AP
<ï>aiSpuvTTjç, 4>at5pùvTpta. —
Prêlre et prêtresse inférieurs des mystères d'Eleusis, dont on ne connaît pas bien les attributions. D'après l'élyinologie, ils auraient été chargés de soigner et faire briller les statues.
4>aixà<;, ^aixàcTtov. — Chaussure de forme indéterminée, mais assez basse et plate, que l'on voit portée par des gymnasiarques, des prêtres athéniens,
^atvtv5a. — Jeu de balle, qui consistait sans doute ti feindre de jeter la balle à un joueur pour la lancer à un autre.
<i»atv6XTjç. — Sorte de pèlerine munie d'un capuchon, qui descendait jusqu'au bas des reins. C'était un vêlement de pluie ou de mauvais temps en étoffe épaisse, parfois en cuir ou en peau de bête ; on le mettait par dessus la tunique.
<i>àxtvo<; [apxo; avec de la farine de
. — Pain fabriqué entilles.
^axôç. — Lentille, graine dont on fabriquait du pain et divers mets. A cause de leur forme lenticulaire, on appelait cpaxot divers objets, ou ornements.
4>aXaYYCxp5^T]ç. — Commandant d'une phalange (Voy. ^-iXay?).
4>aXaYytTT]ç. — !<> Soldat d'une phalange.
2" Le mot a été employé pour désigner le légionnaire romain.
^àXayÇ» — Au sens primitif, une phalange est un corps de troupe constitué par le contingent d'une cité ou d'un État dans une armée de confédérés. Plus lard, la phalange est un bataillon, une compagnie. De là, les termes comme le commandement (( 'I^J-t cpxXayyo? ! »
synonyme de 'l']::! asTcoiou (Voy. Mé- TWTTOv) : Front 1
Spécialement, la phalange est la grosse infanterie des hoplites macédoniens, des TTÊ^sraipoi (voy. ce mot). Elle est constituée exclusivement de Macédoniens.
Le phalangite est armé dune longue lance, ou sarisse (Voy. Dxct^a) et d'un petit bouclier. Ces soldats, pressés sur huit rangs compacts, manœuvraient par masses très homogènes, bien protégés sur les flancs et par derrière. Le choc de la phalange était irrésistible, et elle était très difficile à entamer. Mais elle manquait de souplesse pour manœuvrer, et cela fut parfois la cause de sa défaite.
<î>àXapa [tx] . — 1« Oreilles en métal, avec charnière, adaptées à certains casques grecs et se (ixanl sous le menton par des courroies.
2° Bosselles, écailles, ornements métalliques que l'on adaptait à la bride des chevaux.
3« Par extension, parure de tôle, sans doute en métal, pour les hommes et les femmes.
4>àXoç. — (limier d'un casque, partie supérieure deslinée à porter le panache. D'autres en font un synonyme de
<î>avYj, ^av6ç. —
Torche (Voy. Aâç et AaiJLTrxç). C'est au!-si une lanterne ou un candélabre où se fixait une torche, une lumière quel conque.
<i>àvTa<T|xa. — Apparilion, spectre, fantôme.
Les Grecs croyaient que les ombres ou âmes des morts revenaient sur la terre dans certaines circonstances,
•par exemple elles venaient effrayer leurs descendants ou leurs parents lorsque ceuxci avaient négligé les rites de la sépulture ou de la religion du tombeau. On pouvait aussi, par des invocations, faire apparaître des fantômes hors de leurs tonibeaux.
4>apéTpa, ^aperpewv, dim, <i>apé- Tptov. — Carquois. On se servait aussi des mots tocox'/j, oVttoôoxyj, oïnxo- OVjXYi. Le carquois faisait nécessairement partie de l'armement des archers. On en fabriquait en cuir, en bois, en métal. La forme en pouvait varier; il pouvait avoir ou non un couvercle, avoir ou non une poche spéciale pour contenir l'arc. L'archer, au repos, portait le carquois sur le dos; pendant l'action, il l'avait h hauteur de \à taille, soit à droite, soit à gauche, afin d'en extraire plus aisément les flèches (Voy. fig. rwp'JTOç).
<I>app.axeuç, fémin. 4>apjJLaxeu-
Tpta, #ap[xaxtç. — Empoisonneur, empoisonneuse, sorcier ou sorcière. Les deux métiers étaient réunis, et c'étaient . surtout les femmes qui s'y livraierit. La oac'/ax£UTStx était une magicienne qui, par des incantations, des lilties, venait au secours des amants éconduits, des personnes désirant se venger ou faire disparaître quelqu'un qui les gênait, ('es filtres étaient souvent des poisons qui^ tuaient la personne qui les prenait. Dans ce cas, la peine pour le coupable était la mort.
^apfiaxôfXavTtç. — Devin qui prophétise au moyen de drogues, de poisons.
^àp[i.axov. — 1» Médicament, remède. Les médecins furent en même temps pharmaciens, c'est-à-dire qu'ils préparaient eux-mêmes les médicaments; mais ils se procuraient les ingrédients utiles chez les cpap|jt.axo7:oL)Xat ou pi^oToaot. Les premiers étaient plus particulièrement des droguistes, les seconds des herboiisles, car les drogues de toute espèce, les racines, les feuilles, les fleurs des plantes formaient le fond essentiel de toute médicamentation. Mais, au v<^ siècle, se forma l'industrie des pharmaciens.