TON
ceinlc. La conslruclion des murs varia selon les pays et les époques. Les murs de bois, les murs de lerre, les murs de briques se Irouvenl aussi bien aux époques classiques qu'aux à^jes prinïilifs.
Les Grecs oui de bonne beure su mélanger ces divers éléments, par exemple établir des chaînaijes de pierres brutes ou taillées ou de bois, destinés à soutenir et renforcer des blocages de terre, de briques ou de moellons. On sait dailleurs à quelle habileté sont arrivés les maçons grecs, qui ont élevé des murailles de marbre admirablement appareillées, avec des joints d'une extrême finesse. Ils ont eu de nombreux moyens de lier les pierres sans ciment, par exemple avec des tenons de métal en queue d'aronde; ils ont su établir leurs murs sur des l'ondations d'une solidité inébranlable. Les Grecs sont aussi passés maîtres dans l'art de la décoration, lis ont su revêtir les murailles de plaques métalliques, de carreaux émaillés ou vernis, de crépissnge^, de stucs ornés de peintures, etc. ludin, il faut noter qu'ils ont été capables d'établir des voûtes, eu particulier des \oùtes en encorbellement, et cet art se lie intimement à celui de la construction des murs.
2" Par extension, liane d'un navire. Un spectateur placé à l'arrière et regardant l'avant aurait à sa droite le toÏ/oç ô£;iô; (tribord), à sa gauche le to"?/oç eÙiovjuo; (bâbord). Les flancs du navire étaient entourés de bordages et de préceintes afin d'en assurer la solidité.
ToKiCTLioç, — l^rêt à intérêts, et par suite usure.
Toxi<TTT|ç. — Celui qui prête à inlérct, et .surtout à intérêt usuraire; usurier (Voy. Toxo;).
ToKoyXucpoç. — Voy. 'OSoÀoTTa-
Tôxoç. — Produit retiré d'une propriété quelconque et partant intérêt dune somme prêtée. Le taux de l'intérêt était libre à Athènes; on prêtait, en général, au mois, et alors l'échéance arrivait le dernier jour du mois ; le taux le plus
ordinaire était entre 1 et 2 drachmes par mine et par mois (de 12 à 24 o/o). Quelques uns prêtaient à la journée et souvent à des taux exorbitants, mais ils étaient peu considérés, bien qu'aucune loi n'empêchât l'usure.
T6koç [vauTtxo;]. — Prêt à la grosse aventure. L'inlérêt de ce prêt pouvait s élever jusqu à 36 »/o. Cela indique quels profits considérables pouvait procurer le commerce maritime. Les conditions variaient, naturellement, selon la nature de la cargaison, les escales, le temps présumé du voyage, la saison, etc. Les lois prolégeaient de façon particulièrement sévère l'exécution du contrat et surveillaient étroitement le gage, c'est-à-dire la pacotille de l'armateur.
ToXuiteupia, ToXu-ïtT]. — Boule de laine dont on entourait le fuseau pour filer (Voy. 'lIXaxàT-r|).
To|ieùç. — 1° Outil qui sert au corroyeur et au cordonnier h couper le cuir. Célnit soit une lame allongée, comme le Iranchet moderne, soit une lame demicirculaire, emmanchée dans une poignée, dont les ouvriers travaillant le cuir se servent encore. Ce dernier instrument coupe le cuir plaqué sur une surface plane et a beaucoup plus de force que le tranchet. On disait aussi IlejiiToaeu; Voy. fig. i]xuT£uç).
2' Outil en fer servant à arracher les clous; certains de nos marteaux servent à cet usage, ayant une des têtes aplatie et fendue, de façon à saisir la tête du clou. Le T0|7-£oç devait être analogue.
Tovàptov. — Fistule d'ivoire qui servait adonner le ton aux musiciens et aux chanteurs. Gracchus le jeune, au moment de parler au forum, se faisait donner le ton au moyen d'un xovxpiov.
Tôvoç. — 1° Corde très simple, formée de trois éléments essentiels, trois fils tordus ensemble. Chacun de ces fils était appelé Xi'vov. Par suite, une corde formée de trois tovoi., par exemple, s'aplait svveàXtvoç.
2o Tout objet tendu ou susceptible