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De là, le mot de palinodie a pris le sens de rétractation, ordinairement peu honorable pour celui qui la fait.
IlaXXàStov. — Tribunal athénien où se jugeaient particulièrement les affaires de meurtre involontaire.
IlaXXaxTi , IlorXXaxCç. — Concubi ne, femme avec laquelle vivait un homme en dehors des liens du mariage. Ces liaisons, quoique non approuvées par les lois et les mœurs, élaient fréquentes à Athènes; les enfants qui en étaient issus étaient vôôoi, c'est-à-dire bâtards; ils ne pouvaient participer au culte de famille ni à l'hérédité; mais si le père et la mère élaient citoyens, les enfants, quoique nés en dehors du mariage légitime, élaient aussi citoyens.
nàXoç. — Le sort qui échoit à quelqu'un. Pour tirer au sort, chacun des intéressés mettait dans un casque un objet lui appartenant; puis on secouait le casque pour mêler tous les objets et un assistant en relirait un, sans regarder. Celui à qui appartenait l'objet était désigné par le sort.
naXxôv. — Javelot (Voy. "l^y/^o;, Aôpu).
IIapL6a<TtXeta. — Monarchie absolue, domination saus limite et sans contrôle d'un roi. Cet état n'a pas existé rigoureusement en Grèc" ; on l'a connu seulement dans l'Orient asiatique et à Rome sous les Césars.
nàvaypov. — 1« Filet de chasse, propre à la capture de toute espèce de gibier.
2*^ Grande volière.
IIav5oxetov. — Les Grecs désignaient sous les noms de Travooxdov, xaT^ywyiov, xaTaXuTi;, xaTiTjXETov, des auberges où l'on servait à boire et à manger aux voyageurs. Souvent aussi les aubergistes (iT'/vBoxe'tç, zavooxsuTptai) donnèrent le logement. Les hommes bien nés, s'ils n'élaient étrangers ou contraints par la nécessité, ne pouvaient fréquenter ces auberges sans se décrier.
IlavSoxeùç, IlavSoxeÙTpta. —
Aubergiste Voy. IlavSoxsTov).
IlavSoupa. — Pandore, instrument de musique à trois cordes; il y a encore en Toscane une sorte de guitare qui porte le même nom et qui a également trois cordes.
nav5oupt(TTf|<;. —Joueur do pandore (Voy. navôouGa).
IlàvSoupov. — Voy. lIxvBoupa.
IlavSoxetov, HavSoxe^Ç' — ^'^y- Ilavooxdov, navooxco;.
navTJYV)ptç. — Panégyrie, grande réunion solennelle de tous les peuples ou villes de môme famille dans le sanctuaire où ils célébraient un culle commun, par exemple les Grandes Panathénées à Athènes. Une panégyrie donnait lieu à des cérémonies religieuses et à des fêtes très variées, processions, sacrifices et jeux publics, concours théâtraux, etc.
C'étaient des occasions de foires commerciales très fréquentées, car elles étaient protégées, comme le culle, par une trêve sacrée Des philosophes, des orateurs, profilaient de la circonstance pour prononcer des discours pompeux, appelés 7ravY,Y'JStxoi, qui, consacrés d'abord à l'éloge d'un dieu, d'une cité, dun État, se réduisirent à l'éloge d'un homme, d'où le sens spécial du mol panégyrique.
IlàvOetov, nàvGeov. — Panthéon, temple consacré à la fois à toutes les divinités. Il en existait quelques-uns en Grèce, par exemple en Argolide, en Messénie, en Arcadie. Quelquefois, comme à Olympie, au lieu d'un temple, il ny avait quim ou plusieurs autels.
IlavvuYtç. — l** Dans la célébration des mystères d'Lleusis, cérémonies qui avaient lieu la nuit, les 22- et 23° jours, où les époptes tenant des torches à la main et couronnés de myrJes, ayant sur leurs épaules une peau de faon, refaisaient le voyage de Démêler à la recherche de sa fille Koré, guidant les autres mystes.
2» Le 28'' jour des Panathénées avait lieu une grande fêle de nuit. Elle commençait par une l'j.\J.r.y.orfioo\x(y. ; puis,
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la prêtresse la plus âgée disait les prières consacrées, tandis que les plus jeunes dansaient gravement et que les chœurs cycliques, composés d'hommes et de jeunes gens, chantaient jusqu'au matin les louanges d'Athéua et lui demandaient de protéger sa ville.
IlavoirXCa. — Ensemble des armes offensives et défensives que portait un soldat. Quelquefois, en récompense de quelque haut fait, on accordait, comme un honneur insigne, une panoplie luxueuse à un général ou à un guerrier.
nav6ç. — Torche (Voy. 4>avdç).
ïlavcrayCa. — Voy. IlavoTiX^a.
IlavréXeia. — Le dernier terme de l'initiation aux mystères; il y avait deux degrés dans Tiniliation; les initiés du 1^»' degré s'appelaient [xo^rai, ceux du 2*, qui avaient tout accompli (TravisXsTç), étaient les âTroTrxai.
IlavTeuxCa. — Voy. HavoTiXia.
IlavTÔjxtjxoç. — Si le mot pantomime est grec, ce qu'il désigne est purement romain :
1° La pantomime;
2° L'acteur qui joue une pantomime.
Voy. Lex. des Anliq. romaines, s. v.
Panlomimus.
IlavTOTrwXeïov. — Boutique où l'on vend des denrées de toute espèce et qui correspond au bazar moderne.
IlavTOTrwXTjç. — Marchand tenant un bazar (Voy. llavTOTrtoXsTov).
nàirupoç. — Le papyrus, plante cultivée surtout dans la vallée du Nil, servait à fabriquer le papier dont on se servait pour écrire. Le papier fut connu en Grèce dès le vie siècle. Pour le fabriquer, on employait la moelle de la plante, ou ^ùO,0!;^ séparée en bandes très minces, (piXupat, et aussi larges que possible, que l'on plaçait bord à bord et dont l'on collait ensemble plusieurs épaisseurs, en disposant une couche horizontale sur une couche verticale, et ainsi de suite. La feuille était comprimée et aplatie, puis séchée au soleil. Le papyrus était alors transformé en /xpr-^ç ; il n'y avait plus
qu'à le polir et à l'encoller à la surface. L'Egypte resta presque toujours le grand centre de fabrication du papier.
Par extension, TraTTupo; sert à désigner des objets confectionnés en papyrus, plus particulièrement un livre, un cahier. Il s'applique aussi, par analogie, à une sorte d'étolTe fine et légère.
napà6a(Tiç. — Parabase, sorte d'intermède spécial à la comédie ancienne- La pièce commençait par un prologue, puis venait la parodos, ensuite le i^^ épisode, et en quatrième lieu la parabase.
Les acteurs ayant quitté la scène, les choreules se dépouillaient de leurs manteaux, faisaient volle-face et s'avançaient de quelques pas vers les spectateurs ; ce mouvement était accompagné d'un chant très court, le xoajjLaTiov. Ensuite, le coryphée débitait un discours en anapestes où le poêle parlait de lui, de ses rivaux; ce morceau se terminait par une longue phrase déb'lée tout d'une haleine, le [xaxpov ou rvTyo; : telles étaient les trois divisions de la première partie de la parabase. La seconde partie comprenait quatre morceaux symétriques se correspondant deux à deux : une strophe lyrique, coS/j, puis un couplet de 16 tétramètres trochaïques,r£7rtppYj|jt.a, auxquels répondaient dans le même ordre ràvitoBv] et ràvTSTTt'ppYjj/à. En général, la strophe et Tanlistrophe invoquaient les dieux, l'épirrhème et l'antépirrhème se moquaient des gens.
Toutes les comédies d'Aristophane n'ont pas une parabase complète; quelques-unes même, comme le Ploulos, en manquent totalement.
Il y avait parfois une parabase secondaire, plus ou moins développée, après le troisième ou quatrième épisode et comprenant de une à quatre strophes ou épirrhèmes (avec anlistrophes ou antépirrhèmes).
napa6àTT]ç. — 1» A l'époque homérique, nom que portait le guerrier qui se plaçait, pour combattre, sur le char, à coté du cocher.
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2» Soldats d'infanterie légère que Ion mêlait parfois à la cavalerie pour l'aider dans ses charges.
3° A Thèbes, corps d'élite de 300 hommes; on les divisait en r^vio/oi et 'H'j.pxêàTai, et l'ensemble formait le bataillon sacré : tsso; X6/o;.
napa6l7i. — Boisson dans la composition de laquelle entrait du millet.
napà6XT]p,a. — Nom générique des Traoaiouuaxa (Voir ce mot).
napa6oXT|. — Voy. IIxpcaêoÀv^ 4.
napà6oXov. — Quand il introduisait une action contre quelqu'un, le demandeur était souvent astreint à déposer une somme d'argent en garantie, pour le cas où il perdrait son procès. Celle garantie est le -rrapâêoXov.
napayyeXta, napàyyeXfia, Ila-
pàyyeXcxtç. — Transmission des ordres à demi-voix du Xo/ayo; aux officiers et de ceux-ci aux soldais lorsqu'on craint que le commandement ne soit entendu de l'ennemi. En général mot d'ordre.
IlapayvaOtç. — Voy. llapsixi'.
IlapaypacpTj . — 1° Mot à mot, ce qu'on écrit en marge, d'où annotalion marginale, ou simplement unnolalion, et par extension signe de ponctuation ou autre.
2o Exception qu'opposait le défendeur au début d'un procès. Celle exception pouvait avoir pour cause soit un défaut de procédure, soit la prescription; quand le tribunal saisi n'était pas compétent, quand la cause du procès avait disparu, il y avait également lieu à une r.y.z'j.- Ypa'spr|. Si l'adversaire ne voulait pas admettre l'exception, il fallait d'abord, comme de nos jours, faire décider la question par un tribunal avant de juger la question au fond.
Ilapàypacpoç. — Signe consistant ordinairement en un trait horizontal (— ) et servant à marquer dans un chœur tragique ou dans la parabase de rancienne comédie les diverses parties qui correspondaient entre elles.
Ilapaywyfj . — Particulièrement arti-
fice oratoire qui consiste à faire comparaître quelque personne devant des juges pour les apitoyer sur son sort.
Ilapaywytov. — Péage, droit de passage sur une roule ou sur un pont.
Ilapaywytç. — Partie d'une catapulte ditlicile à déterminer avec précision.
IlapàSetyfxa. — Modèle, exemple.
Ce lerme général servait à indiquer les modèles dont se servaient les peintres et sculpteurs, qu'il s'agît de modèles vivants ou d'œuvres de maîtres. Ce mot désignait aussi le plan ([uo faisait un archilecle et d après lequel on bâtissait un édifice.
IlapdSeiaoç. — Ensemble de parcs de chasse et de jardins d'agrément qui se trouvaient dans loules les résidences royales perses.
IlapàSoÇoç èirtcpavYjç . — Tilre (1 honneur que l'un donnait à certains athlètes olympiques vaintjueurs dans des conditions extraordinaiies, par exemple à ceux qui en un même jour avaient remporlé le prix du pancrace et de la lulle. IIapà5po|xa [là]. — Espaces (juc les chasseurs laissaient libres entre leurs filets, atin de pouvoir y passer eu courant.
IlapaÇovtSta [raj, IlapaÇwvtov.
— Arme d honneur, probablement poignard ou épée que, d'après le nom, celui qui la recevait passait à son ceinturon.
IlapàGeCTtç;. — Entre autres sens le mot signifie :
1» Ensemble de mets que Ton pose sur la table du repas; service.
2« Mouvement de lutte qui n'est pas exactement déterminé.
napaBiqxTj. - l" Otage (Voy. "Oarp
20 Voy. IlapaxaTaOr^xTj; [Bt'xT,.J
Ilapàôupoç. — Porte latérale, ou plutôt porte dérobée.
napat6àT7]ç. — Voy. IlapaêàTTjÇ.
HapatprjfJia. — Couture, ourlet cousu au bord d'un vêtement pour empêcher l'étoffe de s'effiler.
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