ET
EùXàxa. — Soc de la charrue, en langage laconien, ou peut-être une pioche, une bêche.
EuXTipa. — Les rênes de cuir ou de corde qui servent à conduire un cheval monté ou attelé.
£ù[xap{ç. — Chaussure perse à semelle épaisse portée par les hommes.
EùixoXiriBai. — Descendants d'Eumolpos qui formaient une famille sacerdotale chargée du culte de Démêler à Eleusis. Ils conservaient les formules liturgiques, le rite, et célébraient les mystères avec la famille des Kéryces.
Un membre de chaque famille faisait partie d'un tribunal présidé parl'archonleroi pour juger des affaires religieuses.
EùvadT^iptov. — Chambre à coucher, et en même temps lit placé dans celte chambre. Voy. Aé/o;.
Eùvrj. — lo Lit. Voy.* As/o;.
2» Lieu où se retirent les animaux pour dormir, gîte, tannière, bauge, etc.
30 Tente.
40 Tombeau.
b^ Pierre de fond employée à l'époque primitive en guise d'ancre. Elle était traversée par un câble avec nœud audessous de l'orifice inférieur. Parfois encore l'eùv/j était constituée par un sac plein de cailloux ou une masse de métal.
EOoT. — Évoé! Cri bacchique, comme
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EÙTraTpCSiqç. — Sous les rois, les Eupatrides formaient à Athènes une aristocratie de naissance et de fortune, qui
prétendait descendre des fondateurs de la cité. Après avoir aboli la royauté, les Eupatrides se partagèrent le pouvoir; les archontes étaient, à l'origine, pris parmi les plus riches Eupatrides, et, à leur sortie de charge, ces magistrats faisaient partie de l'Aréopage.
Quand le peuple, accablé par les dettes, poussé à bout par les injustices des nobles, qui seuls jugeaient d'après des lois non écrites, eut obtenu la législation de Solon, le droit de posséder des terres et l'accès aux fonctions publiques, les Eupatrides restèrent cependant les grands propriétaires fonciers, et seuls ils purent être archontes.
Après la réforme de Clisthène, les Eupatrides ne gardèrent que la possession de certains sacerdoces et quelques privilèges. Ils eurent cependant toujours de lintluence, à cause de leurs richesses et de l'ancienneté de leurs familles.
ËupiTTOÇ. — 1° Fossé qui entourait les murs d'une ville; le plus souvent on y détournait une source, un ruisseau, une rivière, pour qu'il fût rempli d'eau et d'un plus difficile accès.
2» Toute sorte de canal ou de réservoir artificiel.
£ùpv>0[x(a. — Mouvement bien rythmé, en musique, d'où cadence, harmonie. De là, par extension, proportions harmonieuses du corps, grâce des mouvements. Enfin, au moral, conduite bien réglée. On voit par là quelle importance avait pour les Grecs cette idée de proportions harmonieuses, puisqu'ils se servaient de ce mol à propos des arts, des paroles, des actes, pour le physique et le moral.
Eu(rrpa. — Lieu réservé à l'opération qui consistait à échauder les porcs et à les racler.
ECoTuXoç. — Terme d'architecture qui désigne une colonnade dans laquelle l'espace qui sépare deux colonnes est égal à deux fois et quart son diamètre. C'était le plus solide pour les anciens, et le plus beau.
F4Ùcpir]p,{a. — Parole de bon augure, l» Mol prononcé par les prôlres (eûcpvj- {jLi'x ou £Ùcp-r||X£Ï7£) pour demander le silence avant un sacrifice.
2o Marque d'approbation publique donnée à un orateur, etc., comme aocptoç, sùye, etc.
Eù^fj. — 1» Vœu, c'est à-dire promesse que le suppliant fait à un dieu pour obtenir la réalisation de ce (ju'il désire. L'auteurdu vœus'engageàl'accomplirluimême ou à le faire accomplir. Par extension, le mol s'applique aussi à un ex-voto.
2° Imprécation contre quelqu'un. Voy.
Apa.
3» Prière adressée à une divinité, suivant les formes rituelles ou non.
Eu^^oç. — Voy. E'j/vj 1.
Eùd)Vi)jioç. — Épilhète des objets, des signes qui, placés ou se manifestant à gaiicbe, étaient, par antiphrase, dits de bon augure. Par suite s'est établi le sens de gauche.
"Ecpajifia, 'E(pairTtç, 'EcpairxpCç.
— Ces mots sont sans doute synonymes du mot XXauLo; ; le nom vient de la m.inière dont ce petit manteau s'altachait à l'épaule. 11 était porté surtout par les militaires et pouvait elre très riche.
*'Ecps5pt<T[l,6ç. — Jeu d'adolescents.
11 consislail à jeter des pierres contre une pierre plus grosse dressée à quelque dislance : celui qui abattait le but était vainqueur; il sautait sur le dos du vaincu, dont il bouchait les yeux avec ses mains, et se faisait porter jusqu'à ce que Taulre, en tâtonnant du pied, arrivai à loucher la pierre renversée. Celle seconde partie du jeu s'appelait h^yLOzûXr^. (Voy. ce mol).
''E<pe5poç. — i° On appelait ainsi un athlète qui attendait le résultat de la lulte de deux autres, afin de se mesurer avec le vainqueur, ou tout simplement un athlète de réserve.
2» Les éphèdres étaient aussi des soldats de réserve, comme ceux que les Latins appelaient subsidiarii.
'Ecpéffta Ypàpt-H-a'ca' — On appelait lettres éphésiennes des syllabes incohérentes inscrites comme des formules magiques sur des tablettes de bois ou de cuir que Ion portait au cou; c'étaient encore des formules que Ton prononçait tout bas dans les circonstances difficiles. Le nom vient de ce que les premières étaient inscrites sur le piédestal de la célèbre Arlémis d'Ephèse.
'Ecpédtjioç Stxrj. — Voy. "Etpeci; 2 et "ExxAY^To; ttoXi;.
"Ecpedtç. — l^Cemot indique, dans la langue juridique d'Athènes, l'appel d'une juridiction à une autre ; de là la distinction des procès, oi'xai âcpÉ'jiy.oi, susceptibles d'appel et de ceux qui ne le sont pas.
2' Dans le droit international, re^pe^T»; n'est plus Tappel, mais le renvoi d'une cause devant les tribunaux d'une autre ville. Ce renvoi pouvait d'ailleurs être facultatif ou obligatoire. La ville à laquelle était fait le renvoi s'appelait éxxXrjTOç TToXi;.
'EcpeoTTjxwç. — Esclave appelé aussi Tpa-rre^OTTOtôç, chargé de diriger les autres et d'arranger les tables dans un festin.