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Ori-)
'OltXofxà^^oç. — Maître d'escrime chargé d'apprendre aux jeunes gens, dans les palestres, le maniement des différentes armes. II était choisi avec soin et ses fonctions étaient regardées comme très importantes (Voy. '0:rXojjLa/ia).
"OlcXov. — Se dit de toute espèce d'instrument, de machine et darme.
Au pluriel, xà OTiXa désigne l'ensemble des instruments d'un ouvrier ou des parlies d'une machine, l'ensemble des armes d'un soldat, l'ensemble des agrès d'un navire.
Par extension, c'est le lieu oii des armes sont rassemblées, un camp.
' OitXoito tta , * OtcXotto t ïxfj , ' OirXoiCOlàq, 'OlcXoupY^a. — Tous ces termes s'appliquent en général à la fabrication des armes et aux armuriers. Des termes spéciaux désignaient les ouvriers et les fabricants darmes spéciales, par exemple, xpavoiroioç, fabricant de casques, ôtopaxoTTOidç, fabricant de cuirasses, à(TTCiBo:roio;, fabricant de boucliers, ^i'i>07roi6;, fabricant d'épées, loy/OT>oi6ç, fabricant de lances, etc., etc. Toutes ces industries étaient très florissantes à Athènes, dans un grand nombre d'ateliers appartenant à des métèques ou à des citoyens qui y employaient des esclaves.
'OicXocpuXàittov. — Kndroit où l'on garde les armes, arsenal.
*Oircàvtov. — Cuisine (Voy. Mavsipe"iov).
'Oircf|pta. — l" Présents que l'on faisait aux nouveau-nés, et qui consistaient probablement en hochets et jouets divers.
2» Présents que le fiancé faisait à la fiancée lor>:qu'iI la voyait pour la première fois sans voiles.
*Oird>pa. — Une des divisions de l'année ou saison. Quelques auteurs l'ont confondue avec l'été (OÉpo;) ; mais à partir du IV® siècle, on distingua les saisons et l'oTTcopa répondait à la fin de l'été et au commencement de l'automne, l'époque des fruits.
''Opat. — Voy. "Ûpa.
'OpyûtÇetv. — Opération qui consistait à malaxeret pétrir, après y avoir ajouté de l'eau, l'argile que l'on destinait aux ouvrages de poterie ou de modelage. On pétrissait cette pâle soit avec les mains, soit avec les pieds.
*'Opyavov. — Tout instrument de travail, outil, machine, et en particulier machine de guerre servant à lancer des projectiles. Tantôt la trajectoire était horizontale, alors l'opyoïvov s'appelait sùOuTOvov ; lanlùt elle était courbe et Tûcyavov était TraXtvrovov. Dans le premier cas les projectiles, psX'/^, étaient des épieux ou des traits enflammés; dans le second des pierres ou de lourdes poutres de bois.
"Opyavov désigne aussi un instrument de musique, qui est sans doute l'orgue hydraulique (Voy. 'TôpauXo;).
'OpYÔtç. — Terre consacrée à quelque divinité et qu'il était défendu de cultiver. Tel était un marais consacré à Démêler entre Athènes et Mégare, ou la plaine de Crissa, au-dessous de Delphes, consacrée ù Apollon, Arlémis, Léto et Athéna Pronoia.
*0pY6<»>v. — D'après l'étymologie, oz'ny., les orgéons seraient des confréries dionysiaques. Ce quMI y a de certain, c'est qu'ils sont très anciens en Attique et semblent s'être rapportés, à l'origine, à la constitution des Eupatrides; c'étaient des associations de parents célébrant un même culte ancestral. A lépoque classique, les orgéons sont absolument assimilables aux Ihiases (Voy. 0iaTo;) ; ils groupent les habitants d'un même village dans le culte d'une divinité commune. Ils sont ouverts librement aux hommes et aux femmes, aux citoyens et aux étrangers; ils ont leurs statuts, leurs assemblées, leur budget, des fonctionnaires et des prêtres. Ils possèdent des immeubles, en particulier un temple ou une chapelle, et célèbrent en commun des cérémonies, des banquets, des fêtes.
Il y eut des orgéons en dehors de l'Attique, mais on en connaît peu.
"OpYta 'fà] . — l>es Grecs uni appelé, en principe', orgie l'accomplissement de certaines cérémonies sacrées, plus parliculièremenl de sacrifices el de fêles joyeuses en l'honneur des dieux, Jupiter ou autres, surtout des cérémonies du culle de Démêler. De là le sens le plus ordinaire du mot qui s'applique à des riles. Les initiés éleusiniens manifestaient leur bonheur de parliciper à la célébralion des Mystères par un débor dément de joie bruyante. Le culte de Dionysos était également l'occasion des orgies les plus significalivcs; les suivants du dieu, Satyres, Silènes et Ménades, se livraient, selon la croyance, aux danses les plus agilées aux chants les plus lapa- 'geurs,el cherchaient dans l'ivresse l'excitation qu'aimait le dieu. Les dévots imitaient le Ihiase. Ainsi, peu à peu, le culte prit un caraclère brûlai el licencieux; les cérémonies cultuelles dégénérèrent en véritables orgies, aii sens loul moderne du mot. Ce fut surtout à l'époque romaine, avec le développement de l'orphisme, que les orgies de Bacchus se déchaînèrent, et qu'il fallut les réprimer. A l'enthousiasme primitif, d'origine et de caraclère loul religieux, succéda la folie bacchique.
'OpY^tà' — -Mesure de longueur, qui pourrait assez bien se traduire par brasse, soit la longueur des deux bras étendus et du lorse. Elle était de i'"'î7i, soit la centième partie du stade ; six ôsyu'.ai valaient un ^rXéOpov ou quatre 7rY,/£'.;.
Par abus, on donnait ce nom *a une mesure de longueur quelconque.
'Opeixaî^ïtoÇ- - Orichabiue, alliage de cuivre el de zinc qui avait le brillant de l'or. On en faisait des bijoux boucles d oreil les), des jambières, des miroirs, etc. Sous l'empire romain, ce métal servit à frapper des sesterces. Avant le nic siècle av. .l.-C, le mot désigne simplement un métal précieux, 1res brillant, venant immédiatement après l'or, mais de nature indéterminée.
'Opeùç. — Voy. 'llai'ovoç.
'OpôocrcaStaç, 'OpOocTTàStov. —
OPK
Longue lunique tombant toute droite, par conséquent non serrée à la taille par une ceinture.
'OpeodxàTYjç. - !<' Désigne tous les
supports verticaux, colonnes ou piliers,
et aussi le parement extérieur d'un mur.
20 C.àleau funéraire, de forme et de
nature indéterminées.
'OptvSïjç àpxoç. -- Pain fabriqué avec de la farine de riz.
'OpxàvTj. — Désigne toute espèce d'enceinte, de barrière cl, par extension, une prison, une fortification, une élable; le mol s'applique aussi à un filet pour la chasse ou la pêche.
"Opxoç. — Serment, appel que l'on adressait à une divinité pour la prendre à témoin qu'on disait la vérité, ou pour l'intéresser à une promesse faite, à un acte. On pouvait jurer par plusieurs dieux à la fois el par tous les dieux réunis; parfois aussi le serment se faisait en attestant un être cher ou même des objets auxquels
ou tenait beaucoup.
Primitivement, pour prêter serment, on se tenait debout, les yeux levés au ciel, les bras dressés comme pour la prière. Dans les circonstances solennelles le serment était accompagné de sacrifices cl de libalions : la viclime devait être entièrement brûlée, le vin parfaitement pur ; ceux qui prêtaient serment mettaient leurs mains sur la victime.
Les traités de paix, d'alliance, etc., étaient accompagnés de serments avec imprécations contre les parjures, el le texte du serment était placé dans un temple. Toute personne investie dune autorité quelconque devait prêter serment avanldentrcrcn charge .Archontes, Stratèges) ; les ëcnaleu rs juraient de gouverner conformément aux lois et pour le bien du peuple {o-.}(.''j(i f o-jXeuT'.xô;) ; les Iléliastes,de juger conformément à la loi, sans passion el avec équité. Les jeunes gens qui avaient accompli leur dixseptième année prêtaient un serment solennel dans le temple d'Aglaure avant dêlre inscrits sur le XTi;iap/;.Kbv yp^^!^-
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{jtaiîTov. Enfin, dans un procès, demandeur el défendeur prôlaienl serment, ainsi que les témoins [o^Tio^ vdtjLijjLo;).
L'usage de jurer à tout propos n'était pas inconnu des Grecs et, pour remédier à un abus que certains pliiiosoplies blâmaient vivement, quelques-uns prirent riiabitude, dans la conversation, de jurer d'après des animaux..
'Opxwfiôdtov. — 1» Serment (Voy.
"Opxc;).
2" Au pluriel, sacrifices que l'on faisait à l'occasion de la conclusion d'un traité. *OpX(i)TT|Ç. — On dé>=igne par ce mot ; 1° Les commissaires chargés par une ville d'allerrecueillir le serment des autres villes pour la conclusion d'un traité de paix.
2» Les commissaires indigènes choisis pour faciliter aux commissaires étrangers la réception de ce serment.
'OpfirjTTJptov. — lo Éperon ou aiguillon.
2» Lieu où Ton se réunit et où Ion réunit des ressources pour s'élancer en campagne contre un ennemi ; quelque chose comme un camp retranché et un camp d'approvisionnements, et en môme temps un camp de refuge.
'Opjxtcx, — Ligne pour pécher, faite de soie de cochon, ou de crin, ou de lil de lin.
"Opjioç. — 1« Collier qui entourait le cou sans le serrer, descendant parfois sur le haut de la poitrine. C'est un bijou homérique. Il était en or, parfois incrusté
de pierreries,;d'autres fois en or et ambre, ou encore en fils dor. 11 était surtout porté par les femmes el les enfants.
2« Sorte de danse Spartiate à laquelle prenaient part les jeunes gens et les jeunes filles.
30 Dans un port, bassin de réserve
creusé dans les terres et communiquant avec l'avant-port (Ai'jltJv) par un canal.
40 Poteau de boisement qui servait à étayer les galeries de mines pour empêcher les éboulemenls.
5oEtai servant à appuyer et tenir droit un navire tiré sur le rivage (au pluriel).
'Opvt9e(a. — Prédiction de l'avenir d'après le vol ou le chant des oiscau.x (Voy. 0'.(ovo|ji.avTet'a).
'OpvtOoiréST]. — Lacet pour prendre les petits oiseaux.
"Opvtç. — Oiseau servant de présage, el, par extension, présage de quelque nature qu'il soit (CL Otcovoç).
"Opov, — Pressoir à olives, réduit peut-être à une pièce de bois.
"Opoç, — On désigne par ce mol :
1" Les bornes servant à marquer la limite de deux propriétés, la frontière de deux États, la ligne qui sépare une terre sacrée des terres profanes voisines.
2o Stèle hypothécaire, inscription placée par le créancier sur la maison ou dans la propriété de son débiteur pour constater son droit, avec mention des noms, de la — ~ — — -*-
somme due (p^'^^f ^ ^^-^'i^'r^^iCv?
et du gage. Z^^^^-^^:^^ MMf..:u.v.
Cette habi- ^
tude de
mettre des
6^01 hypothécaires, postérieure à Solon, a disparu vers le H"
siècle av. J.-C.
'OpocpiQ. — Toit de maison (Voy.
"Opo^oç. — Ce mot signifie roseau dans les poèmes homériques ; il a servi à désigner les toits de chaume dont on couvrait les cabanes el les habitations de paysans.
"OpitTjÇ. — Branche d'arbre partant
du tronc, près du sol, et par suite divers objets de bois ayant une lige droite, comme un aiguillon, un épieu, une lance. 'OpcToeùpTi. - On peut hésiter entre deux sens, celui de grande porte à laquelle
des degrés donnaient accès, el celui de fenêtre haute qui exigeait que Ton se hissât pour regarder.
"OpuYl^a. - l« Syn. de pisaOcov, fosse où les Athéniens précipitaient les condamnés à mort. Le bourreau s'appelait b kTl\ TCO opYl^^tT'.
20 Galerie de mine ; creusées en directions irrégulières dans les mines, selon la richesse el la forme de la veine, ces galeries étaient pou élevées ((>"60 à P") el étroilcs, de sorle que le mineur y travaillait à genoux. On y accédait par des puits ; on s'y éclairait avec des lampes d'argile ou de métal. Pour éviter les éboulemenls, on avait soin de réserver des piliers le long des galeries, el Ton savait aussi pratiquer le boisement. On disait aussi Buopo^;, or/oua'.;, (TÔpiY; (Voy. MixaX-
Xov ) .
'OpÛHTT]ç. - L-e soc de la charrue
(Voy. "ApOTûov).
'OpcpavidTTjç. — A lArchonte éponyme était confiée la tutelle légale des orphelins, ou du moins leur protection efTeclive. On lui associa, à Athènes el dans d'autres villes sans doute, des collaborateurs spéciaux pour cette partie de sa charge; ce sont les orpbauisles, ou orphanophylaques, dont les attributions ne sont pas très nettement déterminées.
'Opcpavôç. — Orphelin. La situation des orphelins avait attiré la sollicitude du législateur athénien; quand un père de famille venail à mourir, on nommait à ses enfants un tuteur chargé de pourvoir à leurs besoins et de gérer leur forlune. Celui qui portait tort par paroles, actes, etc., à un orphelin, pouvait être poursuivi en vertu de la xxxoti; op'^avo,v et la peine encourue était l'amende et jusqu'à ràxiiAta. Les Archontes devaient veiller à la protection des orphelins.
OPX
'OpcpavoTpocpetov. — Orphelinat. Ce genre d'élablissemenls, qui ne semblent pas s'être confondus avec les psî'^OTfO- ^tiv., ou asiles denfants trouvés, ne date que de l'époque chrétienne. LLlat les prit sous sa protection.
'OpcpavocpùXaÇ. — Voy. 'Op^a-
VlTTYjÇ.
'Opcptxot. - Sectateurs d'Orphée, consliltianl d'importantes confréries iniliées à des mystères particuliers. L'origine de Torphisme esl obscure. Orphée, poète el philosophe légendaire, aurait emprunté sa doctrine à lEgyple, ainsi que ses mystères ; daulres di^enl à la Thrace ou à la Phrygie. Quoi quil eu soit, la secte prit une grande extension a partir du vr siècle el elle se rapprocha peu à peu du culte mystérieux d'Lleusis, bien que les cérémonies el les pratiques restassent distinctes, plus recueillies et plus graves, plus philosophiques. C'est, du reste, le propre de r<.rphisme d'avoir été plutôt une philosophie qu'une religion; il cherchait à expliquer le double problème du monde et de la destinée de l'homme, tant pendant sa vie qu'après sa mort. Les orphiques eurent toute une liUérature philosophique, religieuse el poétique; les plus anciens écrits étaient mis sous le nom dOrphée.
"Opxa'fOÇ- - ^^'^"^ P'^"^^ d'arbres régulièrement alignés et, par suite, verger, jardin.
'OpX^^P^^^ç. — Voy. Op/YjTi;,
Xosôç.
"bpXYlCTtç. - Art de la danse. La danse grecque se composait de -^opat, ou mouvements gymnasliques, yuav^-aTixai ôs/;/,T£i;, de gestes et de mouvements, de mimique expressive, j/'.aY,Tix3t'. op//,r^va G/'U'j.T^, et de ditférenles ligures ou' exercices d'ensemble. En dehors de ces divisions générales on distinguait d'autres genres de danses, par exemple lop/Y.Tiç 7.£pia, ou sauts, la pirouette, 0?/^..; éXtxcôOY.ç, diverses danses en armes, elc. Beaucoup de danses étaient accompagnées de musique, ou [xt'p..
OilT
*Opx^<r'CTi<;. — Danseur (voy. ^)p/Yj- (Tiç), et plus parliculicrement danseur de pantomimes.
On donnait aussi ce nom à un maître de danse et môme, par abus, k un équilibrisle.
'OpxTî<TTo5t5à(TKaXoç. — Professeur de danse chargé d'apprendre les (7/Y^jj.aTa (voy. "Oo/YjT'.ç), c'est à dire les mouvements et les gestes de la danse mimée.
(^'étail aussi un maître de danse, spécialement chargé de former les ch'curs de danses pour les cérémonies publiques.
*Opx^<yTpa. — Lieu réservé k la danse, et plus spécialement la partie du théâtre grec où évoluait le chœur (Voy.
0£aTpov).
'OpXTQdTptç. — lo Danseuse (Voy.
'Op/;r,crr-/5:j.
2o Maîtresse de danse, spécialement attachée h l'éducation des jeunes filles.
'0(Tt(i)TTjp. — Victime immolée lorsqu'un prêtre était installé à Delphes, ou peut-être prêtre chargé de consacrer et d'immoler les victimes.
"OdTcptov, — Xoin générique que les Grecs donnaient à tous les grains ou graines dont on ne faisait pas de pain, en particulier aux graines légumineuses ou aux graines oléagineuses.
'OaToXoyCa. — Cérémonie rituelle qui consistait k recueillir les os d'un mort après la crémation. Ce devoir incombait aux proches parents.
'Ocrcpaxetjç. - Syn. de Kepajj.su;.
'OcTTpaxtvSa. — Jeu d'enfants. La troupe des joueurs se massait en deux groupes de chaque côté d'une ligne tracée sur le sol. On jetait alors en l'air des coquilles (oTTpaxa), dont une était blanche et l'autre noire, en criant « îiuil ou jour », vu;, 7î|j.£pa. Le parti jour poursuivait alors le parti nuit, ou réciproquement. Celui qui était pris s'appelait âne, ovoç, et devait s'asseoir sur le sol.
'0(TTpa>tt<T[ji6ç. -- Ostracisme, sorte de bannissement pour un temps déter-