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miné et qui n'entraînait pas la confiscation des biens. Les Athéniens l'établirent après l'expulsion des Pisislratides, pour éloigner pendant quelque temps ceux dont la fortune, les ambitions, etc., pouvaient faire craindre quelque entreprise contre la liberté.
L'ostracisme devait être décidé dans une sxxÀYiTt'a y.6pix et un jour était pris. A la date fixée, l'agora était entourée de barrières percées de dix portes, une pour chaque tribu. Les citoyens venaient déposer dans lurne de leur tribu, en présence des Archontes et du Sénat, le jeton de terre cuite (oarpaxov) portant le nom de celui qu'on voulait bannir. D'ailleurs, aucun nom n'était prononcé à l'avance.
Il fallait au moins 6.0Û0 votants pour que celui qui était désigné par la majorité des suffrages fut banni; si ce nombre n'était pas atteint, les choses restaient en l'état. Le citoyen désigné était banni pour dix ans, mais le plus souvent il était rappelé avant la dixième année (Aristide, Alcibiade, etc.). Le dernier frappé de l'ostracisme fut Ilyperbolos, en il6. L'institution fut supprimée sous larchontat d'Euclide, en 403.
'OdTpaHtxiqç fapTor. — Sorte de gâteau ayant sans doute la forme d'une coquille.
'OtrcpaxtTrjç [Xi'ôoçJ. — Pierre ressemblant k une coquille; on s'en servait en guise de pierre ponce pour adoucir el polir la peau.
'OdTpaxoxovta. — Ce mot traduit le làHn pavime ni um festaceum et désigne une sorte de mosaïque faite avec des tessons de poteries.
"OoTpaxov. — lo Tout ce qui sert de coquille, d'enveloppe, particulièrement un tesson de terre cuite, et, par suite, tout objet fabriqué en terre cuite (Voy. K£pa|jLoc).
2° Spécialement la petite tablette d'argile sur laquelle chaque citoyen écrivait le nom de ceux qu'il voulait exiler (Voy. 'OcxTpaxtçjjLOç).
"Oaxpetov, "Oorpeov. — C est pro-
prement une coquille; mais le mot s'applique fréquemment k la coquille qui produit la pourpre et à la pourpre ellemême ; Voy. riop:pupa).
'OcTTpiTTjç [Xi'OoçJ. - l'ierre merveilleuse dont on pouvait obtenir des présages au moyen de certains sortilèges. On réussissait k l'animer et k lui faire émettre des sons, comme la voix d'un enfant. On l'appelait aussi r;iOTipiTY|;. 'Oxreta. —Voy. MavxÊt'a.
OûSôç. — Seuil d'une porte. Le seuil, chez les Grecs, était presque toujours formé d'une pierre; mais on en faisait aussi en bois, parfois recouvert de métal, on entièrement en métal. On y ménageait des crapaudines pour recevoir les gonds. Dans ces cavités s'emboîtait d'ordinaire une cupule de fer ou de bronze.
OûXafJLOÇ. — Voy. Môpa.
OùXàç. — Besace (Voy. Ilv-pv. 2 .
OûXtj. — Le pluriel, 'A ouA'jlî, signifie des grains d'orge écrasés sommairement que l'on répandait sur la tête des victimes, entre les cornes, au moment de les sacrifier.
OùXôxuxat. — Voyez le mol précédent.
Oùpd. — On appelait »iueue, en langage militaire, la réunion des hommes d'un bataillon placés en serre-file ; chaque serre-file s'appelait oùpayô;. C'étaient toujours, comme les chefs de file {r^^(o(tfxevo;, rjyetxtov, TiptoTOTTaxTiç), de lieux soldats expérimentés.
Ils maintenaient dans les rangs ceux qui étaient devant eux el les encourageaient de la voix.
Oùpayôç. — Voy. Oopx.
OùpàvT]. — Vase de nuit (Voy. 'A|xi;).
Oùpavtdxoç. — Objet en forme de voûte, par exemple une lente, un baldaquin, un ciel de lit.
OùpCa^oç. — l'^ Hampe daviron.
l'arlie moyenne de la rame, arrondie, entre le manche el la paie.
2o Hampe de lance. Elle portait k l'extrémité opposée au fer de lance un fer plus petit et pointu destiné à piquer
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l'arme en terre quand on n'en avait plus besoin.
OûpoBoxT), OûpoSoxTJ. — Vase de nuit (Voy. 'Aat';).
Oùp6ç. — Lorsqu'on voulait lancer à la mer un navire en chantier on creusait jusqu'k la mer une fosse, oùpô;, de la largeur du vaisseau. Au milieu était pratiqué un sillon plus profond pour la quille; dans le fond du sillon reposaient les rouleaux sur lesquels glissait le navire actionné par les rameurs el entraîné par son propre poids.
Ouç. — Oreille, et par extension loule anse ou poignée saillante dun objet. Syn. métaphorique de Aa^Y,.
'OcpeaXjxot. — 1« Écubiers; ouvertures rondes percées à l'avant d'un navire pour livrer passage aux câbles des ancres; littéralement les yeuji: du navire.
2o S'applique aussi quelquefois aux sabords qui donnent passage aux rames.
3° On appelait les Yeux du Grand Roi des agents que le roi de Perse envoyait k travers son royaume pour l'inspecter el lui rendre compte de ce qu'ils voyaient. "Ocptç. — Voy. Apxxcov. — Comme les bijoutiers donnaient volontiers k certains bracelets la forme dun serpent enroulé en hélice, le mot en est venu k désigner un bracelet de ce genre, puis un bracelet quelconque Voy. fig. M*£ÀXiov).
'OcptTT^ç [ÀiOo;]. — Serpentin, pierre qui devait son nom k ce que la tranche en était tachetée comme la peau dun serpent, il y en avait deux espèces principales : l'une molle et assez blanche, l'autre dure el de nuance sombre. On a voulu identifier cette pierre tantôt avec le rouge antique, tantôt avec le granit égyptien. On l'employait dans les riches constructions, en particulier pour des colonnes.
"OcpXrjjia. — Amende imposée par un jugement k la suite d'une accusation.
'OxàvTj, "Oxavov. — On dési^gnait pnr ces mots et par celui de TrôpTTx; une ou plusieurs poignées placées k Tintérieur du bouclier et servant k le manier.
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'Oj^exoç. — Conduit d'eau, canal, ajjueduc.
'0)^euç. — Tout ce qui sert à retenir (s/to). Kn particulier :
1» Barre, verrou d'une porte (Voy.
Mo/Àd;).
2» Lien qui servait à assujettir un casque, en passant sous le menton; jugulaire.
3'^ Boucle, crochet servant à unir hs deux bouls d'une ceinture.
4" Poignée de bouclier (Voy. '()/àv7,).
^'Oxrjfxa. —Voy. T)/oç.
"Oj^Boç. — Se dit de toute hauteur, d'un lerlre escarpé, et parliculièrement du tertre élevé au-dessus d'un tombeau (Voy. Txcpo;).
'Ox^oxparta. — Forme de gouvernement démocratique, ou pour mieux dire démagogique, où un groupe de citoyins turbulents, devenus populaires, s'imposent à leurs concitoyens et exercent une véritable tyrannie anarchique.
'Oxoç [o/ouj m., "Oxoç [o/ou;] n.
— Tout ce qui sert à véhiculer, char, chariot, voilure et aussi un navire. Le mot s'applique aussi bien aux roues duii véhicule qu'au véhicule lui-même.
'O^J^tavôç XOoç. — Obsidienne, pierre de couleur loncée; on en trouvait par exemple en Phrygie et en Ethiopie.
'O^tydtfjLou Ypacprj, 5txY] . — Action intentée pour mariage tardif, c'est-à-dire contracté lorsqu'on a dépassé l'âge légal.
"OiJ/OV. — lo Bien que la distinction ne soit pas toujours faite, o'|ov est la nourriture secondaire, par opposition à gTto;, qui est la nourriture principale et essentielle. "()'|ov s'appliquait aux végétaux et aux viandes cuites, et particulièrement aux poissons, aliment très ordinaire des Grecs, avec le pain. D'où le sens spécial de poisson.
2o Marché au poisson, à Athènes. Les heures de vente étaient rigoureusement limitées. L'ouverture du marché était annoncée au son de la cloche, et sans doute aussi la fermeture.
"O^'ovôfioç. — Fonctionnaire athénien chargé de régler et réprimer le luxe des repas, ou de veiller à ce que le prix des denrées, au marché, restât ce qu'il devait être.
'O^oirotoç. — Cuisinier, et spécialement esclave aide de cuisine qui hachait les condiments, allumait et entretenait le feu.
-O^ÔTZoyoq, — Voy. 'O|/o:roid?.
TTJç. — Serviteur, esclave chargé du marché et des provisions de bouche. On l'appelait aussi àyopaTTy];.
'Oipwvtov. — 1» Syn. d'o|ov.
2» Provisions achetées au marché et plus spécialement ce que l'on fournissait aux soldats, en nature ou en argent, pour se nourriret s'entretenirpendant un mois. On peut donc traduire par solde.
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IlàYYj, IlaYtç. - Filet. Synonyme de oixTuov.
\Hy(i a aussi le sens spécial de souricière.
nay^tapTCta [aeX'TO-iTTal. — Oâleau, tarte faite avec du miel et des fruits de toute espèce.
naYxpaxtacrcfiç, naYKpaxtaaxtx6ç. — Athlète qui lutle au pancrace.
IIaY>tpàxtov. — Le pancrace était un exercice athlétique compris, avec la lutle et le pugilat, parmi les x-(0)n^[x:LTX ou àÔÀYiaaTX p7.p£a, ou lourds. C'était une lutte où le pugilat était permis. Il y fallait des hommes à la fois très vigoureux et très lestes. Ils comballaienl nus, et n'armaient pas leurs poings du ceste; leurs cheveux étaient relevés et noués, pour éviter toute prise de l'adversaire. La lutte finissait lorsque l'un des combattants était jelé par terre ou se déclarait vaincu.
Ilaiàv. — Péan. Chant religieux terminé par le refrain 'l/j \ï \o) llatxv. Plus particulièrement, c'est une invocation poétique à Apollon ou à tout autre dieu secourable, et aussi un chant d'allégresse et de ^ reconnaissance. On sait que les soldats entonnaient un péan avant le combat et après la victoire, et qu'ils le chantaient aussi pendant la mêlée. De façon plus générale, le péan devient un hymne qui accompagne des cérémonies religieuses, mais jamais une cérémonie funèbre, car il estd'essence joyeuse ; cependant le péan reste essentiellement apollinien. De grands musiciens avaient composé des péans. On a retrouvé les fragments d'une composition de ce genre, œuvre d'Arislonoos de Corinlhe, à Delphes.
Par abus on en arriva à composer des péans en l'honneur de simples mortels.
On donna au?>i ce nom à un chant de lable fjwj-o'siy.y.o; -rraiiv, pour accompagner ies libations de vin qui préludaient aux festins. Les convives l'enlonnaient en chœur, avec accompagnement
de llùle.
natYvia,naiYVtov.—P» Jouet d'enfant, amusement. Les anciens avaient un assez grand nombre de jouets et de jeux; nous n'entrerons pas dans de grands détails, nous bornant à énumérer les plus connus et à renvoyer à l'explication de chacun d'eux. Les jeux les plus usités
étaient : la cliquette (::ly.T%y'r^), le crotale (xiOTaXov), la balle (dc^atpa), la poupée\xdpT,), les osselets (^à^ripâya- Xoi), le cerceau (xpo/ôç), la toupie (.jTsdaêo;). les dés (xoêst'a), et des jeux tels que ^aaiXiv^a, Àa^'jptvOoç, o^ToaxtvSa, /'jtptvôx, etc.
2' Chants joyeux, poésies légères, par exemple chants et poèmes d'amour. Tels étaient entre autres les petits poèmes de Philétas (intitulés Ilarpia), les Bucoliques de Théocrite, etc. Par extension comédie.
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3» Danse année, peut-être d'inlenlion comi<jiie.
natSaytoyeTov. — Ce mol est le plus souvent synonynne de oioa^xaXsïov, école; mais il peut si^^nifier aussi une salle de l'école où les pédagogues attendaient, pendant les leçons, les enfants confiés à leur garde.
natSaytoyàç. — Esclave attaché à la garde d'un enlant, lorsqu'il sortait des mains des l'emmes. C'était d'ordinaire un liomme d'âge, ayant la confiance du maître. Vêtu d'une courte tunique, d'un petit
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manteau, de hautes bottes, armé d'un long bàlon, il accompagnait partout l'enfant, en particulier à l'école et à la palestre, portant ses livres, ses instruments de musique, elc II était aussi chargé d'enseigner à son élève la civilité puérile et honnête, et de le former aux bonnes mœurs.
IlaiSeta. — A Athènes, IKtat ne s'occupait pas de l'éducation (TraiBsta) des entants, et se contentait d'une surveillance générale sur les écoles qjii étaient libres. Les enfants étaient soi^^nés au gynécée, garçons et filles réunis, par les femmes jusqu'à l'âge de six ou sept ans. lis y développaient librement leur corps, grâce aux soins de la mère, des nourrices, des servantes. A partir de cet âge, les garçons fréquentaient les écoles, celles où se faisait l'éducation de l'esprit (8t8a<jxa/eïov) et celles où se faisait Téduca-
tion du corps (:raXai'(jTpx). Dans la première on apprenait la lecture, l'écriture, le calcul, la musique (ypy.fjLjjiaTa, [mougixvj); dans la seconde tous les exercices comprissous le nom de gymnastique (yuf/.va^TtXY^). Ce n'est qu'à une époque relativement récente que l'étude de la philosophie, de la sophistique, des malhémaliques s'introduisit dans l'enseignement, ainsi que le dessin fiv« siècle). L'éducation des enfants était assez douce; les punitions étaient rares, et consistaient surlout en châtiments corporels.
Les jeunes filles faisaient leur éducation dans le gynécée; la culture de l'esprit y tenait peu de place, et l'on exerçait surtout les enfants aux travaux de leur sexe, et à tout ce qui les préparait à prendre part aux cérémonies religieuses.
A Sparte, contrairement à ce qui se passait à Athènes, l'État regardait comme un de ses premiers devoirs de diriger l'éducation des enfants, afin d'en faire avant tout des citoyens et des soldats. Les Spartiates avaient sans doute emprunté cette conception aux Cretois. A partir de sept ans, les garçons étaient pris à la famille qui jusque-là avait élevé ceux que, dès leur naissance, les magistrats avaient jugés
assez bien constitués pour pouvoir vivre. Les parents d'ailleurs, en les traitant rudement, les avaient préparés à la vie très dure que leur imposaient les maîtres officiels. On fortifiait et aguerrissait leurs
corps par des exercices violents; on es châ.iail avec sévérité pour la moindre faute, et on les habituait à la plus stricte di«.cipline. Il ne semble pas qu'on ait cherché à orner leur esprit, mais seulement à endurcir leur corps et leur volonté; de 1res bonne heure, on les mêlait à la vie des hommes faits. Quant aux filles, elles recevaient, unies ù leurs frères, une éducation toute virile, où les exercices physiques, même ceux qui semblent le plus contraires à la fragilité de leur sexe, leur donnaient force et courage. On y ajoutait le chant et la danse.
naiSeuxfjç. -Nom générique donné à tout maître chargé d'enseigner la jeunesse, et plus parliculièremenl à un maître chargé d'aider les cosmèles ^Voy. ce mol) dans l'inslruclion des éphèbes ('Voy. AiSocTxaAo;).
HaiBià [Vi. -Voy. llai'Yviov.
natSoHTOVta. - Meurtre d'un enfant.
L'autorité paternelle était si grande qu'un père avait, en principe, le droit de se débarrasser, en l'exposant, d'un enfant nouveau-né qu'il ne voulait pas élever.
Mais de l'exposition à l'infanlicide il y a une grande dislance que, du moins à l'époque classique, les lois n'ont pas permis de franchir ',Voy. "IJxOsaiç). A Sparte, cependant, comme l'enfant était destiné à devenir un soldat robuste, celui qui naissait chélif était, sur la décision des Anciens, à qui son père l'avait présenté, exposé dans le Taygète où on le laissait mourir de faim.
nat5ov6|JLO<;. - Fonctionnaire qui, dans beaucoup de villes, en particulier à Sparte, était chargé de présider aux exercices des enfanls, et en général de surveiller leur éducation. Le Predonome de Sparte avait sous ses ordres les masligophores ou fouetleurs chargés de maintenir la discipline et de punir.
natSoTpeerjç. - Directeur de palestre. Vêtu de la chlamyde et d'un grand manteau, armé d'un bâton souple et fourchu, il préside à tous les exercices du corps des enfants et des éphèbes Comme
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il y avait des palestres privées et des palestres de l'État, il y avait des pédo- Iribes libres et des pédolribes fonctionnaires publics. Il est souvent professeur, quelquefois unique, dans les petites palestres; mais, dans les grandes, il s'entoure d'un certain nombre d'aides divers et de professeurs. Il reçoit une rétribution payée par ses élèves.
natitàXT). - La plus fine farine de froment et la plus blanche.
Ilatwv. — 1" Médecin (Voy. 'Ixtoô;).
2" Péan iVoy. Flaïav).
Ilatwvtov.- Hôpital (Voy. 'larpô;).
HàxTwv. - Bateau démontable, pour la navigation tluviale, et qui pouvait aisément se transporter. C'était peut-être une carcasse d'osier ou de planchettes que l'on recouvrait d'une enveloppe de cuir. ïlaXàerj, IlaXàetov, IlaXaeCç.— Gâteau fait avec des fruits desséchés tels que des figues, des noix, etc. On pressait ces fruits les uns contre les autres, comme on le fait encore pour les figues, les raisins de Corinthe.
XlàXatapLa. - Nom donné à toutes les Inlles de la palestre en général et, plus particulièrement, au pugilat vN oy. lluxTY,;. lluyav.o;) Tk rM[J-^rydésigne aussi les ditlérenles figures et passes de la lutte.
IlaXatercfi. - Voy. Il/Aa'îT'v naXataTTjç.-ï^utteur A'oy. IliX-rj^ lïaXataxpa. - Palestre, partie d'un gymnase réservée aux exercices de lutte. Elle comprenait un vestiaire, une fontaine, un magasin à huile, une arène sablée, ainsi qu'un dépôt pour le matériel des autres jeux (ballons, disques, javelots, etc.). La palestre était close et couverte Tous les grands gymnases possédaient une palestre, mais II y avait aussi des palestres séparées, les unes privées, les autres officielles. Il faut distinguer, non pour leurs dispositions, mais pour
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leur aiïeclalion, les paleslres où s'exerçaient les athlètes et celles où les enfaiils et les éphèbes recevaient l'éducation physique sous la direction dn pédotribe (Voy. ru|/.và(7tov, riatôorpiêviç).
IlaXadTTQ. — Paume de la main, équivalant à peu près à la larjj^eur de quatre doig^ls et prise comme mesure de longueur. On traduit par palme. Trois TraXa'TTai' valaient une GztOay.v^ et il fallait une spithamc et 1/3 pour faire un pied.
IlaXaTtov. — • Palais; ne s'emploie que comme transcription du latin palalium.
IlàXrj. — La lutte, l'un des exercices gymnasliques les plus importants, et l'un des cinq du pentathlon. Elle consistait à
saisir son adversaire par les mains, par les bras, par les jambes ou à bras-le-corps, et à le renverser par trois fois sur le sol. Toutes les phases et tous les mouvements de la TraXr, élaient réglés; c'est ce que l'on appelait en général xà àytovtVaaTa, rà T:aXat'<T|jL7.Ta, ou xà 5/rj;j,aTa; mais chacun de ces àYtovt'cjxaTa avait un nom
spécial. On distinguait, en principe, la lutte debout, opfj/] r.vXr^, opOoTrxXv], et
la lutte à terre, àXivBrjTt; ou xuXt^i;, la seconde n'étant, du reste, qu'une deuxième phase de la rA\'r^.
nàXT). — Voy. IlatTr-iXTi.
tldXT]. — Grain d'or, quelquefois assez gros et presque pur, que l'on trouvait mélangé au minerai.
IlaXTjjJiàTtov. — Voy. IlaiTraXT).
IlaXtfX^J/TjcrTOÇ. — Manuscrit que l'on a gratté pour pouvoir y écrire de nouveau. Comme le papyrus ou le parchemin sur lequel on écrivait était rare et cher, les anciens eux-mêmes effaçaient, par différents procédés, les ouvrages qui leur paraissaient avoir peu de valeur pour les remplacer par d'autres. On pouvait effacer l'encre fraîche en la lavant; le procédé le plus employé était le grattage, soit avec un canif, soit avec la pierre ponce. Celte pratique fulforl en honneur dans les couvents du moyen âge et les palimpsestes que nous possédons ne remontent guère au delàdu ix*" siècle. Mais grâce à des réactifs chimiques, on peut faire réapparaître l'écriture effacée, du moins sulfisamment pour pouvoir la lire. Les palimpsestes les plus connus sont : le De Republica, de Cicéron, qui avait été remplacé par un commentaire de saint Augustin sur les Psaumes; le meilleur manuscrit de Piaule, recouvert par l'^^??clen Testament ; les luslilules de Gaius, remplacées par des Traités de saint Jérôme, etc.
IlaXivStxia. — Terme de droit indiquant la reprise d'un procès pour faire infirmer un premier jugement; c'est un procès en appel ; la procédure n'en est pas connue en détail.
IlaXtVTOVOV [opY^^vov, to;ûv]. — Voy. "(^pyavûv, Tô;ov.
naXlV(<>SCa. — Slésichore ayant, diton, raconté dans un poème (ojSt^) l'histoire d'Hélène et blâmé sa conduite, fut puni par les dieux et devint aveugle. H composa alors un nouveau poème (TraXivojôt'a) où il rétractait tout ce qu'il avait dit dans le premier et il recouvra la vue.