BIB
mais non les bibliothèques parliculières. Plus lard les premières devinrent aussi fréquentes et riches que les secondes; celles de Pergame, d Kphèse, d'Alexandrie surtout, ont élé célèbres. Celle dernière avait contenu 7œO(J<) volumes.
Quant aux armoires destinées à enfermer les livres chez les particuliers, elles variaient nalurelleiiient de formes; mais elles étaient toutes munies de rayons et de casiers où l'on entassait les rouleaux de papyrus.
Bt6Xtov. — L'invenlion du livre, c'est-à-dire du manuscrit sur feuilles assemblées de papyrus, est due aux F^gyptiens. Les Grecs ne la leur empruntèrent qu'assez tard, sans doute au commencement du vi« siècle, lorsque furent composés les premiers ouvrages de longue haleine en prose. La bulbe préparée du papyrus se mettait en feuilles que l'on collait bout à bout pour faire les rouleaux à mesure qu'on les avait couvertes décrilure. Ce rouleau, devenu le volumen des Romains, s'appelait to|J-o; ou x'jX'.vôpo;; les feuilles séparées étaient les cyeXt'ôs;, ou pages. Ces lomes pouvaient être plus ou moins longs; mais les Grecs ont aimé à séparer les manuscrits en plusieurs sections. L'écriture n'était tracée, sauf exception, que sur une face du papier; les caractères étaient disposés par colonnes se succédant de gauche à droite, dans le sens de la hauteur, et chaque colonne était numérotée. Un se servait de la règle et du crayon de plomb pour tracer les lignes dir»^ctrices du manuscrit.
On fixait le bord de la dernière feuille sur une baguette ronde en bois ou en os qui formait le centre du livre roulé, et qu'on appelait ojj.'^aXoç.
Four lire un manuscrit, on le prenait à deux mains et on le déroulait lentement du coté droit pour le rouler eu sens inverse du coté gauche.
BtêXtoTtwXetov, BtêXtoicwXrjç. — Les /i/>r«/y'/eA',où les /<7;/Yn*/'es s'occupaient à copier et à vendredes manuscrits, étaient en nombre en Grèce dès le \^ siècle.