‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 57 sur 184 · X 1 MM ^Ê · texte numérisé non relu

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des héros; ils étaient héroïsés et représentés souvent comme tels sur les monuments funéraires, et à ce litre on les priait et les invoquait comme les protecteurs des vivants.

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était e m ployé par les Grecs pour désigner les Dieux Lares.

*'HTptov. — Chaîne ou trame d'un tissu.

'H)^eTov. — Les Grecs désignaient par ce mot :

l» Un instrument de musique de forme hémisphérique que Ton faisait résonner en le frappant avec une baguette.

2» Un vase rempli de pierres, au moyen duquel on imitait au théâtre le bruit du tonnerre. On l'appelait aussi |îpovT£Ïov.

3<> Les Tj/sTot désignent aussi des vases d'airain que l'on plâtrait dans les théâtres sous les gradins des spectateurs pour répercuter les sons venant de la scène.

4» Caisse sonore de la lyre. Voy.

'H(t>ç. — L'aurore, divinisée sous la forme d'une jeune déesse, sœur d'Holios et de Séléné, n'était pas seulement l'heure indécise des premières clartés matinales, mais la matinée tout entière, la première des trois divisions du jour {'r^(^^^ oetXri, [j.£"70v Tjaap). Voy.

'HaÉoa.

Oaip6ç;. — 1^ Gond d'une porle.

Celait nn fer saillant en haut et en bas des ballants, et qui pivolait dans une crapaudine de bois, de pierre ou de métal.

2o Montants de bois adaptés sous la caisse d'un char pour le relier à l'essieu, et dans lesquels tourne cet essieu.

0àxyj|xa. — Ce mot indique la position que prenaient les suppliants en s'asseyant devant le temple ou laulcl.

11 désigne aussi le siège sur lequel ils s'asseyaient.

Oâxoç. — 1° Siège, sans distinclion de forme.

2» Chaise percée.

0aXà[X7]. — Synonyme de OiXy.'j.o;.

Le mot désigne au?si le gîte d'un animal, la cellule des abeilles, le lieu où se cachent les poissons,

0aXa{XT)YÔÇ ['/]]. — •'^orle de navire garni de chambres, destiné à la navigation de plaisance, par exemple sur les fleuves. Il était d'origine égyplicnue.

OaXafxyjTTÔXoç. — l" Esclave, homme ou femme, quebiuefois eimuque chargé du soin des chambres.

2» Kpoux, mari.

30 Épithcte des divinités de l'amour et de l'hymen conuTie pronuba, en lalin.

OaXajxia [o-rrrj. — Sabord de nage par où passe la rame du thalamile.

OaXa[Xia [xcott^^]. — Rame du rang inférieur, plus courte que celle des autres rangs,

OaXà[JLloç. — Rameur du rang inférieur. On trouve aussi les formes OaXà- |/.a;elOaXa|xt'TY);. Les OxX'iaioi étaient au no;nbre de cinquante quatre par trirème.

OàXa[XOç. — 1« Ce mol désigne parliculicrement la chambre à coucher des époux, dans le gynécée, ouverte sur le péristyle de la cour intérieure. Dans cette chambre étaient les images des Oco\ Yaijt,'r,Xtot. On a ensuite appelé OàXay.oç une chambre quelconque, et même la maison en général.

20 Chapelle où résidait le bœuf Apis, puis chapelle quelconque.

3« Dans un navire, sorte de grande chambre longue et étroite formée par les plats bords, et où étaient enfermés les rameurs d'un rang inférieur.

OaXàcTCTtoç, OaXadcTtTTjç [otvoç].

— Vin que l'on n)ctlait au fond de la mer dans des amphores hermétiquement fermées pour le mûrir. Celui qui n'avait pas subi celle préparation s'appelait àO^/XaTTOc.

0aXaCTa6{JLeXt. — Mélange où entraient deux parties d'eau de mer pour une partie de miel. On y ajoutait de l'eau de pluie. C'était une potion plutôt qu'une boisson.

OaXXôç, OaXXocpopoç. — Le thallopliore était celui qui, dans certaines cérémonies sacrées, comme les Panathénées dWthènes, ceignait une couronne de feuilles d'olivier ou simplement portait une branche do'ivier; le nom de ces couronnes et de ces branches était OaXXô;. Les Ihallophorcs étaient d'ordinaire des vieillards,

0aXXô; signifie encore la branche d'()livi«'r ornée de bandelettes que portaient les suppliants, et les branches d'olivier que l'on employait pour brûler les morts.

0àp.va. — Vin fait avec du marc de

aisin, en jetant de l'eau sur la râpe. C'était un breuvage inférieur qu'on donnait en hiver aux paysans au lieu de vin. On l'appelait aussi ôeurépto;.

0àvaTOÇ. — La mort naturelle ou le meurtre, d'où la peine de mort, puis le cadavre.

Sur les cérémonies des funérailles, voy. npoOecrt;, 'Ex^opà, ©azxw.

0avaTOÛ<na. — Fcle des morts, que l'on célébrait h l'anniversaire de l'événement douloureux et quand on quittait le deuil (après un mois). On apportait au mort des offrandes de fleurs, de fruits, de gâteaux, des libations, des cadeau.x de tout genre.

Oàirciù, — Ensevelir. Tantôt on inhumait les morts en les plaçant couchés sur le dos dans des cercueils, les bras allongés le long du corps; tantôt on incinérait le cadavre et on plaçait ses cendres et les ossements calcinés dans une urne ou une caisse en tuf. On donnait au mort des vases, des objets nécessaires à la vie qu'on enterrait dans son tombeau. Les lombes étaient plus ou moins grandes, on en a reîrouvé qui sont de véritables ossuaires, des nécropoles. 11 suflisail que le mort fût couvert de terre pour que la sépulture fût bonne, et on ne trouve que rarement des tombeaux construils en pierres. Mais il était indispensable au bonheur du mort que rensevelissement ait eu lieu.

Sur les diverses cérémonies, cf. Hoo- Oeffiç, 'Excpopà, ll'jpa, etc.

0apYiQXt<î)V. — Mois athénien, correspondant à la fin de mai et à la moitié de juin. On célébrait pendant ce mois de très imporlantes fêles en l'honneur d'Apollon et d'Arlémis, les OapyT^X'.a.

0au|xaTO'itot6ç, 0au[jiaTOupY6ç.

— Prestidigitateur, jongleur, charlatan faisantdes tours d'adresse, de passe-passe.

0à^oç. — Plante qui servait à teindre en jaune et que l'on lirait de l'île de Thapsos.

0éaTpov. — !<> Il n'y eut de théâtre proprement dit en Grèce que lorsqu'Es-

chyle eut créé le deuxième acteur ; jusquelà il suffisait d'un orchestre pour les évolutions du chœur, et quand il y eut »m acteur, il monta d'abord sur une lable ou estrade (pf,u.a).

Les premiers théâtres grecs furent en bois, et d'ordinaire élevés à litre provisoire et temporaire. Le grand théâtre de Dionysos, à Athènes, commencé au yc siècle, ne fut achevé qu'en 330, Il pouvait contenir jusqu'à 30.000 spectateurs.

Construit dans l'enceinte sacrée de Dionysos, qui contenait aussi un temple et un autel isolé situés en arrière, il se composait :

a) Des gradins dont l'ensemble constituait essentiellement le OÉaxpov, et qui étaient taillés pour la plupart dans le roc; on y établissait des bancs de marbre; aux premiers rangs étaient disposés de beaux sièges de marbre pour les prêtres ou fonctionnaires de marque.

h) Le ùiito)[j.7., ou barrière, séparant les spectateurs de lorcheslre et de la scène.

c) L'op/y,(7Tsa, place arrondie, au centre de laquelle s'élevait l'aulel appelé O'jaéXr,, et qui servait aux évolutions du chœur. C'élail la parlie la plus basse du théâtre, le point sur lequel convergeaient le plus facilement les regards des spectateurs. A 1 "époque romaine, l'orchestre fut divisé en deux parties, dont lune garda le nom d'op/Yj^ipa et la même destination, dont l'autre, plus élevée, s'appela XciveTov, et servit de scène, dans certains cas, aux acteurs. 11 en résulte que le nom de Xoye^ov s'appliqua abusivement à l'orchestre. L'op/y^TTpa, partie basse du théâtre, prit aussi le nom de xovi'Txpa, sans doute parce quà certains jours elle servait d'arène athlétique,

d) Les Trâpoôoi, ou passages latéraux par lesquels le chœur se rendait à l'orchestre et qui étaient situés entre les gradins et la scène.

e) La scène ou <jxT,vr^. Ce nom vient du caractère provisoire des premiers théâtres, construits en bois, ou peut-être

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