‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 62 sur 184 · PO · texte numérisé non relu

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au-dessus de Tarchitrave et ordinairement ornée de sculptures en bas-relief.

0ptSaxtVT], 0piSaxt(TXT]. — Sorte de gâteau dans la composition duquel entrait la laitue sauvage, appelée OpïSa;.

OptvàxYj, OptvaÇ. — Fourche qui servait aux vanneurs h jeter le blé au vent. On la faisait en fer ou en bois, avec trois ou cinq dents.

Gptov. — IMat fait avec du lait, des œufs, du saindoux, de la farine, du nnel et du fromage, et que Ton mettait entre des feuilles de figuier, d'où son nom (fjp'iov : feuille de figuier).

0pôva [txJ. — l** Fleurs brodées sur des étoffes.

2o Plantes dont on se servait pour philtres amoureux.

0p6voç. — 1<* Siège plus ou moins élevé, plus ou moins richement décoré, qui était réservé aux dieux, aux rois, aux puissants de la terre. Quelques-uns étaient de véritables œuvres d'art, célèbres dans Tantiquilé, comme le trône d'Apollon Amycléen, a3uvre de Bathyclès, le trône de Zeus (31ympien, œuvre de IMiidias, etc., etc.

2» Chaire où s'asseyait le professeur pour donner son enseignement. Le terme usité h l'époque classique est plutôt xaOéôca. A l'époque impériale le mot a pris le sens dérivé qu'a pris en français le mot chaire dans les expressions : chaire d'histoire, chaire de philosophie, etc.

OpuaXXCç. — Mèche de lampe; le mot vient de ce que Ton fabriquait des mèches îi cet usage avec les feuilles grasses et épaisses d'une plante appelée

0pupt,[xaTlç. — Plat dans la composition duquel entraient des oiseaux mangeurs de ligues appelés auxaXtOE;, du lard et de la farine de froment.

0ueta. — io Mortier dont on se servait surtout pour piler des grains, du blé ; on le faisait en bois ou en pierre. C'était un vase d'environ trois pieds de haut, dans lequel on frappait à l'aide dune pelle en bois de trois coudées (ootou;). 2» Bassin qui servait dans le jeu du cotlabe. Voy. KoTxaèoç.

0utjXt|. — Partie de la victime qu'on brûlait sur l'autel, c'est-à-dire la graisse, les viscères, les entrailles. Ce mot a fini par désigner le sacrifice lui-même et les instruments qui pouvaient servir pour le sacrifice.

0i>Y]'irôXo<; [6, rj. — Prêtre ou prêtresse ayant charge de sacrifice, et en général prêtre ou prêtresse.

0uîa. — Voy. t)u£ia.

0ma. — f..e thuya, arbre que les Grecs louaient pour la longue durée de son bois, la beauté de la fibre des racines aussi bien que du tronc, et que l'on employait à de beaux ouvrages délicats.

0^jt(xç. — Se dit des femmes transportées du délire bacchique et des prêtresses dans la fureur du délire prophétique. 0uî(;. — Voy. Bust'a.

0uXàxtov, 0uXaxtcTxoç, 0uXaxoç. — 1« Large pantalon porté plus particulièrement par les peuples du Nord.

2» Sac de voyage où l'on mettait des provisions, des vêlements. On pouvait le porter à la main, sur les épaules ou à dos de cheval. On le faisait ordinairement en peau de bête.

0uXTjfxaTa [xi]. — Offrandes pour un sacrifice, particulièrement gâteaux au miel.

0£)|JLa. — i*» Victime offerte en sacrifice.

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2» Ciàleau qui act'ompagnait le sacrifice. 0U|xéXr]. — l*ar son étymologie, le mot désigne un autel pour les sacrifices. Mais, en fait, c'est l'autel de Dionysos, élevé sur des degrés, qui était situé au milieu de l'op/yjarpa du théâtre et autour duquel le chœur faisait ses évolutions. Près de cet autel se plaçaient le joueur de llùle et d'aulres musiciens, ainsi que les rhapsodes. ©ujxéX'rj, abusivement, en est arrivé à désigner l'orchestre entier, puis la scène et tout le théâtre, et aussi la musique, par opposition au drame. Voy. Bsaxpov.

0u[xeXtx6ç, 0u[xeXix6ç àyùy, — 0ujjL£Xtxoi' se disait des musiciens qui paraissaient aux représentations scéniques, mais n'étaient pas acteurs, et jouaient de la lyre ou de la cythare, placés autour de la thymélé. Au iv^ siècle déjà, on opposait aussi les OuaeXtxoi àycoveç aux concours de drames joués sur la scène. Par exemple, les ôuueXtxoi àycovs;, célébrés à Thespies au me siècle av. J.-C, étaient ouverts aux poètes épiques, aux aulodes et aux aulèles.

0U[Xta[xa. — Parfum que l'on faisait brûler dans les cérémonies religieuses, surtout Tencens. Ce mot désigne aussi les parfums qui servaient à embaumer les corps.

0ujxtaTT|piov. — Encensoir, vase à parfum dans lequel on mettait de l'encens enflammé; il était attaché par une chaîne pour qu'on pût l'agiter et répandre la vapeur de l'encens. La plupart étaient en bronze. Il y en avait aussi en argent.

0ÙOV. — Gâteau ou aromates que l'on offrait aux dieux.

0i)OÇ. — lo Bois parfumé qu'on faisait brûler pendant les sacrifices, d'où le sens de sacrifice.

20 Syn. de 0uov.

0uo<Tx6oç [6, r^]. - Prêtre (ou prêtresse) spécialement occupé des sacrifices, et peut-être aussi de la divination par l'observation des victimes.

0i>o<Tx67roç. — Devin qui examine les entrailles des victimes.

0ùpa. — Porle ou ballant de porte donnant accès dans lintérieur d'une maison ou d'un temple.

Al'époque homérique, les portes étaient à deux battants, s'ouvrant en dedans et fermées à l'intérieur au moyen d'une barre transversale qui s'enfonçait dans le mur, ou de deux barres réunies par une cheville. Il y avait aussi des serrures. Chaque ballant tournait sur des gonds.

La porle était généralement précédée d'un perron ou portique.

Ce genre de porle subsislapendanl loule l'époque classique; on faisail précéder l'entrée d'un péristyle ou d'un auvent. On mit sur la porte un marleau, ainsi qu'une lanière de cuir pour tirer la porte après soi. La serrure élait placée en haut et à droite.

Les por- jg^ les pou- ^^ valent recevoir divers ornements, et avoir des lucarnes, judas ou croisillons.

Wupa XYjTiac'x : porle de derrière donnant sur le jardin.

0upauX{a. — Nom générique de touteslesoccupalions auxquelles les hommes se livraient en dehorsde la maison; ce mot s'opposait à raXa^ia, olxouota, réservés aux travaux des femmes dans le gynécée.

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Gupeojxa^ia, Oupeôç. — Le Oupso; était un bouclier lon^, dont la forme ressemblait h celle d'une porte (Oùpa) ; il avait quatre pieds de haut et deux et demi de large ; il était bombé, fait en bois léger, recouvert de peaux et bordé de métal. Dans certaines villes il y avait des exercices d'épbèbes ou d'athlètes que Ton appelait Oupsoaa/iai.

Oupexpov. — La porte proprement dite. Ce mot s'emploie au pluriel généralement parce que les portes étaient le plus souvent h. deux battants.

Gùptov. — Petite porte, vantail d'une porte.

Oupiç. — Les Grecs appelaient Oupi'ç ou o::r, une fenêtre h cadre de bois ou de pierre , de l'orme carrée ou rectangulaire.

Ce n'est qu'assez lard que les maison s eurent des fenêtres en Grèce ; outre la forme ordinaire que nous avons signalée, il y en avait d'autres assez variées.

OupaôXoyxoç , Gupaoç. — Le Ihyrse était un long bâton que portaient

Dionysos et les personnages de sa suite; il était surmonté d'une pomme de pin, d'un bouquet de feuilles de vigne ou d'une

touffe de lierre. Au-dessous de cette lêle on attachait un ruban, des bandelettes.

Parfois, la pomme de pin, le bouquet de lierre, cachaient la pointe d'une lance (OupToXoy/^o;).

Oùpa>LLa. — 1° Porte d'entrée d'une maison, comprise avec toutes ses parties, jambages, gonds, etc.

2° Fenêtre. Voy. ©upt'ç.

Gupwv. — Sorte de corridor entre la porte extérieure de la maison (Oupa) et la cour intérieure (aùXr^)- C'est là que se trouvait la loge du concierge dans les grandes maisons.

Oupwpetov, Oup(i>p6ç. — Le 6i»ptopoç était l'esclave chargé d'ouvrir la porte et de surveiller qui entrait ou qui sortait, en éloignant les mendiants ou les importuns; un chien de garde lui tenait compagnie. Toutes les maisons n'avaient pas ce luxe, et un serviteur ou une servante quelconque ouvrait la porte aux visiteurs. Le portier pouvait aussi être chargé de balayer ou de nettoyer la maison. La loge, ou ôupcopeTov, était naturellement située près de la porte; c'est là que le chien restait enchaîné.

Gùcravoç. — Les Grecs appelaient Oùdavoi ou xpx(7- -ircBa les franges quiornaient lebas des vêlements, des ceintures (comme l'égide de Minerve).

On metlaitaussi des

franges à des lits de repos, à des tapis, des couvertures, etc.

Par analogie, on a appelé Ou<javot les découpures qui ornaient les tabliers de boucliers, les housses de chevaux, etc.

0ùcr8Xa. — Objets sacrés qu'on portail dans les cérémonies de Bacchus, comme thyrses, flambeaux, elc.

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6u(Tia. — Sacrifice. C'était la pratique religieuse la plus ancienne et la plus significative. Par elle on faisait aux dieux leur pîrt des biens de la terre. Le sang des animaux choisis passait pour être l'offrande la plus précieuse. De là toutes

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les prescriptions rituelles très étroites relatives à l'élection de la victime, à la façon de la conduire au sacrifice et de la sacrifier ; dans les lemps barbares, on sacrifiait même des hommes. L'autel près duquel on égorgeait les animaux avait remplacé le foyer. Le sang était recueilli dans une fosse. Le sacrificateur avant fait son œuvre, le prêtre brûlait sur l'autel quelques morceaux de la victime en faisant dis invocations et des prières.

L'assistance se partageait les viandes. 11 y avait des sacrifices divers dans mille circonstances de la vie religieuse, familiale, civile ou politique, et chacun pouvait avoir ses rites particuliers.

GûjifyÇ. — Corde pour porter le fourrage, pour l'arc, pour une ligne de pêche, etc.

0(i)paxeïov. — 1» Parapet d'un rempart de ville.

2» Parapet plein qui dans le navire grec s'écarte des deux côtés du slolos pour compléter à bâbord et à tribord le gaillard d'avant.

0ù)pàxtov. — 1» Petite cuirasse. V.

0o)sa;.

2» Rempart de planches servant à protéger les assiégeants pendant les préparatifs de lassaut. On le plaçait sur les machines de guerre, devant les tranchées, elc.

3» Plateforme avec parapet circulaire portée par le xap/Y^T'.ov d'un navire. On y postait deux ou trois hommes armés de traits et de pierres que des servants leur hissaient avec des poulies pendant le combat. C'était une véritable tour fortifiée. 4» Tour placée sur le dos d'un éléphant de combat.

OcopaÇ. — 1*^ Cuirasse. A l'époque homérique, la cuirasse se composait de deux plaques de métal, imitant les contours du corps, et «m'on plaçait sur la poilriiie et sur le dos ; deux courroies passant sur les deux épaules les empêchaient de tomber, et des agrafes et des boucles les retenaient sur les cotés. Ce genre de cuirasse fut plus tard perfectionné : à droite on mit une charnière et on n'agrafa plus qu'à gauche. C'était ce qu'on appelait la yuaXoOcoca;, chaque plaque s'appelant yuaXov.

A l'époqueclassiqne, il y cul aussi une autre forme de cuirasse, plus souple. C'était une sorte de veste en cuir, sans manches, avec des bretelles pour la retenir; elle était garnie de plaques de métal. Le bas était découpé en lamelles, également garnies de métal, pour donner plus de liberté aux jambes. Les plaques de métal avaient parfois la forme décailles, rondes ou carrées [Oojox; aett'.Ow- To;).

Les Grecs connaissaient aussi la cotte de mailles, formée de petits anneaux métalliques rattachés les uns aux autres. C'était la Oo')S7.H àÀu7',ocoTo;.

2o Cercle extéiieur du moyeu dune roue, OUI s'attachaient les rayors.

"laxYOÇ. — Le nom mystique de Dionysos, "lax/o;, a été donné à l'Iiymne que les mysles clianlaient en l'honneur du dieu le 20 dn mois lîoédromlon, pendant les fêtes des lOleusinies. Les cris d'invocation que poussaient les fidèles s'appelaient 'lax/o'. xal poai. Le mot "{'x/./o:^ y revenait souvent.

'lajJLêetov, "Ia[x6oç. — 1» Mètre iambi(iue, composé d'une lirève suivie d'une lonj^uc, cette dernière portant l'accent métrique.

2o Vers ianibique, c'est-à dire dont la base est l'iambe, qui se maintient pur aux pieds pairs et peut parfois être remplacé aux pieds impairs par le spondée ou l'anapeste.

3" Par extension, poème composé en vers iambiques,

"laCTirtç. — Jaspe, pierre précieuse très opaque et très aisée à graver, ce qui en a rendu l'emploi très commun en {glyptique. Il y en avait de beaucoup de nuances, depuis le noir foncé jusqu'au vert et au rouge; il y en avait aussi à plusieurs couches. On en trouvait en abondance dans les pays riverains de la Méditerranée.

'laffTt. — Mode ionien, harmonie molle et langoureuse, très en honneur par exemple dans les festins.

'laTTjp, 'laxfjç. — 'Voy. 'laxo-i;.

'laTpetov. — 1° Le mol signifie à la fois la maison particulière où un médecin exerce sa profession, où il a son habilalion, sa salle de consultalions, sa salle d'opérations, son Idboratoire de pharmacien, des chambres pour les malades, et un hôpital public, aménagé pour les soins adonner à nombre de personnes à la fois, avec tout un matériel d'instruments opé-

ratoires. On y recevait des malades payants et des pauvres qui ne payaient pas. 11 y avait des tarpsTa pour les esclaves; ils étaient soignés par les esclaves auxiliaires des médecins.

2» Honoraires d'un médecin (voy.

'larpriç) et impôt frappé dans certaines villes pour subvenir aux honoraires des médecins publics et des '.arpsTy..

'làrpta, 'laxptvrj. — Femme médecin.

'laTpôixavTtç. — Médecin adonné à la divination, c'est-à-dire qui cherche à guérir les malades par des procédés surnaturels opposés aux méthodes rationnelles et scientifiques. Cette médecine était surtout une attribution sacerdotale.

'IaTp6ç [o, Vi] . — Les poèmes homériques parlaient déji de médecins. Leur

profession est donc très ancienne, et il existait une médecine naturelle à côté de la médecine théorique réservée aux prêtres et aux devins. A coté des médecins, il y eut des chirurgiens (voy.

XsisouoYo;)- Les uns et les autres pouvaient avoir des situations officielles, étant au service des princes ou des villes; mais il y avait des médecins indépendants, adonnés purement aux soins de leur clienlèle. La profession, à Athènes,

ne semble pas avoir été interdite aux esclaves, ou du moins les médecins avaient comme auxiliaires des esclaves.

S'il y avait des médecins ambulants, il y en avait surtout dont la résidence était fixe, mais qui pouvaient être étrangers à la ville; les médecins égyptiens étaient dès longtemps réputés.

Les médecins furent, à l'origine, de simples empiriques; dans certaines familles on se transmetlait la science de père en fils. Ma's il se fonda de bonne heure des écoles, ou plutôt de véritables confréries où l'on instruisait de nouveaux adeptes. Surtout les médecins en vogue, moyennant salaire, formèrent des élèves.

iJe toutes façons l'iniseignemenl de la profession n'é'ait soumis à aucun cou- Irôle de la part de l'Etat, et les médecins n'avaient aucune responsahililé. Il y avait naturellement des spécialistes; des femmes ont exercé la médecine et ont en particulier pratiqué les accouchements.

Le médecin était à la fois pharmacien, c'est-à-dire qu'il préparait les médicaments. 11 n'y avait pas de pharmaciens spéciaux, mais seulement des herboristes ou rilizul ornes (coupeurs de racines;.

Les médecins publics recevaient naturellement des honoraires payés par les villes; les médecins libres recevaient aussi, de leurs clients, un laTseTov, ou [^.i-tOo; (on disait aussi «smitz'j., fjonr^- Pi'J.). Ces salaires étaient naturellement variables; peut être à Athènes, à répo(iue classique, le médecin touchait il une drachme par visite.

"ISpujJia, "ISpucTtç. — Monument votif, autel, temple, statue, élevé en l'honneur de quehiue dieu ; et par suite e.r volo en général. On dit aussi 'Aoîozu'j.y,.

'lopuai; indique l'acte même de la consécration de l'olfrande.

*Iepa [txI. — iJésigne tous les objets sacrés de toute espèce, lieux de culte, édifices, mobilier religieux, offrandes, victimes, et même les entrailles des victimes qu'mspeclaient les devins.

'lepaytoyôç [o, rj. —Celui ou celle

qui conduit une fête sacrée. Ce mot ne semble pas avoir été appli<|ué spécialement à quelque prêtre ou prêtresse d'un culte déterminé.

'lepâp^Yjç. — Le hiérarque, d'après son nom, est, ou bien le président dun collège de prêtres, ou bien celui qui piéside aux cérémonies du culte. A Athènes, les hiérarques semblent avoir été chargés, avec les polémarques, de la garde de certains objets sacrés ou d'offrandes.

'lepaùXrjç. — Celait le chef de la musi(iue sacrée, aux mystères d Kleusis. Il avait sous ses ordres les uavtoooi et les ûu.yrzz'.y.'.. Particul èrenient il jouait de la llùte pendant les sacrifices.

'lepacpopoç. — Voy. 'hpoTToÀoç.

'lépeia. — l*rêlresse. Voy. 'Upsu;.

'lepetov. — Le mot prend à peu près toutes les acceptions de (icov : saiictuaire, offrande à une divinité ou à un mort, victime (en particulier brebis) offerte en sacrifice. De ce dernier sens on est arrivé à celui d'animal tué pour être mangé.

.'lepeuç. — Prêtre. C'est le nom général donné à tous ceux qui sont chargés d'un sacerdoce; mais comme titre officiel teps'j; s'applique tantôt au prêtre par excellence, celui qui préside à toutes les cérémonies du culte, a la lesponsabilité et l'administration du temple et de tous les objets sacrés, tantôt à un prêtre d'ordre spécial, do:it les fonctions sont restreintes à tel ou tel objet spécial. Les prêtres et prêtresses de certains cultes appartenaient souvent à des familles illustres qui gardaient tiadilionnellement ces charges. Il y avait des prêtres élus; les uns pouvaient être nommés à vie, les autres pour un temps déterminé. Dans l'exercice de leurs fonctions, les prêtres étaient richement vêtus, la tôle ceinte de couronnes et de bandelettes; ils pouvaient porter un sceplre. Ils jouissaient de grands privilèges et de grands honneurs. I>€ur infiuence pouvait être considérable, et les prêtres de certains cultes pouvaient être parmi les plus importants personnages de l'État. A côté des prêtres

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et prêtresses, certains cultes avaient des prêtres enfants. Les prêtres pouvaient avoir, et avaient souvent en fait leur liabitalion dans rcnceinle sacrée de leur dieu. 'lepoyXuçtxà [ta]. — Hiéroglyphes, caractères de l'écriture égyptienne, dont le secret a été déchiiïré par Champollion. Les hiéroglyphes comprennent trois sortes de signes : alphabétiques, syllabiques, idéographique/?. Celle écriture, réservée aux manuscrits et aux inscriptions lapidaires, se simpline dans l'écriture hiératique, moins embarrassée de signes et d'images, et se simplifie encore dans récriture démoliquc ou populaire, dont l'emploi d'ailleurs fut plus récent.

'lepoypafJLpiaTeûç. — La complication de récriture égyptienne rendait nécessaire l'existence d'interprètes ou hiérogrammales.

*IepoBi5à(TxaXoç. — Voy. 'lepovojji.0;.

*Iep6BouXoç [h, 7]]. — Personne donnée comme esclave d'une divinité et attachée à son temple. C'étaient ou des esclaves, qui étaient ainsi affranchis, ou des personnes libres qui élaient ainsi consacrées à un dieu. Les hiérodules d'un temple élaient parfois très n o m breux; ils étaient surtout employés comme figurants dans les processions et les cérémonies, et servaient les prêtres dans les sacrifices et tous les actes du colle.

*Iepo9ù(Ttov. — Pausanias signale, en Messénie, cet édifice où élaient placées des statues de tous les dieux et où on leur offrait des sacrifices.

*Iepo0ÛTrj<;, — 11 y avait des hiérothyles dans nombre de villes grecques, à Lindos, à Rhodes, à Sparte, à Mégalo-

polis, à Agrigenle, etc. Tantôt ce sont de simples hiéropes, tantôt ils sont supérieurs aux hiéropes et peuvent même être éponymes. Leur nom indique qu'en principe du moins ils étaient chargés de sacrifices; mais ils pouvaient aussi avoir des fonctions civiles, plus ou moins en rapport avec la religion et le culle de la cité.

'IcpoKÎjpuÇ. — I^e héraut sacré, prêtre des mystères éieusiniens, chargé de prononcer la formule sacramentelle pour demander le silence, avant le sacrifice et les cérémonies.

'lepOjiTjvta. — Ce mot désigne à la fois un jour de fête et la période consacrée pendant laquelle on prépare et on célèbre une fête. Pendant celle période, toute poursuite était suspendue, l'inviolabililé était assurée aux pèlerins qui se rendaient à la fêle et l'on mettait même les prisonniers en liberté. La durée de la tepojJL'rivt'a variait suivant l'importance de la fêle.

'lepojxvrjfxwv. — 1« Prêtre chargé de conserver les croyances et les rites sacrés.

2» Magistrats chargés de gérer et de proléger les biens du temple de Delphes. Ils faisaient partie du conseil des Amphictyons. On les nommait dans leur cité pour un an. Ils étaient responsables et leur cité répondait pour eux. Voy. 'Ajj.cptXTt'ovsç.

3» Magistrat éponyme de liyzance à l'époque classique; grand prêtre.

40 On traduisait par ce mol le mol flamen des Romains.

50 Enfin, le hiéromnémon était aussi un fonctionnaire civil, sorte de gardien d'archives, ou de notaire.

'Iep6v. — lo Tout lieu consacré à la religion s'appelait tspov, le sanctuaire. Il se composait essentiellement d'un autel et d'une enceinte; une image de la divinité vénérée en ce lieu était jointe, d'ordinaire, à l'anlel. En parliculier, hoô'^ désigne l'édifice qui abritait l'autel et la statue; il est synonyme de Nao; (voy. ce mot), mais s'applique plus souvent à des temples modestes.

2» Le mot signifie aussi tout ce que

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l'on consacre à une divinité : une offrande aussi bien qu'une victime.

*Iepov6[JLOÇ. — Prêtre chargé de maintenir dans leur pureté les croyances et les rites, ou de les enseigner et les Iransmellre.

*Iepoirot6ç. — Fonctionnaire chargé d'assister les prêtres, de préparer ou d'accomplir les sacrifices, de percevoir les redevances et d'administrer les biens des temples. A Athènes, il y avait dix hiéropes, un par tribu.

'lepôircTjç. — Devin chargé d inspecter les entrailles des victimes sacrifiées et d'en interpréter les signes. Celle divi-

nation n'était pas commune au temps homérique, mais elle était très pratiquée à l'âge classique. Les victimes les plus ordinaires étaient le bélier et le taureau; mais il y eut des victimes exceptionnelles, comme le chien. Parmi les viscères les plus étudiés parles devins est le foie (voy. ^W-K'j.TOfjTLOizii.). L'interprétation des signes était d'ailleurs très variable, selon les temps et les pays.

'lepocTxéiroç. — Voy. 'l£pd:rT7|ç.

*Iepo<rc6Xoç. — Ce mot, rapproché de Upacposo;, indique, d'après l'étymologie, un prêtre chargé de la garde-robe, du xo-ju.oc des dieux, et sans doute de vêtir et parer les statues divines.

'lepocTuXtaç YpaçpT|. — Action intentée contre un sacrilège, c'est-à-dire contre un homme ayant volé quelque chose dans un temple ou un objet consacré à un dieu. Les juges élaient les llé-

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liasles; les peines élaient très sévères : le condamné était mis à mort, son cadavre enseveli hors de lAllique et ses biens étaient confisqués, quelle que fût la valeur de l'objet dérobe.

'lepoupyta, 'lepoopyôç. — Le mol tssouoyo; est synonyme de tepsu;, mais désigne plus particulièrement le prêtre dans ses fonctions de sacrificateur. De même, la îspo'Jpyt'oc est l'accomplissementd'un rite sacré, et plus spécialement d'un sacrifice.

'lepocpàvTTjç, *IepO(pavTta. — 1» Le grand prêtre des mystères d'Eleusis, choisi dans la famille des Eumolpi-

des ; il était nommé à vie.

On choisissait ordinairement lin homme âgé; il était tenu à

^-'^^^ / M \ w \ w^s^ ^ " ^ stricte \-'-\/ ) \\ \r chasteté. Sa

principale fonction était d'initier aux différents degrés. Pendant les fêles, revêtu de la (ïtoXy^ et du <7Tpootov, il montrait les symboles et les figures sacrées en prononçant les paroles suivant le rite. Celte grande prêtrise s'appelait cepooavTt'a.

2» Traduction grecque de Ponlifex mcuimiis, le grand Pontife.

'lepocpàvTtç. — Prêtresse de Démêler dans les mystères d'Eleusis; elle avait la charge la plus ancienne et la plus honorable, elle était l'éponyme du culte. Elle avait, comme l'hiérophante, le droit de sacrifier et de faire les initiations. Elle devait rester vierge pendant toute la durée de son sacerdoce, mais les femmes mariées n'étaient pas exclues de la charge.

'lepocpuXàxtov, 'lepocpùXaÇ. —

Lieu où, dans un temple, ou gardait le trésor sacré et les objets sacrés, les ustensiles du culte et les offrandes. Celait d'ordinaire l'opislhodome ou une partie

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de Topisthodome. Il pouvait y avoir de ces magasins, en dehors du temple, dans le T£ii.£voç. L'iepooiuXàxiov était gardé par rtspocpuAa^ qui était, plus généralement, le gardien du temple.

'lepcIxTUVa [là]. — Partie de la chair des victimes réservée aux prêtres. Voy. Hucrt'a.

'lepùXTÙVTj. — Charge de VUzeÛ; (voy. ce mol). Particulièrement, charge du grand Pontife de Home.

'IxexTjpta [v]]. — lo Branche d'olivier entourée de bandelettes de laine que portaient les suppliants lorsqu'ils allaient invoquer la pitié des dieux ou des puissants; ils en touchaient les genoux des statues ou de ceux qu'ils voulaient apitoyer.

2» Par extension, prière, invocation, supplication.

*IxéTT]ç, 'IxéTlç. — Suppliant, suppliante. Quand un Grec voulait tléchir la colère ou obtenir la prolec- éi '^ lion d'un dieu, il allait l'implorer couvert de vêlements tristes, portant '^:

un rameau d'olivier entouré de bandelettesde laine (cXcTTjûl'a^,

et, près de l'autel ou de la statue, il exhalait ses prières, ses supplications et ses lamentalions. Il en était de même lorsqu'on voulait supplier un roi ou un puissant de la terre.

'Ixptov. — Tout échafaudage ou plateforme, et en particulier :

1" Extrémité supérieure du màt.

2» Gaillard d'avant ou d'arrière d'un navire [IxGi'x Tipcopaç, txpia TrpùavTj;). Au gaillard d'arrière était adapté le gou-

vernail. Un pont réunissait souvent les deux gaillards.

3° Banc de théâtre. On sait que ces bancs étaient d'ordinaire en marbre, établis sur des gradins tailles dans le roc où l'on creusait le Oéarpov. Voy. ce mol.

'IxTTjp. — Voy. 'IXSTÏJÇ.

*IxTTjpta. — Voy. 'Iy.£TTj;, 'Ixe- T'^pt'a.

"IXa, 'IXàp^Tjç, "IXtj. — I/t'Xa est une troupe, un groupe de gens réunis pour agir en communauté, et particulièrement :

lo Certains groupes d'éphèbes à Sparte.

On sait que les jeunes Spartiates étaienl divisés en pouai. (Chaque foiia était partagée elle-même en IXy.i, chaque tXa ayant à sa tête un tA7.o/Yp.

2o Troupe de cavaliers, dans un certain nombre d'armées grecques, en parliculier à Sparte et en Macédoine (à partir de Philippe). En généralisa désigne un escadron, et lAapvTjÇ le commandant de cet escadron.

'IXXàç. — Corde formée d'éléments tordus [elXio)). Voy. KâXo3ç, i]/otvo;.

*I{xàvTtov (dim.;, 'Ijxàç. — Courroie en cuir de bœuf ou de tout autre animal.On désignait sous le nom d'iy.àv- T£ç des courroies de toute sorte, aussi bien les liens qui servenl à atteler les chevaux au char,

b unir les bœufs sous le joug, que la laisse d'un chien, la lanière d'un fouet, la jugulaire d'un casque, le cordon d'une chaussure, une ceinture, même la riche ceinture de Vénus, certains cordages de navire, etc.

Particulièrement les t'xavxs; sont les courroies dont les athlètess'enveloppaienl les poings pour se livrer au pugilat; c'est le cxslus des

Romains, qui pouvait être armé de clous. *I[JLà(j9XYj. — Fouet. Voy. M-i^Ti;.

'laaTtov. — Vêtement de dessus, sorte de pièce détoiïe oblongue enroulée autour du corps et tombant jusqu'aux pieds. On donne aussi parfois ce nom à un manteau qui couvrait seulement le dos et les épaules et retombait sur les bras.

L ' h i m a t i 0 n était porté par les hommes et les femmes. Ses dimensions variaient suivant le goût de ceux qui leportaient. L'himalion des femmes était généralement plus ample que celui des hommes, parce que parfois elles le ramenaient sur la tête comme un capuchon.

Voici comment on s'y prenait pour mettre l'himation : on faisait passer un coin de l'étoffe sur l'épaule gauche, par derrière, de manière qu'il vînt tomber par devant; on maintenait l'étoiïe entre le bras gauche et le corps avec la main droite, on entourait le dos avec l'étoffe,

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puis on la ramenait en avant, faisant tomber le manteau jusqu'au bas du mollet, le bras gauche restant libre. Ensuite, avec la main droite, ou rejetait par dessus l'épaule gauche le coin supérieur de droite, le bras droit restant ainsi enfermé et plié dans l'étoffe. Parfois la main droite était libre, et il y avait une petite ouverture sur la poitrine. Ou bien le pari que l'on rejetait sur l'épaule gauche ne faisait pas de plis, restait tendu sous le menton, et le bras droit disparaissait tout entier sous l'étoffe.

Pour les femmes, les deux bras étaient couverts et le vêtement complètement fermé.

'IjJLaTtocpùXaÇ. — Chef de garderobe, litre d'un dignitaire des cours asia tiques,

*IÇôç. — Ee gui, duquel on extrayait une matière visqueuse pour fabriquer de la glu. Ea glu, du reste, avait les mêmes usages que de nos jours.

*I6ç. — Flèche lancée par un arc; elle se composait d'une lige de bois terminée

par un fer. Le bois avait, à l'extrémité inférieure, une entaille ( yX'jcpt;) qni servait à l'immobiliser sur la corde, quand on bafidait l'arc.

'I'n:voXé6Yjç. — Chaudron pour faire bouillir l'eau, et sans doute construit de façon à être mis au four. Voy. Aèêr,;.

'Iirvoç. — 1° Ce mot, qui désigne toule espèce de fours et de fourneaux, s'applique plus particulièrement aux fours destinés à cuire le pain et les pâtisseries. Les dispositions des fours grecs, dont

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Tinvenlion est certainement fort ancienne, ne diiïéraient guère de celles des fours que nous employons, c'est-à-dire qu'ils se composaient d'un sol surmonté d'une voule, le tout construit en briques réfraclaires. Une large bouche servait à retirer les charbons, les cendres, et à introduire la pâle à cuire; un simple trou ou une cheminée activait le tirage et servait H l'expulsion de la fumée. Du sens de four de cuisine, on est passé à celui de cuisine.

'Ittvo; signifie aussi particulièrement un fourneau de forgeron comme celui dont la figure donne une inir'ge fort ancienne.

2o Lanterne qui pouvait être petite, comme celle que portaient les gens pour marcher dans la nuit, ou grande et puissante comme le fanal placé à la proue d'un navire.

^Itcoç. — Presse pour fouler la laine, les vêlements. Elle se composait d'un plateau (ju'on faisait monter ou descendre entre deux montants, au moyen d'une vis; au-dessous, se trouvait une autre planche immobile.

'liZTzaypéTOLi, — Celaient, à Sparte, les recruteurs et les commandants des 300 tTCTTsiç, mol qui désigne non pas exclusivement des cavaliers, mais l'élite

de la garde royale. Le litre, avec le temps, devint purement honorifique.

*Iir7raY<»)Y6ç [vaOç]. — Bateau servant au transport des chevaux 11 avait la forme et le gréement d'une trière, mais, comme en ménageait au milieu la place pour les chevaux, le nombre des rameurs se trouvait réduit à 60.

Vers la fin du iv» siècle, on a employé aussi, pour le transport des chevaux, des bateaux ronds, plus grands et plus lourds, qui pouvaient naviguer seuls, mais qui étaient souvent remorqués.

Chaque navire pouvait porler 30 chevaux.

'IirirapfXOcJTTJç. — La cavalerie Spartiate était forte de six cents hommes seulement, divisés en six txosai, chacune commandée par un t::- 7taptAO(7Ty,ç soumis au polémarque c 0 m m a n dant les hoplites.

'Iirirapxta.

— Corps de ca- V aie rie, commandé par un hipparque et comprenant 500 hommes environ (512 d'après .Elien).

Après les guerres médiques, la cavalerie athénienne comprenait deux tTiTcap/t'ai.

"IicirapYOÇ. — Commandant de la cavalerie. A Alhènes, il y avait deux hipparques, commandant chacun 500 cavaliers; ils étaient élus tous les ans à mains levées; iU étaient indéfiniment rééligibles. Ils devaient assurer la discipline et l instruction militaire de leurs soldats, mais pouvaient être at'aqués devant le peuple à chaque prytanie. Les hipparques n'obéissent qu'aux stratèges; leurs fonctions sont très considérées; ils doivent rendre des comptes en sortant de charge.

Une de leurs fonctions les plus importantes était le recrutement des cavaliers. Ils étaient aussi chargés de défendre les inlcrêts de la cavalerie devant le conseil et l'assemblée.

'IiriracTta. — Équitalion. Les anciens ont fait honneur de l'invention de l'équilation aux Dioscures, à Bellérophon, à d'autres encore. Il y avait dans les temps les plus reculés des cavaliers très habiles; l'art de dompter les chevaux et de les monter a été très vite perfectionné, aussi bien l'équilalion de guerre que celle qui convenait simplement aux voyageurs et promeneurs. Il y eut de nombreux traités sur la matière, enseignant la façon de dresser un cheval, de le harnacher, de le monter aux diverses allures, de lui faire faire des mouvements et des voiles de toute espèce. Le plus célèbre qui nous soit parvenu est celui de Xénophon. Les Grecs ont aussi été fort versés dans l'art du saut à cheval et dans celui de la haule école. Tous ces exercices s'appelaient *l7r7ra(7t'ai.

Les courses de chevaux monlés ou de chars attelés de chevaux, très en honneur dans les grands jeux de la Grèce, nécessitaient un entraînement spécial. L'àycov iTTTiixd; était aussi intéressant pour les spectateurs que l'àytov {/.ooTtx(5ç ou yuavtxoç, et les riches aimaient à avoir ce que nous appelons aujourd'hui une écurie de course. Mais cet àytov ne fut introduit que relativement tard auprès des autres. 11 va sans dire que le propriétaire des chevaux ne descendait pas luimême dans l'arène, mais avait ses jockeys et ses cochers.

L'équitation était enseignée aux enfants, assez jeunes encore; elle les préparait à se servir des chevaux dans la guerre, quoiqu'à Athènes, en particulier, il n'y ait eu qu'assez tard des corps de cavalerie.

Si la légende fait des Amazones des écuyères intrépides, il semble que les femmes grecques, dans la réalité, n'aient fait us:»ge du cheval qu'à litre exception-

nel. Elles ne montaient pas, comme les Amazones, à califourchon (zep'.^àoYjv), mais assises dans des selles à la rermièrc ou sur de simples couvertures.

Le mot tzTraTia pouvait en particulier signifier :

1» Un manège, ou édifice couvert servant aux leçons et exercices d'équilalion. Comme il y avait du sable répandu sur le sol, Viiz'z'J.fjix s'appelait aussi a;/.|xo;.

2» Un corps de cavalerie, en général, et des mano'uvres d'escadron.

'IiriràcpecTtç. — Barrière d'où les chevaux sélançaient pour courir dans l'hippodrome. Voy. "A'^s*?'.;.

'IiTTceta. — Voy. 'iTiTiaTta.

'Iiriceuç. — 1° Les ittttsÏ; ou chevaliers formaient la seconde des quatre classes établies par Solon d'après les revenus des citoyens. Pour être chevalier.

il fallait posséder un revenu annuel d'au moins 3<)0 médimnes de blé ou drachmes d'argent. Le capilal imposable était estimé à dix fois la valeur du revenu.

2» A l'époque homérique, il n'y a pas de cavalerie dans les armées; les chefs, montent sur des chars de guerre et non à cheval. A l'époque classique, il y avait à Athènes un corps de cavaliers. Pour servir dans la cavalerie, il fallait appartenir à l'une des deux premières classes.

Au commencement de la guerre du Péloponèse, il y avait à Alhènes mille cavaliers, auxquels il faut ajouter deux cents archers scythes à cheval. Les cavaliers suivaient les grandes processions, par exemple aux Panathénées, et pre-

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naient part ensuite aux concours publics, soil individuellement, soit par escadrons.

Chaque année, en entrant en charge, les deux hipparques dressaient la liste des cavaliers, se servant des listes précédentes et prenant surtout des jeunes gens. I.es cavaliers ainsi choisis subissaient nn examen (^ooxtaait'ot) devant le Sénat : on examinait l'homme et le cheval. Les cavaliers de chaque tribu étaient réunis en un escadron, ou cpuXv^, commandé par un phylarque; chaque hipparque commandait cinq cpuXat. Chaque cavalier recevait, pour son entretien et celui de son cheval, une solde d'une drachme par jour.

3» On appelait {ttttsTç, à Sparte, un corps d'élite de 300 hoplites qui n'allaient pas à cheval. La cavalerie spartiale ne fut constituée que pendant la guerre du Péloponèse; elle comprit d'abord 400 hommes, puis 600, divisés en 6 jxdcai, commandée chacune par un iTrTcapao^iTyjÇ.

'iTtirTjyôç [vatjçj. — Voy. 'iTiTra-

'I-ïtinfjXaCTia. — Voy. 'iTTTraat'a.

'IirirtOfTpoç. — Vétérinaire. Les anciens savaient soigner les animaux malades, particulièrement les chevaux. La saignée était pratiquée en bien des cas; on faisait pour cela une incision sur la poitrine de l'animal.

*Iitiro66Tat. — Les éleveurs de ebevaux. Nom donné à une oligarchie qui gouverna Chalcis jusqu'à la (in du vi« siècle, époque où les Ilippobotes furent battus et renversés par les Athéniens qui s'emparèrent de I Kubée(507).

Ils se révoltèrent en 445, mais furent de nouveau battus et délinilivement dépossédés du pouvoir et de leurs biens.

'IiritoSpofiCa, 'IiTTroSpôfxoç. —

lo L'hippodrome, emplacement pour les courses de chars ou de chevaux, ou tTTTToSGOijLt'at. Primitivement, c'étaient des pistes droites ayant une borne ou un but à chaque extrémité et situées dans un vaste champ. Dès l'époque homérique, on impose comme condition de tourner la borne placée à Topposô du point de

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départ. On ne voit d'ailleurs alors que des courses de chars à deux chevaux.

A l'époque classique, on pouvait faire quelques tours de piste et contourner successivement les deux bornes. Il n'y avait d'ailleurs ni gradins ni sièges autour de la piste. Le plus célèbre hippodrome était celui d'Olympie, encore mal connu ; on y faisait des courses de chevaux et des courses de chars attelés de deux ou de quatre chevaux. L'hippodrome d'Athènes servait aussi de lieu de revue pour la cavalerie. C'est à l'époque romaine, sous les empereurs, et surtout à lîyzance que 1 hippodrome devint un monument très considérable et que son importance, même politique, fut très grande.

2o On donnait le nom d'tTTTroBpot^-Oi, en Sicile, à des cavaliers armés et montés à la légère.

'IiciroxôjJLOÇ. — C'était à la fois un palefrenier et nn écuyer; il était chargé de soigner, d'élever et de dresser les

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chevaux. Il devait aider son maître à monter en selle, et le suivait, en cas de guerre, portant les armes, les vivres et le

bagage.

"Iitiroç. — Le cbeval fut de très bonne heure acclimaté en (Jrèce, où il fut sans doute introduit par le Nord. Il passa dès l'origine pour un animal noble, et servit de monture aux guerriers. Ins-

truits sans doute par les Orientaux, les (Jrecs devinrent de très bons cavaliers. Ils excellèrent à choisir et cultiver les bonnes races, les races perse, scylhe, grecque (thessaliens, épirotes, acarnaniens, péloponnésiens), lybienne, sicilienne, etc. Le type le plus parfait, à leurs yeux, est sans doute celui que représentèrent les artistes du siècle de Périclès, et en particulier Phidias sur la frise du Parthénon : petit, nerveux, sec et vif, avec un large poitrail et une musculature bien détachée, une Icte fine aux petites oreilles droites, aux naseaux frémissants. On choisissait d'ailleurs tel ou tel type de cheval, selon qu'il devait servir à la guerre, aux courses, à la parade, au travail de la selle ou du char. Ll l'on appliquait avec beaucoup de soin à chacun d'eux le mode d'élevage, de nourriture, d'entrdînement, d'équipement qui lui convenait le mieux.

Chaque ciieval recevait, étant tout jeune, une marque au fer rouge sur la croupe ou le flanc, par exemple une ou deux lettres, et un nom à la fantaisie de son maître.

Rarement, à l'époque classique, le cheval était considéré comme un animal sacré, et offert en sacrifice.

Voy. 'iTCTTsia, 'Itittsuç, etc.

'IitiroCTTaata, 'IitiroaràcTtov, *Itc- Tc6<rca(Tiç. — Voy. '^Iiz-kot^o'jv.o^ ,

'iTTTrÔTifjç, — Cavalier. Cf. 'Itizeu;.

Dans certaines villes, on donnait ce nom aux nobles, qui seuls montaient à cheval dans les expéditions guerrières.

'IiriroToÇÔTTjç. — Archer à cheval.

C'étaient des Scythes pour la plupart, servant d'éclaireurs dans les armées athéniennes.

'IitiroTpocpetov. — Haras, établissement où se faisait l'élevage des chevaux. C'étaient des écuries grandes et spacieuses, entourées de terrains où pouvaient s'ébat- Ire et de fontainesoù pouvaient s'abreuver les juments poulinières et leurs poulains. Au temps d'Alexandre, il y eut des haras royaux près du mont Ida, en Asie.

'Iitiroxpocpta, 'IinroTpocpoç. —

Kntretien des chevaux en vue des concours. Celait un signe de grande richesse, et cet entretien était imposé comme une véritable liturgie aux citoyens athéniens ayant une grande fortune. De là vient le mot tTTTTOTSO'vOc, etc, dcvcnu svnonvmc de riche. On appelait aussi î-Trzorpocjt'x l'entretien d'un cheval pour le service militaire, imposé à tous ceux qui étaient inscrits sur les registres des hipparques.

"IitTTOuptç. — Nom donné au panache de crin qui surmontait quelquefois les casques. Le sens est « queue de cheval ».

'IitTCOcp6p6tov. — Voy. 'I-::oTpo-

*Iinrocpop66<;. — Employé dans un établisseminl de haras.

'Iltirwv. — Lei Grecs appelaient î::z(i)v ou t-TroîTaGiov une écurie, dont la construction ne difTérait guère de ce qu'elle est aujourd'hui.

"Ipaveç. — Nom donné, dans la constitution sparliate, aux jeunes gens de vingt à trente ans; les t'savs; formaient la 3« classe de la po^x; les deux autres étaient constituées par les 7:7.t0£; (de 7 à 18 ans) et les y.£XXiGav£;, ou futurs 'isavs; de 18 à 20 ans) Voy. Llpy^v.

"I<T9[Xtov. — 1» Vase à boire chypriote, ayant un goulot étroit, mais de forme inconnue.

2o Collier ou tout ornement que Ton porte suspendu au cou, car tiOy-o; a quelquefois le sens de cou, de gorge.

'IctôSoijloç. — Le mot, qui se trouve dans Vitruve, signifie un mur dont toutes les pierres, égales, sont disposées par assises régulières. La construction est dite '^/euô'.ordooy-o; quand les assises sont régulières, mais les éléments variés d'une assise à l'autre.

'IcTOiroXtTeta. — Droitde cite accordé par une ville soit à un étranger, soit à tous les habitants d'une ville alliée. D'autres fois, deux cités accordaient l'isopolilie réciproquement à leurs citoyens, par des traités qui réglaient tous les détails de ces droits. En général, on entendait

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