‹ Lexique des antiquités grecques [microform];Chapitre 79 sur 184 · AAP · texte numérisé non relu

AAP

Aaïcpoç. — Voile de navire (Voy.

Naîi;).

Aàxatva. — Sorte de coupe, suivant

Athénée.

Aàxxoç. — Désigne une fosse, et par suite tout réservoir en forme de fosse, comme une citerne, un puits, un étang destiné à l'élevage des oiseaux d'eau, une cave à conserver le vin ou l'huile, etc.

Pour le sens de citerne, voy. * Ytio-

AaxTtÇetv. — Voy. 'F.y.XàxTi(T{J.a.

Aaxwvtxat. — Chaussures d'origine laconienne mais en usage aussi hors de Laconie. Elles étaient analogues aux embâcles, c'est-à-dire des espèces de brodequins lacés. Il y en avait de riches, mais aussi de communes, à l'usage des petites gens.

AaxcùVKTjJLÔç. — Imiter les Lacédémoniens dans leur costume, leurs mœurs, leur langage, c'était, chez les Athéniens, une mode parmi les jeunes nobles, mais aussi une accusation contre eux dans la bouche des démocrates, et les Aaxcovi- Covreç payèrent parfois de l'exil leur amour des mœurs Spartiates.

Aa[XTra5ap)^ta. — i*^ Présidence d'une Aa|X7raoTjOpo|i.ta. (Voy. ce mot). Elle était réservée, h Athènes, à l'Archonte- Roi.

2» Dépenses d'une Xaa'raSTj^poa^a, constituant une liturgie analogue à la

Y'javacr/p/t'a.

ÀapLitaoYjSpojxta, AajxiraSTjcpopta, Aa[XTcaStxôç [ôpoao; ou àycov] .

— Course aux flambeaux célébrée dans quelques villes grecques, et particulièrement à Athènes, en l'honneur de Prométhée, d'Athéna (aux grandes Panathénées), d'IIéphaistos; après la bataille de Marathon, on institua des courses semblables en l'honneur de Pan, puis, à la fin du ye siècle, en l'honneur d'Arlémis de Thrace ou Bendis.

Ces courses avaient lieu la nuit, d'abord à cheval, ensuite à pied seulement; elles étaient organisées par le gymnasiarque et faisaient l'objet d\me liturgie particu-

lière dont les frais étaient considérables. Les jeux étaient présidés par l'Archonte- Roi. Le vainqueur consacrait sa torche sur l'autel de la divinité que l'on fêlait, et recevait, comme récompense, une hvdrie remplie d'huile, d'une valeur de 30 drachmes.

Il y avait deux sortes de courses : les jeunes gens couraient par séries, chacun ayant un espace fixe à franchir pour remettre sa torche à un compagnon qui allait la porter à un troisième, etc., et chaque torche passait de main en main dans toute la série jusqu'à ce qu'elle fût arrivée au but. Le prix était alors collectif. D'autres fois, les concurrents couraient chacun pour soi et le vainqueur était celui qui arrivait le premier à l'autel de Prométhée sans avoir éteint sa torche et après avoir parcouru environ une dizaine de stades.

Aa^xiràç. — Flambeau, et plus particulièrement celui dont les coureurs se servaient dans les XaaTraoT,Bpo[Atai ; par suite, le mot a désigné la course môme. En général, XajJLTrxç s'applique à toute lumière obtenue par la combustion directe d'une matière, bois, cire, etc., par opposition à l^io^, qui s'applique à une mèche trempée dans l'huile ou autre substance.

AafXTUTjVTj. — Char. Le mot est peutêtre une forme vicieuse pour OLTir^yf] .

Aatiircinp. — Récipient où l'on faisait brûler des torches de résine, en usage surtout à l'époque homérique ; en général, tout ce qui sert à éclairer, un flambeau, une lampe, une torche; plus spécialement, une lanterne formée d'une boîte à parois transparentesoù l'on enfermait une lumière pour la transporter.

Adpxoç. — Corbeille où les charbonniers transportaient leur charbon.

Aàpva<g. — 1° Coffre où l'on serrait les vêtements, les objets précieux, etc. A

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l'époque homérique, ces coffres étaient parfois ornés de plaques d'or ou d'argent.

2o Coffre où l'on exposait les enfants, etc. (Voy. KiêoJTOç).

30 Cercueil dans lequel on enfermait les morts quand on ne les brûlait pas.

Aàcxavov. — l'' Marmite à trois pieds, ou trépied pour placer une marmite.

2o Sorte de chaise percée, basse et portée par trois pieds.

Aa(javocp6poç. — Esclave chargé du service du Xàaavov, le mot étant pris sans doute dans le second sens.

AaTayri, AàTaÇ.— Voy.KÔTTa^oç.

AaxofJLetov, AaTO[JLia, AaTOjxtov.

— Les Grecs exploitaient la pierre dans des carrières à ciel ouvert, par exemple au Penlélique, où l'on coupait le marbre de ce nom, ou dans des galeries souterraines auxquelles on avait accès par des puits, comme lorsqu'il s'agissait d'extraire du minerai; c'est ainsi, par exemple, que l'on opérait dans l'ile de Paros. On avait soin, au courant de l'abatage, de laisser des piliers de support dans les vastes salles que l'on taillait dans la masse. Afin d'enlever des blocs assez volumineux de pierre ou de marbre, on abattait la carrière par gradins droits ou inclinés, en profilant des lignes de stratification s'il y en avait.

Souvent on taillait la pierre dans la carrière même d'où elle avait été détachée, afin de lui donner la forme requise pour une construction, en faire une colonne, une statue, etc On employait à ces divers travaux des outils spéciaux, pics.

coins, marteaux, ciseaux, scies, etc. Pour faire sortir les gros blocs des carrières, on usait d'un système de plans inclinés, de rouleaux et aussi de machines puissantes, de types variés.

AaTOtioç. — Ouvrier carrier, par opposition au X'.0oTO|J.o;, tailleur de pierres hors de la carrière et maçon appareilleur. AàTpeu|i,a. — Le mot désigne à la fois un service payé, un service de mercenaire, et celui qui le fait.

AoLTpiç [ô, yj. — Serviteur ou scr- \ante à gages; le mol s'applique de préférence aux mercenaires de condition libre, mais aussi aux esclaves.

AaTÙitoç. — Voy. A'/tôuo;. Aaùpa. — Se dit de tout passage, de toute rue étroite, d'un chemin creux, d'un couloir, dune galerie, d'un quartier de ville analogue au bazar des Orientaux, et même dun égout.

Aàcpupov. — Butin, objets de toutes sortes provenant du pillni^c. Le mot ne s'applique guère au bétail et aux prisonniers pour lesquels sen)ble réservé le mot Xei'a (Cf. 'V6rj'.y. y.y.-zT.'f^^Oj.v.v).

Aàx.o^vov. — Légume, herbe potagère.

Le régime végétal était fort en honneur chez les Grecs; aussi mangeaient-ils une grande quantité de légumes de toute espèce. Nous citerons particulièrement la laitue et les salades diverses, comme la chicorée, le chou, le cardon, l'artichaut, la cardousse, la carotte, le navet, la rave, le radis, l'ail, l'oignon, l'asperge, etc. ; en général toutes les herbes dont les modernes font aussi une ample consommation, et d'autres que nous méprisons, comme l'asphodèle, la mauve, la rue, etc. On mangeait ces divers légumes, soit \erts et crus, soit assaisonnés ou cuits suivant mille recettes qu'il est inutile d'énumérer ici.

On appelait A Xoc/ava le marché aux légumes.

Aà^oç. — Ce mot, qui désigne le sort, sert à nommer ce qu'on obtenait par voie du sort, comme la part de butin, et certaines magistratures.

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AEK

Aé6T]ç. — Sorte de inarinile ou de petit chaudron en bronze où Ton faisait cuire

les ^ .'^ >H y).

viandes; on le plaçait sur un trépied.

Il ressemblait à la /uTpa.

On donnait aussi ce nom à des vases de môme forme, mais en argent, qui servaient à laver les mains des convives avant le festin, et à des vases destinés à maints usages domestiques.

Enfin certains de ces vases, en métal précieux ou ornésde reliefs, étaient oiïerts comme prix dans quelques jeux, au temps d'Homère, et aussi à l'époque classique.

Aeia. — Butin de guerre, et particulièrement toutes les proies vivantes, chevaux, bétail, prisonniers que l'on réduit en esclavage. Le mot n'a pas tout à fait le môme sens que Xàcpupov, qui s'applique surtout à tous les objets que l'on pille.

Aeia. — Polissoir, instrument à l'usage des tailleurs de pierre et des marbriers, et opposé à la yXacpupi'ç, qui servait à creuser.

Aetixjxa. — Suivant les uns demi-ton ou dièze; suivant d'autres, repos ou pause, et synonyme en musique de Tipod-

AetxéupYYjfia, AetToupyta. —

Les liturgies étaient des services publics imposés aux citoyens dont la fortune était au moins de 3 talents. G'é'ait surtout à Athènes qu'on imposait des liturgies, mais d'autres villes grecques connaissaient cette sorte d'impôt sur les riches, notamment Thèbes et Égine.

Il y avait deux sortes de liturgies : l^les liturgies ordinaires (iyy.6y.lioi), revenant tous les ans, la chorégie, la gymnasiarchie, la lampadédromie, regtt'aai; et

ràp/tÔ£(Opia, ràppSCpOpta, l'CTITTOXpO-

cpt'a, etc.; 2» les liturgies extraordinaires, Iriérarchie, TrposKJ'^opà et eld'^popâ.

Les XÊiTOupyoi étaient choisis dans les tribus, chacune étant imposée tous les ans d'un certain nombre de liturgies ; pour les liturgies extraordinaires, le stratège de la tribu donnait son avis.

Les épimélètes de chaque tribu étaient responsables de l'exécution de la liturgie, et, dans le cas d'une victoire remportée par un chorège, etc., la tribu était associée au triomphe.

On ne pouvait imposer deux liturgies, ordinaires ou extraordinaires à la fois au môme citoyen, et on ne pouvait exiger plus d'une liturgie tous les deux ans.

Seuls les archontes étaient exempts de toutes les liturgies, môme de la Iriérarchie. Les épiclères, les orphelins et les descendants d'IIarmodios et dWristogiton étaient exempts des liturgies, sauf de la Iriérarchie.

On pouvait aussi proposer pour une liturgie, quand on était désigné pour en exercer une, un citoyen plus riche, sous réserve d'échange des biens (Voy. 'Avti'- 8o(Tic et iJ'j'xaoot'x^.

AeiTOupY^ç. — ^'^ Personne chargée d'une liturgie. Voy. AetTOupyt'a.

2° Terme grec pour désigner le liclor des Romains.

3» Ouvrier militaire dans l'armée d'Annibal.

AexàvY]. — Vase qui servait à des usages divers, et dont la forme devait varier en conséquence ; on y prenait des bains de pied, on y faisait rafraîchir l'eau et le vin, ce qui indique que la XexàvYj pouvait être grande et profonde; à plus forte raison si l'on songe qu'on pouvait y laver du linge, y faire boire les animaux, s'en servir comme vase de nuit, etc. Ce récipient a été comparé à la xsXéoyj et au xpaT'/jp, au TToBaviTiTT^p et au -j/DXT'/Jp ; mais cependant on veut quelquefois le reconnaître dans des espèces de coupes peu profondes, du genre de celle qui est figurée à la page suivante.

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Il y eut des Xexxvai en argile, en bois, en métal.

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