TA
*ÛT
^uXéxrjç. — Membro d'une cpuX'iJ (Voy. ce mol).
4È>uXtj. — lo Tribu. C'est une division élémentaire d'un grand nombre de cités grecques, et plus particulièrement ioniennes. Athènes fut divisée, à l'origine, en quatre cpuXai, les yeXéovTe;, les alytxopsTç, les àpyaSsT; et les ottXyjtsç (nobles, bergers, ouvriers, guerriers).
Chaque tribu était un groupement de trois phratries (voir f^ûaTpt'a), composées elles-mêmes de familles ou y^vv] (Voy.
TvjO!;). Chaque '.puX'/j rendait un culte commun à un ancêtre; elle reconnaissait l'aulorilé d'un '.puAoêaT'.Xîu;.
Au temps de Solon, la division en tribu subsista; les tribus nommaient les sénateurs. Chacune d'elles était divisée en trois trittyes (voy. TptTTu;) et douze naiicraries (voy. Nauxpapi'a). C'est à rx\rchonteClislhènesque l'on doit le groupement des Athéniens en cent dèmes, divisés en di.x tribus. Chaque tribu élisait 50 sénateurs, et ce groupement constituait une prytanie (Voy. llpuravcia) qui présid'ait l'Assemblée populaire pendant un certain nombre de jours. A cette division du peuple en tribus correspondaient beaucoup de rouages d'administration, par e.xemple Télection de di.x Stratèges.
Les dix tribus d'Athènes portaient les noms suivants : 'E^B/Or^î;, Alyr,'!;, Ilavo'.ovt'ç, AsovTtç, 'AxajxavTt'ç, O'.vYj^ç, KexpoTut';, 'IttttoOwvti';, AtavTtç, *AvTio/t;. Ces noms rappelaient des héros nationaux. A ces dix tribus s'en ajoutèrent plus tard deux autres (à partir de 306).
Chaque tribu avait son culte, son lieu d'assemblée, son chef, ou cpuXap/o;, ou mieux £7riji.eXY|Ty)ç Tr^q cpuX/i;.
Le mol cpuX'/) s'est appliqué à la tribu romaine (Voy. Lex. des anliq. rom.).
2> Par extension, cpuX'/j désigne certains corps de troupe, soit d'infanterie, soil de cavalerie ; à Athènes, la muX'/i est un escadron de cavalerie, issu d'une
tribu, commandé par un cpuXap/o;, soumis aux hipparques (Voy. <i>oXao/oç
4>uXoèa(TtXeuç. — Chef d'une Iribu attique (Voy. <I>uXr^ i).
4>6pa[xa. — Pâte du pain prête à être mise en forme et enfournée. Elle élait composée, comme aujourd'hui, de farine et d'eau que l'on pétrissait avec les mains, et on y ajoutait du levain.
^ucra. — l» Soufflet servant à attiser le feu, depuis l'outre primitive qui se dégonflait par pression, et d'où l'air s'échappait par un tube atlaplé à un orifice, jusqu'au soufflet h double planchette semblable à celui dont on se sert actuellement. Dans le premier cas, on emploie volontiers le mot à^xo;, outre (Voy. fig. 'Ittvoç).
2o Par extension, le mot s'applique aux éventails dont on se servait pour exciter la flamme; il est alors synonyme de piTT^;.
^ucraXtç. — instrumeiit de musique, sans dotite une espèce de flûte.
^UCTTJTTJp. — Voy. <^0Œ3C i.
^UCTrjTTjptov. — 1° 'Voy. <^u'7a 1.
20 Sorte de flûte (Cf. 1)o»73cXt';).
<î*U(TXYj. — Boudin noir fait avec le sang et le gros intestin du cochon. C'était un mets qu'on laissait d'ordinaire aux gens du peuple.
<l*i)(TTrj. — Gâteau grossier fait de faritie mélangée avec du vin.
<l>a)pia[xôç. — 1° Coffre pour serrer les vêtements.
2" Ecrin, petite boite servant à divers usages.
^<i)(T(yù)V. — Divers objets en tissu de lin, comme une voile de navire, un vêtement.
#(i)cr(ja)Vtov. — Mouchoir en toile de lin.
<ï>(i><T(i)V, #(t>(Ta>viov. — Voy. les mots précédents.
^Ï^ÛTtyÇ. — Espèce de chalumeau, de fifre champêtre.
Xatov. — Houlette, bâton de berger (Voy. Aayo^ôXov).
XaiTTj. — Chevelure flottante, et par analogie, panache de crin surmontant
quelquefois le casque des anciens (Voy.
Ad'^o;).
XaXaÇocpuXaÇ. — Fonctionnaire chargé par certaines villes de détourner la grêle au moyen de pratiques de sorcier et de charlatan.
XaXacTTTjpta [T/^o'.vr/] . - Cordages servant à abaisser une herse, une trappe. XaXtvôç. — 1° Ensemble du mors et de la bride d'un cheval; le mors et toutes les pièces destinées à le maintenir en place et à le faire agir.
Ce n'est qu'exceptionnellement que certains cavaliers antiques domptèrent et dirigèrent leurs chevaux sans l'office du mors et de la bride. De tous temps les Grecs ont fait usage de cet instrument précieux.
La bride se composait d'une têtière (xopu'^aia), courroie qui passait derrière les oreilles; au sommet de la tête, la têtière pouvait recevoir un panache ou Xocpo; ; d'un fronteau, ou aaTto;, qui reliait par le front les deux côtés de la bride; d'un sous-gorge ou ysvstaTXYjp ; des- TrapY'a, TracpayvaOïos;, irxpayva-
0t5ix, ou montants de la bride, qui
reliaient les deux extrémités de la têtière
aux branches latérales du mors. Ces
montants étaient quelquefois richement
décorés; on y attachait, à l'occasion,
des œillères (TrapcoTTix , àvri^XiaX
une muserolle, 7:£p'7To;jLiov, destinée
à entourer les naseaux de l'animal, pour
le guider au besoin, si l'on n'employait pas le mors, pour attacher la muselière (->opÇ£i7., xT,aô;); la muserolle pouvait être remplacée par le caveçon, •i/âX'.ov, en métal, lequel remplace encore dans certains pays le mors, soit pour dompter un cheval difficile, soit ' simplement pour conduire; il y en avait que des pointes aiguës garnissaient à l'intérieur Voy. fig. 'E;(0[/.t;, 'Hvi'a, 'iTTTreuç, 'I~rox6ao;. etc).
Quant au mors, que Ton appelle aussi (îTÔa'.ov, (jzrj[x(z, 0-o(7TÔaiov, il é!ait formé de deu.x montants et d'une barre.
Celte barre pouvait être droite, ou brisée en deux canons ou x;ov£; réunis par leurs extrémités ou reliés par un anneau ou une chaînette (^jiaX'.TTTipix). Les montants ou ailes du mors pouvaient être de différentes formes plus ou moins longues, larges ou plates, et décorées.
Une gourmette de cuir ou de métal, Ozo/aXivioi7., complétait l'appareil.
Les Grecs ont fabriqué des mors très doux et d'autres très durs, quelquefois de vrais instruments de torture, comme les £/ïvot, ou mors à hérissons.
La bride était complétée par les rênes,
XAA
XAA
qui s'allachaienl soit à la museroie ou au caveçon, soit à la barre du mors, comme dans nos bridons modernes, soit aux montants, comme dans nos brides, de façon à faire levier et à agir sur la bouche du cheval avec plus d'énergie.
2o Ancres et amarres d'un navire, et divers cordages servant à la manœuvre des voiles et du gouvernail.
XaXiViOTYjpia [ta]. — Amarres de navire (Cf. XaXtvdç2).
XàXlÇ. — Chaux, qui se disait aussi yuj/o;, Tt'iavoç, xovt'a (plus spécialement mortier de chaux), aTêe^TTOç, àxa- TQCdêsfJTô; (chaux vive). L'emploi de la chaux dans la construction des murailles fut connu de bonne heure chez les Grecs, mais il resta beaucoup moins fréquent que chez nous. La meilleure provenait de Chypre, où il y en avait des gisements profonds; de Phénicie, de Syrie, de la Grande Grèce, oii on l'obtenait en brûlant des pierres calcaires, des albâtres, des marbres, dans des fours ou xàatvoi. On l'employait très rarement pure, et d'ordinaire sous forme de morlier, c'est-àdire mélangée avec du sable (ày.aoxovc'a, et quelquefois iHikt.). On la préparait dans des fosses, l'agitant et la inalaxaiil avec une pelle et on l'appliquait au moyen de la truelle, comme de nos jours CVoy.
XaXxavOéç, XaXnàvÔT], XàXxav- 6ov, XàXxavOoç. — Le noir des cordonniers, oxyde de cuivre qui servait à noircir le cuir des chaussures.
XàXxaa'irtç. — Qui a un bouclier d'airain. A l'époque hellénistique, la phalange comprenait plusieurs corps appelés àpyupàaTTtSsç, Asuxà^TTri^e; et /aAX7.Tzt5c<;, probablement d'après la nature des ornements qui étaient sur les boucliers.
XaXxeCa. — Voy. XaXxE'jTix/^.
XaXxeîov. — 1» Forge (Voy. XaX- Xâu;).
2» Tout objet en cuivre, et plus généralement en métal, comme un vase, une chaudière, etc.
XaXxéXaxoç. — Voy. XaXxvJXaro;.
XdXxeujjia. — Voy. XàXxcojxa.
XaXxeoç, XaXxeuxrjç, — Ouvrier en métal, opposé au téxtcov, ouvrier qui travaille le bois, charpentier, menuisier. Plus particulièrement, c'est le forgeron, et sa spécialité, malgré l'étymologie du nom, est l'ouvrage du fer. Par extension, le mot s'applique à toutouvrier qui travaille du métal; par exemple à un orfèvre (Voy. fig. 'Itivo;).
XaXxeuTixf) . — Industrie du métal, et plus particulièrement du forgeron (Voy. XaXxsiiç).
XaXxEwv. — Forge (Voy. XaXxsuç).
XaXxTjXttTOç. — Se dit d'un objet de bronze ou de cuivre travaillé au repoussé.
XaXxCov. — Voy. XxXxwaa et XaXxouç.
XaXxoOrjXT). — 1» Nom donné à Athènes et autres villes à un petit trésor (0*riTaupoç) spécialement aménagé pour recevoir en dépôt et conserver les offrandes de bronze.
2» Armoire pour serrer les ustensiles de cuivre, la batterie de cuisine.
XaXxôç. — Ce mot désigne soit le cuivre pur, soit le bronze mélangé de cuivre et d'étain. Les Grecs apprirent des l^héniciens l'usage du bronze et s'en servirent pour toutes sortes de choses : vases, plats, lampes, armes, etc. Les bronzes de Délos, d'Égine et surtout de Corinlhe étaient les plus estimés. Les proportions de lalliage variaient suivant les fabriques. Le bronze fut très employé par les statuaires grecs.
Dans les monnaies de bronze, les Grecs mettaient iO k 16 p. 100 d'étain et parfois de 2 à 5 p. 100 de plomb, le reste était du cuivre.
Nombre d'objets de cuivre ou de bronze portaient le nom de ce métal, par exemple une hache, une pointe de lance, un casque, une cuirasse, un ustensile (vase ou chaudron), etc., et tout particulièrement le chalque, monnaie de cuivre valant un huitième d'obole (Voy. XaXxou;).
XAP
XaXxoTUiteTov. - Atelier où se travaillent le cuivre et le bronze.
XaXxoTuittxfi, XaXxoToitoç. --
XaXxoTt^Ttdv ayant un sens moins général que xa>xo'jpYetv, et sappliquant de
préférence au travail artistique du cuivre et du bronze, le yaXxoTUTTOç est un véritable ouvrier d'art, consacré aux diverses manipulations du bronze comprises dans le nom de yaXxoTUTrixv^.
XaXxoupYeia, XaXxoupYtxTj. — Travail des mines aussi bien que de la forge. En général, travail, industrie métallurgique.
XaXxoupYÔç. - Mineur, forgeron, en général ouvrier métallurgique.
XaXxoOç. — Monnaie de bronze valant un huitième de l'obole (environ
2 centimes). Le chalque se divisait en sept xôXXu^oi ; il avait pour multiples le dichalque, le trichalque, le tétrachalque et le pen tachai que.
XàXxwpia. — Tout objet, ustensile, vase fabriqué avec du bronze.
XaXxwpuxetov. — Mine de cuivre.
XàXu^/. — L'acier, nommé aussi àBàaa;, l'indomptable, ou axoaovxa. Les' anciens ont connu de très bonne heure l'acier, qu'ils ont produit sans doute en enterrant des morceaux de fer pendant des années. Ils ont naturellement pratiqué la trempe, que désignaient les mots fxTTTSiv, ^acprj (Voy. B'/'f/j). ^ XajieuvTj, Xaixeùvtov,Xap.euviç.
— Lit de pauvre, consistant le plus souvent en une paillasse ou un lit de paille,
par terre.
XàpaYJia. — Voy. XapaxTr^p 2.
XapaxTTjp. — Marque, empreinte faite sur un objet. En particulier: l» Marque au fer rouge faite sur des animaux, bœufs, chevaux, etc., pour indiquer le propriétaire, etc.
XEI
2° Coin monétaire, gravé en creux, et que l'on imprimait à coups de marteau sur le flan métallique chauffé (Voy.
No|i.'.Ta3t).
Xapàxwjxa. — Palissade sur un retranchement (Voy. X'ipa;). Désigne parfois le retranchement lui-même, et par extension un camp retranché.
XàpaÇ. — Pieux pointus ou petits arbres, branches qu'on mettait sur le retranchement derrière le fossé, en dedans du camp. Les Grecs laissaient un certain espace entre les pieux et coupaient les branches ou les arbres sur les lieux mômes, et ne transportaient pas des pieux tout préparés, comme les Romains.
Par extension, retranchement et camp
retranché.
Xapàaaetv. — Graver au moyen d'un ciseau ou d'un burin dans le bois, la pierre ou le métal. En particulier, graver un coin monétaire.
Xapràptov, XàpTTjç, Xapxtov.
— Papier (Voy. BtêXo;).
Xéetv. — I^e verbe /ssiv exprimant l'opération de mettre en fusion le métal, plomb, élain, or, argent, cuivre, ye^^lJ^désigne le métal pur, ou l'alliage obtenu par la fonte, et, par suite, un objet en métal fondu. On pratiqua la fonte à une époque très reculée; les Grecs, qui en attribuaient l'invention à Hhœkos et Theodoros de Samos, en avaient reçu d'Orient la pratique et la technique. Ils surent fondre des objets massifs et des objets en creux dans des moules de pierre ou de métal, puis, pour les pièces considérables, dans des moules de sable. Mais le détail de ces opérations est très mal connu; tout ce que Ion peut dire, c'est que les modernes n'ont fait que perfectionner les procédés, sans obtenir des résultats artistiques supérieurs.
Xetjiapoç. — On ménageait dans la carène des embarcations non pontées une ouverture par laquelle on vidait l'eau de mer lorsqu'on avait tiré le navire à sec sur le rivage. Le /,£iWpo; était la bonde de cette ouverture.
XEI
XEI
XEI
Xei[xa(7Tpov. — Épais vôlemenl d'hiver.
XeCp. — Main. Le mot s'applique à toute sorte d'objets ayant la forme d'une main, quelque analogie avec la main, ou rappelant l'usage d'une main, par exemple un crampon, un crochet. Il e«t aussi synonyme de /eipi'ç, manche et gant (Voy. ce mot).
XetpàjJiaÇa. — Voiture à bras.
Xetpa[X(xÇiov. — Petite voiture à bras ; brouette.
Xeipiç. — 1» Manches que l'on adaptait à la tunique. Jusqu'à l'époque impériale, l'usage des manches, emprunté aux Asiatiques, était regardé comme signe d'un caractère efféminé.
2o Gant. Dès l'époque homérique, on portail des gants sans doigts, comme nos mitaines, pour proléger les mains contre les ronces et les épines. Les Grecs connurent aussi ile^^ ganls semblables aux nôtres, en cuir ou en laine, avec des doigis, les /ei^Xùeç SaxTiiXcorat'. Il n'y avait guère que les chasseurs, les paysans ou les personnes frileuses qui faisaient usage de ganls, ainsi que les boulangers, pour pétrir la pâle.
3« Brassard, pièce d'armure formée de lames s'arliculant les unes sur les autres, en usage chez les cavaliers qui le porlaient au bras gauche, celui qui était occupé k tenir les rênes, pour le proléger. Xetpo6àXXtcrTpa. — Sorle d'arbalète formée de deux morceaux de bois en croix sur lesquels on tendait une corde d'arc et qui pouvait lancer une ou plusieurs flèches.
Xetp6ypaçpov. — Reconnaissance d'une délie écrite et signée de la main du débiteur. Sans avoir la valeur d'un contrat, un papier de ce genre était admis comme témoignage en justice.
XeipoXà6T). — Manche d'un outil, et
en particulier partie du manche de la charrue que le laboureur tenait dans sa main.
Xeip6fxaxTpov. — 1» Essuie-mains, serviette. Ces éloiïes si utiles à la propreté n'ont été en usage que fort tard chez les
Grecs. Après les repas, ceux-ci continuèrent d'ailleurs, de préférence, à neltoyer leurs doigis avec de la mie de pain qu'ils jolaient ensuite aux chiens. De même, pour s'essuyer les mains après les. ablutions de la toilette, les Grecs pouvaient fort bien se passer de serviettes spéciales et se servir d'une étoffe quelconque, môme d'un pan de leur vêtement. C'est le christianisme qui a répandu Pusage des serviettes, avec les idées de pureté et de propreté.
2« Etoffe dont les femmes, surtout les Asiatiques, se faisaient un ornement de tète. Celait, sans doute, une sorte de xexpu'^aXoç (Voy. ce mol).
XeipofxuXT], Xeipo[xuX(i)V. — Moulin à bras (Voy. MûXyj).
Xetp6vt6ov. —Voy. Xspviêov.
XetpôvtitTpov. — Vase de forme variable desliné au lavage des mains.
XeipovofJlCa. — Mouvements rylhmés des mains qui faisaient partie essentiellement de l'orcheslique. On donnait aussi ce nom à des mouvements de lutte, et aussi à des exercices où les pieds
jouaient le rôle ordinaire des mams el réciproquement. Enfin le mot /sipovoaeiv s'appliquait aussi à l'exercice de la
^xiajJLà/;ri (Voy. Sxiaixa//Jv).
XeipoicéBri. - Employé surtout au pluriel : menottes.
XetpodXÔiroç. - Devin qui rendait ses sentences d'après l'inspection des
mains. .
XetpoTOvCa.- Vote par mams levées.
C'était la manière de voler la plus usitée dans les assemblées athéniennes. On décidait ainsi surtout ce qui présentait un intérêt général, les lois, les déclarations de guerre, les traités de paix, Vzl's^ri^- X^a, les TipoêoXa^ l'élection des magistrats les plus importants, comme les Stratèges. Cette manière de voter a donne le verbe yeiooTOveiv.
Le héraut comptait les voix, c est-àdire les mains levées, puis on procédait à la contre-épreuve et le président prononçait le résultat du scrutin.
XetpoTéxvTjç. - 1° Ouvrier, artisan.
Plus spécialement :
2« Corps d'ouvriers du génie faisant partie de l'armée sparliate. Un corps de '^6tpoT£/vailhracesse trouvait également
dans l'armée de Philippe.
XcipoupYÔç. -Chirurgien. En principe, les médecins grecs furent en même temps chirurgiens; mais dans la pratique, beaucoup de médecins n'exercèrent pas la chirurgie, et s'en remirent à des spécialistes. Ces spécialistes devinrent souvent d'une très grande habileté. Us opéraient dans des salles ouvertes sur la rue, ayant à leur disposition tout un arsenal d'instruments d'ordinaire ingénieusement simples : cautères, pinces, tenailles, lancettes, scalpels, bistouris, couteaux, sondes, seringues, spéculums, forceps, ventouses, aiguilles, trépans, scies, etc., etc., avec des bandages et de la charpie.
Ils s'entendaient parliculièrement à guérir les luxations et les fractures, extraire les corps étrangers, soigner les yeux, les dents, à pratiquer les accouchements, etc.
XEA
Xetpo)vàÇtov. - îrorle de capilalion payée par les ouvriers.
XeX:56vt(iixa. - Chant de Thirondelle par lequel les enfants célébraient le retour du printemps; Alhénce nous a conservé le /eXiBôvKjax que les enfants de Rhodes chantaient au début du mois de Boédromion.
XéXuç. — Voy. XeÀcovtj 1.
XéXucTUa. - Fausse quille clouée sous la quille du navire pour préserver celle dernière de l'usure causée par le frottement quand on hâlail le navire à terre ou qu'on le faisait glisser sur les rouleaux de
bois (cpaaYYe;) Pû"^ '^ 1^"^^' ^ '" "'"'■•
XeXwVTj. — 1° Écaille de tortue, qui
ne semble avoir été employée chez les
Grecs que comme caisse de résonance
de la lyre. Par extension, le mol /eacovyi (ainsi que vauç) a désigné la lyre ellemême. L'usage de VécaiHe en lablellene semble dater de l'empire romain.
20 Protection roulante composée d une charpente avec toiture, à labri de laquelle les guerriers faisaient des travaux d approche et sapaient les fondements des murailles d'une ville. On la nommait ainsi, dit Athénée, en raison de la lenteur de sa marche. La tortue était revêtue de peaux de bœufs fraîches qui la préservaient contre lincendie. Ses proportions maxima étaient 18 mètres de long, 13 de large et 13 de hauteur. On s'abritait encore sous des tortues pour servir des machines de guerre telles que le trépan (Touzavov) et le bélier. La tortue avec bélier (/£ÀwvTj xpiocpopoq) portait suspendu à son toit un bélier que Ton manœuvrait sans danger à la faveur
de cet abri.
Dans le même ordre d'idées, on donnait le nom de tortue à une manœuvre des soldats d'infanlei ie qui, pour se défendre contre des projecliles ou altaqr.er une muraille, se faisaient une véritable carapace de leurs boucliers, élevés et serrés au-dessus de leurs têtes. Celle manœuvre semble avoir été surtout familière aux troupes romaines.
-:^5C3Rî7
XIA
XIT
30 Nom donné k la courbure 1res renflée de la quille d'un navire.
XeX(i>viç. —Lyre (Voy. Xe^.tovYi 1).
XepvîjTtç. — Pileuse, parce qu'elle fail tourner le fuseau avec ses doigts.
Xepvt6etov, XepvC6tov. — Vase de nuit. 11 ne faut pas confondre ce mot avec Xspvtêov.
Xépvt6ov. — Voy. XstpdvtTTTpov.
Xépvi^. — Eau lustrale que versait une esclave aux convives avant le repas, ou qui servait à purifier ceux qui assistaient à une cérémonie religieuse, avant le sacrifice.
XeCfia. — Voy. Xéeiv.
Xi^Xeupia. —
Objet lissé en forme de mailles. Par extension navette à faire du filet.
XtjXtj. — 1» Aiguille à coudre (Cf.
*Axé<JTpa).
2o Pinces recourbées.
3<* Partie d'une catapulte en forme de crochet, qui saisissait la corde pour la tirer en arrière et produire la détente qui faisait partir le coup.
40 Crète du mur d'une digue maritime et aussi bras arrondis de celle digue.
Xt]X6ç. — A l'époque homérique, grand coffre de bois où l'on serrait les vêtements; souvent il était orné de plaques ou incrustations d'or et d'argent.
XiQjJirj. — Clième, la plus petite mesure de capacité pour les liquides; la valeur n'en est pas bien connue. Il semble qu'il y ait eu deux espèces de chèmes, l'une ayant le poids de trois drachmes, l'autre de deux seulement.
XrjvCaxoç. — Cf. SxdXo;.
Xt5pov. — Grain de froment frais que l'on faisait griller pour le manger. On employait surtout le pluriel toc /ï5pa.
XiXtap^oç. — lo Officier commandant un bataillon de mille soldats.
2" Par analogie, /tXi'ap/o; désigne le tribun militaire des lîomains.
30 Haut fonctionnaire de la cour des Perses, puis des Macédoniens; sorte de chancelier.
XiXiooTuç. — Bataillon perse comprenant mille hommes.
XtT(t)V, — Principale pièce du vêtement grec, en toile ou en laine, que l'on portait sur la peau. Complèlement fermé d'un côté, il n'avait qu'une ouverture pour
XIT
sortes de chitons; les principales sont : XiTwv EÙvriT'i^p, sorte de chemise de nuit.
d'une agrafe ou d'un bouton. De ce côté, le chiton était cousu dans loule sa longueur ou plus raremen t ouvert. On le serrait à la taille avec une ceinture. Les Ioniens et les femmes portaient le chiton long; celui des Doriens était court et fut adopté par les Athéniens au va siècle. {Parfois on adaptait à ce vêtement
des manches ou des demi-manches.
Les anciens connaissaient plusieurs
XiTwv TToBv^pTjÇ, long chitou avec manches des Ioniens.
XiTwv opôo<7Tx8ioç, longue tunique à manches avec une ceinture sous les bras, que portait le cilharède.
431 XAA
XtT(ov BouXixo;, chiton court porté par les esclaves.
Les femmes portaient aussi un chiton mais souvent embelli de broderies ou d'ornemenls en or qu'on y cousait. Leur yixwv xpoxwToç était un vêtement de luxe, considéré comme ne pouvant être porté par un homme sans honte.
Au théâtre, les rois et les reines portaient un chiton à manches, tombant jusqu'aux pieds et orné de bandes de couleurs vives pour les gens heureux, grises, bleues ou vertes pour les fugitifs, les malheureux.
Par extension, yi- T(ov a désigné des vêtements de formes très diverses, même des vêtements de guerre et des pièces d'armure, des cuirasses ou des cottes de mailles, et s'est appliqué aussi à des enveloppes de toute espèce et à des tijssus variés, comme un filet de pêche, un étendard, etc.
XtTWVtOV, XtT(i>-
vtdxoç. — Petit v'.Tcov court, s'arrêlant au-dessus du genou.
Lorsque ce vêtement était porté' par des femmes, on l'appelait yiTwviov ; pour les hommes, il prenait le nom de /itwvi'JXo;. XXaïva, dimin. XXaivtov. — Vêtement de dessus, petit manteau que l'on portait, simple ou plié en deux, par dessus le chilon. 11 consistait simplement
''tH"--
XAA 43-2
en une pièce d'éloffe rectangulaire el se posait sur les épaules comme un châle, les deux pointes tombant symétriquement devant la poitrine et la taille; il pouvait être maintenu par une (ihule. La /XaTva était en éloiïe de laine, quelquelois teinte en pourpre, et plus ou moins brodée et décorée. C'était un vêtement réservé aux hommes.
Par extension, vêtements el étoffes destinés à des usages divers, par exemple couverture de lit.
XXaCva)[JLa. — Manteau {C.ï. X}.aTva).
XXautSç. — Chlamyde Manteau dont il faut peut-être chercher l'origine en 'J'hessalie, mais dont lusage se généralisa rapidement en Grèce. Elle était portée par les cavaliers, les chasseurs, les éphèbes; les voyageurs l'avaient aussi adoptée. La chlamyde était une pièce d'étoffe plus ou moins ample, taillée en forme de rectangle à l'un des petits côtés duquel se raccorde un demi-cercle. On l'agrafait au moyen d'une fibule soit sur le devant de la poitrine, soit sur l'épaule, de façon que les deux bras fussent couverts, on que l'un deux, avec l'épaule, restât libre. Les deux pointes, qui dans le premier cas tombaient l'une et l'autre par devant, comme celles d'un ch aie, étaient, dans le second cas, l'une par devant, l'autre par derrière. On les appelait des ailes TTTspà, 7:T£Quy£ç. Il y avait des chlamydescourles, tombant jusqu'aux genoux, et d'autres tombant jusqu'aux pieds. Elle se portait avec aisance, se prêtait à des dispositions variées, comme celles de nos
XOI
XOP
XOP
capes et des pèlerines. Enroulée autour des bras, elle pouvait même servir de défense (Cf. fig. "Ecpr^êo;).
Par extension, vêtement et tissu quelconque, couverture.
XXavC5tov, XXavCç. — Pièce d'étoffe légère servant de couverture ou de manteau (Cf. XXaTvaV
XXaviorxCStov, XXavtaxtov. — Dim. de XXavi';.
XXt8a>v. — iiracelet.
Xvôrj. — Voy. XoiviVri»
Xoaveueiv. — Voy. Xseiv.
Xoàvrj, Xôavoç. — 1» Foyer ou four de forgeron, composé soit d'une cavité oij l'on déposait le fer au nâlieu du combustible, et où arrivait par un orifice inférieur l'air envoyé de l'outre servant de soufflet, soit d'un haut cylindre où s'ouvrait en bas une bouche de foyer, el que surmontait un grand vase à couvercle dont l'usage n'a pu être exaclement déterminé. Ce dernier appareil, plus coii'pliqué, pouvait peut-être s'utiliser pour la fonte du métal.
2" Couche de fine argile dont on enduisait la maquette des objets que l'on voulait fondre à cire perdue. Elle constituait le véritable moule à l'intérieur duquel le métal en fusion devait absorber el remplacer la cire.
Xoeuç. — Voy. Xoijç.
XoT}. — Libation. Les Grecs faisaient des libations pour tous les actes de leur vie. Non seulement on en offrait aux dieux avant le s'acrifice, ou quand on concluait un traité, une alliance, une trêve, mais pour un simple serment. Au commencement du repa-*, on offrait une libation aux dieux du foyer, comme les chrétiens disent le Benedivite. Les libations se faisaient soit avec du vin, soit avec de Peau. Sur les tombes, on faisait des libations de jxsXi'xpatov, mélange de miel et d'eau, ou des libations de lait oude vin.
H ne faut pas confondre yovj avec gttovSt^ (Voy. ce mot).
XoivCxY]. -- Voy. Xotvtxtç 2.
XotvtxCç. — 1« Moyeu, partie de la roue où les rayons se joignent à l'essieu.
2»^ Bois percé de trous où Ton passait les jambes des esclaves pour les entraver.
30 Armature en fer d'une couronne.
XoTvtÇ. — l** Mesure altique de capacité pour les solides (céréales, légumes, etc.), valant quatre cotyles, soit un peu plus d'un litre. Une chénice de blé était considérée comme suffisante pour la nourriture d'un homme pour un jour. C'était le salaire minimum des travailleurs libres et la ration qu'on donnait aux esclaves.
2» Bloc de bois percé de trous et servant d'entraves pour les esclaves (Cf.
Xcivtxt'? 2).
XotpoxoiieTov. — Cage en osier pour enfermer et engraisser les petits cochons.
XoXoêacprjç, XoXo6àcptvo<;, X0X6- 6acpoç. — Se dit d'un objet teint avec du fiel de bœuf, ce qui lui donnait la couleur de l'or.
XopaùXT|ç. — Musicien qui jouait de la double ilùte el accompagnait le chant du chœur, soit au théâtre, soit dans un chœur lyrique (Voy. AûXvjxyjç).
X6p5eujJLa. — Andouille, boudin, saucisse (Cf. 'AXXaç).
XopSï). — 1' Corde, en particulier corde d'un instrument de musique, comme la lyre, faite d'abord de boyaux d'animaux, plus tard de nerfs. De là le synonyme vcusai'.
2» Boyau d'animal, tripe que l'on prépare comme aliment; andouille, boudin, saucisse.
Xopeia. — Danse, sous toutes ses formes, accompagnée ou non de chant et de musique.
XopeToç. — Chorée, nom donné parfois au trochée ( — u) ou à son équivalent le tribraque (uuu).
X6peu{JLa. — Danse, évolution du chœur pendant qu'il chantait les différentes parties. Ces danses étaient graves et nobles dans les chœurs tragiques, vives et
légères jusqu'à l'indécence dans la comédie [conlace) (Voir 'EijiaÉÀsix, ^Vzôp/Yjy.a, ilixtvvt;, Kôpoaï).
XopeuTTjç. — Choreute, celui qui faisait partie d'un chœur dramatique. Dans la tragédie d'Eschyle, chaque pièce avait un chœur de 12 personnes ; Sophocle porta ce nombre à 15.
Dans la comédie, le chœur comptait 24 choreutes.
Seuls, les citoyens jouissant de tous leurs droits étaient admis à faire partie des chœurs.
XopYjYetov. — Endroit où les choreutes et les acteurs se réunissaient pour les répétitions, et où étaient les costumes, les masques et tous les accessoires.
XopTjyia. — Chorégie, une des plus importantes liturgies d'Athènes. Le chorège (/02YjY0ç) devait organiser el faire instruire à ses frais un des chœurs qui prenaient part au concours des Dionysies, des Thargélies, des Panathénées. On ne prenait comme chorège qu'un citoyen ayant au moins trois talents de fortune; chaque tribu fournissait pour chaque fête un chorège. Celui-ci se présentait spontanément ou était désigné par les épimélètes. Le chorège, en général, choisissait un '/ozo- SiSxdxaXo; pour instruire les choreutes, mais il était responsable de tout ce qui se faisait, donnait un salaire aux choreutes et payait tous les frais.
A la suite du concours, on classait les chorèges; celui qui était le premier recevait un trépied qu'il devait consacrer au dieu (Dionysos ou .\pollon, suivant la fêle), avec une inscription mentionnant son nom, son succès, la nature de son chœur, sa tribu, le yopoôioâçxaXo; et l'aùXTiTY^; qui l'avaient assisté.
La chorégie coûtait fort cher; un chœur tragique dépensait jusqu'à 5.000 drachmes. Aussi, après la guerre du Péloponèse, fut-il permis à deux citoyens d'une même tribu de participer ensemble aux frais d'une chorégie.
XopTiY<^<;- — Voy. XopYjyt'a.
Xopia[x6oç. — • Pied composé d'un
XOP
chorée ou trochée et d'un iambe : — uu— ; on le trouve dans le grand asclépiade et les mètres lojçaédiques. Il y a aussi le télramèlre choriambique, formé de deux choriambes et d'une tripodie logaédiqueexemple :
X6ptov. — Peau, membrane; en particulier, membrane contenant une pàlée de miel et de lait à l'usage des jeunes animaux.
• XopoSt5à(TKaXoç. — Maître de chœur, celui qui faisait apprendre aux choreutes les morceaux qu'ils devaient chanter; il présidait les répétitions et était payé par le chorège. Souvent les auteurs eux-mômes se chargeaient de cet emploi.
XopotTUTCOÇ. — Exercice de danse qui consistait à frapper le sol lourdement de ses pieds, comme un homme ivre.
XopoXéxTYjç. — Celui qui choisit, qui fait évoluer le chœur. Ce mot est à peu près synonyme de y'opooiBàaxaXo;.
On désigne aussi sous le nom de /opoi^Éxiai les citoyens qui, dans chaque tribu, étaient chargés de dresser les listes de ceux qui pouvaient faire partie des chœurs.
Xop6ç. — Chœur. Ce mot désigne d'abord l'endroit où l'on dansait en chantant; puis ce qu'on chantait en dansant; enlin les personnes mêmes qui chantaient.
1» On trouve des chœurs plus ou moins
434 XOP
de cinquante personnes, le chœur dithyrambique, appelé aussi cyclique parce que les choreutes se tenaient en rond autour de l'autel, chantait les louanges de Dionysos. Quand naquit la tragédie, le chœur y conserva une grande place.
2° Chœur tragique. Le chœur d'une tragédie comprenait d'abord douze choreutes, nombre qui fut porté à quinze à l'époque de Sophocle. Costumés et masqués suivant leur rôle dans la pièce, les choreutes entraient par la droite sur trois rangs de cinq files chacun, suivant la figure ci-jointe :
s c t: N E Rang 3
Rang 2 <-
Rang 1 <-
"Tïï"
complètement constitués dès l'époque homérique. Dans la poésie mélique, le chœur joue un rôle important. Composé
Quand le chœur était ainsi par rangs, on le disait xaxà (Ttoc'/ouç ; s'il était par files, xaxk ^^uyx. Les choreutes les moins habiles étaient au milieu, les plus habiles au premier rang, le plus près des spectateurs. Le coryphée occupait la place n» 3, tandis que les deux parastates, ou chefs de demi-chœur, étaient aux places 2 et 4.
Le chœur chantait soutenu par la flûte, et en évoluant en cadence de droite à gauche et de gauche à droite dans l'orchestre. En entrant il chantait la Tràûoooç, ll^oEoç en sortant; dans les intervalles des dialogues ou des monologues des acteurs, il chantait les cTaTij^.a, composés de strophe, antistro- ;:^ plie et épode.
3^ Chœur du drame salyrique. Il était semblable à celui de la tragédie, mais les choreutes étaient tous habillés en satyres. Leur danse était beaucoup plus vive, parfois lascive.
k9 Chœur de la comédie ancienne. Composé de vingtquatre choreutes, divisé en six rangs de quatre files chacun, à la manière du chœur tragique. Dans le chœur comique, l'ima-
XPH
gination du poète se donnait libre carrière pour inventer et habiller ses personnages.
43o XPI
Outre la 7rapo5o? et les TTa^'-i/a, le chœur comique avait une partie très importante, la parabase (Voy. Ilapy.Gx- (jrç). La danse ordinaire était la cordace.
50 Le chœur disparut de la comédie moyenne. La décadence de la tragédie amena aussi sa suppression au théâtre, et dans les pièces du iii« siècle il n'en est plus fait mention.
XopoCTTaTTjç. —Voy. XopoXÉxxT^;.
XoCç (gén. Xooç ou Xowç)* — Les Grecs désignaient par ce mot :
1«> Un vase en terre, muni d'une anse, servant de cruche à vin.
2° Une mesure de capacité valant 12 coiyles atliques, c'est-à-dire un peu plus de 3 litres. Elle correspond au congius des Romains.
XoCç (gén. Xoou-Xoîi). — Terre amoncelée et, par extension, tertre surmontant une sépulture, et la sépulture elle-même (Voy. Xwaa).
XpY^jiaTt(TTf|ptov. — 1° Se dit de tout lieu où se traitent des affaires, comme un marché, une bourse.
2° Tribunal.
30 Lieu où se rendent des oracles.
XpTjîiaxKTTfjç. — Négociant et, plus spécialement, banquier.
Xpîjdtç. — Prêt à usage, ou commodat. 11 consistait à prêter gratuitement un objet à quelqu'un qui devait s'en servir pour un usage déterminé, et le rendre ensuite. Si l'emprunteur ne rendait pas l'objet prêté, il s'exposait à payer des dommages-intérêts.
XpTJdfJLoXécTXTfiÇ, XpYiCTJXoXoYOÇ.
— Diseur de bonne aventure, au moyen de recueils où se trouvaient à l'avance des réponses faites à toutes les questions que pouvait lui poser la crédulité populaire.
XpTjfffJLOÇ. — Réponse d'un oracle et, particulièrement, réponse, sous forme poétique, que la divinité inspirait à son prophète (Cf. MavT£"iov).
XpYiCTTfjptov. — 1° Oracle; lieu, chapelle, temple, grotte, où la divinité se
faisait entendre (cf. MaviE^ov), et, par extension, réponse d'un oracle.
2» Sacrifice offert par ceux qui venaient consulter un oracle; les victimes étaient des chèvres, à Delphes par exemple, ou aussi des taureaux et des sangliers. Elles devaient être choisies, et l'inspection démontrait s'il y avait lieu ou non de consulter l'oracle.
XpiG[iOL. — Se dit de tout ce qui sert à enduire, à oindre, à graisser, aussi bien
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du fard el des peintures que du plaire, du ciment, du stuc, de la graisse, etc.
Xpovoypayta. — Ciironique, annales, histoire où les faits sont relatés suivant leur succession chronologique.
Xpovoypôicpoç. — Auteur de chroniques (Voy. le mot précédent).
Xp6voç. ~ Temps, durée et, en particulier, en métrique, valeur d'une syllabe. Le '/yj^o:, TrpàJTo; était l'unité de mesure équivalant à la durée d'une brève. Le yC'ôvo; xevo; était un repos de durée correspondante.
XpixreTov. — Mine d'or et atelier d'orfèvre.
XpucTTjXaTOÇ. — Se dit d'un objet d'or travaillé au marteau, particulièrement au repoussé.
XpuCTtov. — Morceau d'or et, par extension, tout objet d'or travaillé (opposé à /p'Jio;, or naturel), comme une monnaie, un vase, un bijou.
XpudtoirXùcTtov. -— Atelier où on lave le minerai d'or pour en extraire le métal pur.
XpucTtç. — Objet en or (cf. Xpu'jt'ov) et, spécialement, vase en or, vêlement, soulier brodé d'or.
XpuaôxoXXa. — Nom donné 5 plusieurs matières qui étaient employées pour la soudure de Tor : borax, talc, sou- Ire, liquide chargé de substances minérales, qui se recueillait dans les mines, et aussi malachite, oxyde de cuivre, etc.
XpudôXtOoç. — Topaze ou hyacinthe. Pierre précieuse de couleur ambrée el dorée. Les plus belles venaient de l'Inde.
XpixTOTcXuŒtov. — Voy. Xp'j<7t0-
XpUCTOTTOtOÇ. — Voy. Xcufjo/ooç.
Xpi>(j6irpaCT0ç. —Voy. Ilpa^toç.
Xpudôç. — L'or. L'or fut longtemps rare en Grèce et resta toujours le métal le plus précieux. Il semble avoir été tiré d'abord des mines de l'Oural, du pays des Arimaspes légendaires, desArgippivens et des Issédones, peuples de la Sibérie méridionale et de la Golchide. La Grèce môme
XPY
XPQ
n'était pas riche en or, sauf Tile de Siphnos; les richesses do laThessalie et de la Macédoine, le fameux mont Pangée, ne furent exploités qu'assez tard. Une fois l'or brut, /zu':o; y.T.'jpo^, retiré des mines, on le puriliait au feu, /zu'ih; are'^- Ooç, el on pouvait le travailler, soit par la fusion, soit par le battage, soit par l'étirage. Les usages de l'or furent innombrables, el il est supeiflu de rappeler le rôle qu'il a joué dans la fabrication des monnaies, des armes, de la bijouterie, dans rornemenlation, dorure, placage, incrustation, broderie, tissage, elc, et môme dans la statuaire, où le mélange de
l'or et de l'ivoiro produisit de grands chefs d'œuvre.
Par extension /pj7Ô; désigne de nombreux objets en or, comme des monnaies, des vases, des bijoux, des broderies d'or.
Xpu(JOTéKT(i)V. — Voy. Xpu70/ôo;.
XpucToGv. — Dorer, soit en appliquant de minces plaques d'or, soit en usant de procédés chimiques, par exemple au moyen d'une application de mousse d'or (dorure au feu). Les objets dorés étaient dits, dans le premier cas irJ- /p'jTa, dans le second xara/puTa. C'étaient surtout le bronze ou le cuivre qui étaient dorés par le second procédé; le placage pouvait se faire sur des objets de bois, de fer, de pierre ou toute autre matière.
XpiXTOupYetov. — Mine d'or.
XpucTOuç [aiar/jp]. — Stalère d'or ayant une va eur différente suivant les États, 20 drachmes environ à Athènes, 28 à Gyzique, etc.
XpucTOj^oeTov. — Atelier de celui qui travaille l'or, l'orfèvrerie.
XpixTOXotta, XpixTOxotKiQ. — Art
de l'orfèvre.
XpU(TOx6oç. — Nom donné à tout ouvrier qui travaille l'or, quelle que soit sa spécialité, batteur d'or, orfèvre, bijoutier, doreur, elc. L'élymologie du mot, fondeur d'or, fut oubliée de bonne heure.
XpùcTCi)[Jia. — Voy. Xpuat'ov.
Xpi>(T(i>lxaToefixrj. - Armoire pour serrer la vaisselle précieuse.
Xpu<TO)puxetov, XpuCTwpùxoç. —
Mine d'or, el ouvrier Iravaillanl dans une mine d'or. Le /poTwp'j/o; est exclusivement, bien entendu, celui qui recherche l'or en suivant un lilon du minerai aurifère, el non celui qui le traite pour en
extraire le mêlai précieux.
Xpi)(T(i)(nÇ. — 'i'«'avail du doreur (Voy.
Xp'j^oîiv).
'xpucTWTTjç. —Doreur, en particulier doreur de statues (Voy. Xou'Touv).
Xpûp-a. —Couleur. Il faut entendre sous ce mol, dont '^y.pjx7.xov est le plus souvenl synonyme, aussi b'ien les couleurs don\ faisaient usage les artistes peintres el décorateurs, que les malières employées par los teinturiers.
Dans le premier sens, les Grecs usaient aussi du mol avOr^. Dès l'origine de la peinture grecque, les artistes employèrent des tons francs, appliqués de façon très conventionnelle, bleu, rouge, jaune, noir, mais ils ne les mélangeaient pas toujours, et ils pratiquèrent volontiers la peinture monochrome. A l'époque classique, il semble que l'on n'ait employé que quatre couleurs : le blanc terre de Mélos), le jaune (sil altique , le rouge (sinopis pontique) et le noir (noir de fumée). Le mélange de ces couleurs permettait une grande variété de couleurs, de nuances et de tons, même le bleu. Appelle el Prologène durent enrichir cette gamme.
Ces couleurs élaient appliquées au pinceau, ou plus fréquemment au cautère, pour produire la peinture à l'encaustique. On en préparait le mélange sur une palette, après avoir extrait les couleurs de petits pots disposés sur une table ou dans
une boîte.
Quant aux malières employées par les teinturiers, elles étaient très variées.
Sans parler de la pourpre, dont la préparation et l'emploi formaient une industrie très spéciale (Voy. Ilopcpupa), les couleurs étaient tirées des coquillages, des plantes, de matières diverses. Elles por-
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talent plus particulièrement le nom de oâsuLaxa ; on les appliquait aux étoffes au moyen de bains plus ou moins prolongés ou répétés. Sans énumérer les diverses substances qu'utilisaient les teinturiers, disons seulement que les Grecs riches ou aisés aiuiaient les vèlemenls blancs, plus ou moins ornés de riches broderies de couleur ; que les humbles, au contraire, se vêlaient de couleurs diverses, parmi lesquelles on cite le vert, le bleu de ciel, le jaune safran, le violet, le rose, sans parler du noir, qui était plus rare. Les babils de deuil nélaienl pas blancs, ni absolument noirs, mais d'une couleur sombre, sans doule une espèce de gris qu'exprime le mol '^:tiô;.
XùtXov. — i« Bain d'eau pure, el aussi bain deau mélangée dl]uile où l'on plongeait les nouveau-nés; à Sparte on remplaçait ce mélange par du vin.
20 Au pluriel, libation (Voy. IlrovOT,). Xûxpa. — On appelait /jtzt. ou yj- Too;, un vase en terre servant à faire cuire les aliments.
11 avait la forme de nos marmite s ; quelquesuns étaient montés sur des pieds très courts, adhérents à la panse.
Ordinairement on les mettait sur un trépied [yy-
On appelait a? yy^^t^'- 'e marché aux poteries d'Athènes.
Xuxpeùç. — Potier, fabricant de vases d'argile, de toute espèce et de toute forme.
XuxptSiov. — Dim. de Xûrpa.
Xuxptç. - Voy. Xurpat.
XûM 438
XQS
XuTpÔTTOUÇ. — l*ied sur leriiiel on plaçait )a /urpa, ou marmite, pour faire cuire les aliments, et aussi marmite ayant des pieds.
Xùrpoç. — Voy. XuTpa.
X(t>Xia|Ji6o<;. — (Iholiambe, nom donné au trimètre iambique scazon ou boiteux, c'est-à-dire qui se termine par un spondée ou un trochée.
Xci>|XOC. — En général le mot désigne tout entassement de matériaux, et spécialement de terre, un tertre. 11 s'applique bien :
1» Au tertre que l'on élevait au dessus d'une sépulture ou d'un groupe de sépul-
"^^^'^JgJ^JgJ^LfgTP f^LTF^ r-
lures pour en signaler et sanctifier l'emplacement.
2o A un amoncellement de matériaux quelconques servant h l'attaque ou à la défense d'une place, tel que levée, digue, barrage avec troncs d'arbres, ou terrassement en plan incliné dressé jusqu'au niveau des murs de la ville assiégée afin de faciliter l'escalade. Ces ouvrages, que les Grecs semblent avoir empruntés aux Orientaux, étaient très longs et très didiciles à élever sous le jet des projectiles ennemis. On y suppléa
par la construction de tours roulantes.
Xojxàrtov. — Dim. de Xovxx 1.
Xwveoetv. — Voy. Xktv.
Xwveu|ia. — Objet en bronze fondu.
Le mol a été appliqué, par exemple, au Colosse de Rhodes.
Xu)VTj, Xôvoç. — 1» Fourneau, creuset servant à la fusion des métaux.
2o Entonnoir. C'étaient, comme les nôtres, des vases allant en s'amincissant de l'orifice à l'extrémité inférieure, et munis dune anse ; il y en avait de demis p h é r iques et percés • de trous; d'autres avaient la forme d'une tasse avec un tuyau. On a trouvé des entonnoirs en terre cuite, en bronze et môme en verre ou en argenl.
X(i>po6àTTjç. — Instrument servant à mesurer le niveau d'un aqueduc et la pente du pays où il était construit. L'instrument se composait d'une règle horizontale supportée par deux autres règles verticales au bout desquelles on suspendait un fil à plomb. On ajoutait aussi à l'instrument une sorte de niveau d'eau.
Xci>aTpCç (/eXwvrj). — Appareil pour proléger les so'ldats du génie faisant des terrassements autour d'une ville assiégée, et analogue à la /eXwv/i (^^Y- ce mot).
Tat<rcà [zk]. — Mélange de farine de froment, de miel et d'huile que l'on consacrait à certains dieux.
TaXiSwjxa. — Construction en forme
de voûte.
TàXiov. — Caveçon. Demi-cercle de métal posé sur le nez du cheval, et servant de frein pour le conduire quand on ne lui met point de mors (Voy. XaXivoç).
ijToiXCç. — Ciseaux servant à tondre les bêtes ù laine, couper les cheveux ou la barbe, etc. Les ciseaux des Grecs étaient
formés d'une seule pièce comprenant
deux branches réunies à leur extrémité
par une partie courbée. Cependant on
connaissait aussi les ciseaux tels que nous
les avons.
TàXXetv. — 1° Toucher de la
lyre avec les doigts, par opposition h.
xpousiv, qui indique l'emploi du plec-
Ire.
2o Chanter en s'accompagnant de
la lyre.
TaX[x6ç. — Tension de la corde d'un instrument de musique, surtout de la lyre. On pinçait la corde avec deux doigts, on la lirait à soi et on la lâchait brusquement, ce qui produisait les vibrations sonores.
Par suite, air joué sur la lyre, accompagné ou non de chant.
TaXxfjptov. — Instrument de musique tenant le milieu entre la cithare et la harpe. Il se composait d'une boîte sonore
percée de trous et surmontée d'un long bâton recourbé. Les cordes partaient de ce bâton et venaient se fixer sur la partie inférieure de la boîte.
TàXTTjç, TaXxpCa. — Joueur, joueuse de cithare. Les cilharistes pouvaient jouer de leur instrument au moyen du plectre, et alors leur jeu se disait xpoueiv, ou bien ils touchaient les cordes avec les doigts, ce qui s'exprimait par les mots 'J^iXAs'.v, '^/aATY,?.
TéXtov, TéXXtov. — Bracelet.
L'usage de ces bijoux est aussi ancien que le monde. Les fenmies grecques les affectionnèrent toujours; elles les portaient au-dessus du coude et au poignet. Il y en eut naturellement de très simples et de très riches, en métal très humble, fer ou bronze, aussi bien qu'en argent ou en or. Une des formes les plus anciennes, et toujours les mieux accueillies, est celle du bracelet en spirale, ou £Ài;, qui faisait plusieurs fois le tour du bras; enroulées comme des serpents, les sÀixsç étaient
souvent terminées en tète et en queue de serpent, d'où leur nom d'S3>£iç et 8pxxovTSs. Les bracelets portés au poignet