‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 151 sur 184 · TUA · texte numérisé non relu

TUA

rnii:

Yriii

a pris ensuite le sens général de chant célébrant une ilivinilé, se rapportant à une cérémonie du culte.

*T[XV(j)56ç. ~ Dans les mystères d'Eleusis, sorte de prùtres subalternes qui, au cours des processions, suivaient le iezoLÙXr^i; en chantant des hymnes en l'honneur d'Iacchos ou do Démêler.

"YvvYj, "Tvvtç. — Le soc de la charrue qui fouille le sol comme le groin d'un porc (Voy. "ApoTÇov).

'TitaYCDyeoç. — 1« Outil de maçon, sorte de pelle en fer destinée à malaxer le mortier.

2* Outil de couvreur qui servait à régulariser les tuiles d'un toit, sans doute en les coupant ou les raclant par dessous.

"TTuatBpoç [vaô;]. — Temple qui recevait du jour par en haut, c'est-à dir<% sans doute, par une lanterne, une baie découpée dans le toit. Cette disposition ne s'appliquait probablement que dans les grands temples que la lumière arrivant par la porte ne suflisail pas à éclairer.

'TTcàpY^poç. — Se dit d'un objet qui contient de l'argent, ou d'un objet en argentdoré. L'épilhèle peutaussi désigner simplement un objet décoré d'argent ou argenté.

"Tirap^^oç. ■— Proprement, celui qui commande en sous -ordre, lieutenant, mais aussi général en chef et gouverneur représentant l'autorité d'un monartjue.

*Tira<Jitt(TTiQç. — 1« Porte-bouclier, esclave attaché à chaque hoplite en campagne. Synonyme de ôspàTucov. Philippe réduisit à un pour dix fantassins le nombre de ces valets d'armée.

2» Au pluriel, oTroccTT'.ffTat,', corps spécial de l'armée macédonienne. 11 constitue l'infanterie légère et correspond aux anciens peltastes. Les hypaspistes, coiffés de la xauTt'a macédonienne, portent un bouclier, une épée et une sarisse moins longue que celle des phalangistes. Ils sont subdivisés en Chiliarchies de l.ÙOO guerriers commandés par des yiAÎcup/oi.

Dans Tordre de bataille, ils se tiennent à l'aile droite, entre la phalange, à gauche,

et, à droite, la cavalerie des hétaïres. Un bataillon des hypaspistes conslituaitraYTjijia, troupe d'élite au milieu de laquelle combattait le roi quand il était ù pied. .•\lcxandr<' supprima plus tard les hypaspistes et les remplaça par le corps des argyraspides.

'Yiraxeta. — Charge du consul romain, uTaxo;.

'YiraTtxôç. — Consulaire romain.

"Tiraxoç. — Celui qui est au-dessus de tous; ce mot a servi à traduire le mot lalin consul.

*T7cév5i)[ia, 'TirevSÙTTjç. — Vêtement de dessous.

'Yitépa. — « Bras » d'une vergue.

Chaque vergue en a deux. L'O-rrÉsa consiste en un cordage attaché h l'extrémité de la vergue pour la faire mouvoir horizontalement dans la direction où l'on veut présenter la voile au vent.

*T'itep6aTrjpta [tsp^]. — Prières, sacrifices pour obtenir un heureux voyage.

'YiTepr|[JLépta. — lletard à payer

une dette au jour fixé. Ce retard pouvait donner lieu à une action contre celui qui s'en rendait coupable. Par extension, le même mot désignait les intérêts dus pour ce retard.

'Yirepôuptov, 'TirépGupov. — Couronnement d'une porte. Il y en avait de richement ornés, par exemple ceux qui avaient la forme d'un fronton avec acrolères sculptés (Voy. fig. 0upa).

'Tireptàç, — Espèce de vin.

"Yirepov, "Tirepoç.— 1» Pilon servant il écraser des matières dans un mortier (Voy. ''OX;xoç). Les pilons anciens avaient la môme forme que les modernes. Il y en avait en pierre, en bois, en métal. Us pouvaient avoir une seule tête, ou deux tôles, et étaient, dans ce cas, amincis au milieu afin qu'on put les saisir.

2» Sorte de brandon que l'on lançait à la main pour jeter le l'eu sur un ouvrage ennemi. C'était une espèce de marteau, de pilon entouré d'étoupe. La foudre de Zeus est quelquefois représentée sous la forme d'un uTcepo; à deux bouts.

30 Massue (Voy. 'PoiraXovV ""

Tirepxepta. — Toute la partie du

char placée au dessus des essieux. Syn.

Ilei'p'.v;.

'TiTÊpûov. — Étage d'une maison

(Voy. Oixo;).

'Yireûôuvoç. — Se dit de tout magistral soumis à une reddition de comptes lorsqu'il sort de charge. Il s'agit aussi bien de comptes financiers, comme ceux des trésoriers, que de comptes politiques ou moraux.

TirfiHOOt. — i'' Sujets. C'est ainsi que certains peuples désignaient ceux qui étaient soumis à leur puissance ou qui reconnaissaient leur suprématie. Par exemple, les peuples unis à Athènes, au ye siècle, pour combattre les Perses.

2» Certaine classe inférieure dans quelques États, par exemple en Crète. Les OTrrjXooi crétois peuvent être assimilés aux périèqnes.

'YitTjVTj. — Moustache. On connaît des peintures de vases très anciennes montrant des Grecs avec les moustaches rasées, mais portant le reste de leur barbe. *YitYjpe<Tta. — Le mol désigne :

lo D'une façon générale, la manœuvre d'un navire;

2° Les hommes de l'équipage qui en sont chargés, et, en ce sens, tantôt les rameurs seuls, tantôt les rameurs et les matelots unis.

30 Ensemble des gens de service d'une maison, des manœuvres dans une entreprise, etc.

4° Service de table.

'YltTjpéCTtOV. — Coussin, probablement en cuir, que les rameurs mettaient sur la planche qui leur servait de siège.

'YirTjpéxrjç. — MUelol servant à bord d'un navire sous les ordres d'un chef; de là : serviteur, aide, manœuvre. Le mot a désigné les esclaves, soil privés, soit publics, employés à toute sorte de besogne. On a aussi appelé uTr'/^péxai des employés subalternes, scribes, surveillants, comme il y en avait dans le collège éphébique.

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^ 'YiTÔ6a8pov. — l*' Escabeau, tabou-

ret (Voy. HpTjVu;).

2° Supports en bois qui viennent fortifier les pieds d'un lit.

'YitoêoXîJç Ypacprj. — Action on substitution d'enfant, ou action inlenlée par quelqu'un à qui l'accusait d'être un enfant supposé. On ignore la procédure de ces aclions.

'Y-iroyatov, 'YTroyetov. — Chambre, habitation souterraine, creusée dans le roc, ou construite dans le sol. Ces salles ou édifices pouvaient convenir à maints usages variés.

*TTzôypa[J.iiOL. — Fard que l'on employait pour se rendre les yeux plus grands et plus brillants.

*Y7roYpa[X[JLaxeia. — Charge, fonction ile \''jT.oyz'j.[j.iJ.y'Vj;.

TiroYpajip.axeù<;. — Sous-greffier, sous-secrélaire yVoy. rp7.;/.aaT£u;).

TitOYpacpeùç. — Scribe, sous-greffier Cf. ' l*7:oYpaaaaT£i>;).

'YirOYpacpfj. — l'' Acte d'accusation, et, plus généralement, toute pièce, tout

écrit signé.

2» Dessin au trait, esquisse d'une figure destinée à être peinte. Se dit aussi des figures géométriques.

30 Voy. 'V7:(^Yoaaaa. Action de se farder les yeux.

* YiroSeptç. — Collier (Voy. AÉpaiov) .

TiroSecTtç. — 1« Chaussure; synon.

de 'V7roOT,ax.

20 ( lompresse que l'on mettait dans certains cas sous un bandage.

'YitoSïjfxa. — Les Grecs ne portaient, en principe, de chaussures qu'en dehors de leurs maisons ; encore les pauvres g^ens sortaient ils pieds nus. Le mot Zt.où:{tj.y.'KX. désigne toutes sortes de chaussures, et il y en avait d'extrêmement variées. On peut les diviser en deux classes générales, celle des sandales, simples semelles de cuir attachées aux pieds avec des liens ou des lanières; le lien qui passait entre les orteils s'appelait C'jyoç ou W(ô^f et les souliers, ou bottines, ou brodequins, voire les bottes, qui enfermaient le pied

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et une partie de la jambe. Ce sont, d'une part, les TréSiXa et les cxvôaXa, les xpr,7rTô£ç; de l'autre, les èuLêàSsç ou

'Tiro5ta(TToXTj. ~ Petit si^ne, ordinairement en forme de virgule, dont les grammairiens se servaient pour séparer les différentes parties d'un mot.

*T7ro5t5à(TKaXoç. — Sous-maitre (Voy. Atôàay.aAoç).

TiroSoxeîov, TiroSovTi. — Voy. hxoo/£iov.

'TiroÇàxopoç. — Assistant du Ç-ixopoç (Voy. ce mol).

*Tir6Ç(i)[Jia. — Gros câble enveloppant le navire dans le sens longi- V' tudinal, et lui formant ainsi une bordure horizon 'aie. Les OTro^o^aara sont en nombre variable : la trière en j^ porte quatre habituellement, parfois î? six. Ils ont pour but de consolider les bordages (Tavt'^eç) en les resserrant afin d'empêcher leur disjonction lors d'un choc ou de l'ébranlement causé par la tempête. Ces câbles servaient aussi pour haler le navire au moyen de poulies et cabestans, qui tiraient sur leurs extrémités. Tantôt les u:ro- ^(oaxra étaient détachés du navire et conservés dans Tarsenal, tantôt le navire remisé les conservait.

TttoOtjxtj. — Hypothèque, droit délégué à un créancier sur les immeubles de son débiteur. Ce dernier conservait la propriété de son immeuble, mais s'il ne pouvait payera l'échéance, le créancier devenait propriétaire de plein droit. L'hypothè.jue cesse quand la dette est éteinte, capital et intérêts, ou quand le créancier renonce à sa garantie. Il pouvait y avoir plusieurs hypothèques sur un môme immeuble, mais il fallait alors avoir l'autorisation du premier créancier hypothécaire

A Athènes, les hypothèques étaient constituées au moyen des stèles appelées OQOi plantées dans l'immeuble hypothéqué.

'TiroOufxtç. — Guirlande de Heurs que les convives portaient autour du cou

dans les festins; ils pouvaient ainsi en respirer les parfums sans fatigue.

TiroxpaTrjpCStov , TiroHprjTyjptStov, TicoxpTjTrjptov. — Support de cratère, d'ordinaire en forme de trépied. Il était presque toujours indépendant du cratère, mais pouvait aussi faire

corps avec lui, comme on le voit dans notre figure.

TiroxptTrjç. — lo Interprète des songes, devin.

2» Acteur tragique ou comique. Ce fut Thespis qui substitua le premier, dans la tragédie, un véritable acieur au coryphée du chœur dithyrambique. Eschyle en adjoignit un second au premier, et Sophocle eut, le premier, recours à trois interprèles. Ce nombre resta normal ; mais autour de ces trois acteurs gravitaient des comparses qui n'étaient pas tous de simples figurants, et pouvaient prendre la parole. Le drame satirique suivit sans doute les règles de la tragédie, et la comédie n'employa non plus que trois acteurs. Bien entendu, comme il y avait plus de trois personnages parlant et agissant, le môme 6:roxpiTYÎ; jouait plusieurs rôles.

A rorigine,lle poète était acteur de son

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drame ou de sa comédie. Puis, lorsqu'il eut des interprètes, celui que Ton appela prolaqonisle, l'acteur principal, fut le véritable chef de troupe, désigné officiellement, après une sorte d'examen. Lors des concours dramatiques, h Athènes, chaque concurrent se voyait allribué un protagoniste qui montait sa pièce. Il y avait des récompenses aussi bien pour les interprètes que pour le poète.

Les acteurs tragiques avaient un costume spécial, une longue robe talaire, /i- Ttov, TTOixtXov, remplacée depuis les guerres médiques par la tunique dorienne, plus courte, avec des manches et un manteau, £7ri'êX-r||i.a. Ces vêtements étaient taillés, drapés, ceinturés de façon à élever la taille du personnage ; c'est pour cela aussi qu'il portait de hautes chaussures ou emba/es (Voy. *E|ji.êàTT|;, Koôopvoç). Leurtôte était couverte d'un masque, 7rpoTo37rov (voy. ce mol), très élevé de fron», ayant une expression tragique et la bouche démesurément ouverte pour servir de porte-voix. 11 pouvait, naturellement, y avoir des modifications à ce costume; par exemple, les femmes, ou certains dieux comme Dionysos portaient la robe de safran, ou xpoxtoroç, le^ rois la ;oaTt'; de pourpre, les reines une tunique à traîne et un manteau bordé de pourpre, les guerriers et les chasseurs rlcparrri; (voy. ce mot), etc. La couleur et la nuance de ces costumes variaient aussi selon les cas.

Dans le drame satyrique, les satyres seuls avaient un costume spécial, un caleçon de peau de chèvre autour des reins et une queue de cheval. Le reste du corps était nu ou vêtu d'un maillot collant. Si-

lène seul était complètement couvert d'un habit velu.

Les acteurs comiques semblent avoir porté le costume des homines et des femmes dans la vie courante, mais avec adjonction de formes ou de détails grotesques, surtout lorsqu'ils jouaient des pièces de l'ancienne comédie. Le masque, naturellement, avait des traits et une expression de boufTonnerie.

Les acteurs connaissaient l'usage des pouliches, surtout des faux ventres, des fausses croupes, des faux seins, sans parler d'accessoires obscènes; les faux ventres n'étaient pas réservés aux comiques, mais les tragiques les utilisaient pour se donner une ampleur majestueuse (-jrpoyaTTCtoiov, TrpodTepvt'Biov) . Us portaient aussi, selon les rôles, des attributs, insignes et accessoires de toute espèce, mais d'ordinaire réglés par la tradition.

Tous les rôles étaient joués par des hommes; il n'y avait pas d'actrices.

Vers le temps d'Alexandre, il se forma de très importantes troupes théâtrales, sous la protection de Dionysos. Ce sont oi TTEpi TGV AidvuTov T£/vÏTai (Voy.

T£/vtTrjç).

TiroXajJLitàç. — Fenêtre étroite laissant passer peu de jour; sorte de soupirail.

TiroXrjvtç. — Abreuvoir en forme d'auge, de cuve, pour les animaux.

*TTZoXoy(OLyà<;. — Lieutenant du lo/^^io;. Il commande en second le Xo- /oç.

'TitoXùptov. — Barre transversale qui, réunissant les bras de la lyre à leur partie inférieure, soutient les cordes. La barre symétrique où s'attachaient ces cordes, au sommet des bras, était le ^u^(6v ou Çuywjxa.

Titojietoveç \oi]. — 1« Spartiates privés de leurs droits publics parce qu'ils ne s'étaient pas conformés aux prescriptions sur l'éducation et la vie en commun.

2® Officiers subalternes.

TitôjxvucrGat. — Demander un sur-

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sis dans une affaire en invoquant sous la oi du serment un motif légitime.

*Tiro{x6^Xtov. — Le bras le plus court dun levier,

'Titôvojioç. — Se dit de tout canal, de toute galerie souterraine, et en particulier d'une galerie de mine (voy.

"Opuyjxa, MsTaXXov), et aussi d'une galerie d'approche faite devant unt) ville assiégée.

'TirôitacTTOV. — Coussin que Ton plaçait sur un lit pour s'y étendre.

'TTroiréTacTjJia. —Matelas de lit.

*Tiuoîtô5tov. — Marchepied, escabeau (Voy. HpYjVi»;).

*T'it6pi)Y{xa. — Mine, galerie soutenaine loiée pour pénétrer dans une place assiégée. Les défenseurs résistaient en creusant une contre-mine ou un fossé coupant obliquement la galerie ennemie, ou encore en élevant un mur qui arrêtait les mineurs. On répandait encore dans les galeries de l'assiégeant âe^ essaims de guêpes, d'abeilles, ou des matières enflammées dont la fumée l'étoulTait.

*YTc6p5^r][JLa. — 1» Sorte de pantomime ou danse vive et accompagnée et gestes qu'on exécutait dans les cérémonies du culte d'Apollon chez les Doriens; elle était accompai^née de chant ou de musique.

2 ' Poème lyrique d'un caractère joyeux que Ton chantait en dansant et en mimant.

3° Danse vive du chœur tragique accompagnant un chant joyeux.

'YltOCTXTQVtov. — Se dit, dans un théâtre, des conslrtictions situées au dessous ou au devant de la cxtjV'/] (Voy.

ilxYjVv^, Hiarpov).

*Tico<TTàTT]ç. — Tout support ou pied d'un objet, d'un vase par exemple.

*TlCO<TTpàTT]YOç. — Lieutenant du stratège. Ln général, commandant en second.

Le mol traduit le latin legalus.

'TTTOCTTpaTOcpùXaÇ. — Commandant en second d'une armée.

'YitécTTpcùjJLa. — Tapis, coussin,

oreiller, matelas, litière, en général tout ce qui sert h s'étendre, ou tout ce que l'on étend.

'YirôcTTuXoç. — Se dit d'une salle, ou d'un édilice dont le plafond ou le toit est soutenu par des colonnes.

*YiroTpa)^TjXtov. — Partie du chapiteau située immédiatement au dessous du TGa/*<5^aov, ou gorgerin, et qui commence le fût de la colonne (Voy. M.'ttixpavov, mot et fig.).

'YitOTopCç. — Gâteau de lait caillé et égoutlé, sucré avec du miel.

Ticocpaucrtç. — Voy. *Y::oXay.:raç.

'YirocpTjTTjç. — Devin, interprète des dieux (Voy. Màvrtç, IIpo'^v^xY,?).

'YirocpîJTtç. — Fém. d"r:ro'^/,Tr,ç.

'Y-TCOCpTITOp. — Voy. *l*7ro'^-/,TY,;.

'YirocppUYtOTt. — Selon le mode hypophrygien, c'est-à dire très voisin du mode phrygien.

* YTTO^aXtvtS ta [rjVt'a]. — Gourmette formée d'une petite courroie, dune tige ou d'une chaînette de métal qui reliait les branches du mors d'un cheval.

'Yirô^aXxoç. — Se dit d'un objet de cuivre ou de bronze duré.

'YTto^^Yi. — Filet rond pour la pèche; sorte d'épervier ou de senne.

*YTtTta<T[xa. — Position des mains des suppliants qui les étendaient la paume en haut.

'YTtTta(T[x6ç. — Mouvement orchestique qui consiste h sauter en arrière.

* Yircûiioata. — Excuse sous serment.

Lorsqu'un individu cité en justice ne pouvait comparaître, pour éviter une condamnation par défaut ou en suspendre l'en'et, il donnait sous serment une excuse valable de son absence.

"Yp^^Tj. — Vase pour conserver le vin ou les salaisons, analogue à Tamphore.

^'YayYj, *YciYtvo6a(pTjç. — Luiyri est une plante, 1 hyacinthe, peut-être le vaccinium des Latins, et qui donnait une couleur ronge assez commune. On la récoltait principalement en Gaule, et on en teignait surtout des vêtements d'es-

claves. Les étoffes teintes avec V^j';\'r^ étaient dites OTyivoSa'^Yj.

"Ycryivov. — Voy. ^'T^yn-

"YairXYJYS* — ^"^ Corde que l'on tendait devant les coureurs pour bien les ranger en ligne, et que l'on laissait tomber au moment précis où était donné le signal du départ.

2" Ressort d'un piège.

:io Ancre de vais>eau (Voy. "Avx-jpa).

'Y(TCr6ç. — Javelot. C'est le pilum romain, qui ne fut introduit dans les armées grecques qu'après l'expédition de Pyrrhus contre les Romains.

'YdxptYtç. — Fouet à plusieurs lanières garnies de nœuds qu'on avait hérissi^s de poils de porcs p )ur faire plus de mal.

Tcpatvetv, TcpatvedSat, Tcpôiv.

— De même que le verbe ÎTTO'jpystv, ces mots désignent toutes les opérations du tissage. Ils ont un synonyme, X£pxi- ^£iv, de xspxi'ç, et de nombreux dérivés : (jo-fi, ucpavTix'i^, 6cpa(7iy., o-^aitç, l'art du tissage; ucpa<7|i.a, u',pa, u'.p'/], un tissu; ucpavr/jç, ûcpàvTpia, tisserand, lisserande. Tisser consiste à entrecroiser des fds, de façon à former un assemblage souple et résistant; de là, dès les temps les plus anciens, l'invention doutils et d'appareils facilitant ce travail : la bobine où les fils sont enroulés, les métiers où les fils sont tendus et enchevêtrés, la navette qui sert Ji faire passer les fils les uns entre les autres. Le principe du tissage consiste à tendre certains fils, ou fils de trame, et à insérer entre eux di^A fils de chaîne. Les Grecs employaient à cet usage le métier ou itto;, réduit d'abord à ses éléments essentiels (voy. ce mot). C'étaient surtout les femmes qui tissaient, assises ou accroupies devant un métier droit. Le tisserand commençait par tendre perpendiculairement une série de fils

parallèles, auxquels il donnait la largeur et la longueur de l'étode k lisser; h l'extrémité inférieure pendait un poids, ou peson, pour assurer la rigidité de ces fils. Pui-, p ir des procédés (pii nous sont mal connus, l'ouvrier séparait alors la série paire des fils de la série impaire, el faisait glisser la navette et le fil de chaîne entre les deux séries. Celte navette était, sans doute, simplement, h 1 origine, un morceau de bois rond et poinlu : xavo)V, xx- Xaaoç), mais elle pouvait avoir d'autres foimes, puisque, dans Homère, elle s'appelle aussi xESXi;, sans que l'on puisse dire s'il s'agit d'un objet en forme de baleau. Pour rapprocher la chaîne nouvelle des parties déjà terminées du tissu, on les frappait et les poussait avec un morceau de bois lourd, ou <77râ6Y|. A mesure que la pièce tissée s'allongeait, on l'enroulait autour d'un bois placé en haut du métier.

Les Grecs connurent aussi le métier horizontal, où la tra'ue était parallèle au sol. Le tisserand opérait assis; le métier ressemblait du reste beaucoup au métier vertical comme manipulation et comme structure.

L'art du tisserand consistait surtout à savoir tisser des étoiles plus ou moins lourdes ou légères, plus ou moins denses, plus ou moins riclies, et Ion sait (lue les Grecs étaienl passés maîtres dans ces travaux.

'YcpàvTYjç, fémin. 'Yîpàvxpta. — Tisserand ;Vov. * V'^otivsiv ).

"YcpacTfJia, 'Ycpfj. - Tissu (Voy.

1 vatvsiv).

'YcpTjvio^oç. — Cocher d'un char de guerre, soumis au guerrier (jui monte ce char (Voy. fig. TiOci-riTrov).

"Ycpoç. — Tissu (Voy. T'vat'vE'.v), et particulièrement filet.

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