‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 21 sur 184 · G APT · texte numérisé non relu

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*ApTà6T). — Mesure persane, équivalant à un médimne atlique, plus trois chénices, soit à peu près 56 litres. Quelquefoison l'estimait équivalente au médimne. Chez les Egyptiens, VxcTi^jr^ valait vingt modius.

'ApTéliù)V. — Voile du mât d'artimon ou mât d arrière dans une trirème athénienne.

' ApTtaa[i6ç. — Jeu de pair ou impair (xpTta Yj 7:£pi(7r7-i). Il consistait à mettre un certain nombre de menus objets dans sa main fermée, et à faire deviner à l'adversaire s'il y en avait un nombre pair ou impair. Si celui-ci devinait, il gagnait les objets; s'il se trompait, il en perdait un nombre égal. Ce jeu s'appelait aussi ^^j*(7. Yj a^jvx, ou ji.ôva xal ^uyà, ou ^'jy^ |/.ôva.

'ApToXaYûtvov. — Pain très délicat préparc avec un peu de vin, du poivre, du lait, de Ihuile ou de la graisse.

'ApTÔTtTTjç. — Four de campagne.

'ApTOirctxtoç. — Pain cuit dans un four de campagne.

*ApTOTTa)Xiov.— Boulangerie, et plus spécialement le magasin où l'on vend le pain. Il est tenu par un àpiOTTioXYj; ou une àsTOTTtoXi;.

"ApTOç. — Le pain. On préparait d'ordinaire cet aliment avec de la farine de froment, mais aussi avec de la farine d'orge, moins estimée, avec du froment et de l'orge mondé, moins estimés encore. Un connaissait aussi le pain de seigle, de lentilles, de millet, d'avoine, et même de riz, d'amandes, etc. Il y avait de nombreux procédés de panification, qui mettaient des différences entre les qualités, les goûts et la valeur des pains. Par exemple, on salait plus ou moins la pâte, on la faisait lever, on la cuisait plus ou moins. On donnait aux pains des formes variées, on les assaisonnait de condiments très divers. Chaque pays, chaque ville, chaque maison pouvait avoir ses recettes.

'Apxocpôpov. — Plat ou corbeille dans laquelle on plaçait le pain pour le servir aux convives dans les repas.

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* ApTÔvai, *'ApTuvot. — Les àsTûvxi étaientdes magistrats argiens; les apr'jvo'. étaient, à Epidamne, une commission choisie parmi les membres du Sénat, et à qui était sans doute confié le pouvoir exécutif.

* Api>6aX{<;, ' ApùêaXXoç. — 1*^ Vase d'argile, de dimensions assez grandes, ?i grosse panse et à petite ouverture, qui servait dans les bains à porter et à verser l'eau sur les baigneurs.

2« Vase plus petit, ressemblant, dit Athénée, à une bourse serrée à son ouverture, et servant à contenir des parfums. On s'en servait dans les bains et les gymnases; ils avaient la panse arrondie, un col très étroit, afin que le liquide coulât lentement, et des lèvres plates et larges, que Ion pouvait promener sur la peau pour Ihumecler. Le nomd'àGuêaXi; était peut-être réservé à ce dernier genre de vase ; c'est comme un diminutif d'àpu-

6aXXo;.

*Apù<TTtYOÇ. — Petit vase, sans doute de la famille des aryballes, et qui servait à puiser.

'Apuxatva. — Sorte d'aiguière, appartenant à la même série que les vases précédents.

* ApYatov. — 1® Capital d'une somme placée à intérêts. On l'appelait aussi x£'i<xXaiov.

2» Archives publiques ^Voy. 'Ap/£"?ov).

' Apxatpefftat. — On désignait ainsi, à Athènes, les élections ou le tirage au sort des magistrats de la cité ou des magistrats des dèmes. Les élections se faisaient ;i l'assemblée du Pnyx, sous la présidence des archontes; les tirages au sort, dans le temple de Thésée, sous la présidence des Ihesmothètes. On ne sait

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pas exactement à quelle époque avaient lieu les àp^atss.f7t'at ; par extension, le mot s'est appliqué aux jours où ces opérations avaient lieu.

'Ap^etOV. — On appelait kz/iix ou ào/aïxles édifices spéciaux afleclés aux diverses magistratures, et dont quelquesuns avaient un nom particulier, comme le HsTaoOÉçtov.lelboTave'tov. Parextension, ao/eTov fut employé pour désigner les collèges de magistrats, et aussi, plus récemment, le mot prit le sens d'archives.

*Ap^f|. — Nom générique des magistratures athéniennes. Les y.z/x( se distinguaient nettement en principe, sinon toujours en fait, des ir.vj.iAiiy.i et des uzYjos^i'ai voy. ces mots , en ce sens que ceux qui en étaient investis, soit par les suffrages du peuple, soit par le tirage au sort, avaient une autorité abs(jlue dans leur sphère, pourvu qu'ils agissent conformément aux lois; ils ne recevaient d'ordres de personne, et leurs décisions et leurs arrêts étaient obligatoires. Avant d'entrer en charge, ils subissaient un examen, oox'.|j.a7ia , pour prouver qu'ils étaient citoyens et d'origine libre; à l'expiration de leur mandat, ils rendaient des comptes. Pendant la durée de leur magistrature, ils étaient nourris aux frais de l'Etat, et, pendant l'exercice de leurs fonctions, ilsportaientunecouronne de myrte, symbole de leur autorité inviolable.

Parmi lesàp/ai, on ne peut ranger avec certitude que les neuf archontes, les stratèges, laxiarques, hipparques, phylarques, les agoranomes, silophylaques et métronomes, les membres du Tribunal des Onze [oi svosxa).

*ApxirjYéT7]ç. — 1« Synonyme de ETTwvuaoç, héros qui a donné son nom à un dème.

2o Nom donné à celui qui guidait une colonie dans sa migration, et particulièrement aux dieux qui protégeaient l'exode, surtout Apollon, dont on consultait toujours l'oracle avant de partir.

* Apyir\yéxiq, — Féminin de 'Ap/*/iysTYj;, 1.

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* kpy^iypaii.ii.ct.xex>^. — Celui qui, dans une assemblée ou un collège comportant plusieurs secrétaires ou greffiers, était le clief de ces employés.

'Apxtepeùç, 'Apxtepeta. — Archiprêtre, archiprêtresse. Ce litre n apparaît guère qu'à l'époque romaine ; il s'applique, soit au président d'un collège de prêtres, soit au prêtre du culte le plus important de la région ou de la cité. L'archièreus pouvait partager le litre avec sa femme, que l'on appelait alors archiéreia; mais parfois aussi les femmes qui en étaient revêtues exerçaienl une prêtrise elTcclive et spéciale. On a disculé pour savoir si les mots àû/tep£Ù; 'Affta;, lUiOuvtaç, etc.

étaient synonymes des mots 'A'Jiàp/T,;, IktO'JVi-zp/YjÇ, etc.

'ApxtOewpta, 'ApxtOéwpoç. — Liturgie qui consistait à faire les frais d'une e£0)Gt'a (Voy. ce mot). Le liturge qui conduisait la théorie s'appelait arcliithéore.

'ApX^^5^<»>4'' " ^^ "*^^ désigne le chef d'une expédition ou d'une bande de corsaires régulièrement constitués contre un ennemi en temps de guerre.

'Apxt>t«6epvi?|TYj<;. — Celui qui, sur un navire, a la haute direction du pilotage et de la timonerie.

'Apxti^etpaxTjç. — Voy. 'Ap/t'-

ApXt'i^pe<T6euTTjç. — Chef d'une mission, d'une ambassade.

'ApxtTéxT(i>v. — 1° L'architecte se distinguait, en Grèce, dutixTcov, en ce que ce dernier n'était qu'un entrepreneur ou même un ouvrier. L'architecte dressait le plan des travaux et en surveillait l'exécution matérielle et artistique. A Athènes il existait même des architectes élus par le peuple, véritables fonctionnaires qui rédigeaient les cahiers des charges, recevaient les soumissions des architectes privés ou des entrepreneurs, veillaient à la stricte observation des contrats et acceptaient ou refusaient définitivement les travaux.

2o On appelait, à Athènes, àpy(^tT£XTcov

l'entrepreneur qui se chargeait de construire un théâtre ou qui louait un théâtre, avec le droit de percevoir des spectateurs un prix d'entrée.

"Apx<*>v. — Les archontes étaient, à l'époque classique, les premiers magistrats d'Athènes. Ils étaient au nombre de neuf désignés par le sort pour un an. Le premier était l'archonte éponyme (sirtô- VJ'JLOC K c'est à-dire celui par le nom duquel étaient datées les années; il était l'archonte par excellence; on l'appelait simplement, jusqu'à l'époque impériale, ao/coy ; il avait autorité dans toutes les affaires qui concernaient la constitution et la bonne harmonie de la famille, et les successions, il était le protecteur officiel des veuves, des orphelins, des pupilles ; on portait devant lui les accusations d'oisiveté (àpyt'a; YP*?''i) ' *' surveillait la bonne tenue du public dans les fêtes des Dionysaques et desThargélies, cl réglait les différends entre chorèges.

Le second était le roi, le paaiXeu;; il avait la haute main sur toutes les affaires religieuses; il instruisait tous les délits et crimes qui, de près ou de loin, tenaient à la religion ou avaient un caractère religieux, comme le meurtre. Il surveillait un très grand nombre de fêtes, en particulier, les mystères d'Eleusis. Quelquefois sa femme jouait, à côté de lui, son rôle sous le nom de pocîiXiadOt, par exemple dans les Lénées.

Le troisième archonte était le ttoXé- •xap/o;, qui, son nom l'indique, eut à i'origine le commandement suprême de l'armée. Mais au %« siècle, on lui enleva ce pouvoir qui se conciliait mal avec le tirage au sort. Le polémarque n'eut plus qu'un rôle civil, comme la protection des enfants dont les pères étaient morts à la guerre, et la direction des affaires judiciaires concernant les métèques, les affranchis, les étrangers.

Les six derniers archontes s'appelaient OsçaoOiTai ; ils formaient un collège qui avait la garde des lois; ils devaient parer à ce que des lois nouvelles ne vinssent pas

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