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opposition au aTccpavtTTjÇ àytov, concours où les prix consistent en couronnes. Mais la distinction n'est pas radicale, car bien souvent les deux genres de récompenses se donnaient à la fois.
'ApYUpOYV<î)[ia)V. — Celui dont le métier était d'essayer l'argent à la pierre de touche pour en fixer la léj^itimité.
'ApYupoOTjHTj. — lo Coffre ou dressoir pour conserver ou exposer l'argenterie.
2» ConVe-fort ou simple boîte à serrer la monnaie.
'ApYupoKOTTOç. — 1° Batteur d'argent pour les travaux d'art.
2» Celui qui fabrique des monnaies dans un atelier appelé àpyupoxoTTstov.
'ApY«po^oYta, 'ApYt>poX6Yoç. — Les Athéniens donnaient ce titre à des fonctionnaires chargés de lever, de gré ou de force, des contributions extraordinaires dans les pays alliés ou protégés. Les àpyupoXoyot étaient soutenus par des vaisseaux de guerre.
'ApYi>poTroi6ç. — Argentier, celui qui travaille l'argent.
"ApY^poç. — L'argent. Ce mêlai fut de tout temps connu et employé par les Grecs. A l'époque classique, ils exploitaient habilement les mines du Laurion.
Les usages de l'argent étaient extrêmement variés, et l'industrie des argentiers était très llorissante. Statues d'argent massif ou mêlées d'argent, vases précieux ciselés, repoussés, doublés, vaisselle plaie de toute espèce, bijoux, ornements de tout genre, monnaies, voilà les objets que les àpvusoTro'.oi fabri(iuaient avec art, dont les textes nous ont gardé le souvenir, et dont de nombreux et importants spécimens sont venus jusqu'à nous.
'ApY^pouv. — Argcnlcr. L'opération consistait soit à appliquer sur l'objet à décorer une mince feuille d'argent, soit à le couvrir d'une poudre adhérente. Le procédé de l'argenture au feu ne semble pas avoir été connu des Grecs.
'ApY^pwfJLa. — Tout objet en argent, en particulier vase d'argent, vaisselle plate.
*'Ap5tç. •— 1° Pointe de javelot ou de flèche.
2» Aiguille.
'ApetoiraYtTTjç, ^'Apetoç itaYoç.
— L'Aréopage, colline d'Ares, est une colline située en face de l'acropole d'Athènes. Là siégeait le conseil que les Alhéniensappelaientri iv Ap£i'(ozây(opouXY^, 7; £; Aouo'j ràyoi» fouX'/;, to iv Ap£io) Tràyc) cuvÉBpiov, to ev Apeuo ràyco Si>caTTrjGiov, et que les modernes ont pris l'habitude d'appeler V Aréopage.
C'était, sans doute, le corps constitué le plus antique d'Athènes; on lui attribuait une origine divine ou tout au moins mythologique ; mais il est probable qu'il n'était autre chose, à l'âge classique, que le successeur du conseil de vieillards ou de grands dont s'entourait la royauté primitive. L'Aréopage exista et joua un rôle aussi longtemps qu'exista l'Athènes hellénique, mais il subit de nombreuses transformations successives.
D'abord composé dEupalrides, il eut pour mission de juger les meurtres et de surveiller de haut les magistrats et les fonctionnaires de la république. En tant que tribunal, ses jugements étaient sans appel, et toujours extrêmement rigoureux. Il y avait sur la colline de Mars, où il se réunissait, un autel de limplacabilité, àvat'oîia ou àvaiBst'a; Xt'Oo;.
Les aréopagites avaient aussi une mission religieuse, et réglaient, en particulier, le culte de Dcméter.
Solon, dans ses réformes, laissa un rôle 1res important à l'Aréopage, tout en le précisant. C'est depuis lors qu'il se recruta parmi les anciens archontes qui paraissaient le plus dignes de ce corps aristocratique, et qui, sans doute, subissaient une sorte de ôoxt'/.a-jta relative à leurs mœurs privées et à leur conduite publique. Du reste, sescollègues avaient ledroit d'exclure tout aréopagite coupable même de faute légère. Ce sénat conserva le jugement des meurtres volontaires, saut" des exceptions qui ressortissaient au tribunal des Ephètes. C'était l'archonte-roi qui