‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 78 sur 184 · AC0TC0V · texte numérisé non relu

AC0TC0V

Ku^péXrj. — lo Ruche. Quand on les laissait à demeure, on les construisait en briques ou en fiente séchée; si on voulait pouvoir les transporter, on les faisait en bois, osier, écorce; on mettait une couverture qui pouvait s'ôter facilement afin de pouvoir regarder dans l'intérieur.

2» Coffre. Synonyme de KiCojto;.

30 Filet. Synonyme de KuiTYj.

KutJ^éXtov. — Cellule d'abeille, diminutif de xu'IéXïj

Ku(i>v. — Chien. Le chien a toujours été le compagnon de l'homme. Les Grecs l'appréciaient beaucoup. Ils l'employaient à la guerre, à la chasse, à la garde de leurs maisons et de leurs troupeaux ; ils le gardaient comme ami ou comme jouet, à cause de sa douceur et de sa fidélité. Ils connaissaient une grande quantité de races : les chiens indiens, sorte de dogues très agiles et très courageux; les crélois, excellents pour la chasse à la grosse bête ; les africains, sorte de lévriers, et, parmi les chiens

d'Euro-

pe, les chiens chasseurs de Locride, de Laconie (lévriers) etd'Épire, ces derniers appelés aussi molosses ; les chiens de Malte, petits chiens à longs poils, etc., etc. Les chiens étaient l'objet de soins et d'attentions de toute sorte; les amateurs avaient grand souci d'entretenir les races pures, et de s'en procurer de nouvelles.

Là, comme chez nous, la mode avait son rôle. Voy. fig. ^luàç, KXoidç, Ilatç.

Kct>otov. — Peau de mouton avec sa laine, dont on se servait comme couverture et comme tapis ou matelas.

Ka>8(<>v. — lo Clochette, grelot que l'on suspendait aux casques des guerriers, aux têtières des chevaux; parliculièrement on appelait ainsi la cloche que portait l'officier pendant une ronde nocturne afin de tenir les .sentinelles et les gardes en éveil.

2» Par extension, trompette.

Ka>6(t>v. — Vase à boire, en argile ou en métal, à l'usage des soldats et des marins; le cothon était d'origine lacédémonienne. Il était rond, à une seule anse, et le bord en était retourné à l'intérieur, de façon que les impuretés du liquide restassent entre les parois de ce repli.

Ka>XaxpéTai. — Magistrats athéniens, qui, à l'origine, avaient sans doute joué un rôle dans les sacrifices et les repas publics qui les suivaient. A l'époque classique, ce sont des espèces de trésoriers, fournissant les fonds pour les repas au Prytanée, pour le |xiGOdç des héliastes, pour des travaux publics, etc.

K(i>X66a6pov. — Échasse. Ces engins, inventés, dit-on, par les bateleursqui voulaient représenter ainsi les /Egipans et autres divinités aux grêles jambes de boucs, devinrent un jeu d'enfants, et servirent à des exercices de saltimbanques.

On pouvait chausser, pour monter sur les échasses, de hauts souliers à semelles de bois appelés xXaTrat. Nous ne savons pas s'il y avait, comme de nos jours, des échasses attachées contre les jambes, et ne montant qu'à la hauteur des genoux, et des échasses dont la longue tige montait jusqu'à l'épaule, et était maintenue par les mains. On appelait aussi les échasses des jambes de bois, xwXa ^uXtva.

K(^Xov. — Chacun des deux bras de la fronde, de part et d'autre de la partie élargie où l'on plaçait le projectile. Voy. ScpevodvYj.

L , .'Si^JULt '

KQU

Kiù[s.àpy^riq, Kc[)[JLap^oç. — Co-

marque, magistral adrninislranl une Kio- (XY,. Voy. ce mol.

K(t>piY). — Réunion de maisons qui se loucheiil, ou séparées seuiemenl par la rue, et qui forment, dans les villes, un quartier, à la campajj^ne, un bourg. Primitivement, les maisons d'une seule xcouiTj étaient habitées par les membres du même yâvoç.

La xco;/'^ constitue aussi un groupement d'ordre primaire. 11 vient immédiatement après la famille isolée, otx&;, et le groupe familial, yévoç ; c'est une réunion de yiyt\. L'expression a une valeur géographique, puisque la xomt] réunit des voisins, et une valeur politique. 11 ne semble pas qu'il y ait eu entre les xo^ay,- T7.1 de lien religieux, comme entre les membres d'un vévoc ou d'une cpoaTCt'a. A l'origine, comme la population était dispersée sur le territoire en bourgades indépendantes, les cornes eurent de l'importance et quelque attribution de souveraineté; mais lorsque se firent les groupements, les concentrations des types auaTro^.iTSt'a et auvoix'.(7ji.d;, les eûmes subsistèrent, mais de façon plutôt théorique, et subirent une complète déchéance polique. Ils restent tout au plus les équivalents du oVjU.o;, et n'ont qu'une modeste attribution municipale, avec une assemblée et un xa)jxàp/T|Ç. Ils ont aussi des autels et un culte propre.

KcojJLTjTTjç. — Habitant d'une xtoa-rj, d'cù : voisin de quartier ou villageois. Voy. Kcojx'r,.

KûjJioç. — Le cômos était une fêle populaire, accompagnée de festins et de chants. Quelques historiens veulent y voir l'origine de la comédie (xwaoç, toBv^), tandis que d'autres la trouvent dans le mot xwjjLTj. Le cômos était un épisode des Petites Dionysies, ou Dionysies champêtres. Le mot s'applique aussi au

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cortège de Dionysos dans toutes les cérémonies qui se rapportent à son culte; en

particulier, le cortège qui accompagnait le dieu de l'autel au théâtre. Le cômos est très souvent représenté sur les monuments grecs; il se compose de satyres et de nïénades dansant et chantant, et paraissant en état d ivresse. Des dieux pouvaient s'y mêler. Dans ce sens, on emploie aussi le mol ©t'aao;, qui a un sens plus général.

K(i>fX(i>Biû(. — La comédie grecque a pris naissance aux fêles des vendanges, dans les chants en 1 honneur de Dionysos. Les Doriens de Sicile furent les premiers à composer des comédies, mais c'est la comédie allique (ancienne, moyenne et

nouvelle comédie) qui jela surtout un vif éclat. Les concours de comédies avaient lieu aux trois fêtes suivantes : Lénéennes, petites Dionysies et surtout grandes Dionysies; on jouait les comédies avant les tragédies. Conlrairement à ce qu'on croyait autrefois, les femmes assistaient aux représentations comiques, où l'ordre était maintenu par des 6aêôou/ot.

Comme dans les tragédies, le chœur jouait un rôle très imporlant dans les comédies. Voy. Xozoq,

KQn

K(i>ji(j)BoBtBa(TxaXta, KwjxwSoSt- SàdxaXoç. — Élude et répélilion d'une comédie sous la direction de l'auteur qui était le xovxoooo'.oxixaXo; (Voy. Xopo- 5'.oâTxa/&;).

Ku>[i(i>Sôç. — Acteur comi<iue Voy.

Kâ^vot;. — Désigne des objets de forme p'us ou moins conique, en particulier :

1° Une loupie d'enfant (Voy. Hsa^tç).

2o Surtout le cimier du casque. 11 faut distinguer le cône du panache ou /o',po;. Ce cimier peut être très simple, une sim-

ple protubérance sur la calotte, ou très compliqué et très riche. Le cimier du casque de l'Athéna Parthénos était un sphinx couché. Les dispositions de cet appendice sont très variées; il pouvait y avoir plusieurs cimiers sur le même casque. Le panache n'était pas du reste un accessoire nécessaire du Kwvo?

(Voy. Kpàvo;, Ao'^oç).

KcûVWltetOV, KwvcDltewv. — Moustiquaire inventée parles Égyptiens, que les

moustiques du Nil (xwvwTre;) tourmentaient. C'était un réseau de mailles 1res serrées qui enveloppait les lits.

Ka)iraLOV. — Poignée de la rame

(Voy. KojTTYj).

K(i)7teùç. — Bois servant à faire une rame. Sous le nom de xwTieTç on désignait spécialement les pièces de bois embarquées dans le but de fabriquer des rames pour remplacer celles qui se perdaient ou se brisaient. Les avaries de

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rames étaient au compte du triérarque chargé de fournir la rechange.

K(i)irT]. — Désigne un certain nombre dobjels ou deparlies d'objelsqui servent de poignées ou de manches, comme la poignée d'une épée, le manche d'un flainbeau, l'anneau dune clef, etc. I*arliculièrement, c'est la poignée ou manivelle qui servait à faire tourner la pierre supérieure d'un moulin, ou, dans un moulin à traction aniuiale, labarie de bois s'encastrant dans la pierre supérieure, et à laquelle on allelait les animaux.

Mais c'est surtout la poignée de la rame, et par extension, la rame.

Les grandes rames des trières dont le bout était trop gros pour qu'un homme pût le saisir avec la main, étaient garnies à leur extrémité dune fausse poignée.

De grandes rames placées de chaque côté de la poupe servaient de gouvernail. Les rames de nage étaient disposées le long du liane de l'enjbarcalion ou du navire; on les manœuvrait soit en les poussant, soit en les tirant, comme de nos jours. Elles étaient maintenues entre des che\illes, dans un anneau, ou passaient par des trous ménagés dans le bordage (Voy. XaO;, K'j^ssvy^tYj; , TptrjpTjÇ, "Ixptov, etc.).

On appelait xo)::x'. T:£pt'v£(o des rames supplémentaires mesurant 14 pieds 1/2, soit 4 mètres 31>, employ<^es en cas de nécessité dans les circonstances extraordinaires. Pelles étaient mises en action par les hommes de l'équipage autres que les rameurs; ceux-ci restaient à leurs rames ordinaires. II y avait par trière trente xwTrat Trsptvec)

KwirTjXàTTQÇ, — Rameur. Synon. de èsÉTYjç (V. ce mot).

' KwTTÎjpeç [ttXoTov]. — Navire à rames, par opposition au navire qui ne marchait qu'à la voile.

K(i)pàXtov, K(i)pàXXtov. — Voyez

K0C7.ÀAtGV.

KûP

KQP

K(i)pUKeTov. — Emplacement réservé dans la palestre pour Vexercice du xwpu-

xoç.

K'a>puMO[Jia^Ca. — Exercice du xto-

puxoç.

Ka>puxoç. — Sac de cuir très lourd, rempli d'une matière molle, graines ou

sable, et contre lequel les pugilistes s'exerçaient comme sur un plastron. Un autre exercice consistait à mettre le xwpuxoç en branle et à l'arrêter brusquement. Dans les palestres et les bains, il pouvait y avoir un xoopuxeKov ou salle où l'on s'exerçait à la octopuxo[i.a//a.

Aa6iq. — 1» Anse ou poignée d'un vase, qu'on adaptait soit sur le col soit sur la panse.

2o Poignée d'une épée, d'un poignard, etc., d'ordinaire ricliement ornée (Cf.

KtoTir, dans ce sens).

Aa6Cç. — l» Syn. de Aocê/p anse.

2" Instrument de cbirurgie, sorte de pince pour extraire, du genre forceps; il y en avait aussi pour arracher les dents (o8ovT7.ypa).

Aa6p6ïov, Aaêpwvtov, Aa6pa>vtoç. — Vase que l'on a cru pouvoir assimiler tantôt à une xuAi;, tantôt à un ^uTo'v , tantôt à un poaêuAoç. Le plus sûr est donc de ne rien affirmer quant à sa forme. Il y avait de ces vases très riches.

Aa6upiv6oç. — !<> Vaste construction comprenant un grand nombre de chambres, la plupart souterraines, avec des couloirs enchevêtrés où se perdaient les visiteurs. Le plus célèbre de ces monuments était celui du lac Mœris, en Egypte, qui avait, diton, 3.000 chambres; le Labyrinthe de Crète était aussi très fameux, et les ancienscilaient un monument du même genre à Lemnos.

2» Espèce de jeu ou danse, où les joueurs se tenaient par la main et suivaient leur chef de file, qui leur faisait

faire toutes sortes d'évolutions, comme dans la farandole.

3» Sorte de nasse de pêcheur, faite de jonc, dans le genre du xàXujjLi>.a.

Aàyavov. — Pâle à gâteau, mince et légère, dont on faisait des feuilletés. On donnait aussi ce nom à des gâteaux faits avec du lïiiel et d'autres ingrédients et qu'on plongeait dans Ihuile.

AàyTjvoç, Aàyuvoç. — !« Bouteille, vase en argile, ayant une large panse, un col court, une ou deux anses et un pied. C'est la lagena des Latins. La forme /àyYjVo; semble viciée. Le véritable sens est carafe, ou bouteille, car le vase servait surtout à contenir du vin de table. Ce pouvait être aussi un récipient servant de gourde aux voyageurs, aux chasseurs, elc.

2° Mesure valant 12 colyles, à Athènes et à Patras.

AaywêôXov. — Bâton terminé par un renllement ou une masse lourde, et que Ion lançait sur les lièvres pour les tuer. D'où simplement houlette de berger. On sait que dans certains pays les pasteurs jettent leur bâton sur le bétail qui s'écarte.

AaiaC [ai]. — Poids de tisserands, peut-être simplement des pierres, qui s'attachaient aux extrémités des fils de la trame pour les maintenir parallèles et rigides (Voy. 'Içxoç 2).

Aat<nqtov. — Bouclier de grandeur réduite, recouvert de cuir velu de chèvre. Homère parle de Xat(j'/,l*3c ailés. Ces ailes devaient être des excroissances latérales, ou de simples ornements.

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