‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 22 sur 184 · AÏE · texte numérisé non relu

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détruire ou gêner des lois anciennes. C'est à ce titre qu'ils s'occupaient des actions ::apav(iaa)v, et de l'evcsi;'.;. Tous les crimes ou atlenlals contre la république, trahison, conspiration pour la tyrannie, concussion, etc , élaient de leur ressort, et (le plus ils connaissaient d'un très grand nombre d'actions civiles dont lêminiéralion très longue risquerait d'être incomplète.

L'éponyme, le roi, lepolémarque étaient assistés chacun de deux parèdres (Tixieopot, assesseurs qu'ils choisissaient euxmêmes, et qui cependant étaient responsables de leur gestion, comme de vrais magistrats.

Dans l'exercice de leurs fonctions, les archontes portaient une couronne de myrte qui les rendait inviolables; ils élaient exempts de la liturgie appelée triérarchie pendant l'année de leur archonlat, et, en sortant de charge, ils entraient dans l'Aréopage.

Nous avons dit que les archontes élaient tirés au sort; c'était la règle depuis l'archontat de Clislhènes au moins. Auparavant ils étaient élus. Mais de toute façon ils furent toujours, avant d'entrer en fonctions, astreints à subir lépreuve de la ooxtii.a<it'a, qui prenait pour eux le nom dàvaxpt^tç. Ils devaient prouver qu'ils élaient citoyens depuis trois générations, qu'ils s'étaient toujours acquittés de lous leurs devoirs envers leurs parenîs, et qu'ils rendaient Ihommage dû aux dieux prolecteurs de la patrie. La première de ces conditions devint, d'ailleurs, dès le temps de Démosthènes, purement théorique, puisque l'on put être archonte étant lils d'étranger naturalisé, et même d'étranger. De plus, si jusqu'à Aristide les archontes dureni appartenir à la première classe des citoyens, ceux que l'on appelait lesPentacosiomédimnes, depuis Aristide ils purent être choisis dans toutes les classes. L'àvxxptçi'.; avait lieu en double : d'abord devant le Sénat, ensuite devant le tribunal des Iléliastes. Si le résultat était favorable, les archontesprêtaient serment.

Le nom d'icp/ovrs; s'appliciuail, par extension, à tous les magistrats dont la fonction était une ào/vj.

Hors d'Athènes, il existail des archontes dans beaucoup de villes; ils étaient le plus ?«)uvent éponymes; des confédérations pouvaient avoir aussi leurs archontes, par exemple, le xoivov des Déoliens. Quelquefois, de même qu'à Athènes, il y avait plusieurs archontes, par exemple dans quelques cités thessalicnnes.

'Apx^vrjç. — Les Athéniens appelaient ainsi le directeur responsable de toute société qui avait acheté aux enchères le droit de percevoir les impôts publics, moyennant un certain bénéfice. Ces sociétés se formaient lorsque les sommes à toucher étaient trop considérables pour qu'un seul concessionnaire put fournir une caution sudisante. 'Ap/(ovr|; apour synonyme le mol T£Acovâp/-r,ç.

'Acràjxtvôoç. — Grande baignoire, au temps homérique, en pierre ou en bois.

Ce nom s'était conservé et s'attribuait à des baignoires servant à certains cultes ; par exemple à Elatée, les enfants consacrés à Atliéna Cranaia se baignaient dans de grands àçây.ivOoi appartenant à la déesse, el dont des fragments ont été retrouvés.

"A<j6e(TT0ç. — lo Chaux vive. Voy.

Wy.y.zi'j^jtfiTo; fTi'T7.vo;J.

2*^ Substance minérale filamenteuse, appelée aussi amiante (à«j.i:cvTo;). que les anciens tissaient en étoffes incombustibles. Ces étoffes, très précieuses, étaient quelquefois employées comme linceuls, afin que les cendres des corps brûlés ne fussent pas dispersées.

*A<Té6eta. — L'impiété était un crime chez les Athéniens; mais le mot y.'ji^ji'.x était un peu vague el élastique; il comprenait aussi bien des délits matériels que des délits d'intention. On était à^eo/js aussi bien lorsqu'on arrachait un olivier sacré que lorsqu'on raillait les dieux de la patrie, ou que l'on voulait en introduire de nouveaux. De là la facilité avec laquelle tel ou lel philosophe pouvait encourir

une aclion pul)liqne, une Yp7.'^Yj a^E- ÊEia;. Tout citoyen pouvait prendre liuiiialive de cette aclion; le procès était instruit par l'arclionle-roi et jugé soit par l'Aréopage, soit plus probablement par riléliée. I.es peines pouvaient varier de l'amende .'i la mort. L'uccusHteur, en cas d"écliec, payait une amende de mille drachmes, et encourait l'atimio plus ou moins complète et sévère.

"Acirjfxoç oLpyxjpoq ou ^pudôç. — Argent ou or brut, par opposition à largent et à l'or travaillé ou monnayé.

"AcTtXXa. — Barre de bois droite ou légèrement arquée ou infléchie à ses extrémités, pour porter des fardeaux ; dans le premiercas, elle était portée par deux hommes et les fardeaux placés au milieu ; dans le second, il n'y avait qu'un porteur qui équilibrait ses fardeaux aux extrémités.

' A(Txa6X7]ç. — Joueur d'aixo;, c'està-dire de cornemuse, instrument formé avec une peau de bote h laquelle est adaptée une llùle ; Tair contenu dans l'outre et comprimé avec les doigts produisait les sons musicaux.

'AdHépa/AffxeptffXtov. — Soulier, botte en cuir tanné et préparé, en usage chez les Atliques.

'AdxoSùXaxoç, 'A<JxoirT|pa.— Sac fait avec une peau de bùle écorchée, surtout une chèvre; havresac.

'Adxoç. — 1" Outre, peau de bùle servant de récipient.

2" Outre servant de soufllet de forge, la

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