa^ia, — Lutte de deux adversaires en armes; il y avait des maîtres d'escrime et des règles suivant lesquelles on devait combattre. Les Athéniens aimaient beaucoup ces exercices. On réservait aux oplomaques une place dans les palestres et on donnait des prix à ceux qui se distinguaient dans des concourspublics.
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