ACA
"AÇwv. — Se dit de tout axe autour duquel pivote un objet, par exemple lessieu d'une roue, l'axe supposé delà terre, l'arbre de couche d'une machine, le treuil d'un puits ou d'une arme de balistique.
Au pluriel, açovs; désigne les tables de lois sur lesquelles étaient inscrites les lois de Solon. Elles pouvaient pivoter sur un axe, ce qui permettait de les lire sur leurs deux faces sans changer de position. Les tables étaient garnies de peinture blanche; depuis Ephialle, elles étaient exposées surl'agora, et les débris en furent longtemps conservés au Prytanée.
Aop. — Terme poétique synonyme de
'AopTTjp.
Tout ce qui sert à suspendre lépée, ceinturon, baudrier, et, par suite, loul ce qui sert à suspendre, comme la courroie d'un havresac.
"AiraYYeXta.
— Hécitalion de
poèmes épiques ou tragiques qui avait lieu dans quelques fôtes publiques. On connaissait aussi les à::ayY£At'ai xaiiixat, qui sont sans doute des improvisalions poétiques.
'AiraywYTj. — C'est, à Athènes, le droit de tout citoyen de saisir un délinquant en flagrant délit et de le traîner devant le tribunal compétent. On comprend qu'on en usait envers les voleurs, les assassins, les trompeurs pris sur le fait. L'àTTxytoyrj était valable contre le meurtrier qui, ayant fui, revenait à Athènes, contre les adultères, les sorciers, les sycophantes, les soldats réfractaires, etc. Celui qui saisissait le coupable devait donner au magisirat une déclaration écrite qui portait aussi le nom d'àzayojyr^.
'AiraXXayfj. — Voy. 'AT:o7:euL']/i;.
"AirapYiia ou mieux 'AiràpY|JiaTa.
— Voy. 'Arrap/vJ.
AHE
'Airapx^' — Pi'émices offertes aux dieux par l'Klal ou les parliculiers. On les prélevait sur les récoltes, le butin, les objets trouvés, etc. Kn général, on offrait le dixième des récolles, etc. (Cf. AExâxYj) ou le vingtième (Klxo'TTr,).
On appelait aussi à::ap/y| l'offrande faite par le citoyen qui venait d'être élu à ime fonction publique ou de recevoir une distinction honorifique. 11 y avait aussi la xo{JLY,ç à-rraG/;/^, offrande de la chevelure à quelque divinité, faite par des jeunes gens, des jeunes filles, et surtout des
fiancés.
Offrir ces prémices s'appelait àîrap/îT-
Oai.
'Airarfiffewç toG Stjjxoo YP«9^-
— C'était une action 1res compréhensive, qui, chez les Athéniens, pouvait frapper tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, avaient réussi à tromper l'assemblée du peuple, par exemple par des affirmations ou des promesses mensongères.
L'a. Toii or^ixoo ressortissait aux Ihesmo- Ihèles, et pouvait entraîner la mort du coupable. Il y avait de même des actions àTiar/j'TsoK r/î; f ouXyjÇ du Sénat), tou 0'xa<7TY|piou d'un tribunal , TY,;YiX'.ata;, (du tribunal des lléliastes).
'ÂTceXeùGepoç. — Désigne l'esclave affranchi.
A Athènes, l'esclave pouvait être affranchi de trois façons :
lo La ville lui donne la liberté en récompense de quelque grand service rendu; dans ce cas, son maître reçoit un dédominagement pécuniaire. On sait que plusieurs fois, dans un grand péril de guerre, comme avant Marathon, avant Chéronée, on décréta l'aiTrancliissement en masse des esclaves.
2o Le maître affranchit son esclave, soit de son vivant, et alors l'acte est sanctionné parles tribunaux ou par l'assemblée du peuple, soit par testament.
.> L'esclave achète lui-même sa liberté à son maître. On ne sait pas au juste si l'esclave pouvait contraindre le maître h accepter cette rançon.
AnE
L'affranchi ne devenait pas citoyen; il était assimilé aux métèques, et payait le môme droit queux, le aeTOtxtov. Mais, comme les citoyens, il était soumis à l'impôt du Iriobole. Il restait sous la protection, le patronat de son ancien maître qui, en échange, conservait certains privilèges,
comme celui d'hériter de son affranchi s'il mourait sans héritiers naturels.
Kn dehors d'Athènes, l'affranchissement revêtait différentes formes, civiles ou religieuses, soit que l'esclave, comme à Manlinée, payât un droit à la cité pour devenir citoyen, soit, comme à Messène, qu'il fût mis sous la protection d'un dieu.
La forme la plus intéressante et la nueux connue d'affranchissement religieux est désignée sous le nom d'a/franchissement sous forme de vente à une divinité, et se pratiquait constamment dans la Grèce du Nord. Le maître simulait une vente de son esclave à un dieu, Apollon à Delphes, Asclépios à Etalée, etc., et l'esclave, devenant un /liérodule fictif, était en réalité rendu à la liberté. Les contrats de vente, rédigés en forme, étaient gravés officiellement sur des stèles ou sur les murs des temples; ils comportaient toute une série très variée de clauses plus ou moins restrictives, qui réglaient, devant témoins, la nouvelle situation respective de l'atTranchi et de son ancien maître, et de l'affranchi avec le dieu auqiel il était censé appartenir, ainsi que la situation de ses biens et de ses enfants, et les cas où la vente pourrait être annulée. 'AiteXXà. — Nom officiel donné par les Spartiates à leur assemblée populaire qui était aussi désignée par le mol dorien àXia, ou parle mot âxxXY^nia. LUe comprenait les citoyens âgés de trente ans au moins et de pure race Spartiate, et élevés par l'Ktat suivant toutes les prescriptions de rày^yY,. Encore devaient-ils prendre part aux Vepas publics, aux syssities, et l'on sait que n'y étaient admis que ceux qui possédaient la partie inaliénable de terre venant des aïeux et appelée àp/aia uMzy.. L'apelle avait lieu régulièrement
A no
une fois par mois, en plein air ; mais il y avait des assemblées extraordinaires sur convocation des rois. Les attributions étaient aussi nombreuses que variées, et comprenaient à peu près tout ce qui constitue le pouvoir souverain, et même celui de nommer les rois, de décider et de conduire la guerre. Au vi*' siècle, l'apelle perdit beaucoup de son importance ; et, peu à peu, le nombre des citoyens qui la composaient diminuant de plus en plus, elle devint une sorte d'assemblée n'avant qu'une existence légale ; ses pouvoirs passèrent effectivement aux mains des magistrats et de la atxox ÈxxXriiy., ou conseil, comité populaire, n'ayant qu'un nombre restreint de membres pour décider des affaires qui auraient souffert du grand jour de la délibération de tout le peuple.
'AirevtauTTjatç, 'ATrevtauTtÇetv.
— Bannissement d'un an. Peine à laquelle on condamnait les auteurs d'un meurtre involontaire, mais qui n'étaient pas complètement excusables.
'Aireù^^eCTOat. — Lorsqu'on se repentait d'avoir dévoué quebiu'un aux dieux infernaux, d'avoir lancé des malédictions, on pouvait supprimer l'effet de Vvj/r^.
Cela s'appelait àrsu/sTOai.
"AirecpGoç ^pudoç. — ( )r affiné au feu et débarrassé de tout élément étranger.
'A-TrfjVTj. — Chariot à quatre roues, traîné par des mules ou des chevaux et servant surtout à porter des bagages.
'AirXotç. — Manteau léger, simple, que l'on jetait sur ses épaules, et qui s'opposait à la o'.ttaoiç, pi us lourde et pi us chaude.
'A'iro6à6pa. — Plateforme résistante fixée d'une part aux bastingages du navire et de l'autre appliquée sur le sol. Elle offre un plan incliné grâce auquel hommes et chevaux s'embarquent à pied sec.
'AiroDàTTjç. — h^cuyer conduisant plusieurs chevaux ou plusieurs chariots et sautant de l'un sur l'autre.
Dans les fêles des Grandes Panathénées, il y avait une course d'apobates. Sur un char se tenaient un cocher et un écuyer; celui-ci sautait hors du char en marche et
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remontait soil avec l'aide de son compa-
gnon, soit en s'appuyant sur les roues.
"A'iro6oXT|. — Voy. 'A-ozoy-TTYj.
' ATCÔyatov ou "Airoyeta. — Amarre servant à attacher les navires au rivage.
* k-izo^zitsiù^tx. — Partie du toit faisant saillie au-dessus des murs. Dans le temple dorique, au revers de cette saillie est appliqué le larmier.
'AiroYpacprj. — 1« Lorsqu'un citoyen détenait injustement quelques biens appartenant à l'Etat, ou était sous le coup dune confiscation,tout Athénien pouvait dresser un état de ces biens et le remettre aux magistrats compétents. On appelait cet état àTTOYcaoY.
2» Le même mol désignait la déclaration par laquelle le prétendu détenteur d'un bien public affirmait sa possession légitime.
30 Enfin, àroypa'^Y^ est le nom donné au procès qui devait décider du vrai possesseur du bien en litige; il était de la compétence des Onze Voy. LvOExa).
'Airo5éHTat. — Les apodectes formaient un collège de dix membres un par tribu institué à Athènes par Clisthènes pour remplacer lesxoÀDtxcira». C'étaient des fonctionnaires de l'ordre financier; ils tenaient compte des sommes dues ou versées à l'Etat, distribuaient ces dernières entre les différentes caisses, et jugeaient certaines contestations qui pouvaient surgir dans leur service.
'A'irô5e<ifX0Ç.— 1» Voy. 'Avau-aT/oc-
/'.TTYjp.
2» Bandeau pour soutenir la coiffure.
30 Espèce de bandelette qui soutenait la gorge des femmes.
Ario
'AitoSyjjxCa. — Les dieux avaient quelquefois plusieurs résidences, plusieurs sanctuaires qu'ils fréquentaient tour à tour. On appelait à::oo-f,;i.ta leur départ, et ir,i^r^[xU leur arrivée, leur retour dans un sanctuaire.
' ATtoSoxtjxàÇù). — Les candidats aux fonctions publiques, archontes, stratèges, sénateurs, etc., pouvaient être récusés à priori par les divers conseils ou tribunaux compétents; c'est ce qu'on appelait àzo- 8ox'.aà^£tv. Voy. AoKii^aTta.
'AitoSoxetJÇ. — lleceveur, percepteur des impôts.
'AitoSuTT|ptov. — 1« Salle d'une palestre ou d'un gymnase où l'on se dévêtait et laissait ses habits pendant les exercices. C'était aussi une salle d'attente où les enfants pouvaient jouer.
2» Vestiaire placé à l'entrée des bains publics.
'AiroOepaireta ou 'AiroOepaTceu- -ctxfj. — Exercices d'assouplissement et frictions destinés à combattre les suites des efforts violents au gymnase.
'AirôSeatç. — 1" Lieu où l'on met des objets, et plus particulièrement des habits, en réserve. Vestiaire.
2'> Exposition d'un enfant nouveau-né.
Voy. "ExOsTi;.
3» Action de bander et d'immobiliser un membre cassé pour maintenir et faciliter la soudure des os.
'AitoBéxat. — Gorge perdue dans le mont Taygèle où les magistrats Spartiates faisaientjeter les nouveau-nés trop débiles pour promettre de bons soldats à la patrie. 'AttoOtjxtj. — \° Toute sorte de magasin ou de grenier destiné à conserver des grains ou des objets de subsistance et de ménage.
2" Tombeau.
'Airo6u<TTàvtov. — Vase qui sans doute, d'après l'origine du mot, servait aux libations lors des sacrifices. La forme en est inconnue.
'Airotxta. — Colonie athénienne fondée en territoire barbare. Un décret désignait la classe de citoyens qui devait
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fournir les colons, et l'Etat leur donnait des armes et de l'argent. On fixait également les obligations religieuses de la nouvelle colonie envers sa métropole. Les terres, divisées au préalable par les ytoiif.izz'Xi , étaient réparties par les yecovôjjio'. après l'arrivée des colons. Les colonies athéniennes restaient dans une étroite dépendance envers la mère-patrie. "Airotva Ta .—Proprement, la somme d'argentque l'on payait en expialion d'une faute ou d'un crime, en particulier d'un meurtre ; par suite, les azoïva sont devenus simplement /a rançon, par exemple la rançon payée par Priam en échange du cadavre d'Hector. Plus généralement encore, le mot a pris le sens d'expiation.
'AicoxeipacrBat.— Lorsque les jeunes Athéniens entraient dans l'éphébie, ils consacraient leur chevelure coupée aux dieux; c'est ce qu'on appelait 7.T.oy,v.ç>i'. ou OLTziz/inO'x.'. T(o Hôo) (Apollon .
'ATCOHTjpuÇtç. — Désigne, en droit attique, la déclaration solennelle par laquelle un père, sans doute d'accord avec un conseil de famille, abdiquait la puissance qu'il avait sur son fils, peut-être en vue de le déshériter. Le (ils était alors aTTOXYjP'JXTo; ou à7:oxY,p'jTTÔy.£vo;.
'AiroxXTjpoxnç. — Désignation d'un fonctionnaire par le tirage au sort, opposé
à ra'tpSTtç.
'AtcôxXtjtoi. — Membres choisis parmi les confédérés de la ligue étolienne, et constituant un conseil permanent destiné à veiller à l'exécution des décisions de l'assemblée générale dont ils étaient une émanation.
'AiroxoirT|. — 1° Figure de grammaire consistant à supprimer la dernière syllabe d'un mot, comme ow pour 8(o'i,a.
2o Joint au mot /p£(ov, aTroxoTuV, signifie l'abolition des dettes ; c'est ce que Solon appela ^ii'ji/Ov.y, Voy. ce mot).
'AiroxoTTa6tÇ(t). — Voy. KoTTa^o;.
'AiroHpKTtç. — Voy. 'Avâxp'.'it;.
'AntoXeiij/tç. — Voy. 'A-ÔZÎJ/.1/';.
'AiroXoytdfioç. — Tout magislrat, tout fonctionnaire athénien, en sortant
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de charge, devait rendre compte de sa gestion, en particulier de sa gestion pécuniaire ; c'est ce qu'on appelait aroXov'.T-
u.6ç, àzoÀoYi'^£'^3^-«
'AirofiaySaXCa. — Sorte de pâle qui servait à se nettoyer les mains quand on avait fini de manger l'on mangeait avec les doigls , et que Ton jetait ensuite aux chiens, d'où le nom de xuvaoa qui lui était aussi donné.
'AirojiàxTpa ou 'AirôjxaxTpov.
— l» Sorte de règle en bois que l'on passait à la surface des mesures pour faire tomber l'excédent de la matière mesurée, et remplir la mesure juste au ras du bord.
2« Etoffe pour s'essuyer le front; on disait quelquefois dans ce sens àTrojxayj/a .
'Airoirepi^J^tç, 'AiTOirofxiTT|. —
Nom grec du divorce prononcé par le mari qui renvoyait sa femme. L'à:roX£'.']/i; désignait la séparation du fait du délaissement de la femme. Le mari pouvait répudier sa femme à sa guise, la renvoyer chez son père, et garder les enfants issus du mariage, tandis que la femme, étant mineure, devait se soumettre à des formalités difliciles et souvent non suivies d'effet. Dans le cas d'àTTOTTOUTTY) , la femme pouvait d'ailleurs intenter une action à son mari : c'était une àTTOTroary,; Ziy,r^ ; l'action du mari contre sa femme était une aTToXôtUso)? otXT. Dans le dernier cas, le mariage pouvait être reconstitué. On a signalé des cas de divorce par l'intervention du père de la femme, par exemple s'il voulait reprendre sa fille ou la marier à un autre. Le divorce avait pour conséquence la restitution de la dot.
'ATTOTTuptaç àpTOç. — Pain cuit sur des charbons.
'AitoppavTTjptov. — Vase pour l'eau lustrale.
'Aito^pTjarewçStxr), 'Airopprjcrtç.
— C'était, chez les Athéniens, l'opposition qu'une personne mettait à la vente d'un immeuble, par exemple lorsqu'il avait un droit d hypothèque. Si le possesseur de l'immeuble voulait passer outre, on lui intentait une action (Bt'xYj) àTroppy^istoç.
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'ATr6^pT)Ta. — 1« Etaient kr.olhr^'zx un certain nombre d'injures, comme àvSpocpovo;, zaTia).ot'a;ou aarpaXot'x; (parricide , etc., qu'il était interdit de prononcer contre quelqu'un sous peine d'une amende de cinq drachmes droit allique).
2» On donnait aussi ce nom à des denrées dont l'exportation hors d'Atlique était défendue, par exemple tout ce qui pouvait servir à la construction des navires, et les céréales.
'ATCOdtjaùXitç. — Manii'uvre militaire qui consistait à faire évoluer un corps de cavalerie ou des vaisseaux de côlé, en demi-cercle, de façon à éviter un obstacle ou un choc.
'ATrooraatou 5txr]. — L'affranchi gardait en son ancien maître une sorte de patron, envers qui il avait des devoirs, assez mal définis d'ailleurs. S'il y manquait, son mailre lui intentait une action àTTOTT^Tt'o'j qui pouvait entraîner pour lui le retour l\ la condition d'esclave. Si le maître était déhoulé, le lien de patronat était rompu, et l'affranchi était absolument assimilé à un métèque Voy. 'AttsXe'J- Oeso;).
'AiroCTToXetç. — Fonctionnaires atliéniens, au nombre de dix, tirés au sort, chargéis de veiller au prompt armement des trières, et avaient, à ce sujet, juridiction sur les triérarques.
'AirooTpàTTjYOÇ* — Se dit de celui qui a exercé les fonctions de stratège, mais ne les exerce plus.
'AirotT^^aXtSwjxa. — Piquet fourchu qui servait à dresser et fixer sur le sol les filets destinés à la chasse.
'AiroTicppeuCTtç. — Fossé de circonvallation, retranchement en avant d'un ouvrage de guerre.
' AiroTet)^t(T[xa , ' Attote t^^tcjfxôç.
— Fortification constituée par un mur en arrière d'im fossé.
'AiroTtjiTjpia. — Désigne soit l'hypothèque légale ou simplement conventionnelle que la femme, en se mariant, prenait sur les immeubles de son mari afin de garantir sa dot, soit l'hypothèque pri-
Ano
AIIP
Apr
APr
véeen faveur des pupilles sur lesbiens des tuteurs.
'AiroTp6itaiov. — Les Grecs, qiii croyaient aux inlluences maMunes de toute sorte provenant des êtres ou des choses, croyaient aussi qu'on pouvait conjurer ou détruire ces influences par rinfluence contraire d'une quanlilc d'objets variés, ou amulettes, qu'on portail sur sa personne, d'ordinaire suspendus ir,zzixiJ.iJ.'xzx).
Ces objets, appelés àTTOTçoTra'.a, étaient des pierres, des plantes, des animaux ou parties d'animaux, des bijoux, des ornements de toute espèce, souvent couverts
de lettres ou de signes cabalistiques, des images des dieux protecteurs, etc. Des yeux, dessinés ou figurés, en particulier, étaient censés très efficaces contre le ynauvais œil et tous les genres de fascination.
'AicoTujXTravtafXÔç. — Supplice du bâton entraînant la mort, et appliqué à Athènes contre les citoyens coupables de trahison, de meurtre ou de vol.
'AitoToirwfxa, 'AiroTÙTTCtxnç. — Moule ou moulage, et action de mouler avec du plâtre ou de l'argile.
'AirôcpavCTtç. — 1» Désigne \\ la fois Je jour où est proclamé un jugement et la proclamation mt'me de ce jugement, peutêtre par un héraut ou crieur spécial.
2» Inventaire.
'AitocpacTtç. — En droit altique, signifie : l** Le prononcé d'un jugement ou d'une sentence arbitrale; 2» Le jugement lui-même et l'ensemble des débals judiciaires; 3" L'inventaire des biens des deux parties, dans les cas d'àvitooTi; voir ce mot ; 4" Une enquête faite par l'Aréo-
page, sur l'invitation du peuple, dans certaines circonstances graves, enquête destinée à éclairer la conscience de l'assemblée.
'Airotpopà. — C'était la redevance que payaient à leurs maîtres les esclaves qui, livrés à eux mêmes, travaillaient pour leurs maîtres, commandités par eux ou loués à gage par d'autres ciloyens.
Cette redevance représentait à la fois une prime d'extinction du capital représenté par l'esclave et un droit sur le produit de son travail. On disait aussi àvx'^opâ.
'ATTOCpôprjTa. — Apres les riches banquets, dans les pays de culture grecque, du moins à une époque assez récente, l'amphitryon donnait à ses convives quelques menus cadeaux qu'ils emportaient, des àTTO'x^OiY.T*/. L'usage de ces cadeaux était surtout fréquent à Home sous IKmpire, et on le désignait par le mot grec.
'A-jrocppàSeç Tjjxépat. — On appelait ainsi, à Athènes, des jours néfastes, où la vie publique était absolument suspendue ; c'étaient, d'ordinaire, des veilles de grandes fêtes, par exemple des Anteslhéries et des Xekysia fêtes des morts).
'AirocppàSeç irùXat. — La Porle maudite que les condamnés h mort franchissaient à Home pour aller au supplice.
'Airo^^etpoTOVta. — Vote contraire entraînant la suspension provisoire d'une loi et, en général, tout vole d'opposition.
'A7rôiJ^aX[xa. — Partie des instruments de musique à cordes où les cordes sont attachées, eloù elles résonnent quand on les fait vibrer.
'ATro^T]cptÇe(T9at. — Voler contre quehiue chose ou contre quelqu'un ; écarter par son suffrage une proposition de loi, et aussi une candidature. Ht, dans un sens spécial, acquitter, absoudre par son vole.
'ATTOiJ/Tjcptcrtç. — Acquiilemenl d'un condamné.
'AirpocTTacTtou ypacprj. — Si les
métèques négligeaient de se choisir parmi les ciloyens d'Athènes, un patron, TTOOTTatr,;, l'archonte polémarque intentait contre eux l'adion àrpoTTac'.'o'j, qui entraînait au moins la confiscation.
'Apà. — Imprécation lancée contre un pays où un meurtre avait été commis. La malédiction cessait dès que le coupable était puni.
'ApatooTuXoç. — Terme d'architecture désignant un porlique, un édifice où les colonnes sont très éloignées les unes des autres et séparées par 3 ou 4 fois leur diamètre.
'Ap6ùXTj, *Ap6i>Xtç. —1" Ces mois désignent soit une forte chaussure de marche, protégeant conlre les pierres et la boue, soit, au contraire, une chaussure de luxe et dinlérieur et une chaussure de femme. C'est aussi une chaussure à semelle épaisse qui servait dans cerlains exercices orchesliques à frapper lourdement et bruyamment le sol.
2° L'às6ûX'r est aussi la partie du char où se place le cocher, et où une dépression est ménagée pour assurer la slabililé des pieds.
'Apytaç ypacprj. — Plusieurs Palais grecs avaient des lois contre les oisifs. En parliculier, à Athènes, on pouvait intenter une action publique d'oisiveté.
La loi datait sans doute de Dracon ou de Solon. Le coupable élail traduit, sur l'accusation d'un citoyen quelconque, par l'archonte éponyme devant l'Aréopage ou le tribunal des héliastes. La peine, qui pouvait être à l'origine l'alimie, et même la mort, se réduisit, depuis Solon, à une amende de 300 drachmes. En cas de double récidive, l'alimie pouvait être prononcée.
'Apyot XiOot. -- Pierres non travaillées (à, ecyov ). Les Grecs donnaient ce nom à de très antiques idoles de pierre qui n'avaient pas la forme humaine, mais une forme géométrique quelconque, ou qui,quelquefois,n'avaienlpas déforme du tout. Telle élail la pierre brûle que Pausanias mentionne dans un temple d'ilyel-
tos, en Béolie, L'Itéra y.t'tov, ou colonne, d'Argos, avait nalurellemont l'aspect d'une colonne ; le Zeus Meilichios de Sicvone avait une forme pyramidale; Zeus Téleios, à Tégée, était une pierre carrée, etc.
Peul-êire les Hermès ne sont ils qu'une survivance des àcyot ÀtOo'..
'Apyupafxotêoç. — Changeur d'argent. Les changeurs, à Athènes, avaient leur table sur l'agora, à coté de celle des banquiers; du reste, c'élaienl eux-mêmes des banquiers, et le mol est synonyme de
'ApY^patTirtç. — Les Argyraspides soldats au bouclier d'argent) étaient un corps de troupe macédonien composé sans doute, à l'origine, de S.'XKJ lanlassins délite, distincts de la Phalange. Peut-être Alexandre élendit-il ce nom à tous les soldais de son armée après ses victoires d'Asie.
'ApYWpTjXaroç. — Se dit des objets d'argent façonnés au marteau ou repoussés, La surface du travail était souvent relevée de traits incis au burin.
'ApYi>pto6T|>tY), 'ApyuptoxoTToç,
elc. — Voy. 'Acy'jsoOyjXTj, 'Ag^ucoxoTTo;, elc.
'ApY^ptov. — Toute pièce de monnaie en argent et, en général, argent monnavé,
'ApYi>ptoi) Stxrj. — Action intentée par un créancier au débiteur qui ne voulait pas lui payer sa délie. Celte action était du ressort des thesmolhèles.
'ApY^ptç. — 1° Sorte de coupe d'argent, comme lindique son nom; mais on faisait aussi des àiyjct'os; avec dautres métaux précieux, par exemple avec de l'or.
2'' Monnaie d'argent, et plus particulièrement drachme.
'ApY^ptTTjç àywv. — Concours où les prix étaient des sommes d'argent, par
AIT