‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 137 sur 184 · SYN · texte numérisé non relu

SYN

STN

SYS

2» Oî GuvBixot désiijne, à Athènes, une commission de cinq oralenrsdonl la mission élail de défendre les lois contre les innovations ou de les mettre d'accord avec elles.

3" Le même nom fut donné, après la domination des Trente, à une commission chargée de prononcer sur les confiscations,

Suvé5ptov. — Conseil, assemblée, et par suite, lieu où se réunissent des rruvE- OQOi. En particulier :

1° ('onseil des Amphictions Voy.

2» Conseil fédéral des alliés d'Athènes dans la deuxième ligue, dont les décisions étaient soumises d'abord au Sénat, puis à l'Assemblée du peuple. On le consultait pour la politique extérieure, l'emploi des fonds fédéraux; il élail représenté dans les ambassades, à la conclusion des traités de paix; il pouvait même s'ériger en tribunal pour juger les violations du pacle fédéral.

3» Nom officiel d'un certain nombre de conseils de représentants de villes associées ou alliées, et de ligues.

SuveSpoç. — 1» Membre d'un conseil fédéral (Voy. SuvsSptov).

2o Membre d'un conseil de magistrats ou de législateurs.

3» Assesseur. Beaucoup de magistrats et de fonctionnaires avaient de ces aides, par exemple, à Athènes, les Archontes, les Eulhynes, elc.

SuveirtTpoiroç. — Co-tuleur (Voy.

'ETTf'Tooroç).

2uvécpT]6oi. — Ephèbes d'une même année.

Suvrjyopoç. — 1*^ Ciloyen nommé par l'Assemblée du peuple pour soutenir une accusation devant un tribunal (riléliastes dans la procédure de \ eliy.'^'^fzKx (Cf. ce mol).

2W Avocat, défenseur en justice, el spécialement, à Athènes, avocat public, dont le rôle élail de défendre les lois contre les innovations qui auraient pu mettre l'Etal ou le droit en danger.

SuvÔTjXYj. — Toute sorte de convention, de traité, et en particulier de traité de paix, d'alliance ou de commerce, de traité politique conclu entre deux cités ou deux peuples. Le droit de traité appartient aux principaux magistrats des villes ou aux généraux; mais dans les Etats populaires, l'assemblée peut ne pas ratifier les négociations. Les pouvoirs sont souvent délégués à des ambassadeurs, d'ordinaire munis de sauf-conduits. Les traités, dont la conclusion était entourée de solennité, et qui donnaient lieu à des échanges de serments, étaient en principe sacrés, ce qui ne les empêchait pas d'être souvent violés, dans l'antiquité comme de nos jours (Cf. Sirovoy!.').

Sûv6Tj[Jt,a. — l^Tout signal convenu.

Mol d'ordre donné à une sentinelle ou à l'ensemble des troupes au moment du combat.

2« Convention, Irailé, pacte (Voy. S'jv-

3*^ Drapeau, étendard, signe de ralliement.

ZuvoBoç. — Désigne un grand nombre d'associations, de conseils, d'assemblées civiles ou religieuses.

2o Comparution simultanée, confrontation de deux parties devant des juges.

Zuvoixia. — ye disait d'une maison à loyer oîi vivaient plusieurs familles (Voy. *b]voi'xtov et Otxoç).

Suvoixi(T[Ji6ç. — Le roi Cécrops, selon la légende, avait groupé la population de l'Altique en douze villes; Thésée réunit ces douze villes en une seule ; c'est cet événement qu'on appelait auvotxicrj/o; ; le souvenir en était célébré par la fête des Suvoi'xia ou MsTOtxia.

Sovrayiia. — Corps de troupes rangées, bataillon (Voy. TàY[xa).

SuvTayjJiaTàp^Tjç. — Commandant d'un TÛviayi/a.

SûvTaÇtç. — 1" Syn. de SuvOtjXt,.

2o Cotisation. Euphémisme pour éviter le mot '^(^poç, tribut, qui était déplaisant.

3» Contingent de soldats.

SuvxéXeta. - Division de la sym-

morie(Voy. Su;i.[i.oçt'a).

SuvTeXT|<;. - On appelait çuvt£A£iç des ciloyens associés pour supporter en commun les frais d'une lilurgie Voy.

AsiTOupYi'a).

SuvTptrjxapxta, SuvTptiqpapxoç.

— Le synlriérarque est un citoyen qui est triérarque avec un autre. Après 1 expédition de Sicile, les fortunes des Athéniens ayant été fortement atteintes, on permit à deux citoyens de s'unir pour supporter ensemble l'impôt de la Iriérarchie, et de former une syntriérarchie.

Suvwpiç. - Attelage à un char de course de deux chevaux adultes. Les concours de (7uvo)piô£ç furent inaugurés à Olympie dans la 93*^ olympiade.

Suvwplç itoXeiJLKTTYjpea. - Course de chars affeclant les allures et les manœuvres de la guerre. Elle avait lieu à Athènes, aux grandes Panathénées, el avait un caractère éminemment national.

SuplY?« — '" ^^^^^^^ ^^ berger, ou flûte de Pan. C'est véritablement ce qu'on appelait les pipeaux, ou le chalumeau, assemblage de roseaux de différentes longueurs, el donnant une gamme de sons harmonieux.

2» Galerie, el quelquefois puits de mine (Voy. MsTaX/ov).

30 Galerie, canal, souterrain quelconque (Cf. "Opuyaa).

SudXTjvta [tx] . - Terme probablement synonyme de aurrriiTta Voy. ce mot). Les membres dune çuŒXYjViot étaient les ffurjxTjVOi.

Sù<J<TYl[XOV. - Signaux optiques par lesquels les avant-postes correspondaient entre eux ou avec une ville fortifiée.

SuddiTta [xàj. — 1« On désignait sous ce nom et encore sous ceux de àv5p£ia et cp'.BiTiat des associations militaires, composées chacune d'environ

quinze membres appelés •to'JXYjVO'..

Ceux-ci devaient prendre en commun des repas, à des jours indiqués. On n'était admis dans une de ces as<ocialions que si on obtenait l'unanimilé de ses membres. Elles étaient placées sous la surveillance des Polémarques.

2» Salle pour les repas en commun, les

banquets.

SucrcàTTjç. — Couple de poutres ou de chevrons soutenant un toit; arbalé-

triers.

Sù(TTpejx[JLa, SucrcpefijxaTàpxn*;-

— 1" Troupe, el en particulier troupe

d'infanterie légère.

20 Les éphèbes, une fois inscrits el incorporés, se groupaient en diverses associations pour la vie en commun, les exercices publics, jeux, instruction militaire. C'est ce dernier groupement qu'indique le mot GuTTG£|/.;xa. Les ^T-j^Tpéu.axT7. avaient un chef, le r7u(;Tp£aaa-

Scpayetov. — l^' Vase pour recueillir le sang de la victime égorgée par le

prêtre.

20 Victime destinée à un sacrifice.

Scpayeùç. - Couteau de sacrificateur.

SçpaYTJ. — i° Égorgement d'une victime par le prêtre sacrificateur (Voy.

2° Endroit précis de la gorge où le sacrificateur devait frapper la victime de sou couteau.

Scpàytov. - Victime destinée à un sacrifice el, par suite, sacrifice.

ScpaYtÇ. — Couteau, et spécialement couteau de sacrificateur et couteau de cuisinier.

Scpatpa. - Objet de forme ronde, et surtout : 1« La balle dont on se servait pour jouer. Le jeu de balle n'était pas seulement un jeu d'enfants. Les jeunes gens et les jeunes filles rafTectionnaient, et même les hommes faits se livraient à rexercice de la pelote. Quelques hommes ^e distinguèrent en tant que ç-^aisfîTai ; il y avait même des lieux spécialement

aménagés pour ce jeu (çcpaiptTTrjpiov, ffcpatpt'iTTsa) ; assez souvent on réservail un « jeu de paume » dans les élablissenienls de bains el les gymnases.

11 y avait une assez grande variété de jeux de balle, dont la plupart sont identiques aux jeux

modernes; on y 0

jouait seul ou à plusieurs, et il s'agissait tantôt de lancer la balle le plus loin possible, ou le plus haut, tantôt d'atteindre un but fixe ou mobile, tantôt de se renvoyer l'objet le plus adroitement et le plus longtemps possible sans lui laisser loucher le sol.

Quelques jeux de balle étaient accompagnés de chants et de darises.

On se servait aussi des balles pour jongler.

2o Gantelet, ceste pour les pugilistes (Voy. My.àç).

3« (jlobe, sphère, destinée à renseignement de la cosmographie.

4» Pilule.

Scpatpeuç. — On appelait Toatos"??

les plus âgés des iranos Spartiates, par opposition aux TipojTt'pavsç, qui étaient les plus jeunes (Voy. "Ipavs;).

ScpatptXTj [7|j. — L'art de jouer à la balle iVoy. H'^aïpa).

Scpaipiov. — Dimin. de XI-^aTpa.

ScpaiptCTTTQptOV, Scpatpt(TTT)Ç.

Voy. ll'^aïpa.

ScpatptcTTiXTj. — Voy. Il'^atpixv^.

S(patpo[xa)^ta. — Pugilat avec les poings armés de la acpaTpa (Voyez XcpaTpa 2).

ZcpatpcûV. — Filet de pèche, de forme ronde; sans doute une sorte de nasse ou d épervier.

Tabouret, escabeau;

ScpéXaç. —

socle de statue.

Scpév5afJLV0Ç. — Érable. 11 en exislait diverses variétés, dont l'une appelée ^uyi'a, l'antre xX'.votco/o;. I.e bois de certains érables présente en coupe des nœuds et des lâches rappelarit les plumes de la qnene du paon; on l'employait pour lébénisterie fine et de luxe et la tabletterie, pour les meubles, lits, sièges, tables, etc. On en faisait aussi des statues.

Zcpev56vT]. — !« Fronde, arme de trait formée d'une pochette en cuir fixée à deux brides en corde, en cuir ou en métal, avec laquelle on lançait des pierres ou des balles de ploiTib faites exprès. Pour lancer le projectile, on prenait r ex t ré mi té des deux brides dans la main droite, on visait en élevant avec

la main gauche la pochette à hauteur des yeux, puis on faisait tourner vivement l'anne, avec la main droite, trois fois audessus de la tête, et, lâchant brusquement une des brides, on laissait partir le projectile. La fronde fut adoptée par plusieurs peuples grecs après les guerres médiques. On distinguait les frondes à longue, moyenne et courte portée.

Par extension, projectile lancé avec une fronde.

'i^ Chaton d'une bague constitué par une pierre gravée; le nom vient de l'analogie de cette disposition avec celle de la fronde chargée de sa pierre.

3' Echarpe formée d'une bande d'étoffe destinée à supporter un membre malade ou blessé.

ScpevSovrjTTjç. — Frondeur, soldat armé de la fronde. Les peuples montagnards : Acarnaniens, Éloliens, Thessaliens, se servaient surtout de la fronde. 11 y eut aussi des corps de frondeurs dans les armées grecques, par exemple dans le

corps des Dix Mille. C'étaient des mercenaires. Outre leur arme, ils emportaient une provision de pierres de jet ou de balles de plomb ^Voy. MoXuSot;) dans

un sac.

ScpTjxCdHOÇ. — Baguette en bois servant d'insigne aux citoyens désignés pour ^*tre Héliasles.

Scpfiv, Sçp7jv6ç. — Coin qui servait îl fendre des pièces de bois, el dont on avait fait aussi un instrument de torture.

ScptYY^O"^* ~" l^i'îicelel (Voy. ijc^iyx-

S<ptYXTf|p. — Lien, bandeau, et en particulier sorte de bracelet élastique, sans fermeture, qui se portait au bras gauche et restait en place par la pression qu'il exerçait sur le membre.

Se dit aussi d'un cercle entourant la lête pour l'orner ou retenir les cheveux. ScptyÇ. — Chez les Égyptiens, le sphinx était la représentation du soleil levant; il avait la forme d'un lion accroupi avec une tête humaine. Le plus beau sphinx est celui qui est près des Pyramides.

Dans les légendes grecques, évidemment inspirées par les récits égyptiens, le sphinx était un monstre ayant la tête et la poitrine d'une femme, le corps et la queue d'un lion, de grandes ailes d'oiseau. Il se tenait sur la route de Thèbes et dévorait tous les voyageurs qui ne devinaient pas l'énigme qu'il proposait. Ce fut OEdipe qui le vainquit.

ScpovSùXtov, ScpovSuXoç. — Peson, masse de métal ou de pierre qu'on mettait au bas du fuseau pour faire tendre le fil et régulariser le mouvement de torsion (Voy. "AxpaxTOç).

ScppaytStov, dim. de Scppaytç. — Cachet, sceau ; à défaut de signature écrite, les anciens imprimaient un cachet qui leur était personnel sur ce qu'ils voulaient authentiquer ou clore, lettres, coffres, portes, etc. C'était d'ordinaire un chaton de bague en pierre précieuse ou en métal qui servait de cachet; on y gravait des signes ou des symboles. C'était

l'occupalion des SaxT-jXioyXu'yOï. Quelques-uns de ces cachets sont d'un haut intérêt archéologique el religieux, à cause des sujets qui y figurent; beaucoup sont de très belles œuvres d'art. Les graveurs de pierres fines qui firent non plus seule-

ment des cachets mais des bagues purement décoratives, doivent l'origine de leur art si important et glorieux aux graveurs primitifs des cachets. Nous ne savons pas si les cachets, aux époques primitives, ont pu être exécutés en argile, comme en Orient, et ont eu, par exemple, la forme de cvlindres.

ScppaYt(TTiQÇ. — Membre d'un collège de prêtres égyptiens; ces prêtres étaient chargés de choisir et de marquer de leur cachet les victimes destinées au sacrifice.

Scpupa, dim. Scpupiov. — 1° Marteau composé, dans l'antiquité comme de nos jours, d'un manche en bois et d'une tête en métal. Cette tête, suivant le métier de l'ouvrier qui employait l'outil, prenait des formes diverses. Les deux

côtés pouvaient être semblables, mais pouvaient aussi dillerer. L'une des tôles restait à peu près toujours la même, grosse et aplatie, pour frapper et enfoncer ; l'autre devenait pointue, pour piquer,

sxo

i:ûA

oii s'amincissail en lame pour couper, elc.

Le mot s'appliquait aussi au maillet de bois comme celui qui servait aux ag;r\culleurs k écraser les mottes de terre, et au maillet de ter qui i-ervait au viclimaire pour assommer les animaux du sacrifice.

2» Houe pour travailler la terre.

SvaSwv. — Cellule d'abeille, et par extension gâteau au miel ou à la cire.

S^aXtSofJia, SxaXtç. — Pieu l'ouvchu qui servait à tendre les filets de chasse.

SvacTTyipCa. — 1° Câble servant à tendre le ressort d'une machine ou à le détendre.

2» Corde tendue au devant des coureurs qui allaient s'élancer dans le slade et dont la chute donnait le signal de départ (Cf.

"AC&£(71Ç TCOV VtTZCOv).

S^affTTiptov. — 1» Voy. X;/a<7TY|Ci'a

2» Gâche d'une serrure, verrou d'une porte.

SveSia. — 1*^ Barque ou peut-être radeau très promplemenl armé et paré pour les manœuvres eu général, barque, radeau.

2» Font improvisé au-dessus d'un navire.

SvevSuXy). — Sens douteux; sans doute des pincettes ou des tenailles.

Sv^ua. — Toutes surles d'altitudes, de manières d'être, el en particulier attitudes et gestes du danseur servant à exprimer des idées el des senlimenls par la mimique; gestes d'un acteur et par suite rôle joué par cet acteur.

S^^YjjxaToGTjKTj. — Magasin d'accessoires, costumes et masques de théâtre.

Syoiviov. — Câble au sens général du mot. On distinguait :

1» I>es fj/oivrj. k-iziyu'j. ou zst^y-iia, qui amarraient l'arrière du navire au rivage. Ces câbles étaient au nombre de quatre par trière.

2' Les ryyotvi'a àyxupia, câbles de l'ancre, au nonibre de quatre par trière également.

SxotvioirXôxoç, SxotvtocTTpôcpoç. — Fabricant de cordes. Le premier nom indique la fabrication de cordes tressées, le second celle de cordes toraues. Mais dans la pratique les deux sens se confondent.

Sxotvoêàrrjç. — Funambule, danseur de corde. Les (irecs étaient arrivés à une très grande habileté dans ce genre d'exercice.

SxotvoTcXÔKOÇ. — Voy. i]/0'.VlOttÀôxo;.

SyoTvoç;. — Le jonc, qui tint longtemps en Grèce l'oftice du sparte, servait îi fabriquer des cordes, des nattes, des corbeilles, des nasses, etc.

Mais le mot a le plus souvent le sens de corde, quelle que soit la matière dont cette corde est faite. Les cordes étaient faites soit simplement de fibres tordues, soit de fibres tressées. Dans le premier cas, on employait parfois le mot spécial GTpo'i-oç; dans le second, le mot (j-jattXoxtj. Les cordes d'étoupe, surtout en usage dans la marine, s'appelaient ututt-

^/oi^fO^ a parfois le sens particulier de cordeau, instrument en usage pour tracer des lignes droites au moyen d'un cordon enduit de couleur, que l'on fait vibrer pour qu'il marque sa trace sur une surface plane. De là un nom de mesure de longueur, de valeur variable, par exemple GO ou 30 stades en Egypte.

SxoXa<TTT|ptov. — Lieu de repos ou d'étude, comme une cxèdre, une bibliothèque.

S^oXeiov. — École.

S)^oXt|. — Ce mot, qui signifie en principe le délassement du corps, après un rude labeur, dans les occupations de l'esprit, en est arrivé à désigner le lieu où se prenait ce repos, puis l'école, et généralement tous les établissements d'instruction.

S(i)Xf|V. — Divers objets d'argile, et spécialement :

1» Tuyau en argile servant de conduit souterrain pour l'eau ou la chaleur.

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