‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 39 sur 184 · AAP · texte numérisé non relu

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gauche une grosse bague ornée d'un chaton portant un signe et qui leur servait de cachet.

AàxTuXoç. — 1" Le doljl, mesure valant un quart de la TraXatTTTj, ou palme, c'est-à-dire la largeur de la main.

2° Le </«c////<?, pied métrique, composé d'une longue et de deux brèves. Par extension, le ?/2èfre(/rtt7i///^Me.

AaKTuX(i)T6v. — Vase à deux anses, de forme peu connue. On l'appelait ainsi, soit parce que de chaque côté était une anse où l'on pouvait passer le doigt, soit parce que les anses avaient la forme d'un doigt.

AaX[Jt.aTLX7J. — Voy. AeÀfjiaTixT^.

AaX6ç. — Nom donné à un morceau de bois enflammé, et particulièrement à une torche. Dans ce cas, synonyme de ôaç.

AafJLoaCav [oi irepl]. — On appelait ainsi, à Sparte, un certain nombre de fonctionnaires et de grands magistrats qui vivaient dans la familiarité des rois, et les accompagnaient en temps de guerre. C'étaient les six polémarques, trois citoyens pris parmi les égaux (oaoïot), chargés de veiller à la subsistance des rois et des polémarques, deuxéphores, et enfin, des devins, des médecins, des joueurs de llùte, etc., que le roi choisissait lui-même.

AavdxiQ. — Nom d'une petite monnaie d'argent perse, ayant à peu près la valeur d'une obole. On désigna sous ce nom, en Grèce, la petite pièce de monnaie que certaines gens, à certaines époques, déposaient dans la bouche des morts pour serviràpayeràCharon le passage du Styx.

Aàveiov. — Prêt à intérêt. On distinguait le prêt ordinaire, eyyetov Sdtvsiov, et le prêt à la grosse ou prêt maritime, vajTtx^v Sàveiov ; dans ce dernier, le prêteur assumait la responsabilité de tous les risques de mer, aussi l'intérêt était beaucoup plus considérable.

Les Grecs connaissaient le prêt sur gages (ivÉyupov) et sur hypothèque.

A Athènes, avant Solon, la personne même du débiteur répondait de la dette. Solon abolit l'esclavage pour dettes, ainsi que la contrainte par corps.

Aàvei(7fia. — Prêt à intérêt. On distinguait plusieurs sortes de prêt; quand le créancier prenait hypothèque sur les 'biens du débiteur au moyen d'une stèle ou d'une borne, c'était le Sâveiçuix ÊYystov. D'autres fois on se contentait d'un contrat en partie double ou déposé entre les mains d'un tiers.

Le vîtuTDcov Zi^ticiLX était le prêt consenti à un armateur, quand il donnait comme gage le vaisseau ou sa cargaison, ou même tous les deux à la fois. Quand le prêt était fait pour un voyage simple, c'était le ôàveirjjxa £T£po::Xouv, pour un voyage aller et retour, le SâveiGua àa-^o- T£p07rXouv. Pour tous ces prêts, l'intérêt était assez variable, mais généralement élevé. Cf. Tdxoç.

Aaveidfxoç. — Prêt ordinaire par lequel le prêteur donne à l'emprunteur la propriété de la chose prêtée moyennant des intérêts.

Aavetcrcrjç. — Prêteur. C'étaient généralement des banquiers qui prêtaient à intérêt, et presque toujours à un taux usuraire; aussi le mot, comme son synonyme/pvjfjTY^ç, a-t-il souvent le sens d'usurier. Le commerce de l'argent, à Athènes, était surtout fait par des niétèqucs.

Advoç. — l*rimilivement et généralement, un don, mais particulièrement, prêt à intérêt. Voy. AavîiTT'/jÇ.

Aàoç. — Voy. Aaç.

AairtStov, Aàirtç. — Voy. TarrTjÇ.

Aapetxôç [cTarrip]. — La darique, monnaie d'or royale des Perses. Elle était de forme allongée, ayant au droit l'image du roi armé d'un arc, et au revers un large poinçon carré et creux. La darique avait le poids du statère attique ; elle pesait en

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moyenne 8 gr. 570. On conn;iîl quelques doubles (lariques. Celle monnaie, depuis les guerres médiquos, circula beaucoup en Gi'cce aussi bien (luen Asie Mineure. Aaç. — On appelailox;, aucicnnenieut Wi;] o£Tr|, une lorclie laile soit d'une l)ranclie de pin, soiL dun assend)l;i^e de ba^uellos endiiiles de résine et liées en fai'Ceau. C'est là Téclairaye préléré des

Grecs des les lemps homériques. Ces lorches pouvaient se porter à la main ou se mettre dans des candélabres de mêlai ; elles servaient à s'éclairer la nuit dans les rues et les chemins, à faire des signaux en temps de guerre; on les portait dans les cérémonies religieuses, pendant la T,0[X7:■r^ nuptiale (Sxos; v'jy/^'.x-/0, aux funérailles, dans les processions nocturnes des Mystères, etc. C'était aussi l'attribut de plusieurs divinités : Démêler, Arlémis, Coré, Hécate, les Furies, et, en général, toutes les divinités infernales.

Aa<T|JL6ç. — 1° Part de butin qui revenait à chaque guerrier après la victoire.

20 Tribut payé par les vaincus ; de là, toutes sortes d'iinpols, môme payés par les citoyens d'un État libre.

Aa(T{XOÇp6po<;. — Celui qui paie le

AaTrjTYjç. — Nul, en droit grec, n'était tenu de rester dans l'indivision. Lorsqu'un ayant-droit voulait faire faire le partage, il s'adressait soit à Tarchonte éponyme, soit au polémarque, soit aux Uiesmothèles, selon les cas, et ces magis-

trats désignaient des oaxrjai' ou parlageurs, à la fois experts et arbitres des parties. L'action qui aboutissait à la nominalion des datètes s'appelait oU'r\ et;

Aàcpvri. — I^e laurier, dont le bois léger et peu durable servait à faire des cannes, des barres, des timons de charrue, des échalas, et aussi des flûtes.

AeTyfAa. — 1" Échantillon d'une marchandise. *

2» Lieu, dans certaines villes, surtout dans certains ports, où les négociants exposaient les échantillons de leurs denrées.

3> Emblème figuré sur un bouclier.

• AetxTjXtxTYiç, AetxTjXtcrcTjç. — Les Lacédômoniens appelaient ainsi un bouffon, un mime, qui représentait sans doute des scènes de la vie de tous les jours.

AetXYjXov. — 1° Représentation théâtrale, ou simplement bouffonnerie jouée par les ô£ixYjXtxTai.

2'» Image, représentation d'un être ou d'un objet, et en particulier, emblème peint sur un bouclier.

AetXrj. — Terme homérique pour désigner lasoirée On trouve aussi ôeteXov r^;7.ap. La Uilr^ comprend Iheure appelée TTOTi à'JTrépav, ou f;ouAUTo;, l'approche du soir 011 l'heure où l'on délie les bœufs, et à|x'^i>vùxTj vu;, qui est le crépuscule.

AeiXtaç Ypacp/i. — Action publique intentée contre le soldat coupable de làchelé. On ne sait pas exactement en quoi celle aclion, qui ressortissait aux stratèges, différait de rà<JTçaT£ia; Yp3t'f<]

et de la Xi:roT'4iou YP'^'fV ^^ '^^'^^ encourait l'alimie ayant pour consôquen je

la confiscalion des biens.

^e"^Çtç. uécilation ou lecture faite en public par un sophiste, ou un rhéleur, ou un rhapsode.

AetirvriTTipiov. — Salle à manger.

Cf. 'Avôpojv.

Aetirvov. — Le principal repas de la journée. A l'époque homérique il avait

lieu vers le milieu du jour, mais bientôt on le plaça à la (in de la journée. Presque toujours les Grecs dînaient avec des amis; on prenait un bain avant le rcpa-, on se parfumait. Nous voyons dans l'Iliade et rOdyssée les convives assis; celte coutume fut remplacée par une autre empruntée à l'Orient : on mangeait étendu sur dos lits. Cependant les femmes et les enfants, dans ies rares circonstances où ils prenaient part à un dîner, mangeaient assis. Chaque lit (xXi'vYj) élait disposé pour une ou deux personnes, il avait des coussins et les hommes s'appuyaient sur le coude gauche. Le nombre des lits élait très variable et à chacun deux correspondait sa table.

En arrivant, les esclaves enlevaient à 1 invité ses chaussures, lui lavaient les pieds ; puis, quand il était à table, lui passaient l'eau pour se laver les mains. Alors on apportait les tables sur lesquelles se trouvaient les mets.

Les Grecs avaient bien des cuillères, mais non des fourchettes; on se servait surtout des doigîs. Les serviettes ne furent connues qu'assez lard, et on s'essuyait les doigts à une pâte faite exprès et qu'on jetait aux chiens.

A la fin du repas, ou changeait les tables, car tous les mets é!aieut réunis sur les TrpoJTai rpaTre^a'.. Après une ablution, les convives se couronnaient de fleurs, faisaient une lib;ition au Bon Génie en buvant une gorgée de vin pur, puis les esclaves apportaient les ùv'jtiov.i TcaTTî^at sur les|ue!les se trouvait le dessert. Alors commençait le cojjLrorrtov (cf. ce mot) : tandis que dans le repas proprement dit on avait bu modérément, pendant le (Juiltiotiov on buvait beaucoup et l'on mangeait toutes sorles de mets fortement épicés, non seulement des fruits et des gâteaux, mais même des viandes, pour exciter la soif.

Aetirvov SïjfxoTeXéç. — Des repas publics, ayant un caractère religieux, furent donnés à toutes les époques et dans toutes les villes de la Grèce. Ils commen-

çaient et finissaient par des libations et des prières. Les citoyens seuls avaient le droit et le devoir d'y assister. Outre les grands repas, qui avaient lieu à des dates délerminées et auxquels assistaient tous les citoyens, il y avait tous les jours des ropas publics auxquels prenaient part quelques ciloyens choisis par le sort. A Athènes, les prylanes durent tous les jours manger en commun dans la OoXoç, près du foyer public. Ces repas étaient modesles ; les convives portaient une couronne de feuillage ou de fleurs et des vêtements blancs. Tout était fixé par la religion : égorgement des victimes, cuisson des viandes, elc. Celui qui tuait et faisait griller les viandes était un personnage, le plus souvent noble, remplissant des fondions sacerdotales. Lu prêtre présidait la cérémonie. Les aliments étaient répartis entre les convives par parties égales. La nature, la quantité des aliments, les vases même où on devait les mettre, tout élait fixé de lemps immémorial.

AetirvocTOÇptOTTjç. — Se dit de celiii qui traite en dînant les questions do philosophie, de littérature, etc. AIhénée a donné le nom de Deipnosophisles à la compilation qui nous est parvenue de lui.

Aetirvo(p6poi. — Nom donné à Athènes, pendant les fêles dionysiaques des Oschophories, aux tJièresdes jeimes filles qui vivaient consacrées à Alliéna suus le nom d'Erréphores ; elles prenaient part au sacrifice dont étaient chargées les Phytalides et aux repas religieux qui raccompagnaicnl.

AeipoKÙireXXov. — Vase à long col étroit.

AexaSap^Ca. — Gouvernement oligarchique composé de dix hommes établi en Thessalie en 345 av. J.-C. par le roi de Macédoine Philippe pour tenir le pays sous sa dépendance. Ce conseil des dix fut remplacé en 342 par des tétrarques.

AexàSap^oç. — Décadarque. Sousofficier placé sous les ordres du taxiarque.

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Le décadarque commande h dix hommes.

AexaSeuç. — Qui fait partie d'une décurie ou groupe de dix liommes, quelque chose comme une escouade dans noire année.

AsKaSoCx®*;. — En 'iO:î, après la bataille de Munychie et l'échec des Trente, les Athéniens, au lieu de nommer des archontes, inslituèrenl une commission de dix magistrats appelés Ssxy.- Eou/oi, chargée d administrer TKtat. II y avait un osxaooîî/o; par tribu. C'étaient, comme les Trente, des partisans de l'oligarchie. Ils disparurent quand Thrasybule et ses amis restaurèrent le gouvernement démocratique.

AexaSpàxJXTQ. — Monnaie d'argent

valant dix drachmes. De fort belles ont été frappées à Athènes, à Syracuse, en Macédoine, etc. Le module et le poids en pouvaient varier selon les pays et les époques.

AexàXtTpov. — Monnaie qui valait dix livres, ou pour mieux dire dix oboles, lobole s'appelant Xt'xpa en Sicile. Le nom de décalitre était particulièrement donné au stalère corinthien.

Aexavata. — Division navale de dix vaisseaux ; ce groupement par dix des unités navales était assez fréquent dans la tactique grecque.

Aenàinq^uç. — Qui mesure dix coudées, soit 4™436.

AexàirXeOpoç. — Qui mesure dix plèthres, c'est-à-dire en longueur 293 mètres, ou en superficie 100.000 pieds carrés.

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Aexàirp(i)TOt. — Commission de dix membres pris dans la pouXv^, que certaines vil les d'Asie préposaient, sous l'Empire, au recouvrement de l'impôt. Les décaprotes étaient en partie responsables des sommes h faire rentrer.

AexàpXTQÇ. — ^'l>ef d'un groupe de dix hommes; ce grade répond ;\ peu près à celui du (lécurion romain.

AexapX^tt* — Après la victoire d'.Kgos Polamos,Lysandreconsliluadans nombre de villes soumi.-es à Sparte un conseil administratif de dix citoyens, dont un harmosle Spartiate et une garnison soutenaient la politique violente et tyrannlque. Les hisloriens ont donné à cette institution le nom de ^sxap/ix. Ce système disparut avec la fin de Thégémonie Spartiate.

Aexàç. — loLes Grecs divisaient le mois en trois parties de dix jours chacune, appelées ôsxàôs;. La première décade portait le nom de |Jl/)v ^iTriasvoç, commencement du mois; la seconde, jjL7)v asitov, le milieu du mois; la dernière, ij-y]v Xv^ytov ou cpOtvo)V, fin du mois.

2' Croupe de dix hommes, section de la compagnieou Xo/o;, qniélaitcommandée par le 0£xà8ap/oç. La Bexàç se divisait en deux TrsvTao's;, ou pelotons de cinq hommes, sous les ordres de Trsvxàoap/ot . Aexa<T[JLoC) ypa^'n* ~" Action publique intentée contre celui qui cherchait à corrompre un fonctionnaire public d'Atlènes. L'action ressortissait aux Thesmo- Ihètes; le coupable, aussi bien que le corrompu, pouvait être condamné à mort.

Mais il y avait certainement des degrés dans la peine, depuis la mort jusqu'à la simple amende, en passant par Tatimie.

AexàcrcuXoç. — Monument précédé d'un portique supporté par dix colonnes. V. HtuXoç.

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AexaxeuTTjptov. — Bureau où se percevait la oexxTYi. En particulier, bureau établi par Alcibiade à Chrysopolis, en face de Byzance, pour la perception de

la ûsxiTTj 2.

Aexirn. — Impôt du dixième.

lo A certaines époques de l'histoire d'Alhènts, par exemple sous les Pisistralides, les citoyens durent payer au tyran la dime de leurs revenus fonciers. Mais à l'époque classique, la dîme fut surtout une redevance religieuse perçue par certains temples ; elle était tantôt légale, tantôt volontaire; dans le premier cas, elle résultait souvent de fondations établies.

2° On désignait aussi sous le nom de C£xaTT| une dime que les Athéniens imposèrent à diverses époques aux navires qui traversaient l'Ilellesponl. Cet nnpôt était aiïermé à des Bexarcovai ou osxa-

30 Cérémonie qui avait heu le dixième jour après la naissance des enfants. Parents et amis célébraient des sacrifices et des banquets. C'est alors qu'était affirmée la légitimilé de l'enfant et qu'on lui donnait un

nom.

AexaTTjXÔYOç , AexaxwvYjç.

— Collecteur de dîmes. C'étaient de , modestes employés à la solde des n fermiers des impôts, ou des esclaves de ces derniers, parfois ces fermiers eux-mêmes, ou des membres subalternes d'une compagnie fermière.

AexàxaXxov. — Nom donné au denier romain, qui valait dix as de cuivre.

Aexà^opSoç. — Qui a dix co des.

Nom donné à la lyre, perfectionnée, dilon, par Lasos dllermione, vers la fin du vi« siècle avant J.-C. Cf. AucTj.

AexT)p7]<;. — Nom donné à un vaisseau qui avait dix rangs de rameurs. Ce genre de bateau a été 1res rare dans l'antiquité.

Aexwyxiov. — Nom de l'obole d'argent de poids altique à Syracuse.

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AéXeTpov. —Lanterne, fanal dont on se servait pour se guider dans la nuit.

AeXjxaTixfj. — La dalmalique était un vêlement d'o.igine barbare, une sorte de longue tunique avec des manches, ornée de deux bandes longitudinales de couleur pourpre. Considérée d'abord comme un vêtement de femme, la dalmalique fut ensuite adoptée par tout le monde, et particulièrement par les Chrétiens. Elle devint enfin un vêtement ecclésiastique et s'est conservée à ce titre jusqu'à nos jours.

AeXxtov, AéXxoç. - Tablette pour écrire. Ordinairement, il y avait deux tablettes unies par une charnière à leur exlrémilé, et pouvant se fermer l'une sur l'autre. Chaque lablelle était entourée en dedans d'un bord un peu élevé, et garnie de cire molle sur laquelle on écrivait au moyen du stylet.

AeXcptvta. — Fête en l'honneur d'Apollon Delphinios, protecteur des marins et des colonies, célébrée à Athènes le 6 de Munychion (avril . Le jour de la fête, le triérarque sortant de fonctions, qui était jugé les avoir remplies à son honneur, sacrifiait sur l'autel d'Arlémis Munychia, et celui à qui le jugement avait été défavorable s'y réfugiait pour se mettre sous la protection de la déesse.

AeXcptviç [rpxTTs;*]. - Table riche

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dont les pieds élaienl sculptés en forme de dauphin.

AeXcptç. — Masse de plomb ou de fer afTectaut la forme d'un dauphin, qu'on lançait pendant le combat sur le navire ennemi. Avant l'eng^agement, les dauphins étaient hissés aux ver^nies de l'avan», surmontant répcron. On les laissait tomber sur le pont de Tadversaire quils coulaient ou avariaient sérieusement.

Les antennes ainsi armées s'appelaient xspaTa». osX'^ivocpopot. Un navire qui portail un dauphin s'appelait vau; ùik- «p'.vo'vo'po;.

Aéjxvtov. — Lit facilement transporlabie et consistant surtout en un matelas. Employé surtout à l'épojue homérique.

AévSpov [t£pov]. —Arbre sacré qui se trouvait soit près d'un temple, d'un autel, soit dans un bois consacré à une divinité, et qu'on ornait d'offrandes et d'ex-volo.

Aev5poçpopia. — Fêle célébrée en l'honneur de Dionysos ou de 1) é m é t e r, pendant laquelle on portait en procession des arbres consacrés à ces divinités.

AeÇajJievTQ. —Réservoir, et enparliculier citerne construite pour recevoir l'eau des pluies. Les anciens construisaient des citernes couvertes ou à ciel ouvert à peu près semblables aux nôtres.

Ae^^là. — La main droite, symbole de la bonne foi. On se donnait la main droite en signe de confiance, d'amitié, pour sanctionner un accord. As^ià; ôouvat xal )iaScTv signifie s'engager ; 0£;tàv tte'a- TTc'.v envoyer un sauf conduit, etc., etc.

Aéiraç, AéiradTpov. — Vase à deux anses employé à dilîérents usages, comme

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coupe h boire, à libations, etc. 11 est surtout mentionné dans la littérature homérique; c'est sans doute le prototype du cantliare Sous sa forme allongée, ôÉTra-TTpov, le mot est, à l'époque classique, synonyme de TTOx/jûiov, vase à boire (V. ce mot).

Aépaiov. — Le Zioiio^ ou x}>oio; était un collier qu'on mettait au cou des chiens. Il y en avait de toutes sortes (V. la&'.o;).

Aép[Jia. — C'est proprement la peau d'un animal écorché ; ce mol signifie aussi la peau d'un être vivant ou la peau humaine, et môme l'écorce d'un arbre, la peau d'un fruit, la carapace d'une tortue.

l-ia peau des animaux était très employée dans l'industrie. Une fois tannée, on en faisait des outres, des vêtements, des chaussures, des carapaces de bouc iers, etc., etc.

Aep[JLaTtx6v. — Lorsque l'État, à l'occasion de quelque grande fête publique, offrait d importants sacrifices, les dépouilles des victimes, cornes, peaux, etc., étaient vendues pour le compte de la cité. L'argent de cette vente s'appelait le ûEpjjLaT'.xôv, et était compté, dans le budget, au nombre des recettes régulières.

Le ôsp'xaxtxov était versé entre les mains des Trésoriers de la déesse Athéna par les f 0(T)va'. (v. ce mot) et les hiéropes, lorsqu'il s'agissait des Panathénées, et par les différents prêtres ou fonctionnaires des temples, lorsqu'il s'agissait d'au très fêtes.

Aé^piç. — Grossier tissu en poil de chèvre ou de chameau que l'on tirait d'Asie Mineure, en particulier de Cilicie. On en confectionnait des vêtements et des couvertures à l'usage des pauvres gens.

Ae(T{jià, Aea-fji6v, Ae(T[x6ç.— Toute espèce de lien, corde, courroie, chaîne de métal; plus particulièrement ce qui sert à retenir les prisonniers, fers ou chaînes. 'Kv os^iJioTç stvat signifie être en prison, éti'O captif.

AeCT{JLù)TT)ptov. — Prison. A Athènes, la peine de l'emprisonnement était peu inlligce; on putiissait plutôt du bannissement. Cependant, les débiteurs de

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l'État, ceux qui n'avaient pas paye l'amende à laquelle ils avaient été condamnés,- étaient enq^risonnés jusqu'à complet paiement de leur dette. On connaissait aussi la prison préventive, mais seulement pour les accusations entiaîna[it la peine capitale. Knfin, après la condamnation, le coupable était gardé en prison, sous la surveillance des Onze, jusqu'à l'exécution.

D'après lélymologie (o£"tv), il semblerait que la prison ait été fort rigoureuse et que les captifs y aient été enchaînés. Mais, à l'époque classique du moins, il n'en était pas ainsi. Les prisonniers vivaient en commun, avec une assez grande liberté de mouvements, de promenades, de causeries, de visites, de distractions variées.

Par exception, les prisonniers pouvaient

être chargés de chaînes, mis au carcan, à la cangue, à d'autres instruments de contrainte ou de supplice.

Ae<T7ro(TtovaÙTT]ç. — On appelait ainsi à Sparte, des ilotes qui, dans la guerre du Péloponèse, furent employés comme rameurs ou soldats de marine sur les vaisseaux et furent ensuite affranchis.

^exfj. — Torche formée d'un faisceau de branchettesou de brindilles résineuses liées ensemble, d'ordinaire avec des fibres de papyrus.

AeuTepaY(«)Vt(TTf|<;. — Se dit de l'acteur qui est chargé au théâtre des seconds rôles, et par ironie de tout homme de second plan.

AeuTepoXoYia. — Dans les actions privées aussi bien que publiques, après l'accusation et la défense, que l'on appelait Xoyoi TcpoTEçoi, il pouvait être répliqué par l'une et l'autre parties. C'étaient les Xoyoi oGTSpoi ou SsuTEpoXoYia».

Aé^a. — On appelait 8£'|a ou encore gxOtoç et pup^a, la peau dépouillée de son poil et réduite à l'étal de cuir.

AinXia. — Fêtes célébrées en l'honneur d'Apollon Délien à Délos et à Délion en Béolie.

Les fêles de l'île de Délos élaienl fort

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anciennes; au v« siècle, les Athéniens leur donnèrent un nouvel éclat et les célébrèrent tous les quatre ans pendant le mois de Ihargélion niai). Pendant deux jours, il y avait de grandes solennités : processions, jeux, sacrifices, banquels. Ces jeux furent moins brillants et cessèrent même en partie quand les Athéniens perdirent leur hégémonie maritime.

ATiXia<TTTjÇ. — On appelait déliasles les Ihéores que les Athéniens envoyaient à Délos; ils devaient sans doute appartenir à une famille déterminée qui avait ce privilège.

AiQjJLapéTtov. — Pièce d'argent, de la valeur de dix drachmes altiques, frappée par la reine Démarète, femme de Gélon de Syracuse, en souvenir de la couronne d'or que lui avaient donnée les Carthaginois vaincus et épargnés grâce à elle.

AT][JLapxta, Arjfiapxoç. — Voy.

^'7^lJ.o;.

AifjfitôirpaTa. — On appelait ainsi, à Athènes, les biens confisqués par l'Etal à la suite d'un jugement et distribués ensuite, ou plus sou vent vend us aux enchères au peuple. La confiscation donnait lieu à de véritables abus, et on l'encourait non seulement, totale ou partielle, pour des crimes de droit commun, meurtre, vol, incendie, etc., mais même pour des crimes politiques, c'esl-i-dire qu'elle donnait prise aux exaclions les plus arbitraires. La confiscation donnait lieu à des procès de tout genre entre l'Étal elles condamnés qui essayaient mille subterfuges pour dérober tout ou partie de leurs biens à l'exécution du jugement. La possession des biens OY,|/torpaTa était garantie par les lois à ceux qui les avaient achetés. L'argent produit par laconfiscalion entrait pour partie au trésor, et pour partie servait à des usages religieux.

ATjfXtoç. — Esclave public faisant fonction de bourreau.

ATjfJLtODpyôç. — lo Les Démiuvffes étaient, au temps de Thésée, la troisième classe du peuple de l'Altique, la classe

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des artisans; les deux autres étaient les Eupatrides, ou nobles, et les Géomores, ou cultivateurs.

2» Magistrats de diverses cités grecques.

a) Conseil de dix membres placé auprès des stratèges de la ligue achéenne. On ne sait du reste comment ces démiurges étaient choisis. Ils convoquaient l'assemblée de la ligue et préparaient son travail.

h) Sénat de cinquante membres élus par les cités de la ligue arcadienne. Dans quelques villes de cette ligue, les démiurges étaient éponymes.

c) Magistrats, éponymes ou non, de nombreuses villes du Péloponèse, de la Grèce centrale (Phocide, Locride, etc.), des Cyclades et des îles de la mer Egée (Samos, Rhodes), dAsie Mineure (Gnide, etc ); leurs attributions variaient suivant les cités.

ATjfxoôoivia. — Banquet populaire ofTert soit par l'Etat, soit par quelque riche citoyen.

AiQfXOXpaTta. — !« Gouvernement du peuple par lui môme. Ce qui distingue la démocratie grecque des deux autres formes de gouvernement, monarchie et aristocratie, c'est légalilé absolue de tous les citoyens devant la loi, le tirage au sort des magistratures, la responsabilité des magistrats, la nécessité que le peuple donne son avis sur toutes les questions de gouvernement et de lois.

Cependant, môme à Athènes, on apporta quelques tempéraments à ces principes; ainsi les stratèges furent toujours élus et non tirés au sort.

20 Les historiens et les philosophes grecs donnaient ce nom au gouvernement populaire, opposé à lapi-TTOxcaxt'x ou gouvernement d'une élite', et à la ij(.ovapyi'a, ou gouvernement d'un seul.

ATjfxoTTOtTjcrtç, AyjjxottoCtjtoç.

On appelait ôr,[ji,07toiTjTOç l'étranger auquel on conférait le litre et les privilèges de citoyen. La naturalisation (ô-rjaoTroiY]- Giç'étaitquelquefoisdonnée en masse, par exemple à des métèques, des affranchis, ou même des esclaves, quelquefois indi-

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viduellemenl, pour des services rendus à la cité.

A Athènes, la naturalisation n'était accordée, à l'époque classique, que par un double vote de l'assemblée du peuple, le premier n'étant qu'une prise en considération, le second devant confirmer le premier. 11 fallait que le postulant oblînt au moins 6.000 suffrages; après ce vote, tout citoyen pouvait aussi demander aux tribunaux d'en rompre l'effet, par une YpacpT) TTxpavojjKov. Bientôt même, l'intervention des tribunaux fut de rigueur; c'étaient les thesmothètes qui y faisaient appel. L'acte de naluralisalion était conservé dans les archives du Métroon.

Le naturalisé se faisait inscrire dans le dème quil voulait, sans qu'il put y avoir opposition de la part des démoles; de môme il choisissait sa tribu, et, dans certains cas, sa phratrie. La femme du naturalisé, à moins de règlement spécial, restait sans doute étrangère, el ses fils n'élaient pas citoyens. 11 n'en était pas de môme pour ces derniers, si le ù■^^[J.o- TTorriTo; épousait une Athénienne après sa naturalisation.

Le naturalisé ne pouvait pas devenir archonte et était exclu des sacerdoces; mais pour tout le reste il n'y avait aucune différence entre lui et les citoyens de naissance.

A?)[xoç. — Ce mot a des sens divers :

lo 11 désigne le peuple, l'ensemble des citoyens qui jouissent de tous les droits, et par suite le régime démocratique. A Athènes, on rendait un culte au AYJao; qui avait un temple avec les Charités!

2o Le dème est une partie de territoire formant une division admiuistra'ive On ne connaît pas exactement le nombre des dèmes attiques ; il y en avait environ 160.

Les démotes avaient leur assemblée qui, une fois par an, examinait les titres des jeunes gens parvenus à leur majorité politique; tous les citoyens d'un môme dème étaient inscrits sur un registre.

L'assemblée du dème élit ses magistrats, règle ses finances.

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Le principal magistrat est le ôT^aasyoç, probablement élu, restant en charge une année : il convoque et préside l'assemblée, garde le X'r|;iap/ixov ^{or[xaaxeTov ou registre du dème, gère les finances, représente le dème devant les tribunaux, à Athènes; il a aussi des fonctions religieuses. Le démarque était assisté par des trésoriers (raj/iat^; Vvj- O'jvoç vérifiait les comptes avec les <r'jv7)Yopo'., et il était assisté pour cela du XoyirrT'/]ç.

Chaque dème avait un culte particulier qu'il rendait à un héros éponyme; il avait aussi sesfôtes particulières, ses liturgies et son budget.

AT)fx6(Ttov. — 1° Le trésor public, formé de tous les revenus de l'Etat, imp<Ms, amendes, tributs, donations, legs.

Au pluriel, tx 8Tj|jLO(7ta désigne l'ensemble des revenus de l'Etat.

2» L'Etat lui-môme, considéré comme l'ensemble des intérêts publics et des administrations.

3» Synonyme de SsTjjLcoxr^O'.ov, prison.

'O 8yj|/.0'7'.oç peut, par suite, désigner un gardien de prison. Mais peut-ôtrece gardien n'est-il nommé ainsi que parce qu'il est un esclave public.

AT]{x6(Ttoç.— Esclave public à Athènes. Ces esclaves avaient, dans la cité, un certain nombre d'emplois qui eussent semblé indignes des citoyens libres; ils étaient balayeurs, bourreaux, soldats de police, gardiens des poids et mesures étalons, hérauts, greffiers, scribes, comptables, etc. Beaucoup plus heureux que les esclaves des particuliers, ils vivaient chez eux, recevaient une certaine solde et pouvaient arriver à une certaine aisance, parfois môme à une certaine situation dans l'Etat. En particulier, ils étaient admis à quelques cérémonies du culte public.

AT)[Ji,o<Tta)VT]ç. — L'Étal, quand il ne levait pas lui-môme certains impôts, certains revenus, les cédait à ferme à des c'toyens qui cherchaient là un moyen de s'enrichir; on appelait ces fermiers, ces publicains, OTjao^Jtwvxt.

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AiqfJiOdtwvtov. — Matière ou produit de la ferme concédée aux SY-'j-OTicovai.

At][Ji6ttjç. — llabilanl d'im dème, en possession de ses droits civils el poliliques. Dans chaque dème, il y avait, à époque fixe, une assemblée des oy,|xoTat, chargés surtout d'accepter ou de refuser ks nouveaux citoyens. Les démotes prenaient aussi part à l'assemblée du peuple, ou sxxXrjTta.

Cf. Afjjxo;, 'ExxX^r^Ti'x, AY,;tas/'.xov YsafjLuiaTeTov.

AT]|JLOU5^ot. — Nom donné aux premiers magistrats de Thcspies en Béotie.

Ils étaient choisis exclusivement dans quelques familles nobles prélendatjt descendre d'Hercule.

ATjvàptov. — Traduclion du latin denarius, monnaie d'argent romaine.

Af^ptç. — Synonyme poélique de iziXr^, lulle.

Aia6à6pa. — Echelle, el en parlicuculier échelle de navire. — Cf. KÀT-Aa;.

AtàêaOpov. — Chaussure basse et légère à l'usage des femmes et des efféminés.

Aià6a(Tiç. — Gué ou pont. — Voir

Ata6aTr|pta. — Sacrifices qu'offraient les généraux avant de faire traverser un fieuve par leurs troupes, pour obtenir la proleclion du dieu et le succès de leur campagne.

Aia6f|TT]<;. — 1" Le compns. Les Grecs connaissaient tontes les /^^ (^ formes de compas dont se servent les ou v riers de nos jours, compas à branches droites pour mesurer les longueurs, à brajiches courbes pour

mesurer les corps con\excs, à branches crochues au bout pour mesurer les calibres, el aussi compas de proportion, formé de deux angles opposés par le sommet.

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AIA

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2o Règle de charpenlier cl de maçon, formée de deux branches réunies par une traverse et d'un fil à plonib indiquant la bissectrice de l'angle du sonjmet. Celle règle sert à dresser et parer d'aplomb les plans verticaux.

Aia6oX72. — Accusation. Mol pris le plus souvent en mauvaise part dans le sens d'accusation calomnieuse. Le calomnié pouvait recourir à la xaxYjyopi'aç 8iX7j. Cf. ce mot.

Atàypajxfxa. — 1» Ilôle, état, liste de certaines personnes avec indication de la part contributive de chacune d'elles à une redevance ou de la part qui leur revenait dans une distribution.

2» Inventaire officiel d'objets.

30 Toute sorle de dessin, et, en particulier, figure géométrique.

AtaYpa[JL{xt(T[x6ç. — Jeu grec qui ressemblait à notre jeu de dames; il y avait trente pions noirs et Irenle blancs, et il semble, d'après ce que nous ont dit les anciens, qu'on se servait de dis pour déterminer le point à jouer.

AtaYpà<petv. — 1» Fait de rayer une action du rôle. Terme de procédure atlique. Ce rôle était ime inscription sur un tableau (<7avc;) que l'on exposait dans l'auditoire du tribunal.

2° Faire des dessins élémentaires, au simple trait.

Aiaypacpeuç. — Fonctionnaire appelé aussi £7riYpacp£uç, chargé de tenir le registre de chaque symmorie ou ùixypaajxa. Ils étaient les auxiliaires des ÈxXoysT;.

AtaypacpTJ. — Voy. Atàypaaaa 3 et Aiaypàcpeiv 1 cl 2.

AtaY^ytov. — On appelait ainsi le droit de transit imposé par les Athéniens aux navires qui traversaient l'Hellespont, et qui était aussi désigné sous le nom de OEXXTTj (v. BexaTYi 2). Depuis lors ce mot désigna tous les droits analogues qui furent institués par les villes et les États grecs.

Atd^TjjJia. —Ce mol désigne tous les bandeaux et tous les diadèmes qui ser-

vaienl aux anciens à maintenir el à parer leurchevelure,cerclesde métal ou de cuir décoré, bandelettes, etc., et plus particulièrement le diadème, signe de la puissance civile el religieuse des rois. Mais celle dernière acception ne d a l c que du temps d'Alexandre et de ses successeurs, qui empruntèrent cet insigne à l'Orient. Le diadème royal était une étroite et souple bandelette nouée autour du crâne, et dont les bouts frangés tombaient sur la nuque; la bandelette était blanche.

Ata^txaaia. — Lorsqu'il y avait, à Athènes, discussion entre deux prélendanls pour l'envoi en possession d'une chose, le juge tranchait entre eux le différend par une Stao'.xaat'a. De même, lorsque deux personnes voulaient se renvoyer de l'une à l'autre une charge, intervenait la û'.aSixaci'a.

Aià5o(7iç. — Distribution en nature des biens de l'Etal, ou de denrées appartenant à l'Etat, faite aux citoyens d'Athènes. On employait aussi dans ce sens le mot 2tavo|Jt.'/j.

AtaSo^^fj. — Se disait, dans les courses aux torches qui avaient lieu à Athènes, de l'action de recevoir la torche de la main d'un coureur pour la Iransmetlre au coureur suivant.

AtdSo^oç. — Héritier qui recueille la succession de quelqu'un. Pour la législation, voir KXYiSOvoata.

AtàÇ(i)|JLa. — 1^ Ceinture (Voy.

ZtovTj), et par suite tout ce qui sert à entourer.

2o Tout ce qui sert à séparer un lieu d'un autre, comme un fossé, une barrière,

une cloison; par exemple, au théàlre, la barrière qui sépardit l'orchestre du public. o*> En architecluro, une corniche qui sert à séparer deux membres de la construction.

Aià6e<7iç. — Droit de disposer d'une chose, de li vendre, etc., en un mot, droit de propriété. Ce droit était accordé aux citoyens et aux métèques, mais non aux étrangers ni aux esclaves.

AtaBrjXY]. — Contrat passé entre plusieurs personnes, et parliculièremenl un testament.

Ce n'est qu'à partir du vie siècle qu'on a connu, à Athènes, le testamerit. Pour pouvoir tester, il fallait être sain d'esprit, libre de toute contrainle. Le magistrat qui n'avait pas rendu ses comptes, l'enfant mineur, la femme, l'enfant adopiif ne pouvaient tester.

Le testament était ordinairement rédigé par le leslateur en piésence de témoins el déposé soit chez un ami, soit chez un magistrat ou dans un temple. 11 pouvait toujours être modifié ou révoqué.

On ne pouvait déshériter ses fils, mais on pouvait leur distribuer inégalement ses biens, et même admettre des étrangers au partage.

Tout testament pouvait cire attaqué devant les héliasles.

Aiaixa. — 1» Partie d'une maison comprenant plusieurs chambres attenant Tune à l'autre, comme salles à manger et chambres à coucher. On n'a que peu de détails sur cette partie de l'appartement.

2» Atatra e::! br^TOÎ;. — Commission avec pouvoirs limités donnée à un arbitre pour concilier deux parties en litige.

AtatTTjTTJptOV. — Chambre, appartement où l'on se tient d'ordinaire dans une maison, sans désignation spéciale de son usage particulier.

AiatTT]TT]ç. — Arbitre. Les Athéniens reconnaissaient deux sortes d'arbitres : les arbitres privés ou aîcsTOi SiatTTjTat, el les arbitres publics, xXtjOco-

TOt OtaiTYiTXt,

1« Il était toujours loisible à deux adversaires de choisir un tiers pour Iraneher leur diirérend, même lorsqtio leur procès était porté devant une juridiction. On pouvait s'en rapporter, suivant une convention appelée ÈTrirpo-Yp à un ou plusieurs arbitres, deux, trois, ou quatre.

Les arbitres rendaient une sentence orale ou écrite; cette sentence était naturellement sans appel.

2» Pour se décharger d'une partie de leur besogne, les juges pouvaient renvoyer certains procès à la juridiction des arbitres publics. Ces arbitres étaient tirés au sort, en nombre variable quatre cents, a-ton dit, mais ce chiffre semble exagéré), parmi lesciloyens âgés de plus de soixante ans peut-être de plus de cinquante atis;. Ils se divisaient en dix commissions, une par tribu, mais quehjuefois siégeaient en commun sous la présidence d'un prylane.

Pour chaque procès, le magistrat tirait au sort un arbiîresans aucune di.stinction de tribu.

L'arbitre constitué siégeait à sa convenance dans un tribunal ou dans un temple; il recevait une drachme de chacun des deux adversaires (TrapaTTa-îi;) au moment où l'aflaire était exposée devant lui, et chaque fois qu'elle revenait après un renvoi.

La compétence des arbitres était bornée aux citoyens; il fallait que le litige portât au moins sur un intérêt de dix drachmes, et que ce fût un litige privé. Les arbitres sont les juges, non pas nécessaires, mais possibles, si tel est le vœu des parties, des contestations privées, twv [okotixcov xpirat, La juridiction des arbitres n'est devenue obligatoire qu'au iv« siècle; à ce moment les d^ietètes deviennent vraiment des juges de première inslnnce.

Le diielète inslruisait le procès el le jugeait; il réunissait tous les documents utiles dans une boîte appelée i/ho; ou hérisson. La senlence arbitrale était transmise par lui au juge compétent qui lui donnait force exécutoire. Les parties pouvaient, du reste, faire à cette senlence

If

soit opposition, soil appel. Ledélai d'opposition était de dix jours; si elle était acceptée du juge compélent, celui-ci nommait un nouvel arbitre. C'était surtout lorsque le jugement avait été rendu par défaut. 11 y avait aus.M sans doute un délai d'appel ; cet appel s'adressait aux héliasles qui pouvaient réformer la sentence.

Si un dia?tcle était convaincu d'avoir manqué à ses devoirs, il pouvait être traduit par une slaayye^.r/ devant le collège de ses collègues et la punition pouvait être la déchéance de ses fonctions et l'atimie.

Atax6vtov. — Uàleau rond ayant la forme d'une lyre, d'un cep de vigne ou d'un vase à boire que les Athéniens oiïraient à Apollon.

Aiàxovoç. — Ksclave chargé d'aller au marché faire les provisions. On l'appelait aussi àyopaTTY^ç,

AtaXXttYT). — Appelée aussi StâAuTtç et oaoAoyt'a. Convention conclue après une guerre civile entre les deux parties, en général pour proclamer l'amnistie et le rappel des exilés.

AtaXfxa. — Voy. ''A>aa.

AtàXucTtç. — Partie d'im Irailé qui règle les questions litigieuses entre les belligérants.

Ce mot est aussi synonyme de otaX-

AtafxapTuptot. — Lorsqu'on voulait faire tomber, dès le début de la procédure, une accusation, ou contester la compétence d'un juge, on avait recours, dans les procès publics ou privés, à la TT'ypavpacprj ou à la 8t:iy.apT'jpra. Celte dernière éîait de règ'e lorsqu'iT s'agissait de l'envoi en possession d un héritage. Elle consistait en la produc'ion préalable de témoins du défendeur, à la'juelle le demandeur pouvait répliquer par des témoignages.

AtajxaCTTtyaxTtç. — Les Spartiates, à un jour fixe, convoquaient les enfants ou les éphèbes arrivés à un certain âge autour de l'autel d'Artémis Orthia et les faisaient coucher les uns après les autres

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sur l'aulel où ils subissaient une violente flagellation. Le plus dur au mal était déclaré H:»\aov£txr,ç, le vainqueur de l'aulel. Cette épreuve de courage avait peut-cire remplacé d'antiques sacrifices humains.

AtàÇuafxa. — Cannelure de la colonne; on l'appelait aussi iàSotoTi;. V.

ce mot.

Aià7ra(7[Jia. — Poudre parfumée servant à des usages médicinaux ou à la toilette.

AiaTTuXiov. — 1° Impôt perçu aux portes des villes pour les objets, cl qiiebjuefois aussi pour les gens (pii cuiraient et sortaient. Dans ces derniers cas, c'était un vrai péage.

2» Droit d'octroi, que l'on payait aux portes des villes pour y introduire certaines denrées.

AtadtTta. — Droit conféré par quelques villes, par exemple par Delphes, de prendre part aux repas publics.

AtàcTToXoç. — Kspace qui séparait deux colonnes et qui était égal à trois fois le diamètre de l'une d'elles. C'était Tentrecolonnemeut le plus large, du moins pour pouvoir supporter une architrave de pierre ou de marbre.

Ata<TUp[JLÔç. — Figure de rhétorique qui consiste à prononcer une parole ou une phrase à double sens par manière de raillerie. Exemple : Slrepit anser inler olores (une oie parmi des cygnes), par allusion à un mauvais poète parmi des poètes excellents.

Aiàrovoç. — Pierre large et plate qui, dans certaines constructions, remplissait toute l'épaisseur d'un mur.

Atarpé^^eiv. — Se disait de certaines manœuvres tactiques que faisaient les coureurs pour s'exercer à leur art; ces manœuvres s'appelaient ùr/.^zôu.y.'., m:ns le mot ne se trouve que dans les lexiques.

AiarpiSiq. — Tout lieu où l'on passe le temps à travailler, école, palestre.

C'est le synonyme de c/okr^. En môme temps, le mot en est venu à signifier édu-

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