‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 131 sur 184 · SKY · texte numérisé non relu

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a[JÂAr^, (TjjLtXi'ov (Voy. ces mois); il le cousait, après avoir percé des trous, si cela 6!ait nécessaire, avec un emportepièce (oTcrjTiov, OTTsa;) ou un poinçon (xevTTjTYJCiiov). Le (il était quelquefois remplacé par des tendons d'animaux. Le cuir des souliers était disposé sur une forme appelée xaXàzouç, xaAOTiou;, xa/ozô8'.ov ; il y avait une forme pour le pied droit, une pour le gauche. Quelquefois, au lieu de semelles de cuir, on employait des semelles de bois ou de liège. Pour amollir le cuir, le cordonnier employait de l'huile; il savait le vernir, le noircir, etc.

Les cordonniers travaillaient assis sur un siè^^e bas, devant une petite table, ayant leurs outi's suspendus aupWs d'eux.

SxuToSéiJ'Tiç, SxuToSeiJ'Oç . —

Tanneur de cuir et corroyeur. L'opération d 1 tannage, qui sert à rendre les peaux incorruptibles et dures, était connue des Grecs homériques, qui l'appliquaient aux peaux de bœufs, de brebis, etc , etc , dont ils faisaient des lapis et des couvertures. I^es proc(^dés des tanneurs ressemblaient à ceux daujoui d'iiui ; ils consistaient à amollir les peaux, à bien les rac!er et les nettoyer par des lavai^^e^ et des bains de droj^ues variées; puis on les laissait séjourner dans des fosses entre des couches de tan formé

d'écorce de pin, d'aune, de grenadier, de noix de galle, de glands, etc , ou aussi d alun ou de sel. Une fois le cuir tanné, le corroyeur l'assoup'issait par un battage, le teignait, l'amincissait, etc.

Un connaissait aussi la mégisserie, qui consiste à tanner et corroyer les peaux sans les dépouiller de leurs poils, à les transformer en fourrure. C'était encore le travail du ax'JToSÉ'i/r,;.

Les outils employés par ces ouvriers étaient des racloirs, des couperets, des tranchets, etc.

On disait aussi pu^fjOùvlr^q, jSup^euç, P'jpTOTTOtô; (Voy. ÏIxiÎto;).

ZxOtoç. — Désigne à la fois le cuir tanné et le cuir non tanné. Il en est de mènie des mots ùoç>i, oÉpjxa, or^pOÉpa, ^usTa, tandis que Zi'l'x est réservé au cuir tanné. Les cuirs les plus employés étaient les cuirs de bœuf et de chèvre. On les employait à mille ouvrages variés, mais surtout aux objets de cordonnerie, de sellerie et bourrellerie, de maroquinerie, aux cuirasses, boucliers, lentes, outres, coffres, parchemins, etc. Chacun des ouvriers spéciaux avait son nom spécial.

Par extension, on donne ce nom à des objets de cuir, comme un fouet.

SxUTOTOJXetOV, SKUTOTOfXtOV.

Atelier où l'on taille et travaille le cuir, et spécialement atelier de cordonnier; boutique de cordonnier.

SxuTOTOjxoç. — Voy. !i)x'jT£Û;.

ZHUcpiov. — Petite coupe; dimin. de i^xu'^o;.

Sxùcpoç [ô et Toj. — Vase à boire.

Les archéologues, comme le montrent les d e u X ligures ci-jointes, appliquent ce nom à des récipients de formes

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