‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 24 sur 184 · AST · texte numérisé non relu

AST

' AdTpaYàXidtç, ' AdTpayaXtaTTjç.

— Jeu d'osselels et joueur (rosseleU.

'AtrrpayaXoiJLavTeta, 'AdTpaya- Xôjxavxiç. — L'aslragalomancie, pra- Ihiuée par l'as! rai;aloman lis coiisi.slail à prédire l'avenir au moyen tles nombres amenés par des dés jelés au hasard. Les oracles ainsi rendus étaient formulés en

vers,

'AtrcpàYaXoç. - 1" Os de la cheville dans la palle postérieure des animaux à pied fourchu. On s'en servait pour jouer au jeu encore usité sous le nom dosselets. Ceux des moulons et des chèvres, carrés et polis, étaient surtout employés; ceux de l'antilope étaient particulièrement précieux. On fabriqua aussi des osselets en ivoire, en métal, en agate, etc.

Le jeu des osselets était fort j^oùlé des enfants, des femmes et aussi des vieillards. Un prenait ordinairement cinq osselets qu'on lançait et qu'on rattrapait de loules sortes de manières.

2» Ornement du chapiteau des colonnes d'ordre ionique. Il re- semblait à un cor-

don dossclcls et se mettait en bordure d'une moulure plus lari^e; quelquefois on

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l'employait aussi à la base des colonnes. ' AcTTpaTetaç YpacpTq. — Action publique intenlée à Athènes aux citoyens qui refusaient le service militaire. L'affaire était instruite par les stratèges, ou, à leur défaut, par les hipparques ou les laxiai ques, et jugée par les héliasles. Le coupable était frappé d'atimie.

'A(TTpoXà6o<;. — Instrument connu des grands astronomes grecs, comme Ilipparque et Ftolémée, qui servait îi déterminer la position des astres par rapport U lécliptique. Il était composé d'un certain nombre de cercles, xuxXoi ou xpixot', savamment agencés, qui permettaient l'observation précise et en donnaient à liuslant le résultat.

'AffTpoXoyta. - A signifié primitivement la science des astres, de môme que le mot aTTOOvoaia. Ce n'est qu'au commencement de notre ère q^i'astrologie a désigné le code superstitieux que les Grecs et les Romains empruntèrent en grande partie aux Chaldéens, et s'est opposé à aslronomie. Les astrologues grecs s'inspiraient directement des Chaldéens et s'occupaient surtout de prévoir les événements de chaque vie humaine (thèmes génélhliaques par l'observation des astres. Leur art n'est qu'un ensemble confus de superstitions et de pratiques sans raison. Mais quelques prédictions qui se trouvèrent justifiées, comnie la mort d'Alexandre, leur donnèrent une autorité considérable. L'astrologie prétendait retrouver les lois scienlifi^iues qui régissent la destinée humaine, et en particulier retrouver dans les êtres les qualités et les conditions qui se peuvent observer dans les astres à l'inlluence desquels chacun est soumis selon les circonstances de sa naissance. l\)ur connaître la destinée de chacun, il fallait tirer son horoscope, et c'est à cela que les astrologues enqiloyaient leur prétendue science.

'AtTxpojxavTeta. — Cette divination par les astres dilTérail de l'astrologie, car elle s'appliquait non pas h chercher les lois qtii réglaient fatalement la destinée

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de l'homme au moment de sa naissance, mais à prévoir, par l'observalion des astres tî un moment donné, des événements déterminés.

"Acttu. — Désigne plus particulièrement la ville fortifiée, et spécialement la ville matérielle, les constructions, tandis que TTÔX»; signifie l'ensemble de la cité, y c()mpri> les habitants.

•AoTuvopita, 'A(TTuv6[JLtov, 'Acttuvotxoç. — Les aslynomes étaient des fonclioimaires chargés, dans un grand nombre de cités grecciues, de faire observer les règlements de voirie relatifs à la construction et à la conservation des immeubles et des rues. A Athènes ils étaient au nombre de dix, un par tribu, et désignés par le sort; cinq d'entre eux exerçaient à Athènes même, cinq au Pirée. Ils avaient à leur disposition un édifice spécial, ou àTTUVoy.'.ov. llsavoient 'a surveillance non seulement matérielle, mais morale des rues où ils devaient maintenir la décence.

'AcjuXta, *'A(TuXov. —Le droit dasile, chez les Grecs, était le privilège d'un certain nombre de temples et de leur territoire. Quand une personne coupable ou non, poursuivie par les lois, réussissait à se réfugier dans un temple asile, elle était sous la protection du dieu, et c'était un sacrilège de l'arracher par force des autels où elle s'était réfugiée, à plus forte raison de la tuer au pied de ces autels. Ce droit de protection s'étendait jusque sur les esclaves, qui trouvaient dans les temples un abri contre les brutalités de leurs maîtres. On comprend aisément que des abus graves pouvaient se produire; certains temples, surtout à l'époque romaine, devinrent de véritables repaires de gens sans foi ni loi et d'esclaves, et Tibère dut ordonner une sévère révision du droit d'asile. Il faut remarquer qu'à Athènes, en particulier, les condamnés à mort ne pouvaientpas bénéficier de l'asile, car leur présence seule était une souillure pour le temple, qui les excluait a priori de son enceinte; il en était de même pour dau-

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