‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 30 sur 184 · AU'I · texte numérisé non relu

AU'I

AQT

Achalès. Gelait une pierre 1res commune.

Il y en avait dune seule couleur, et aussi de mélangées de stries, de points, de lâches de diverses nuances. On lirait l'agate de tSicile, de Crète, de l'Inde, de Phrygie, d'Kgypte, de Oypre, du l*arnasse, de l.esbus, de lllioJes, etc. On remployait en bijouterie, et môme pour la mosaï<iiie. Les oculistes attribuaient à son aspect une vertu curalive.

'Atltç. — 1° l'^ii principe, combinaison de parties fortement unies entre elles comme une roue, et plus particulièrement en architecture, une voûte. Dans un sens

large, la voûte céleste, un arc de triomphe.

2'» Conlrefort d'un mur, éperon.

3« Maille dun lilet.

4» Agrès d'un bélier de siège.

"AwTOV, "AwTOÇ. — Flocon de laine ou de lin, et loutobjel travaillé finementen laineouenlin,parexempleunecordelette.

Ba6(Jllç. — 1" Base, piédestal de >tatue. Les Grecs ont dress,^ des statues lantôt sur des coloniies surmontées d'un chapiteau, tantôt sur des piliers de formes variées, et d'ornementation architecturale ou sculpturale plus ou moins riche. Les statues y étaient fixée» soit au moyen d'un trou d'encastrement où s'engageait la plinthe, soit au moyen de tenons de bronze ou de fer que l'on scellait dans la pierre ou le métal avec du plomb.

2o Degré d'un escalier, d'une échelle.

Syn. de BaOaô;.

Ba6[Jt,6ç. — Degré, marche d'un escalier, d'une échelle, seuil d'une porte.

BàOpov. — 1» Syn. de BaOu-o;.

2o Syn. de BxOjai'; L

3« Base d'une construction; fondement d'une maison.

40 Siège, banc, et môme trône.

Batxa, BatTTj. — 1^ Vêtement rustique en peau de bête.

2o Tente de peau ou de cuir.

BaiTÙXia, BatTuXot. — Ces mots sont la traduction du mot hébreux beilkel, demeure du dieu; ils désignent des pierres taillées ou non,deformesdiverses, que l'on adorait tantôt comme demeures de certains dieux, tantôt comme des dieux mêmes. Gelte /j7/to/«//'<> était passée d'Orient en Grèce. Les bétyles grecs étaient

des pierres tombées du ciel, ou des silex taillés par la main des civilisations primitives, et dont l'origine était ignorée. Les bélyles étaient en soimne, sauf de rares exceptions, des idoles de la superstition populaire, et à mesure que les siècles passèrent, ils furent léduils au rôle de simples amulettes.

BaxTTjpta et dimin. BaxxTjptov, Bà>tTpeu[JLa, syn. de Bàxrsov. Ba/.TY,ùi-y. signifie de plus le bàlon que certains magistrats et juges portaient comme insigne de leur charge ou de leur dignité,

BàxTpov. — Simple bâton ou canne que des personnages de toute condition portaient pour assurer ou protéger leur

ou des pierres que l'on peut confondre avec les àpyot /l'Oo'. (voir ce mot , ou

marche. Ces cannes pouvaient être plus ou moins ornées; la poignée en était droite ou recourbée; les unes étaient courtes, et on s'en servait comme de nos jours, en appuyant la main sur l'extrémité supérieure ; les autres étaient plus longues; elles étaient souvent utilisées comme support de repos; les monuments nous montrent très souvent des hommes arrêtés et conversant, qui ont inséré le bout de leur bàlon sous l'aisselle, et s'appuient ainsi sur ce soutien pour se reposer.

BàxYOç. — Sorte de bàlon très orné de feuilles et de fleurs, et ressemblant au thyrse, que les initiés portaient lors des mystères d'Eleusis, et que l'on voit sur certains monuments, entre

Voy. Aourpov,

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les mains des dieux admis h ces mêmes mystères

BaXavàypa.—

Ciel", ou pi us précisé inen t, crochet qui servait à pousser ou à retirer le verrou d'une porte; loquet.

BaXavetov.

BaXavEtTTjç, BaXaveuç. — Patron de bains publics, ou serviteur attaché à cet établissement.

BaXavoSoKT], BàXavoç. — BaXavo; est proprement le fruit du chêne, le ghind. Ce mot, par suile, a désigné nombre d'objets en forme do gland ou analogues à un gland, surtout une petite pièce de fer qui servait h faire mouvoir le pêne dans une serrure sous l'impulsion de la clef, et l'engageaitdanslagàcheou Hy.Xavo-^ôxYj.

C'est aussi, dans un sens dérivé, un fermoir de bijou, collier ou bracelet, et une balle de fronde.

BaXàvTtov. — 1° Poche de cuir suspendue à une courroie que l'on passait autour du cou. La bourse était ainsi suspendue sur la poitrine ou sur le dos. De là le nom de BaXavTiOTOjj.o; ou coupeur de bourse don né aux voleurs qui enlevaient ces poches à leurs possesseurs.

2» Javelot (^li to fâXXeiv to-j; èv-xvTio'j;).

BaXav(i)Tf] cptàXT]. — Coupe décorée d'appendices en forme de glands.

BaX6iç. — 1*' Barrière ou borne située dans le stade pour marquer l'endroit d'où parlaient et où devaient revenir les coureurs.

2" Petite élévation sur laquelle se tenait celui qui lançait le disque.

BaXXàvTtov. — Voy. Ba)>7.vT'.ov.

BaXXi(T[Ji6ç. — Danse en chœur, au

BAP

son de la flûte, accompagnée de batteries de tambourins et de cymbales.

Bavauaia, Bàvauaoç. — Le premier terme désigne tout métier servilc en ce sens qu'il est rémunéré; le second désigne tout homme qui fait un métier de ce genre, par opposition aux carrières dites chez nous libérales.

BàpaBpov. — Certains condamnés à mort étaient précipités vivants dans un gouffre situé sur le territoire d'un dème de lAttique; celait \h leur supplice; on jetait aussi dans le ^xpaOpov les corps des suppliciés, afin qu'ils ne reçussent point les honneurs funèbres. On appelait aussi ce gouffre opuyaa, et le bourreau était le o i-zi ru> oç.ûyi/.y.Ti^ b rpb; T(o ozûy^j.y.T'..

Bàp6apo<;. — Ce mol désigne un étranger, un homme qui n'est pas de race hellénique. Il est devenu, tout nalu-

BÂi:

rellemenl, synonyme de grossier, iticulte, non civilisé.

Bàp6tT0V, Bàp6tTOÇ. -- Instrument de musique h cordes, dans le genre de la lyre; le barbitos était plus grand et avait les cordes plus fortes que la lyre. On en jouait soit avec les doigts, soit au moyen du 7rAY,KTpov. Il passait pour avoir été inventé par Terpandre. Entre les dilTérentes variétés de lyres dont nous avons des images il est difficile d'identifier le barbitos (Voy. Aupx).

Bâpiç. — Barque égyptienne très légère destinée à naviguer sur le Nil;

elle était faite en bois dépine et calfatée avec de l'étoupe de papyrus. Elle portait un mât et une voile en papyrus tissé ; mais celle voile était trop faible pour que la baniue put remonter le courant, et on hàlait la haris depuis le rivage. Pour descendre le lleuve, on la faisait entraîner par une pièce de bois à laquelle elle était reliée, par son avant, et une pierre mouillée à l'arrière servait de frein.

Les Grecs ont quelquefois employé le mot ^aci; avec le sens général de barque.

BaciavtCTTfjç. — Personnage désigné pour appliquer la torture (fx^ravo;) aux esclaves, et fixer le dommage qui en résultait pour leur maître. Les ^xcxviTxa^ recevaient aussi parfois les aveux, et étaient môme chargés de régler le différend îi propos duquel la torture avait été appliquée.

Bàcravoç. — !<> Pierre de touche, sorte de pierre siliceuse de couleur noire, dont les meilleures se trouvaient sur le mont Tmolos, en Lycie. On jugeait de la pureté d'un métal par la marque qu'il laissait sur la pierre quand on l'y frottait.

2o De là ^i^'j.wo; a servi h désigner la torture judiciaire. On ne l'inlligeaitcin'aux esclaves, et peut-être aux plus humbles parmi les étrangers; les paTaviTiai en étaient chargés et opéraient en présence des Onze (ot svBexa). La torture était appliquée à la requête soit du maître des esclaves, soit de l'adversaire de leur mai- Ire; on appelait cet appel à la torture TTGOxX-riTt; zU ^iG'JL^o^. 11 importait peu qu'elle eniraînàt la mort du patient.

3» Bàiavo; signifie aussi les déclaralions, les aveux arrachés aux esclaves par la torture.

BaatXetov. — En général, ce mot désigne un diadème royal, mais les écrivains grecs l'appliquent à la coiffure des souverains égyptiens; on croit reconnaître cet ornement dans la haute aigrette formée de deux plumes enserrant une rosace surmontée d'un baluslre «lui caractérise les statues d'Isis-Fortuna.

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BaaiXeioç crzoà. — On appelait ainsi un édifice d'Athènes attenant à l'agora; c'était un portique dont le plan exact n'esl pas connu, qui devait avoir quelque ressemblance de conslruclion et de destination avec les lof/{/ie des places publi(|nes italiennes. C'est peut-êlre la [jX^i'Àîio; GT07. qui est le prototype de la basilicpie romaine, lien de promenade, de réunion servan t aussi de tribunal.

BacTtXeùç.

■— !« Monarque, chef héréditaire et absolu d'un Etal; roi.

2" Le Grand- Roi; le Roi des Perses.

3» L'archonle-roi. Voy. "Ap/cov.

BaatXtKTj. — 1" En général, palais royal, et parliculièrement à Rome, vaste salle publique où l'on rendait la justice. Le nom vient de ce que les rois, en principe, rendaient en personne cette justice. Les Grecs ne l'ont employé que pour désigner ce genre d'édifices romains.

2» Syn. de lh.mlv.o; droa.

BadtXixol iratSeç. — Enfants des grandes familles macédoniennes qui faisaient à la cour un service de pages. En guerre, ils servaient le roi, l'accompagnaient partout, combattaient à ses cotés. C'était une véritable école d'officiers.

Ba<TtXt(T<Ta. — 1° Reine, femme d'un roi (V. fig. page suivante .

2» Femme de l'archonte- roi.

Bà(ytç. — lo Dans la rylhmique ancienne, synonyme de Osti;.

2- Rase d'un objet, pied, par exemple d'un candélabre; en particulier, base ou pied d'une catapulte.

Ba<Txavta, Bacixàvtov. — Contre la nuisible iniluence des gens qui avaient

?«îfej*k~

le mauvais a-il (fia^xavi'a) on se prolégeail au moyen d'amulelles que Ion portait sur soi (paTX-iv'.ov). Celle iniluencc se manifestail sans aucune intervention

Hasilissa.

de sortilège; elle se dégageait naturellement des personnes, et, étant plus naturelle et secrèle, était plus redoutable ; c'est surtout le regard qui était conducteur de la lascinalion, et c'est surtout contre les regards dangereux qu'il était besoin de prophylactiques. Ces amulettes étaient surtout des objets indécents; certains gestes obcènes pouvaient y suppléer, gestes qui se sont conservés en Italie, par exemple, contre la jel/atuve. (Quelques Êa(rx7vi'x représentaient une main ou des parties cachées du corps. L'œil surtout, dessiné sur certains objets, comme des chatons de bagues, des vases, etc., avait le pouvoir de conjurer le mauvais œil.

BaTxavt':t signifie aussi, par exception, le remède contre la fascination, parce que ce remède est une sorte de fascination opposée à la première.

Bàcrxavoç. -- Se disait des personnes qui avaient le mauvaisœil elqui pouvaient

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jeter un sort sur quelqu'un en le regardant.

Bacraàpa, Baaaapiq. — !<> Longue robe orientale, sans doute d'origine lydienne, portée par les Ménades et par Dionysos, qui prenait d'elle le nom de Bassar e u s .

Llle é-

tai t complétée par

des peaux de bêtes qui couvraient surtout le haut du corsage, et qui peut-être, comme l'étymologie semble l'indiquer, étaient, à l'origine, des peaux de renards.

2» On donnait le même nom à des bottes de peau portées par Dionysos.

BacTuvCaç [Ïlzto^, TrXaxoîî;], —Gâteau de farine sucré avec du miel.

BttTTjp. — lo Seuil d'une porte.

2» Bàlon, canne pour appuyer la marche (syn. de DaxTr,pta].

3' Socle de la lyre, auquel étaient attachées par en bas les cordes.

BaTtaxTj, dimin. Baxiàxiov. — Vase luxueux, eu or ou en argent, ayant à peu près la forme d'une patère, et qui servait à boire.

BauxàXTjfJia, BauxàXif](Jtç. — Chant de nourrice, pour apaiser et distraire les enfants; c'étaient, comme chez les modernes, des mélopées berceuses dont il ne nous est parvenu aucun exemple précis.

Bai>xaX(<;. — Vase à boire ou à rafraîchir le vin ; les plus renommés étaient fabriqués dans les verreries d'Alexandrie. Ces vases avaient le col long et étroit.

BauxCç. — Très élégante chaussure de femme, de couleur safran.

BacpeTov, Bacpei><;, Ba<pT|. — L'opé-

ration de la trempe de l'acier (Voy.

Xilu'\>) était pratiquée dès l'époque homérique; l'acier était plongé soit dans l'eau, soit dans l'huile. L'ouvrier trempeur s'appelait pxcpsû;, et son atelier

BxcpYj s'est dit aussi de toute teinture par immersion dans un liquide coloré et a signifié la couleur même qui servait à

teindre.

Be6atù)Tf|ç. — Terme générique désignant en droit tout garant dune convention ou d'un contrat, tout arbitre légal.

BéXejJivov. — 1" Synonyme poétique

de péXo;.

2» Hache.

BeX6vYj,BeXov{ç. — Epingle, aiguille en métal, os, ivoire ou bois. La forme, la grosseur, la longueur variaient beau, coup suivant l'usage qu'on en voulait faire.

Le nom s'applique aussi bien à l'aiguille à coudre très fine, qu'aux épingles ordinaires , aux grandes épingles à cheveux très ornées, et aux broches et fibules.

BéXoç. — Désigne ioute espèce d'arme de jet, un javelot (Voy. *Axovrtov) aussi bien qu'une flèche (Voy. 'OItto;).

BeXocTCpevSovT] . — Sorte de flèche garnie d'étoupe enflammée, pour incendier les ouvrages ennemis sur lesquels on la lançait.

Bé[x6iÇ. — Toupie que les enfants faisaient tourner à l'aide dune ficelle, comme aujourd hui, et aussi sabot, sorte de toupie que l'on fait tourner, une fois qu'elle est en mouvement, à coups de fouet. Ces jouets étaient fabriqués en buis.

BeuSoç. — Vêtement riche, couleur de pourpre, et brodé.

BtjXôç. — Seuil. Synonyme homérique de Oû$($;.

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