KOT
KoTcaêiç. — Coupe dont on se servait pour le jeu du xott7.Ço;. Sur les monuments, elle avait la forme d'une xuAi;.
KoTxaSoç. — Le cotabe est un jeu qui fut en lionneur en Grèce du vi* au iii« siècle. Il consistait à lancer, après avoir bu, quelques gouttes de liquide laissé dans la coupe de manière à atteindre un but, appelé lui aussi xottxSoç.
Ce jeu, venu de Sicile, eut sans doute pour origine une lihation à la suite d'un festin. Le but pouvait être un vase, un plat quelconque situé sur la table ou par terre. Tel était le xoTTaêo; le plus simple. On pouvait le compliquer en remplissant le vase but avec de l'eau, et en y faisant surnager de petits récipients qu'il s'agissait d'atteindre et de couler. C'était le xÔTTaSo; 8'. 'à;'jêà'.pcov.
LexoTxaêo; xaxaxTo; exigeait comme accessoire une haute tige de bois ou de métal dressée verticalement Isiê- 80; xoTTaêtxYi). A la pointe, on posait un petit plateau qui servait de but, et qu'il fallait renverser (ttXxtt'.v;]. Au milieu de la tige était une sorte de coupe
placée comme une bobèche, appelée sans doute |j.àvYiç, et que la TrÀxaTty; devait frapper en tombant pour que le coup fût bon.
l*our lancer le contenu de la coupe, on passait l'index dans une des anses; il fallait joindre, dans cet exercice, pour remporter le prix, l'élégance à l'adresse.
KotùXyj. — 1<* Mesure équivalente à un demi Z£<jtt,ç, c'est-à-dire à un quart
KOY
KOX
de lilre. On l'employait pour les liquides aussi Lien que pour les matières sèches.
2o Voy. KoTuXo;.
30 Au pluriel, cymbales. Voy. Kua-
CaXov.
KoTuXicTxoç. — 1"» Petit cotyle.
2° p]spèce de gâteau dont la composition ne nous est pas connue.
KÔTuXoç. — Vase h boire ou à puiser, en aryile ou en métal; on discute sur sa l'orme. Les anciens le décrivent tantôt comme ayant une seule
anse, tantôt comme en /^^ ^
ayant deux, et ressem- \ Co.rA^a^J^^ blanl au canlliare. Du \ V^'^-V,r*r.r reste, il était souvent mis aux mains de Dionysos, et avait sa place dans les cérémonies religieuses. Les pré- Ires s'en servaient pour faire des libations de vin.
KouKKOUfJLtov. — Vase d'assez grandes dimensions, puisqu'on pouvait y faire cliaufTer l'eau nécessaire au bain d'un enfant. C'est le lalin ciicuma.
KoupeTov. — Boutique de barbier, h Athènes. Comme seuls les gens riches possédaient, dans leur nombreux personnel, des esclaves capables de raser, de couper les cheveux, la plupart des citoyens allaient chez le barbier, dont la boutique devint rapidement un lieu de réunion où l'on discutait sur les affaires, la politique, etc. C'était le cercle des anciens.
Koùpetov. — Sacrifice offert par les jeunes gens le jour où ils coupaient leurs cheveux d'enfants (Voyez Kou^swTt;
Koupeùç. — Barbier. Non seulement il faisait la barbe et coupait les cheveux de ses clients, mais il leur arrangeait les ongles (comme nos manicures) et les épi lait au besoin. Les boutiques de barbiers étaient le rendezvous des oisifs, en Ci rèce comme à Bome, et l'on s'y livrait aux bavardages et commérages. H y avait aussi des barbiers en plein vent, comme dans tous les pays chauds, ayant la clientèle des petites gens.
KoupeÛTtç [/i^Épa]. — On appelait ainsi le jour solennel où les jeunes gens, en présence de toute leur famille, coupaient leurs cheveux pour signifier qu'ils entraient dans la vie d'hommes. Ils offraient alors le sacrifice appelé xouseiov. KoupCç. — l«Basoir. Synonyme rare et poétique de Supov.
2» Coilfeuse. Fém. de Koupeu;.
Kôcpivoç. — 1° Panier rond et profond, en vannerie souple, destiné aux travaux d'agriculture et de lerrassement ou au transport de quelques denrées.
C'est le cou fin des Grecs modernes ou des Arabes.
2» Mesure en usage chez les Béotiens et qui valait trois yosç, c'est à-dire près de dix litres.
Ko^Xtaç. — Objet rappelant la forme de la coquille d'un limaçon; particulièrement un escalier en colimaçon et une
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sorte de pompe dont l'invention élait peut-être due aux Égyptiens et qui servait il épuiser les eaux profondes. Elle reposait sur le principe de la vis d'Archimède et c'est pour cela qu'on en attribuait à Archimède la première idée.
K6)^Xtov. — Pompe analogue à la xo//ia; et utilisée à bord des vaisseaux pour épuiser Teau de la cale.
K6^Xoç. — Escargot et, par suite, tout coquillage rappelant plus ou moins la carapace de l'escargot. Des plus grands, par exemple de la conque marine, on pouvait faire, comme de nos jours, des trompes d'appel qu'on appelait y.6/Ao'..
Kpà5rj. — Machine théâtrale. C'était un crochet où Ion suspendait un acteur, dans certaines tragédies, sans doute pour les apparitions ou les enlèvements.
Kpavoitot6ç. —Fabricant de casques.
Voy. Kp^tvo;.
Kpàvoç. — Casque, le plus souvent en métal, bronze ou fer. Le casque comprenait plusieurs parties :
la calotte, £7rtxpavov , comprenant ellemême le frontal, iaétcottov, la partie protégeant les sour-
Cils, 0'.pptJ£Ç,
ys^Tov ; la calotte pouvait être surmontée d'un cimier
avec son panache, xo3Vo;,Xo'^oç; il pouvait s'y adjoindre un nasal, des garde-oreilles, des garde-joues, Tiapetai, 7rapaYvy.0t'o£;, une visière, un couvre-nuque et enfin une jugulaire, o/cuç, taâ;. Il va sans dire que toutes ces parties n'étaient pas forcément assemblées sur un même casque.
Un casque pouvait fort bien être réduit à une simple calotte protégeant seulement le crâne. L'industrie des fabricants de casques xpavoTioiot, xpavoupyo:', était très importante en Grèce; on exécutait
des casques très simples cl des casques très riches, avec des applications ou des incrustations d'or, des ornements gravés et ciselés; la fantaisie des ouvriers se donnait carrière et combinait des formes de calottes et de cimiers très compliquées et très élégantes. Le type le plus riche que nous connaissions est celui de l'Athôna Parlhénos de Phidias, tout orné de sphinx, de griffons, de chevaux, et surmonté de trois aigrettes. Voy. fig. Atyi;, 'Avop'.avTOzoïô;, AéÀto;, Hcopa;, Kvy,- »j.i';, Aoooc, IhTTsr/. ll'jssi/Y,, etc.
KpavoupYOç. — Syn. de Kpavo-
KpàCTTteBov. — Syn. de (^•JT^r.vo;.
Kpaxeuxat, KpaTeuTiqptov. —
Chenets destinés à supporter rexlrémitc de broches formant une espèce de gril.
KpaTTjp. — Vase d'assez grandes dimensions destiné au mélange de l'eau et du vin des repas grecs, et aux libations des sacrifices. Lorigine du cratère élait sans doute orientale. La capacité en élait variable; il y en avait en argile, en
bronze, eu argent, en or, en marbre. La forme était aussi sujette à bien des varialions, et l'on distinguait par exemple le cratère argien, le laconien, le corinthien, le tyrrhénien, etc. Il y a donc hésitation à reconnaître toujours avec précision les cratères. On s'accorde seulement sur deux
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formes principales, d'abord un vase à grosse panse, à large embouchure, audessus de laquelle deux anses sclcvenl en volute; ensuile un vase à grosse panse et à embouchure évasée, avec deux petites anses placées à la naissance inférieurede la panse, au-dessus du pied (V. fig. K'jxOoç).
Kpaxrjptaxoç. — Petit cratère.
KpedYpoc. — Appelée aussi parfois kp-Kxyri ou Xuxoç : griiïe composée d'une lige terminée à une extrémité par des crochets et à l'autre par une douille destinée à recevoir un manche en bois. On s'en servait pour retirer les viandes du gril ou de l'intérieur des marmites.
Il y avait aussi des xpsàypai à un seul crochet, pour retirer les cruches tombées dans les puits.
On appelait aussi xpsàypai des Tourchettes à deux ou trois dents servant pour la cuisine et rarement pour la table.
Kpejxàôpa. — 1° Petite corbeille que l'on suspendait pour y déposer en sûreté des vivres, le reste d'un repas, etc.
KpejxaCTTpa. — Cordage qui servait à suspendre l'ancre.
Kpé[x6aXov. — Cymbale. Voy. Kuy.-
êaXov.
KpecaSatTTjç. — Découpeur de viande, haut fonctionnaire choisi parmi les oao'.ot, sans doute, pour assister les rois de Sparte. Voy. (Oî Tiept) Aa|/07t'xv.
KpT|5e|JLV0V. — 1» Voile, ou plutôt espèce de mantille dont les femmes se couvraient la tète et qui tombait sur leurs épaules. Ce voile étant quelquefois orné et décoré, c'est pour cela peut-être que le mot a été pris dans un sens plus large, et a désigné divers ornements de tôle à Tusage des femmes.
2» Couvert d'un vase.
3» Muraille qui couvre, qui protège une ville, et plus particulièrement créneaux sur celle muraille.
Kpfjvr]. — Source, fontaine. Les Grecs savaient construire de grands réservoirs, môme dans l'intérieur des monta-
gnes, pour recueillir l'eau. Ils ornaient avec grand soin les fontaines qui étaient sur les places publiques ou dans les gymnases, les bains et les maisons; l'architecture en était très variée. A Athènes, dans la célèbre fontaine de Kallirrhoé,
l'eau sortait du mufle d'un lion. Les habitants ornaient les fontaines de guirlandes de fleurs, en l'honneur de la nymphe qui présidait à la source (Cf. fig. *T8pt'7.).
KpYjittSaîov, KpT]77i5(t>{xa. — Voy.
Kp-/i7rt'ç 2.
Kpr^iriç. — io Chaussure nationale des Grecs, portée aussi bien par les paysans que par les bourgeois, hommes et femmes. P^lle pouvait être une chaussure grossière de fatigue, avec la semelle forte et clouée, et une chaussure de luxe.
celle que les artistes donnent aux dieux, aux déesses, aux héros. Elle consistait essentiellement en une semelle munie d'une assez forte empeigne au talon,
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quelquefois d'une plus petite sur les côtés, et fixée au pied ou le long du mollet par une série de courroies entrelacées. Lune d'elles passait entre le pouce et le second doigt, mais les doigts, sauf quelques cas exceptionnels, restaient libres et découverts.
2o Terme d'architecture désignant les premières assises d'une construction, en particulier le slylobate d'un temple. On trouve aussi dans ce sens y.p-r^rAOxio'J et xp'rjTTiowua.
3» Sorte de vol- au- vent, ou gâteau de froment et de miel, que l'on remplissait d'oiseaux cuits et de sauce.
KpT](Tépa. — Tamis en laine ou en lin, différent du xo<7Xivov ou tamis en corde, en jonc ou en crin.
Kpt6àvrj. — Gâteau laconien ayant la forme d'un sein et que l'on servait aux repas des femmes. Ils avaient quelque signification symbolique, et les femmes en portaient processionnellement lorsqu'elles allaient chanter en chœur l'éloge d'une jeune fiancée.
KptêavtTTjç [apxo;]. — Pain cuit dans le xpiêavo;. Voy. ce mot.
Kpi6avoç. — 1° Four servant à griller le blé, cuire le pain, rôtir les \ landes, et distinct de récria, quoique placé auprès de l'autel du foyer.
2» Sorte de vase dont la forme ressemblait à celle d'un entonnoir, et qui servait à puiser de l'eau.
Kpi67|. — Orge. L'orge était très appréciée des Grecs, qui l'employèrent, concurremment avec le froment, pour faire de la farine et confectionner des pains, des gâteaux de toute sorte et des bouillies. Avant de moudre l'orge, on lui faisait subir, d'ordinaire, une torréfaction plus ou moins prolongée. Les principaux mets confectionnés avec l'orge étaient la ua^a et la Trx'.aivyj. Voy. ces mots.
KptOoXoYOÇ. — Fonctionnaire religieux chez les Opontiens. Il était chargé de recueillir les prémices des moissons, en particulier de l'orge, et d'en faire l'offrande aux dieux.
215 KPI
Kpi8o[iavTeia. — La divination au moyen de la farine d'orge, comme l'àX- 9'.ToaavT£r/, s'exerçait sur de la farine délayée dans de l'eau ou jetée par pincées sur le feu.
KptBojxavTtç. — Devin qui pratique la xpiOo|/.xvT£t'a. Voy. ce mot.
KptXYjXaata, Kptxoç. — Voyez Ipo/o;.
Kpixoç. — Un rande quanlilé d'objets en forme de cercle, ou composés de cercles, recevaient le nom de xpi'xo;.
Notons en particulier un anneau quelconque, une bague, un bracelet, un collier, les mailles d'une chaîne, l'anneau dune clef, l'anneau qui servait à fixer le limon au joug, l'œillet destine à passer un cordage dans la toile d'une voile sans la déchirer, un cerceau d'enfant, etc.
KpTuvov, — Farine d'orge de seconde qualité qui n'a pas pu passer par les fines mailles du crible. On en faisait du pain qui portait le même nom. du pain second.
KptoSÔYTj. — Machine qui supportait le bélier du siège. Voy. Kp'.o;.
Kpioç. — Bélier. Machine de guerre destinée à faire une brèche dans la muraille d'une ville assiégée. Le bélier, qui s'appela aussi simplement stx^oXv], se composait essentiellement d'une poutre garnie à la pointe d'une masse de métal. Le nom vient soit de ce que celte masse était façonnée en tète de bélier, soit de ce qu'elle frappait à la façon des béliers. Tantôt le bélier était manœuvré à bras, tantôt la poutre était portée par une machine qu'un mécanisme permettait de mettre en mouvement. De puissants béliers furent disposés de telle sorte que les hommes qui le maniaient étaient mis
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à l'abri sous des toîls prolecleurs, des sortes de carapaces, d'où le nom de /sXcovYj xpiocpôpo; donné à ces engins.
KptôaTacTtç. — Voy. Kitoûo/Yi.
KptTfjptOV. — Lieu où Ton rend la justice; tribunal voy. A'.xa7T'/,ptov et aussi l'ensemble des juges, comme nous disons « le Tribunal » ou « la Cour ».
KptTTjç. — .lugo, arbitre, dans tous les sens de ces deux mots. Voy. A^xv-t- Tv^;. En particulier, les xpixai' sont les juges des diiïérenls concours publics.
Pour les concours dramatiques, à Atliènes, on constituait ce jury h Tavance; il était choisi par les Sénateurs assistés des Prytanes, parmi les citoyens des diverses tribus. Les juges, au jour du concours, faisaient un sacrifice, prêtaient un serment et, après avoir assisté au spectacle à des places réservées, votaient pour désigner le poète vainqueur. Le nombre de ces juges n'est pas nettement déterniiné.
KpiTixôç. — Professeur spécial qui, à l'époque socratique, était chargé d'apprendre aux jeunes gens la critique des textes, au point de vue de la forme et des idées; il semble s'être confondu de bonne heure avec le YcaaaaTtxd;.
Kp6xT]. — La trame d'un métier de tisserand, c'est-à-dire les fils terulus à travers lesquels on pousse la navette.
KpoMOç. — Safran. De cette plante on tire une poudre d'un beau jaune foncé qui était très employée par les Grecs pour la teinture des étoiles, surtout des élofTes destinées aux vêtements des femmes. De là les mots si souvent usités pour désigner soit des vêtements teints avec du safran, soit simplement des vêlements jaunes, comme y.p6xiO(;, xpdxtvo;, xpdxcoç, xpoxdei;, £7:'.xpdxoc, xpoxo£i'|i.(î)v, xpoxoTreTrXo;, xpoxô6a:rTo;, kzoxoêxcpYjç, etc.
La poudre de safran était aussi fort employée en cuisine, C3mme colorant et comme condiment.
KpoK(t)T6ç. — Vêlement de couleur jaune, du moins à l'origine, porté par les femmes et les hommes efleminés. Il était
aussi porté par Dionysos. Ce n'était ni une tunique ni un manteau, mais un vêlement qui se portail entre l'une et l'autre.
Kp6Ç. — Voy. KpôxYj.
Kp6(Tcrai. — Pierres faisant saillie hors du mur et offrant comme une sorte d'escalier, ce que les architectes modernes appellent corbeaux. Ce sont peul-êlre aussi les créneaux d'ime murailleou d'une tour fortifiée.
Kpoaoroç. — Voy. 0uTavo;.
KpôraXov, — Inslrumenl bruyant destiné à scander le rythme de la danse. Il était formé soil de deux plaques de bois, d'os, de métal, plus ou moins allongées, que Ion faisait heurter l'une contre l'autre, soit de deux palets creux.
Sous cette forme, les crotales sont «le véritables caslagnelles. Une variété de crotale était un morceau de bois sur lequel une lamelle était fixée par une charnière, à milongueur; quand on l'agitait, les deux parties s'entrechoquaient avec bruit.
Le xGoraXov prenait un rôle important, avec les cymbales, dans le culte de Cybèle.
Kpoxa^iç, — Sorte de marteau dont un des côlés était tranchant, el l'autre peut être pointu, employé par les forgerons. Voy. "AxjJLwv.
KporSeiv. — Action de toucher de la lyre au moyen du plectre, par opposition à 'i/âXXe'.v, action de faire vibrer les cordes avec les doigts.
KpouveTov. — Sorte de vase, de forme inconnue, mais dont I embouchure sans doute était étroite, pour que le liquide en jaillit au loin.
KpoùiraXov, KpouiréÇai, Kpou-
itéÇia. -— Sandales à semelles de bois, ou sabots. En particulier souliers de bois
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à épaisses semelles que chaussaient les danseurs et les joueurs de fiùte afin de marquer la cadence et la mesure ; un petit appareil de métal y était disposé, qui faisait un bruit particulier lorsque le pied pressait sur la semelle.
KpoCcTtç. — Voy. Kpo'Jc'.v.
KpuTCTeta.—
Service de police et d'espionnage régulièrement constitué à Sparte el dans d'autres cilés, et auquel on exerçait les jeunes gens en vue de la guerre. On a dit ' quelquefois, à torl,quelaxou'r:- TEioc des Spartiates était destinée à surveiller les Ilotes, el à poursuivre ceux qui s'enfuyaient.
KpùcrcaXXoç. — Cristal de roche.
Sa rareté le rendait précieux; on l'importait de l'Inde, de la Carie, de Cypre; on y taillait des ornements de bijoux, et il servait aussi à la glyptique.
Kp(i>6i)Xoç. — Le crobyle, forme de la coifi'ure chez les Grecs. Les critiques discutent sur la vraie disposition du crobyle. Il est certain que le principe était de relever les cheveux longs sur la nuque, et autour du crâne de façon à les rendre moins gênants. Mais faut-il appliquer le mot à toute espèce de chignon relevé et attaché par des liens ou des bandeaux soit sur la nuque, soil sur le sommet de la tête, ou simplement à l'une de ces dispositions, celle qui consiste à réunir la masse des cheveux à la naissance du cou, et à les serrer par un lien ou un cercle de métal? Faut-il y voir d'autre part l'ensemble de deux longues nattes croisées par derrière, ramenées en couronne autour du crâne, et nouées audessus du front? Quoi qu'il en soit, le crobyle semble avoir été exclusivemenl une coiffure rnasculine.
217 KTE
Kp(i>(T(Tiov dimin. de Kpaxraoç. — Grand vase destiné à puiser de l'eau; sorte d'hydrie ou de stamnos. Ce pouvait être aussi une urne funéraire.
Kteiç. — Peigne. Les Grecs fabri- ([uaient des peignes en bois, surtout en buis, en métal, même en métal précieux,
comme l'or, et aussi en os et en ivoire. Il y en avait naturellement de richement ornés. Les dénis variaient de longueur, de grosseur, et étaient plus ou moins espacées. Il y avait des peignes avec une seule rangée de dents, comme nos démêloirs, et des peignes à double rangée, ceux ci plus petits. Le Grecs ne se servaient des peignes que pour démêler et égaliser les cheveux, et non pour les retenir, une fois disposés selon la mode ou la fantaisie.
On a donné le nom de xt£i; à des objets rappelant le peigne. Si le mot désigne le peigne à carder la laine ou le crin, la chose s'explique d'elle même; qu'il s'applique à im râteau ou à une herse, cela est tout naturel ; mais on comprend moins qu'il signifie les cornes de la lyre.
Krépea [xi], KTept<y[JLaTa [zk]. — Au sens primitif, ce mot désigne les objets favoris du mort qu'on brûlait avec lui sur son bûcher.
A l'époque homérique, on appelait ainsi les honneurs funèbres nécessaires au mort pour traverser l'Hadès. Ils comprenaient, comme à l'époque classique : la toilette funèbre, l'exposition, l'incinéra-
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tion et la mise au tombeau. Ils étaient souvent accompagnés d'un repas et de jeux funèbres.
Kuà0tov, Kuaeeç, Kuaeoç. —
1° Vase d'un usage très répandu, servant à puiser le mélange d'eau et de vin dans le cratère et à le verser dans les coupes. Le cyathos était d'ordinaire en métal plus ou moins précieux; il y en avait en ivoire. Il se composait d'une sorte de cuiller à laquelle se soudait un manche vertical terminé par un crochet plus ou moins orné.
Quelquefois la tige était mobile et s'attachait par un anneau à un étranglement du récipient qui prenait alors une forme ovoïde.
2» Vase d'argile, avec un pied et une
anse, et dont l'usage pouvait être analogue à celui du cyathos de métal.
3° Mesure légale pour les liquides; elle vaut la 864« partie du metrélès, soit environ 0 lit. 0i5.
KùajJioç, — La fève était un légume fort répandu en Grèce. Les Athéniens en faisaient une grande consommation, sur-
tout sous forme de purée. Cependant il était interdit d'en manger aux disciples de Pylhagore et aux initiés des mystères d'Eleusis.
On se servait quelquefois de fèves en guise de suffrages dans les votes.
Kuavôç. — Pierre bleue pailletée d'or. Il n'est pas certain que le xu:iy6^ dont il est question dans les poèmes homériques, et qui servait à la riche décoration architecturale, ne soit pas plutôt une sorte d'émail de faïence.
Ku6eCa. — Les Grecs donnaient le nom de xuêet'a à tout jeu de hasard ; mais il désigne proprement le jeu de dés, ou xijêo'.. (Voy. Kuêo;). On attribuait l'invention des dés et du jeu de dés à Palamède, au temps de la guerre de Troie.
Pour jouer, on agitait les cubes dans un cornet (x-<5ôiov, irupYo;) et on les jetait sur la table. Cette table, du reste, n'avait rien de particulier et pouvait être remplacée par une surface plate quelconque.
Il y avait nombre de jeux différents : avec Iruis dés, deux, ou un seul ; mais le principe était toujours le môme : il s'agissait d'amener le plus gros point, ou le plus petit, ou une certaine combinaison de points.
Ku6eTov. — Maison où l'on se réunissait pour jouer aux dés; en général, maison de jeux, puisqu'il s'y donnait, par exemple, des combats de coqs.
Ku6epVTjTT)ç. — Pilote, timonier. Il est sur le gaillard d'arrière et tient le gouvernail. Sur le navire grec, le piloîe a rang d'olTIcier; sur lui retombe toute la responsabilité de la marche du bâtiment. 11 commande aux officiers inférieurs. Luimême est sous les ordres du triérarqiie dont il fait exécuter les ordres matériellement. Mais comme il est homme du métier, il commande en réalité le navire et y lient le premier rang lorsque le triérarque, qui doit ses fonctions à des considérations politiques, est inexpérimenté, chose qui arrive souvent. En cas de péril extrême, c'est le x'jÇepvv^TTjÇ qui ordonne de jeter à la mer tout ce qui peut alléger
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le navire. Sur les bâtiments marchands, le patron choisissait le x'j^êsvy^tYj;, qui, à son tour, recrutait ses matelots. Le xuêepv/^TY,; avait aulorité sur tout l'équipage; il avait sous sa surveillance directe
les gens de l'arrière. A l'avant commandait un de ses subordonnés, le ttswosû;. Ku6euTT)ptov, — Voy. KuêsTov.
Ki>6t(lTTQTY)p. — Nom générique donné aux acrobates, hommes ou femmes, qui paraissaient dans les festins ou dans certaines fêles publiques, marchant sur les mains, la tête en bas, faisant des culbutes parmi des épées dressées la pointe
en l'air, tirant de l'arc avec les pieds, elc , etc., ou même faisant de la voltige sur le dos d'un cheval. Ce mot est bien traduit par le mot lalin cernuiis, celui qui marche la tète en bas. Les exercices de ces acrobates étaient accompagnés de musique.
Kù6oç. — Tout objet ayant la forme d'un cube, et particulièrement dé à jouer de la forme des dés modernes, et marqué de points sur ses six faces (n-f^fxzXy., TÛzo'., YpajjLijiai). Si l'on amenait le point as, le coup s'appelait spécialement X'jêoç. Il y avait des dés en os, en ivoire, en bois, et même en or.
219 KYA
KuÇtKTjvôç [(7TaT-/,p]. — Monnaie d'orde Cyzique,qui équivalait à 28 drachmes attiques. Le nom s'appliquait aussi aux létradrachmes d'argent.
Ki)xea>v. — Kn général, une boisson mélangée de divers ingrédients.
Plus particulièrement c'était le breuvage mystique par lequel les initiés aux mystères d'Eleusis rompaient le jeune sacré ; il y entrait de l'eau, de la farine, des feuilles de menthe broyées; plus lard on y ajouta du vin, du miel et du fromage râpé. C'était aussi la boisson que l'on donnait au vainqueur de la course des oscophoria; ce cycéon était composé d'huile, de vin, de miel et de fromage râpé. On a signalé aussi un cycéon formé d'eau de mer, de farine et de sang de taureau.
KÙKTjGpov. — Sorte de cuiller ou de spatule servant à remuer ou à mélanger divers ingrédients.
KuxXàç. — Nom grec de la cvclas, robe arrondie, bordée d'une bande d'or et de pourpre, à l'usage des dames romaines.
KukXoç. — Cercle, et par suite, grand nombre d'objels ayant la forme d'un cercle, par exemple un bracelet, une couronne, une roue, une fortification circulaire, une danse circulaire, et même un amphithéâtre.
KuXtxetov. — Dressoir, armoire pour ranger les coupes ou
KuXtxtov. — Petite coupe. Voy.
K'JXt;.
KuXixiç. — Petite coupe destinée à conlenir des remèdes.
KùXivSpoç. — 1° Rouleau à aplanir
■«MIMi
KTM
KTM
le sol et k le tasser. 11 était fait d'un tronc iante, et d'ordinaire décorée d'un chapi-
d'arbre, mais non mobile autour d'un axe tcau ou d'un épistyle. Le nom vient
longitudinal. Ainsi le sol était raclé plu- peut-être de ce que la liyne de l'épistyle tôt que pressé par
du
iLr.>
^•iljjTiuLij jiiii. lii i\ w liai lii lyi !!■ k \i .^■^
le roulement cylindre.
2o Livre roulé en volume cylindrique.
KuXtÇ.— Coupe ou vase à boire, en terre cuite. La forme classique est celle de nos coupes à Champagne, auxquelles on ajouterait deux petites anses à moitié panse. Ces anses servaient à suspendre la xuXt; vide, ou môme à la porter, eu passant un doigt. Le récipient de la coupe était plus ou moins profond ou plus ou moins évasé, le pied plus ou moins rigide
ou recourbé. Quelquefois même le pied semble avoir été réduit à une sorte de moulure appliquée au bas do la panse aplatie. La xû/i; est devenue le calix des Latins.
KùXktiç. — Voy. 'AXivvriT'.;.
KuXtdHTj, — Petite coupe. Voy. Ku- A'.;.
KuXiCTTpa. — Lieu semé de poussière ou planté dherbe, oii les chevaux pouvaient s'ébaltre et se rouler eu liberté. On disait aussi 'AXi^tpa, 'lO;aÀt''jTpa.
KuXtxvTj, RuXi^viov, KuXt^vtç.
— Diminutifs de KiiXt;.
KO[xa, KufJLaxtov. — Cymaise. Ces mots, d'une grécilé douteuse, ont été employés pour signifier toute partie sail-
avec ses dessins rappelait la ligne ondulée des flots.
Ki>[x6aXi(TTYjç. — Joueur de cymbale.
Ku[x6aXov. — Disque de métal plus ou moins bombé et creusé, que l'on frappait contre un disque semblable pour produire du bruit. Les cymbales étaient sans doute originaires d'Asie; elles avaient un rôle religieux dans le culte de Dionysos, dans celui de Cybèle et d'Atys; elles ont parfois aussi un sens funéraire, mais elles étaient aussi d'un usage courant dans les réjouissances profanes.
K0fx6a, Kûp,6yj. — !<> Nacelle formée d'un tronc d'arbre creusé et recourbé.
KYN
KYn
2<^ Espèce de coupe servant de salière ou de saucière, et rappelant de plus ou moins près la forme d'une nacelle.
KupL6aXiov. — Petite cymbale.
KujJiStov. — Vase à boire, sans pied et sans anse, dont la forme est assez mal définie par les anciens, ce qui prouve que sans doute elle pouvait varier. C'était peut-être une sorte de lasse profonde, rappelant de quelque façon la xua^Tj 2, el plus généralement les bateaux ronds dont le souvenir a élé conservé. 11 y avait des xu'jiêi'a en métal, en terre cuite, et aussi en matières précieuses.
KÙ[Jl6oç. — Récipient analogue sans doute à la xuaêvj 2.
Kùjitvov. — Le cumin, condiment très employé dans la cuisine grecque pour relever les aliments fades ; le plus renommé venait d'Lthiopie ou d'Kgypte.
Ruvày^yj. — Voy. KXoiô;.
Kuvàç. — \^ Poil de chien, ou laine de basse qualité, aussi peu précieuse que du poil de chien.
2*» Mot lacédémonien désignant un onguent dont on se lavait les mains après avoir donné à manger à des chiens. C'est ce que Ton appelait d'ordinaire aTroaayoaXia.
KuvSàXrj, KuvSaXtcrpLÔç, KuvSa- XoiïatKTTjç, Kuv5aXo<;. — La xuvôàX-r; (ou le xuvôaAt^aoîi était un jeu denfanls. Le xuvBaXoTrat'xTYjÇ tenait à la main un pieu, xuvBaXo;, de bois dur, aiguisé en pointe, el le jetait contre les pieux semblables que ses camarades avaient fichés en terre. Il s'agissait de renverser l'un de ces instruments de telle façon que celui qu'on lançait se plantât à sa place.
KuvéTj, Kuvîj. — 1*^ Calotte de cuir que l'on mettait sous le casque.
2° Casquette faite avec la peau d'un animal et que portaient les paysans, les chasseurs, les voyageurs.
3° Les athlètes et les gymnastes portaient aussi, pour préserver leurs cheveux de la poussière, une xuvétj faite de deux pièces et pourvue d'une mentonnière.
4» Casque primitivement en cuir, et peut-être en peau de chien. Mais de bonne heure le mot s'est appliqué aux casques en métal, tout en subsistant pour désigner tous les genres de coiffures dans la fabrication desquelles on employait le cuir. Voy. Kiâvoç. Cf. fig.
1 c'.atvv..
KuvT]Y£<rtoi» — ^o\w doni.é à la chasse, qui d'ordinaire se faisait à l'aide de chiens. Voy. BtjOcutix/j et "Ayca.
KuvTjyéCTtov. — Signifie ensemble les chasseurs, l'outillage de la chasse, le lieu de la chasse et le butin.
KuvYjYéTTjç. — Chasseur.
KuvTjYCCtxyj. — Voy. Kuvr,Y£Ci'a.
KuvTjyéTiç. — Chasseresse.
KuvTjyta, KuvTqY"». — ^yn- tie K'jvYiYSTi'a.
KuvT]YÔ<; [ô, '/;]. — Chasseur, chasseresse.
KuvTjXacria. — Chasse, et parliculièretnenl chasse à courre, poursuite du gibier avec une meute.
KuvTjTtvSa. — Jeu d'enfants ou de sociélé appelé jeu du baiser, sans doule parce qu'à un certain moment les joueurs se donnaient un baiser, par exemple en dansant une ronde, ou que certains joueurs étaient obligés de se laisser embrasser, pour avoir fait une faute.
Kuv65e<T|Jt,o<;. — Voy. 'Ijjiâ;.
Kuvô^^oç. — 1» Voy. 'laàç.
2" Sac de peau qui servait aux chasseurs, sans doute pour emporter leurs filets.
KuiràptcTCTOç. — Le cyprès était, comme le cèdre, très prisé à cause de sa dureté, de sa résistance à la pourriture et aux vers, et aussi parce qu'une fois poli il avait un bel éclat. On s'en servait pour les constructions des navires, des maisons (surtout pour les toits et les parquets), pour la menuiserie, comme les portes, et l'ébénisterie, les coffres, les cercueils; pour le charronnage; on en faisait des tablettes à écrire, des panneaux pour la peinture; on y taillait des statues, etc.
KYP