AM<I
— Lorsqu'aux temps les plus reculés de la Grèce quelques peuples se groupaient autour d'un même sanctuaire , en confédération religieuse ou politique, ils formaient une Am}>hicUonie. Les plus célèbres furent celles d'Onchestos en Béotie, de Calaurie, dont deux sanctuaires de Calaurie étaient le centre, et de Délos, qui réunissait les Ioniens dans le culte d'Apollon.
Mais le nom désigne plus spécialement dans l'histoire la confédéralion qui unissait, une fois par an, aux Thermopyles, et une fois à Delphes, de nombreux peuples de la Grèce centrale. Très antique, elle comprenait à l'époque classique douze peuples disposant chacun de deux voix. La composition en a varié quelquefois avec les événements politiques. Chaque peuple envoyait à l'assemblée des députés de deux sortes, hiéromnémons et ptjhiffores, portant le nom général iVamphiclions. Ils s'adjoignaient un secrétaire et un héraut.
Le (TuvÉopiov ou ÈxxXti'TIX des Amphiclions était avant tout un collège religieux, chargé de veiller sur le temple de Delphes, d'assurer la célébration des jeux pythiens, que ses njembres présidaient, de faire respecter la trêve sacrée, d'empêcher qu'on ne cultivât la plaine de Cirrha, consacrée à Apt)Ilon , de faire respecter le territoire du dieu et i)ien administrer ses revenus. Mais les attributions amphiclionicpies s'étendirent: l'assemblée s'occupa forcément des intérêts politiques communs de la ligue, et devint une sorte de tribunal arbitral qui réglait les dissentiments des villes confédérées. On sait, <l'ailleurs, que celle autorité fut très souvent méconnue et repoussée.
'AfXçptxùireXXov. — Ce mol s'emploie seul ou avec ôsTia;. Il désigne une coupe double, c'est-à dire dont le pied renversé forme une coupe comme la partie supérieure. Quelques hellénistes veulent plutôt Iraduire par : coupe à deux an-^es Voy. fig. AÉza;).
'AjxcptXtva [xpoÛTTîtXaJ. — (^haus-
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sures du genre xpou::aXov (voy. ce mot), attachées avec des cordons de lin.
'AptcptfJiaXXoç. — KlotTe, vêtement qui a de la laine ou des poils à l'endroit et à l'envers, ou tout autour.
'A[XCptjxà<T)^aXo<;. — Vêlement à deux mancjjes. On faisait do manchesà la viTcov eu agrafant l'étoffe autour des br^s. (':es manches étaient courtes. Les vêtements à manches longues, dont la manche est cousue au corps, sont d'origine asiatique. Les acteurs de lancienne comédie portaient un àa'^iixxT/aÀo; par-dessus le crcoixô-Tiov.
"AjxcpliroXoç. — 1° Serviteur ou servante) attaché à la personne du maître.
2» Nom particulier donné aux prêtres de certains dieux, par exemple Zens k Syracuse, Apollon à Aryi)s, etc.
"AllcpliTTroç. — Soldat de cavalerie tarenline qui amenait au combat deux chevaux, et sautait, suivant les besoins, de l'un sur l'autre.
'AjJLCptiTTCOToÇoTTQÇ. — Cavalier analogue à V'iij.oi-'zo;, mais qui, de plus, jouait spécialement le rôle d'archer.
'AfxcptirpocTTU- Xoç. — Se dit d'un temple qui est décoré d'un porlifjue aussi bien en avant de la cellaque de l'opisthodome ^fif/l
'AfxcptirpufJLVoç.
— Navire construit de façon que la proue put servir de poupe.
Celle disposition fréquente dans les vaisseaux de fiuerrre était nécessitée par les manœuvres dans les canaux el passes où toute évolution était impossible. De même, les caiiols de sauvetage destinés à prendre la mer par les gros temps, ne devant pas virer de bord sotis peine de recevoir la lame par le flanc el de chavirer, avaient deux poupes et deux gouvernails.
On disait aussi oh.Z'j-^oi; ou oi'-pojpo;
ANA
'A{X<pt<T6fjTTfj(llç. — Lorsqu'un Athénien prétendait à la succession d'un autre Athénien mort sans avoir testé, il devait demander son envoi en possession de l'hérilai^e par un acte appelé à|i.cpiT^YjT7jTi;, et adressé à larchonte compétent qui le rendait public, afin que, s'il y availd'autres intéressés, ils pussent se déclarer. Le rejet de cette demande n'entraînait d'ailleurs aucune conséquence grave pour celui qui la formulait.
'AjXCptCTTOflOÇ et 'AlXCpITOJXOÇ [ttéAsxuçJ. — Hache à deux tranchants, outil de charpentier et arme de guerre.
'AficpiTàitïjç et 'Ajxcptxairoç. — Syn. d'àtxcpta^XÀoç, et, en particulier, tapis épais, bourru sur ses deux faces.
'Aixcpt^pucTOÇ. — Dore, ou serti dans l'or.
'AfJLCpKpopeùç. — Voy. 'Aacpopeij;.
*AiJLcpt<pci>VTeç. — (jàteaux ronds que l'on entourait de petites lumières, sans doute fichées dans la pâte, pour les offrir, par exemple, à Artémis en tant que divinité lunaire, le 16«î jour du mois munichion, c'est-k dire au moment de la pleine lune.
'AixcpoBtov. — Diminutif d'
"AjxcpoSov ou "AfJLcpoBoç. — Signifie toute rue étroite d'une ville, et, en même temps, un cul-de-sac ou un carrefour, et, avec plus d'extension, un quartier de ville.
'Atxcpopeuç. — 1" L'amphore des Grecs, comme celle des Romains, est un grand vase de terre cuite, haut et de panse peu ventrue, à col étroit et îi deux anses haut placées, Klle se termine tantôt par une pointe, et alors il est nécessaire, pour la dresser, de la poser sur un pied, de la planter dans le sable, ou de l'appuyer contre un mur, tantôt par un pied assez étroit.
On conservait dans les amphures le vin,
l'huile, le miel et exceptionnellement d'autres denrées, comme les fruits, les grains, etc.
Quelquefois l'amphore avait son couvercle ou son bouchon fabriqué en môme temps qu'elle. C'est le cas des belles mnjthoies pana- Ihénaiques, c'est-à-dire celles qui
contenaient l'huile des oliviers sacrés donnée en prix aux
vainqueurs des Panathénées. Elles étaient d'un art très sévère, ornées de figures et d'inscriptions.
On a retrouvé, outre des amphores panalhéna'iques et des a m p h (j r e s communes en terre cuite fabriquées surtoutàCnide, il h odes et Thasos, des a m p h o r e s en marbre, en albâtre, en verre, eu argcn t, eu bronze.
2' A Athènes Vk[X':jO peu; était aussi une mesure de
capacité pour les li-
quiiles; c'é- Aiiiplinif l';in;ilii»'n:iit|nf.
tait la môme que le {j.£TpY,T/,ç *, elle valait 38 lit. 88.
'A|JicpopiStov, 'AjxcpopCaxoç. —
Petite amphore.
•AfJLCpwêoXa. — Divination au moyen des entrailles des victimes, que l'on observait au moment où elles étaient traversées par la broche.
'AfXcpwêoXoç. — Espèce de javelot, sans doute à deux pointes ^Voy. fig. IleX-
'A[xcp(i)Xévtov. — Bracelet.
'AjJLcpcDTtç. — 1*^ Appareil en bronze destiné à proté- /v'<''<^
ger les oreilles dans les luttes du pugilat. A lorigine, on ne l'employait pas dans les jeux publics, mais seulement' dans les exercices préparatoires de la palestre.
2» Vase à deux anses, en bois, servant surtout à recevoir le lait que l'on trayait. 30 Pendant d'oreille.
'Avaaaejxiç, 'AvaêaOjxoç. - Degré, marche d'un escalier.
Ce mot, surtout au pluriel, désigne particulièrement :
lo Un petit escalier de quelques marches, en pierre ou en bois, qui précédait la porte extérieure d'une maison.
2" L'escalier intérieur d'nne maison.
Synonyme de xÀïaot;.
3" Une rangée de bancs au théâtre.
Synonyme de [iiOpx.
'Ava6à6pa. — Sorte d'escalier, ou plutôt d'échelle qui servait à monter sur les navires. Elle était sans doute mobile. 'Ava6aTT|ptov. — 1" Sacrifice par lequel on célébrait, en descendant d'un vaisseau, un heureux débarquement.
2» Escabeau, tabouret.
'Ava6àTï]<;. — Dans certaines courses de chars, le char était monté par deux hommes, le cocher et un athlète qui faisait une sorte de voltige, montant et descendant du char lancé au galop. Ce dernier s'appelait àvaêaTYj; quand il remon-
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tait sur le char, et à-rroêaTT,; quand il mettait pied à terre. Les deux noms sont pris naturellement l'un pour l'autre Voy. fig. 'ATToêaTTiç).
'AvaêoXeùç. — Serviteur qui prêtait aux cavaliers âgés ou peu ingambes le service de ses mains jointes ou de son dos pour les aider à se mettre en selle.
'Ava6oXfj. — Terme général pour désigner un manteau sans en préciser la
forme.
'Avaynocpayta. — Régime imposé aux athlèlesqui devaient manger certaines
choses, et celles-là seules, à certaines heures, bon gré mal gré.
'AvayXucpTi, 'AvàyXucpov. — Basrelief. Le mot signifie proprement objet creusé. Il n'est pas de la meilleure grécilé; à l'épociue classique, les auteurs emploient de préférence t'jttoç, extutto;, EXTU'rrojy.x.
'AvàYVOxTiç. — La lecture, une des parties les plus importantes de l'éducation des jeunes Athéniens. Elle ne consistait pas seulement dans le fait de reconnaître les mots, mais dans une véritable explication des poètes et surtout d'Homère.
La lecture était accompagnée de récitation.
'AvaypOKpe^Ç- — G refiler ou secrétaire ; écrivain chargé quelquefois de rédiger des actes importants. Un àvavpa'jeù; fut chargé de réunir en un tout, en une sorte de code, les lois de Solon.
'Avaypacprj. — On désignait ainsi, dans plusieurs villes de Grèce et d'Asie, une déclaration officielle que devait faire tout acquéreur d'immeuble, en versant un certain droit d'enregistrement.
'AvaywY^Ç Sixtj. — Terme de droit atlique. Lorsqu'un acheteur s'apercevait qu'un esclave, une bête domestique, un objet quelconque qu'il venait d'acquérir avait quelque vice rédhibitoire ou quelque avarie, qu'il y avait par conséquent erreur ou fraude sur la qualité d'un objet vendu, l'acheteur pouvait intenter au vendeur ràvaytoY^iç ôixv]. La loi fixait le temps pendant lequel J'action pouvait être ad-
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mise, les détails de la procédure et les condamnations auxquelles était exposé le vendeur de bonne ou de mauvaise foi.
On croit que l'action pouvait s'étendre des contrats de vente aux contrats de gage.
^A^OLydyyiOL lepà. — Sacrifice fait pour obtenir une heureuse traversée.
'AvàSetyfxa. — Courroie ou bandelette dont les hérauts s'entouraient le cou, sans doute pour éviter le gonllement exagéré de ce cou, ou favoriser l'émission de leur voix.
'AvaSédjxTj, 'AvàSedfioç, 'Avà- ^yjjjLQt. — Tous les liens, bandeaux et diadèmes, les mitres môme, dont les femmes paraient leur chevelure s'appelaient ainsi. Le dernier mot a plus particulièrement le sens de couronne.
'AvaStxCa, 'AvàStxoç xptaiç. -
S'applique à toutes les voies de recours qu'une personne ayant perdu un procès pouvait prendre pour faire réformer la chose jugée, ("est en sommeVappel. Les procéduresd'appelétaientdilléren tes selon les cas et selon le résultat que l'on voulait spécialement obtenir. L'àv/oixi^ semble avoir été surtout invoquée dans le cas de faux témoignages présumés. L'appelant versait une caution pour le cas où, débouté de sa prétention, il devrait subir le premier jugement.
'Ava5oxr|, 'AvàSo^^oç. — L'àvaùo/q est la garantiie légale d'un contrat; ^.yioo/oq celui qui se porte garant, responsable de quehjue chose qu'il peut d'ailleurs avoir reçu en dépôt.
'AvàOejJia. — Voy. 'AyiOr^[J.%.
'Avà6e(Tlç. — 1° Consécration et dédicace publique d'un temple. Cet acte à la fois religieux et civil donnait lieu à des fêtes, à des cérémonies diverses, dont les frais étaient supportés soit par l'Etat, soit par un particulier. Le souvenir de l'àv-iÔETt; était perpétué par une dédicace gravée sur le monument.
Le môme mot s'eniployait pour la dédicace des édifices de toute espèce, des
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tombeaux, des statues, des e.x-volo ('Voy. 'AvxÔT,-
2« Onlination de prêtres.
30 Affranchissement des esclaves placés sous linvocalion d'une divinité.
'Avà- OrjpLa. — Offrande faite aux dieux pour demander leur protection ou les remercier d'un bienfait. L'offrande était sans condition idon de vases en métal précieux, de statues, de temples même) ou entraînait certaines obligations (don de terres avec réserve de l'usufruit, etc.). On appelait môme àviOYjixa un don fictif, comme la consécration d'un esclave à une divinité, ce qui n'était qu'une forme de l'affranchissement, ou un simple dépôt.
Toute offrande doit être faite par le donateur au prêtre qui représente la divinité, chacun devant prononcer des paroles consacrées pour rendre la donation valable.
' AvàôpeicTOç. — Ksclave né dans la nuiison ou acheté en bas âge et traité comme s'il était né à la niaison.
'AvaiSeta. — Voy. "Aosioç Tràyo;.
'AvaxaXuTTTTipta. — On désignait ainsi les cadeaux qu'un jeune marié faisait à sa femme lorsque, pour la première fois, elle paraissait dévoilée devant lui, ainsi que les présents que lui offraient, à celle occasion, les parents et les amis de son mari.
'AvàxptCTtç. — Dans le droit attique, ce mot indique l'instruction d'un procès fait par le magistrat compétent lorsqu'une
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Ir^li^, c'est à dire une demande d'information avait été déposée par l'une des parties. Le temps que devait durer celte instruction était délcrminé par les lois. Le juge était chargé de recueillir les preuves, les témoignages, les serments, et de veiller à ce que tout se passât selon les règles de la procédure. Toutes les pièces de ràv-xxGiTiç, quand celle-ci était close, étaient enfermées et scellées en présence des parties dans un vase de bronze appelé £/^vo;, hérisson, jusqu'au jour du débat. L'à-TioxoiTi; était sans doute la partie de l'enquête fournie par le défendeur.
'AvàxpOUCTlç. — 1° Action de ramer en arrière, en langage moderne : scier. L'embarcation va en arrière, (|uanJ le rameur assis face à l'arrière écarte de son corps la poignée de la rame après l'immersion.
2" Prélude de celui qui s'essaie sur un instrument à cordes, ou simplement prélude d'un musicien quelconque ou d'un chanteur.
'AvaxTOptov, 'AvàxTOpov. — Temple d'une divinité. Ce mol servait surtout à désigner le sanctuaire de Démêler à Eleusis, ou l'oracle de Delphes. Il a pris aussi le sens plus large de palais.
'Avaxo^Tj. — Syn. de 'Ex£/£ipi'a.
'AvàXYjjipia. — Désigne en général tout objet élevé, comme des murailles dressées sur des fondements, et en particulier, dans Vitruve, un instrument compliqué d'astronomie servant à décrire les effets du soleil dans le monde.
'AvàXTjd^tç. — 1" Procédé pour soulever et soutenir un membre blessé, et surtout un membre cassé, pour que le mouvement ou le poids mal équilibré ne s'oppose pas aux effets de la soudure.
2° Adoption d'un enlant. Voy. llotVj-
'AvaÇuptç. — Correspond au mot bracae des Latins et désigne les braies ou pantalons que portaient les peuples barbares, et dont les Grecs, amis des cos-
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tûmes flottants, n'ont jamais adopté la mode. • AvairàXTj . — Très
ancienne danse guerrière, composée soit de figures imitant le combat de plusieurs adversaires, soit simplementde sauts. Peutêtre existait - il une àva-àATj moins rude à l'usage des enfants.
'Avàppucrtç. — On désignail ainsi le second jour des Apaluries, fêle principale des Phratries, peut-être parce que l'on forçait les bêtes conduites processionuelleujenl au sacrifice à lever la lêle vers le ciel.
'AvàdtXXoç. — Mèche de cheveux que l'on disposait sur le front, connue un toupet. C'élail en Crèce, probablement, une mode empruntée aux barbares d'Asie ou dlùirope.
"AvadxeuàÇetv xfjv xpàireÇav. — Lorsqu'un banquier faisait faillite à Athènes, on renversait, à l'agora, la table qui lui servait de comptoir. L'expression d"àv3t(7X£'jâΣiv T/jV TOOCTTECav Correspond absolument à notre « fai>'e banqueronle •> ou « rupture de banc ».
'AvaoTpocpTi. — Commandement militaire indiquant un tour exécuté par un cavalier seul. S'il s'agit d'un peloton, on
dit Èx7:£0t'77:7.'7i7.0;.
'AvaTOXtcr[Jiôç. — C'était, à Athènes, la capitalisation des intérêts qu'un débiteur ne payait pas à son créancier. L'anatocisme nélait pas de rigueur, et ceux qui le pratiquaient avaient renom d'usuriers.
'Avaup.a)(toi> ypa^^* — ^^^ '"^^"^ de servir comme marin ou linaction pendant un combat naval étaient punis, à Athènes, de l'alimie, après une action àvy.uaa/t'o'j. Peut-être les biens du condamné étaient-ils confis(|ués.
'Avacpopà. — Désigne, en droit attique, le recours d'une per.sonne condamnée
ANA
ANe
ANT
à payer une dette qui ne lui était pas personnelle contre le véritable débiteur.
S'emploie aussi comme synonynie de àirocpopa. Voy. ce mot.
'Avàcpopov. — Syn. d'a<7iXXa.
' AvSpairoStcTfJioG YP°^9^ • ~" G'^^*^^' à Athènes, un crime très grave de vendre un homme libre conime esclave, et grave aussi de voler des esclaves. On poursuivait les coupables devant le tribunal des Onze (''EvSexa) par l'action àvôpaTTO" SidjjLOu, qui entraînait la peine de mort.
'Av5paitoSt(rcTj<;. — Nom donné à celui qui réduit en esclavage un homme libre et le vend connue tel, et à celui qui vole un esclave à son maître. Contre un tel crime, on avait recours à l'àvBpaTTO- StajJLoG ypacpv^.
'AvSpàiroéov. — Nom donné au prisonnier de guerre vendu comme esclave (Voy. AouXoç).
'AvSpeta. — i^epas pris en commun par les hommes de Sparte pour bien établir les liens des citoyens unis au profit de l'Etal. Les femmes en étaient rigoureusement exclues. La môme insliliilion existait en (Irèle.
'AvSptavTOTtotéç , 'AvSptàç est proprement, l'image sculptée d'un homme et, de préférence, une image en bronze,
par opposition à aYaXti.a. Mais le mot a pris de l'extension, et en est venu à signifier
toutes les statues, sans aucune distinction
de suiet ni de malière. Celui qui exécute
des statues est nomme avoçiavTO"n:oio;.
'AvSpoXrj^/ta ou •AvSpoXYj4'tov.
— Les Alliques désignent suus ce nom le droit qu'avait tout Athénien, si quelqu'un de ses parents (èvTo; àv£'|/i6rriTo;, c'està-dire jusqu'au degré de neveu) avait été tué à l'étranger de mort violente, de s'emparer de trois des compatriotes des coupables, au cas où satisfaction était refusée par la ville étrangère. Ces trois otages servaient, sans doute, à obtenir la rançon
du meurtre.
'AvSpwv.— Chambre de l'appartement
des hommes et, plus particulièrement, grande chambre située au centre de la maison entre l'appartement des hommes et celui des femmes et qui a remplacé le aéyapov de l'époque homérique. Les hommes y mangeaient, y recevaient leurs amis. Là se trouvaient le foyer et le sanctuaire pour les suppliants.
'AvSpwvlTtç. — Appartement des hommes. 11 était situé sur le devant de la maison et comprenait une cour où était l'aulel de Zeus 'Epxetoç, entourée d'un péristyle. De chaque coté s'ouvraient des chauïbres.
'Aveicrcpopta.— Exemption des impôts et tributs connus sous le nom d'ela-^opa^. "AvTjêoç. — On désignait ainsi les enfants qui étaient encore assez loin de l'âge éphébique, c'est-à dire de douze ans et au-dessous.
"AvBefJLa. — Danse populaire, sorte de mimique dont le nom vient de ce qu'on s'accompagnait de ce chant : « Où sont les roses, et les violettes, et les beaux persils? — Voici les roses, les violettes et les beaux persils ».
'AvôéjltOV. — Tatouage en forme de
fleur.
'Av6e(rcYiptd)V. — Le huitième mois
du calendrier athénien. Il avait 29 jours et correspondait à la fin de février et commencement de mars. Pendant ce mois, on célébrait en l'honneur de Dionysos les fêtes appelées Anthestéries.
' Av6tv6ç. — Fleuri. Se disait de vêle-
menls fleuris de broderies Vov. fig. (-)sovo;).
'AvBtTCiracrCa. — Manœuvre de cavalerie consistant en une charge d'un escadron contre un autre, suivie d'une volteface brusque et dune poursuite.
"Av6t(T[xa. — 1« Etoile, vêtement brodé de tleurs.
2» Fard parfumé.
*Av6o6àcpeia. — Teinture en couleur pourpre, ou en couleurs variées et vives.
"Av6o6acpeùç, 'AvôoêacpVjç, 'Av- 6o6acpix6ç, 'Av8o6à<poç. — Teinturier pratiquant làvOoêàcpsia.
*'Av6oç. — 1° Couleur vive et durable deséloiïes teintes; par suite, avOoç àveTvai signilie perdre sa couleur.
2° Couleurs servant à la peinture ou à la teinture et tirées des plantes, par opposition à cpapjxaxov, couleur chimique.
3» La pourpre pure, le suc rouge sombre
qui se trouve dans une veine du murex.
'Avôpaxeta.— Préparation du charbon
'Avôpaxeuç, *Av6paxeuTiQç. —
Charbonnier.
'AvBpàxiov. — lo Petit morceau de charbon.
2o Pierre noire, luisante, du genre de l'obsidienne. On en faisait des nnroirs. L'avOcxxiov dOrchomène, en Arcadie, était plus noir que celui de Chios.
"AvôpaÇ. — 1» Le charbon ; il se fabriquait comme de nos jours. On entassait un monceau de bois droits et lisses, d'essence dure, que l'on recouvrait complètement de terre. On mettait le feu à la masse, en ayant soin de pratiquer dans celte croule du four des trous pour laisser l'air nécessaire à la combustion. Le bois brûlait lentement sans se consumer,
2<» Pierre fine, saphir ou rubis, très employée par les bijoutiers. Les plus estimés étaient travaillés à Carlhageet Marseille.
3» C'est aussi le nom de Vescarboucle, qui a le don de briller dans lobscurilé.
'AvSuTcàyetv etç Stxrjv. — Accuser à son tour; introduire une accusation pour l'opposer à une accusation; action reconvenlionnelle.
'AvOuiraTOç. — Mol par lequel les Grecs désignaient le magistrat romain appelé proconsul.
'Avo)^at. — Synonyme de'Kxe/eipt'x.
'AvTaywvtOTTiç. — Athlète qui, avec ràycoviCT'/,;, forme un couple de lutteurs.
"AvTéyxXTjfxa. — Synonyme de 'Av-
'AvxeirippTjfxa. — Sixième et dernière partie de laparabase dans l'ancienne comédie atlique ; il répondait à VirAopT|aa, et, comme ce dernier, était écrit en télramèlres Irochaïques, et récité par le coryphée avec un accompagnement musical.
'AvTTjptç. — Pieu, poutre, étai de toute sorte servant à résister à une pous- . sée, à soutenir une construction. Contrefort, jambe de force.
'AvTtvpacpeuç. — Les conlrôleurs étaient nombreux dans les administrations grecques. A Athènes, les plus connus sont le contrôleur du Sénat (à. x'/J; f;ovA'/J;)
ANT
et celai de Tadminislralion (à. tt]; oioixyjTSco;). Le premier était un sénateur d'abord élu, plus lard tiré au sort, qui avait un rôle de surveillance; le second, élu par le peuple, était un inspecteur des finances, chargé aussi de présenter îi l'assemblée du peuple, à chaque prytanie, un étal du trésor (^lOt'xrjTi;).
"AvTiypacpf|. — Signifie, dans le droit actif, contre-action. Tout procès débutait par une y^a'^v^ ou action, c'est-à-dire un exposé des motifs remis au magistrat compétent par le demandeur. Le défendeur devait y répondre par une contre-action. Dans ràvTiYp^tcor^ le défendeur alléguait sesmotifs, négations, erreurde procédure, prescription ou encore contre-accusation. Le mot àvTiYp3tcp'/^ est souvent employé dans ce sens plus particulier. II exprime le fait du défendeur qui prend à son tour l'offensive, et oppose action à action, devant la môme juridiction. La partie qui
succombait dans ràvTiYp^'f'iJ^^'^^itP^y^'' à l'autre une indemnité appelée Itto)-
On appelaitaussiàvT'.ypacpat les actions par lesquelles, au cas d'une succession ab inlestal d'un citoyen sans héritiers saisis, les prétendants à l'héritage faisaient valoir les droits qu'ils croyaient avoir.
'AvrCSocrtç. — Lorsqu'un Athénien était désigné pour remplir une liturgie (voy. le mot AsiTO'jpvi'a), s'il croyait qu'un citoyen plus riche que lui était exempt de toule charge du môme genre, il pouvait avoir recours à l'àvTt'^offiç, c'est-à-dire à l'échange. D'abord, il lui proposait de devenir liturge à sa place; si l'autre refusait, il le sommait d'échanger ses biens avec lui. Les deux parties dressaient dans les trois jours un inventaire complet de tous leurs biens dont ils attestaient par serment la sincérité. Dès lors, s'il y avait accord après comparaison de ces inventaires, la solution allait de soi; mais s'il y avait contestation, les documents en litige étaient soumis au jugement des stratèges ou des chorèges, suivant la liturgie dont il s'agissait. Quand
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ces juges avaient décidé lequel des deux adversaires était le plus riche, si le plaignant était débouté, l'affaire en restait là, sauf dans le cas de mauvaise foi; si le plaignant l'emporlait, il pouvait exiger que l'échange de ses biens contre ceux du perdant eût lieu réellement. Mais il élait rare que cet échange se fit, car on aimait mieux, naturellement, faire les frais de la liturgie que de changer ainsi brusquement la nature et la disposition de sa fortune. Si l'échange s'effectuait, la liturgie incombait, naturellement, à celui qui l'avait provoquée.
'AvTtxoCTjirjTifjç. — Magistral éphébique. L'anticosmèle élait chargé de suppléer ou d'aider le cosmèle (Voy. Ko<7-
'AvTtXaxetv ttjv èprjjiTjv. —Voy.
'KsYjirr,.
'AvTtvop,(a. — Opposition entre deux lois, qu'une contradiction existe en effet entre deux textes, ou que deux plaideurs essayent de l'établir.
'AvTtitrjÇ. — Berceau d'enfant en forme de corbeille.
'AvTKTTpànrjYOç. — Les Grecs désignaient par ce mot le magistrat que les Romains appelaient proconsul ou propra)lor.
'AvTt<TTpocpT|. — Seconde partie de la strophe lyrique du drame, que le chœur chantait en revenant vers le point d'où il était parti. L'anlislrophe, en principe, devait répondre vers pour vers & la strophe.
'AvTtTa|JLta<;. — Nom donné par les Grecs au magistrat romain appelé proquesleur.
'AvTtxetpOTOvetv. — Lever la main pour voter contre quelque chose ou contre quelqu'un, et, plus généralement, voter contre.
'AvTtXÔpYJY^Ç' ■" Chorège d'une tribu luttant d'émulation avec ses collègues des autres tribus.
'AvxXCa. — La senline, partie du navire, dans la cale, où s'amassait l'eau dinnilralion.
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'AvxXtov, — Instrument servant à épuiser l'eau de la senline, aussi bien la simple écope qu'une machine élévaloire plus compliquée, par exemple une pompe.
"AvtXoç. — Voy. 'AvrXt'a.
"AvTuÇ. — Bordure de métal (jui pouvait s'appliquer à toule sorte d'objets et dont on a retrouvé de nombreux spécimens.
En particulier :
1° Bordure de la caisse d'un char, et, par extension, le char lui-même. L'avT'j; était réuni au joug du timon par des courroies raidies qui allégeaient le poids de ce dernier (Voy. "Ap|xa).
2» La janle d'une roue, et, par suite, la roue entière, et le véhicule entier.
3» Le rebord saillant d'un bouclier, et, par suite, le bouclier lui-môme.
4o La traverse où s'attachaient les cordes de la lyre.
'AvTù)[xo<jCa, — Lorsque l'on devenait demandeur en une action judiciaire, on déclarait par serment que l'on croyait avoir le bon droit pour soi ; c'était la TrpotoaoTta ; mais alors le défendeur faisait un contre-serment appelé àvToaoai'x, pour affirmer son droit à résister. Ce double serment constituait l'àu'^'.ooxia, qui s appelait aussi a'i.cpwjjio'Jia ou Siwuo'jt'a. D'ailleurs, ràvTcojxo»7t'a peut aussi désigner l'un des deux serments opposés, quel qu'il soit, ou tous les deux ensemble.
Ces serments introduclifs d'instance étaient obligatoires. 'AvTtojxoai'a désigne aussi, plus généralement, ràvTiysacp'/p c'est-à-dire l'acte écrit par lequel on liait partie dans un procès.
'AvTWTtç. — Voy. 'Aa-^coTt'ç.
*Avù)Yatov, 'Avwyeov, 'Avrjyewv.
— Elage supérieur d'une maison. Voy.
Aoaoç.
'AçCvrj. — Hache d'ouvrier plus souvent que de guerrier, et hache ù unique plus souvent qu'à double tranchant.