‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 52 sur 184 · ETA · texte numérisé non relu

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flancs du navire pour le soutenir et le

caler.

30 Borne ou marque quelconque indiquant le point d où les coureurs doivent s'élancer dans le stade.

40 Bijou, et plus particulièrement boucle d'oreille et collier.

50 Voy. "Ep;».aiov.

*'Epjxatov. — Tas de pierres amoncelées au bord des routes et jouant le môme rôle protecteur que les Hermès. Sans doute les passants, les voyageurs, ajoutaient une pierre au tas pour se rendre le dieu Hermès favorable. Peut-être employait on aussi la l'orme "epua, et le pluriel ''spaaia.

"EpLiatoç. — Nom d'un mois des calendriers argien, bilhynien, crétois, chypriote, correspondant ù octobre -novembre des Romains.

"EpixaÇ. — Monceau de pierre^ qu'on trouvait dans les carrefours ou sur les places autour des Hermès. On donnait aussi ce nom à des las de pierres qu'on trouvait sur les roules, particulièrement aux embranchements, ainsi que sur les limites des champs. Syn. d "Epa/iov.

'Epfiîjç, 'EpjJiCSiov (dimin.). — Colonne quadrangulaire surmontée d une tôle d'Hermès et munie d'un phallus en son milieu; on en ornait les rues, les places, les gymnases, les palestres, les bibliothèques, les ma'sons, les temples, les tombeaux; on s'en servait pour marquer les limites des propriétés, les frontières des États. On offrait à ces Hermès de l'encens, des libations, on y suspendait des couronnes, on y laissait môme des fruits pour les pauvres et les voyageurs.

Le dieu a élé associé à ces bornes non seulement parce qu'il élait le protecteur des rues, des voyageurs, mais par analogie avec les mots spuia, borne, et g paaiov , tas de pierre, qui, primitivement, ser-

vaient aussi à limiter les propriétés ou les territoires, à indiquer les bifurcations des chemins, e!c.

Sur certaines de ces bornes, on trouve, non la lôte dHermès, mais celle d'un autre dieu, Dionysos, .\ppollon, Zeus,etc. Un assez grand nombre avaient deux tôles, d'autres trois, par exemple Pan, Héraclès et Hermès.

'EppiCv ou *Ep\iiq [ô]. — Tout ce qui sert à supporter un lit, et plus particulièrement pied du lit.

'EpfJLOYXucpeùç , 'EpjioyXùcpoç .

— Fabricant des bornes surmontées dun buste, qu'on appelait £paa^. Sa boutique s'appelait ép|J.OYXj'.p£Ïov. A Athènes, les Hermoglyphes avaient donné leur nom à une rue.

'E^prjcpôpot , 'EpcTTjcpôpot. — Voy. 'Appïi'fôpoi.

'EpuGpôSavov. — Racine tinctoriale dont les teinturiers en laines et les peintres liraient une couleur rouge. C'est la rubia tinctovum de Linné. On trouve aussi la forme IpsuOpo^avov.

De ce mot vient le veibe 'EpuOpooavouv, teindre en rouge ou peindre en rouge.

'EctBtjç, "EaeTjatç. — Mots généraux qui signifient toute espèce de vêlement ou de couverture, et qui souvent sont employés pour désigner la pièce principale du costume de l'homme ou de la femme. "EdO/iTiç marque aussi l'action de se \ôlir.

'EcTitépa. — l-e soir. Les Grecs désignèrent ainsi le premier tiers de la nuit. On l'appelait aussi rept Xu/vwv à'^à;.

Les deux autres parties étaient ii.£T(ov voxTiov et opOpo;.

'Eaitépioç, "Edirepoç [àffxV.p]. — L'astre du soir et, par suite, le soir luimôme, au môme sens qu'éfjTcÉpa.

*E(rcia. — Foyer sacré, où brûlait le

feu divin; auprès de lui se réfugiaient les suppliants, et s'accomplissaient les actes du culte familial. Primilivement c'était une pierre, creusée en son milieu pour recevoir le feu. A l'époque classique il afTectait la forme d'un aulel.

*E(rcCa(Tt(;. — Liturgie ordinaire consistant en un repas offert par un citoyen aux membres de sa tribu, à l'occasion d'une grande solennilé religieuse. Aux Thesmophories il y avait un repas semblable, mais auquel prenaient part seulement les femmes groupées par dèmes.

Comme celle liturgie était fort onéreuse, à défaut de volontaire, on lirait au sort parmi les citoyens ayant la fortune nécessaire.

•EoTtaTTipiov, 'ECTTiaxôpiov.— Local spécial que l'on trouvait en beaucoup déciles grecques, eloù les indigènes et les étrangers prenaient pari à des repas sacres offerts par des citoyens (é^TiaTope;)-

•E(JTlàTCi)p. — Citoyen chargé de la liturgie appelée edita-îi;.

"EcTTwp. — Voy. "ExT03p.

'E<Tçpatpa)[JLévov (àxovxiov ou oôpo).

— Se disait d'une lance ou d'un javelot emboulé dont on se servait dans les exercices pour éviter les accidents, comme on mouchette les fleurets.

'EcTxapa. — Le foyer où, à l'origine, se conservait le feu de la famille; le mot désigne l'emplacem e n t môme où élait le feu, sans aucun sens métaphorique.

On appelait aussi

£<T/apa une couche de bois facilement inflammable, notamment du lierre ou de la vigne sauvage, au centre de laquelle les Grecs primitifs, et aussi les camp ignards, faisaient tourner un morceau de bois dur, de préférence du laurier (Tp'j::avov) , pour obtenir du feu.

De plus, le mot désigne un brasero

servant à chauffer les appartements et un fourneau de cuisine.

Enlin, du sens de foyer, on est arrivé à celui d'autel sur lequel brûle un feu sacré.

'EdYàptoV' -~ ^'^*'^® ^^ brasero, brûlant du charbon, qui servait à chaufl"er les apparlements. Il élait mobile, afln qu'on pût le transporter : on pouvait s'en servir comme d'un fourneau pourcuire les mets.

Quelquefois on le posait sur un trépied.

'EdxaptTTjç apTOÇ.— Sorte de pain tenant du gâteau, cuit sur l'£<j/apa et qui se composait de farine et d'huile ou d'autres ingrédients.

'Exatpa. — L'hétaïre était une femme de condition le plus souvent servile, et de vie légère. Les Grecs cherchaient auprès de ces amies spirituelles et voluptueuses des plaisirs et des distractions qui manquaient à l'austère gynécée. Quelques hétaïres sont restées célèbres par les charmes de leur beauté et de leur esprit. Les mœurs ne blâmaient pas la fréquentation de ces courtisanes, qu'il faut distinguer nettement des Tropvai ou proslituées.

'ExatpfjCTecix; ypacp^. — Action intentée contre tout ciloyen qui, privé de ses droits civiques pour s'être prostitué, exerçait cependant ces droits. Les juges étaient les thesmolhètes; la peine pour l'accusé reconnu coupable élait la mort.

'Exaipia. — Les sratpi'ai étaient des associations formées dans un but politique, surtout pour renverser la démocratie. Elles jouèrent un grand rôle à Athènes lors de la prise de la ville par Lysandre et de rétablissement des Trente Tyrans. Aussi furent-elles interdites après

la chute de ces derniers; quiconque en faisait partie pouvait être poursuivi en vertu d'une yp^'f'] e'-'î^^TT^^^^tç.

'Eraipoç. — ' 1« A l'époque homérique, guerrier, compagnon d'un chef, montant sur le môme char, l'assistant dans le combat et môme dans les occupations les plus ordinaires.

2o On appelait £TaTpoi un corps de cavalerie macédonienne composé de guer-

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Eve

riers de familles nobles. Ils occupaient dans la balaille la place d'honneur, l'aile droite. Ils fournissaient rayïjîxa, ou garde royale, et étaient divisés sous Alexandre en huit escadrons ou hipparchies qu'on appelait aussi t'Xat, commandés chacun par un hipparque ou ilarque.

Ils avaient dans l'armée macédonienne une situation privilégiée. Leurs armes étaient la cuirasse, le casque, 1(; bouclier, la lance, l'épée droite. Ils étaient exercés aussi à combattre à pied.

30 II y avait auprès d'Alexandre des hétaires formant une sorte d'ôlat-major général, où le roi prenait des généraux, des gouverneurs de provinces, des gens chargés de missions de conlance. Ils servaient aussi de Conseil d'T^lat et de Conseil de guerre.

'ExepôjxaXXoç, oç, ov. — Se disait d'une étoffe qui était lisse d'un coté et bourrue de l'autre.

'ETepOjiàa^aXoç [//twv]. —Vêtement qui n'avait qu'une manche, ou plutôt qu'une ouverture pour laisser passer un bras. Il était sans doute analogue à r 'E;co(/i(;. îSans doute il était porté surtout par les esclaves.

'ExTjCTtai [avejxoi]. — Vents périodiques soufflant du Nord-Ouest dans la mer Egée et jusque sur les côtes d'Egypte, pendant quarante jours, à l'époque de la canicule. Les anciens ont aussi connu les vents étésiens qui soufllent du Sud dans l'Océan Indien et que nous appelons moussons.

"Etvoç. — Bouillie comestible faite avec différents légumes comme la fève, la lentille, le haricot.

'Exôç. — L'année grecque est divisée par Thucydide en deux périodes : l'hiver (/£taa)v) et l'été (Ospoç), au point de vue militaire. D'autres distinguaient le commencement, le milieu et la fin. Au point de vue agricole, il y avait, comme chez nous, quatre saisons. On en a même compté sept, suivant ce qu'on récoltait, ou d'après les constellations du moment.

L'année comprenait douze mois, quelquefois treize. Cf. M'/Jv et *FJ|x^ôXt|jLo;. Elle commençait au solstice d'été (vers le 21 juin). Voy. 'EvtauTOç.

EûaYvéXtov. — Actions de grâce ou sacrifice à l'occasion d'une heureuse nouvelle, et par suite bonne nouvelle.

EùàÇo), Eûàv. — Évanî était le cri que l'on poussait aux fêtes de Dionysos; eùx^oj signifie donc crier Evan, et par suite célébrer quelque fêle, manifester sa joie par des cris et des chants.

ÈùavSpCaç àywv. — Concours de beauté virile que Ion instituait entre les citoyens d'Alhènrs lors des Panathénées.

Les étrangers en étaient exclus.

Eùàç. — Proprement l'ovation des Romains. Voy. Lex. des anliq. romaines, au mol Triumphus.

EûSiaToç. — Trou pratiqué dans les flancs d'un navire pour permettre l'écoulement des eaux de la cale.

Eûepyeata, EùepyéTTjç. — Lorsqu'un citoyen, et surtout un étranger, rendait des services signalés à une ville, on pouvait lui décerner le titre très honorifique de bienfaiteur. Ce litre entraînait un grand nombre de privilèges, dont la plupart se confondaient avec ceux de la proxénie. Du reste, le titre d'évergète s'alliait souvent à celui de proxène.

Eù6u5txta eldtévat, elaeXSetv.

— En arriver au cœur même de la cause, plaider au fond, en écartant toutes les questions de forme et de procédure.

EuBuva [y)], Eueuvoç, EùeuvTYip.

— Les eùôuvTat, eiiOuvot ou s'jO'jvrfjOs; étaient des fonctionnaires athéniens, au nombre de dix, chargés, avec les XoyiTxai, d'examiner la gestion des magistrats sortant de charge. Leur fonction s'appelait £uOuv7..

EùBuvTYjpta. — l'' Gouvernail d'un vaisseau; c'était, à l'origine, un aviron placé h la poupe ; puis ce devint un organe fixe, comme les gouvernails modernes.

2° Partie du navire où se plaçait le pilote pour tenir le gouvernail.

EûBuvTTjç. — Voy. EuOovo;.

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